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 La "sous-ciété"

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Thierry
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MessageSujet: La "sous-ciété"   Ven 10 Fév - 21:01



Il m'est impossible d'utiliser le terme de société pour désigner cet environnement social et surtout spirituel dans lequel j'évolue. D'autant plus en lisant tout ce que la société Kogis a mis en place et cette osmose fascinante dans laquelle ce groupe humain évolue depuis des siècles.



Si j'utilise le terme de "sous-ciété" pour désigner le monde occidental, c'est parce qu'il s'agit à mes yeux d'un espace de basse synergie. Une société digne de ce nom existe au contraire dans une haute synergie. Cette synergie prend forme dès lors que les individus ont opté pour une exploration lucide de leur implication dans une harmonie constante au regard de la Nature et du flux vital.

Ce n'est pas le système occidental qu'il faut blâmer. Ce soi-disant système n'a aucune existence spontanée, il n'est que le reflet de l'état de conscience des gens qui le composent. Un système n'est que l'amalgame de composants. Les individus sont ces composants et le système est activé par les liens qui unissent les composants. Un moteur de voiture n'a pas d'existence en soi, ce sont les liens entre chaque composant qui lui donnent ce semblant d'existence. Il est totalement absurde de dire qu'un moteur ne fonctionne pas. Il s'agit d'identifier le composant défectueux. Pas d'accuser l'ensemble.



Le terme de "société" correspond à un paradigme extrêmement puissant. Les individus ont été conditionnés à s'en remettre à ce système et à quelques groupes ou individus chargés d'entretenir le système. Un paradigme est une "super théorie". Il propose les modèles de pensées auxquels chaque composant du système va apprendre à se référer. On trouve des paradigmes dans le domaine scientifique mais le concept de "société" s'établit dans un espace psychologique et philosophique. Inutile de se référer à des données politiques, économiques, sociales, historiques. Tout cela n'est qu'un habillage d'un formatage philosophique.

Un paradigme se nourrit de schémas mentaux. Ceux qui nous concernent dans cette "sous-ciété" de basse synergie s'établissent au coeur de l'ego. Ces schémas mentaux sont destinés à préserver le paradigme. Une fois que les schémas mentaux sont appliqués à la masse entière, le paradigme devient une "réalité". Il ne s'agit pas du "réel" mais d'une interprétation des phénomènes dans le cadre du paradigme. La "réalité" est instaurée de façon à propager le fonctionnement institutionnel. Non pas gouvernemental mais un fonctionnement philosophique. C'est là qu'il faut dépasser la condamnation infantile de la "société".



Même les leaders de cette "sous-ciété" ne sont pas conscients de l'illusion dans laquelle ils évoluent. Ils ont simplement adopté les schémas mentaux de leurs pairs et les ont développés pour leurs propres intérêts. Personne, parmi les leaders, qu'ils soient politiques ou économiques, n'est conscient du courant qui les emporte. On ne demande pas à un carburateur d'être conscient de son appartenance à un moteur. On lui demande d'effecteur sa tâche avec soin. Les leaders de cette "sous-ciété" ne sont que des carburateurs et ils n'ont aucune vision verticale de l'ensemble.



Les manipulations dont ils sont régulièrement accusés ne s'établissent toujours qu'au coeur de ce paradigme. Les schémas mentaux sont modulables mais nourrissent toujours le paradigme. La prochaine élection présidentielle n'est que la confrontation de schémas mentaux dans une "réalité" illusoire et perverse. Aucun changement de paradigme n'est envisagé car cela signifierait que les leaders prendraient le risque de ne plus être les leaders. Leur objectif n'est que de porter une étiquette différente de celle de leur adversaire. La philosophie interne au système reste la même.



L'idée fondamentale est de modifier les composants du moteur pour lui donner un rendement différent et si possible "meilleur" au regard de la "réalité" instaurée. Mais il n'est pas question de réfléchir à la justesse du moteur lui-même. On ne touche qu'aux schémas mentaux. Pas à la source de ces schémas.



Les individus sont responsables du paradigme en se sens qu'ils l'entretiennent à travers les schémas mentaux qu'ils ont adoptés. Le système n'existe qu'à travers cette adhésion. Non seulement comportementale mais bien avant tout philosophique.

Si ce paradigme nourrissant cette "sous-ciété" existe, c'est en raison de notre fonctionnement. Nous sommes encapsulés dans un moi tout puissant et tout ce qui ne participe pas à cette identité est extérieure à ce moi. Cette scission est à la source de la dualité et de la basse synergie que j'ai évoquée. Ce modèle fondamental conditionne toute la "réalité" qui convient au maintien du paradigme. Le système s'auto-entretient à travers le figement philosophique des individus. On peut parler désormais de "méta-modèle" ou "méta-paradigme", c'est à dire ce qui est au-delà du paradigme lui-même. Comme un moteur qui fonctionnerait de lui-même, sans aucun pilote...Mû par sa propre énergie. Un mouvement perpétuel.



La société des Kogis est organisée autour d'une idée radicalement différente de celle du moi encapsulé. C'est celle de l'unicité. Il n'y a pas de séparation mais une osmose qu'il faut entretenir. L'individu n'est pas qu'un composant d'un moteur. Il est conscient du moteur et du rôle qu'il tient au cœur de ce système. Il n'agit pas en restant centré sur le fonctionnement de la pièce qui le constitue et de son rôle parcellaire parce qu'il n'est jamais dissocié du moteur lui-même. On pourrait comparer cela également avec une cellule constituant le bout infime d'un doigt. Cette cellule a conscience de l'existence de l'individu auquel elle appartient malgré le gigantisme de l'ensemble dans lequel elle évolue. C'est une vision macroscopique qui donne à l'existence de l'individu une énergie bien plus puissante que celle d'une cellule qui se croit isolée et toute puissante. Le moi n'est pas une entité en elle-même mais un réceptacle de l'énergie vitale qui anime un ensemble d'une complexité infinie. Il ne s'agit pas pour autant de la négation de l'individu étant donné que l'individu puise dans cette appartenance une nourriture spirituelle impossible à saisir dans le champ limité du moi encapsulé.



Le moi encapsulé est séparé du flux vital parce que ses schémas de pensées créent un voile opaque. Ça n'est pas la vie qui l'anime mais lui qui donne à la vie l'image d'une réalité qui convient au maintien de son identité. Les pensées, les sentiments, les perceptions, les réflexions, les actes, les intentions sont irrémédiablement au service de ces schémas. Là encore, le fonctionnement est terriblement pervers étant donné que chaque instant de l'existence participe à l'édification puis au renforcement de l'identification. Le moi existe à travers lui-même et s'auto-persuade de la justesse de son raisonnement. On retrouve par conséquent à l'échelle de l'individu le fonctionnement inhérent au paradigme de l'ensemble. C'est en cela que le système qui apparaît comme responsable du mal être des individus est un leurre. Le moi accuse un système qu'il a lui -même constitué parce que dans cette lutte, le moi, lui-même, se renforce.

Même les individus qui disent œuvrer à la constitution d'une quête spirituelle ne sont bien souvent que des ego établissant dans une lutte philosophique le renforcement de leur moi pour la simple raison qu'ils reproduisent un fonctionnement individuel au cœur duquel se trouve toujours le moi encapsulé. C'est en cela qu'il me semble extrêmement délicat de parvenir à rompre les schémas de pensées et tous les conditionnements qui en découlent lorsque l'individu a déjà évolué dans la dimension enivrante de la "sous-ciété".

L'avenir de l'humanité appartient aux groupes ethniques ayant su préserver depuis des millénaires une vision uniciste de l'existence.

Les "sous-ciétés" modernes verront s'éveiller quelques individus "dé-capsulés" mais ils ne seront sans doute jamais suffisamment entendus pour que des schémas de pensées opposés prennent suffisamment de puissance pour parvenir à insérer dans la masse un nouveau paradigme.



Je rêve parfois d'une intervention de la vie elle-même. Que le réel en vienne à s'imposer à la réalité. Par la force si nécessaire.
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stip
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MessageSujet: Re: La "sous-ciété"   Ven 10 Fév - 22:47

Thierry a écrit:



Si ce paradigme nourrissant cette "sous-ciété" existe, c'est en raison de notre fonctionnement. Nous sommes encapsulés dans un moi tout puissant et tout ce qui ne participe pas à cette identité est extérieure à ce moi. Cette scission est à la source de la dualité et de la basse synergie que j'ai évoquée. Ce modèle fondamental conditionne toute la "réalité" qui convient au maintien du paradigme. Le système s'auto-entretient à travers le figement philosophique des individus. On peut parler désormais de "méta-modèle" ou "méta-paradigme", c'est à dire ce qui est au-delà du paradigme lui-même. Comme un moteur qui fonctionnerait de lui-même, sans aucun pilote...Mû par sa propre énergie. Un mouvement perpétuel.


Ce texte nous permet de percevoir ta vision du monde.
L'extrait, que j'ai relevé précédemment sur l'auto-entretien du système me paraît pertinent.
D'une part, un type de sous-ciétés (si tu veux Wink ) modernes(mais qui ne sont que continuité d'un rapport de l'homme à la vie bien plus ancien) Destructrices et violentes, brutales dans leurs logiques ,mondialement triomphantes, sociétés de consommation, de domination.
Leur matérialisme attrayant, d'autant plus évident à l'humain que celui-ci, se retrouve avec pour seul repère possible son ego.
Car sans fondation, sans racine, sans nourriture spirituelle et intellectuelle , sans éveil suffisant, ou parfois dans le dénuement complet, sans nourriture tout court, la peur du manque, de la carence vitale le taraude.
Du coup, il en demande toujours plus, quitte à nier tous les équilibres.

D'un autre côté, un type de société, (que je ne connais pas encore, je sais que tu en parles souvent )que tu nous présentes profondément et radicalement différente et idéale. Elle s'inscrit dans une démarche qui te permet de dire que l'homme en harmonie dans la nature et avec les siens, c'est possible mais en plus, leur culture permet de pérenniser ce point d'ėquilibre qui propose autre chose que l'affrontement de tous contre tous, en permanence.
J'aurais beaucoup de questions à te poser, sur ce que tu considères exact à ce propos.
-Cette culture est-elle assez forte, pour résister aux coups de boutoirs de la mondialisation triomphante et ses miroirs aux alouettes qui font que nombre de jeunes quittent leur culture ancestrales attirés par ce que tu appelles la sous-ciété, ce grand dehors, et, désarmés qu'ils sont, échouent dans l'exclusion de bidonvilles, leurs rêves à jamais pollués par des idées d'aisance matérielle?
-Sont-ils capables, eux les kogis, d'y résister où de faire marche arrière si ils s'y frottent?
l'accroissement des populations nous mènent droit aux catastrophes majeures, dans leurs modes de fonctionnement, immanquablement. (ça c'est moi qui l'ajoute).
-Par quels heureux hasards, certaines sociétés proposeraient-elles, des modes de vie qui n'y contribueraient pas? Autrement dit...
-Cette sagesse exemplaire développée chez eux, fût certainement le fruit de certaines conditions qui n'étaient pas rėunies ailleurs, as-tu réfléchis aux quelles?
-Et peut-on imaginer que ceci aurait pu se développer, autrement que dans une micro-société soumise à des conditions stables, sur l'air de " pour vivre heureux, vivons cachés"?
Manger, se chauffer, se reproduire, se croiser, se rencontrer, Tout ce qui est inėvitable, Le besoin même d'agriculture, de gestion des richesses naturelles,d'exploitation de la terre en fonction des climats et terrains, tout ceci n'a jamais été uniforme. Pouvions nous échapper à ce qui se produit? No
-devons nous cesser de penser comme partie prenante , pour autant, sachant que nous et nos semblables parfois si différents, sommes tous sur le même bateau "Terre"?
Il me semble comprendre de mieux en mieux le regard que tu portes sur le monde en tout cas, ensuite ta présentation de la société kogis est intéressante . :--D:


Dernière édition par stip le Sam 11 Fév - 10:05, édité 6 fois
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stip
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MessageSujet: Re: La "sous-ciété"   Sam 11 Fév - 8:30

Une citation d'Albert Camus pourrait se rapporter à cette réflexion.

«L'Homme n'est pas entièrement coupable: il n'a pas commencé l'histoire ;Ni tout à fait innocent, puisqu'il la continue. »
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marie-josé
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MessageSujet: Re: La "sous-ciété"   Sam 11 Fév - 10:21

la notion de société , est plus centrée sur la vie en commun, la communauté, que sur le gouvernement. Autant l’Etat dirige, autant la société met en commun. Cependant, la société suppose presque toujours un Etat qui la gouverne. Il y a donc à la fois des avantages à vivre en société et des inconvénients.
D’un côté, la vie en société semble imposer un renoncement par les règles et les lois qu’elle impose. D’un autre côté, ce renoncement s’accompagne d’avantages puisqu’il rend la vie commune possible.

y perd t -on sa liberté?
A quoi alors renonce-t-on exactement si ce à quoi on renonce est compensé par des avantages ?
Il faut se demander ici à quelles conditions le renoncement imposé par la vie en société est positif, et si alors les avantages sont plus importants que ce à quoi on renonce, au point que peut-être on ne renoncerait à rien.



"L'homme est un animal qui, du moment où il vit parmi d'autres individus de son espèce, a besoin d'un maître.

Car il abuse à coup sûr de sa liberté à l'égard de ses semblables, et, quoique, en tant que créature raisonnable, il souhaite une loi qui limite la liberté de tous, son penchant à l'égoïsme l'incite toutefois à se réserver dans toute la mesure du possible un régime d'exception pour lui-même
. Twisted Evil

Il lui faut donc un maître qui le force à obéir à une volonté universellement valable, grâce à laquelle chacun puisse être libre. Mais où va-t-il trouver ce maître ? Nulle part ailleurs que dans l'espèce humaine. Or, ce maître, à son tour, est tout comme lui un animal qui a besoin d'un maître
? Dans ce cas, il choisira dans cette société ,celui ou celle qui lui semble le plus proche de ses propres valeurs,ses désir etc...... mais qui a son tour (étant un simple mortel) abusera toujours de la liberté si elle n'a personne au-dessus d'elle pour imposer vis-à-vis d'elle-même l'autorité des lois.









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Thierry
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MessageSujet: Re: La "sous-ciété"   Sam 11 Fév - 12:38

"Sont-ils capables, eux les kogis, d'y résister où de faire marche arrière si ils s'y frottent?
l'accroissement des populations nous mènent droit aux catastrophes majeures, dans leurs modes de fonctionnement, immanquablement. "

Pour te répondre Stip, je citerai les déséquilibres que l'exploitation du café a provoqué dans la société Kogi. cette exploitation avait été proposée par le gouvernement colombien et les Kogis y ont adhéré après d'infinies discussions comme cela a toujours lieu. Mais au bout de quelques temps, la communauté s'est aperçue que les richesses accumulées par ceux qui exploitaient le café a déclenché dans la communauté des phénomènes de jalousie et des conflits de plus en plus puissants. les exploitants de café se sont mis à acheter des produits qui n'avaient pas cours dans la communauté et cette intrusion matérialiste a déséquilibré l'unicité ancestrale. Les discussions ont repris de plus belle et après de très longs débats pendant lesquels tout le monde a le droit de prendre la parole et de faire valoir ses arguments, la décision de brûler tous les plants de café a été prise. Abandon total et définitif de cette exploitation. la cohésion de la communauté l'a emporté sur tout autre paramètre. Évidemment, il n'en aurait pas été de même dans une société capitaliste;


Dernière édition par Thierry le Sam 11 Fév - 12:51, édité 1 fois
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Thierry
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MessageSujet: Re: La "sous-ciété"   Sam 11 Fév - 12:50

"Cette sagesse exemplaire développée chez eux, fût certainement le fruit de certaines conditions qui n'étaient pas rėunies ailleurs, as-tu réfléchis aux quelles?"

Il y a un environnement naturel qui a contribué à un certain isolement mais par-dessus tout c'est le fonctionnement communautaire qui a contribué au maintien des traditions. Personne n'a de pouvoir de décision, même les Mamus qui sont des guides spirituels n'ont pas de main mise sur la vie de la communauté. Leur rôle est d'analyser les situations antérieures pour y trouver une solution aux problèmes actuels. Mais tout se fera dans le cadre de discussions, parfois extrêmement longues. Le référendum apparaît chez nous comme le recours ultime de la démocratie mais il ne propose pas une discussion et une solution commune, il ne fait que proposer un choix imposé par des leaders. Pour ma part, la notion de nation est totalement exsangue. Je ne crois qu'au pouvoir des régions et bien plus encore des départements et bien plus encore des communes. Il est indispensable que les gens s'investissent bien au-delà d'un simple vote. Il ne doit pas y avoir de leader mais "un comité de salut public," tiré au sort et renouvelé tous les ans. Ce comité n'a aucun pouvoir de décision mais uniquement un pouvoir d'application. Il n'y a aucun avantage financier attaché à ce statut. L'ego n'a aucun intérêt à retirer. Il est par conséquent indispensable que chaque individu soit conscient d'oeuvrer pour le maintien d'une unicité et non d'une dualité. Il n'y a pas "moi" et un environnement social, économique, politique que je peux exploiter mais une cohésion philosophique à laquelle j'adhère.
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Thierry
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MessageSujet: Re: La "sous-ciété"   Sam 11 Fév - 12:54

"Il lui faut donc un maître qui le force à obéir à une volonté universellement valable, grâce à laquelle chacun puisse être libre. Mais où va-t-il trouver ce maître ? Nulle part ailleurs que dans l'espèce humaine. Or, ce maître, à son tour, est tout comme lui un animal qui a besoin d'un maître
? Dans ce cas, il choisira dans cette société ,celui ou celle qui lui semble le plus proche de ses propres valeurs,ses désir etc...... mais qui a son tour (étant un simple mortel) abusera toujours de la liberté si elle n'a personne au-dessus d'elle pour imposer vis-à-vis d'elle-même l'autorité des lois."

Et oui, Marie-Jo, voilà le point d'achoppement de ce paradigme; C'est pour cela que les Kogis ont toujours maintenu en eux la présence d'un maître supérieur à eux-mêmes : le flux vital. C'est là que se trouve le "réel" alors que nous évoluons dans notre "réalité"...
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Thierry
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MessageSujet: Re: La "sous-ciété"   Sam 11 Fév - 12:56


On peut faire une distinction entre le monde de la réalité, c'est à dire la dimension dans laquelle nous évoluons, et le monde du réel, c'est à dire la dimension que nous pouvons explorer lorsque l'individu s'est "réalisé". Il s'agit à mes yeux de cet espace dans lequel l'individu s'est extrait des codes et des conditionnements inhérents à son statut.

Si quelqu'un me dit : "Vous êtes instituteur", je me dois de répondre que c'est faux. Je ne "suis" pas instituteur mais j'exerce la profession d'instituteur.

De la même façon, si quelqu'un me dit : "Vous êtes bien Thierry Ledru", je me dois de lui répondre encore que c'est faux. Je ne "suis" pas Thierry Ledru mais juste une forme prise par la Vie. Le concept associé à mon nom n'est qu'une étiquette qui permet à autrui de m'identifier. Si par exemple, je m'étais appelé Théodore Duchmol et que j'ai été élevé par les mêmes parents et que j'ai connu la même existence, je serais toujours le même. Si par contre, je m'étais bien appelé Thierry Ledru mais que j'ai été élevé par d'autres parents et que j'ai connus une autre existence, je ne serais absolument pas le même.

L'étiquette sociale se constitue. Elle n'existe pas à priori. C'est une réalité progressive. Le réel, par contre, existe lorsque je me libère de ces étiquettes. La réalité est un monde conceptuel permettant à l'individu de créer du sens pour son existence. Le risque est que l'individu s'identifie à ce sens alors qu'il n'est qu'une apparence. On pourrait même dire que cette réalité est totalement intellectuelle. Elle s'établit à travers la pensée. Elle n'a aucune existence matérielle. Il s'agit uniquement de costumes associés à des rôles et à des évènements qui s'accumulent et à travers lesquels la pensée prend forme. Mais si on prive l'individu de ces fonctionnements mécaniques et que sa pensée se libère de cette pression, il ne disparaît pas pour autant. C'est une réalité signifiante construite sur l'intellect social institué. Elle n'est pas matérielle étant donné que ce sont les pensées qui lui donnent cette apparence. Je ne suis pas propriétaire d'une maison. C'est totalement absurde. Il ne s'agit que d'un papier administratif. Je ne suis pas propriétaire d'un bout de terre. Je ne suis pas instituteur, je ne suis pas père de trois enfants. Je suis celui par qui la Vie s'est chargée de donner forme à trois existences. Il m'incombe par contre d'accompagner ces trois existences. Mais je ne "suis" pas pour autant père. Je suis une forme prise par la Vie. Dans la réalité, je me suis identifié à des devoirs, des exigences, des rôles, des comportements, des responsabilités. Tout cela ne me constitue pas, ce sont des costumes. Cela ne signifie pas qu'ils ne sont pas importants mais je dois faire une distinction entre cette réalité sociale et le réel.

L'énorme erreur de cette société moderne est d'avoir donné à la réalité une place prédominante et d'avoir par conséquent créé de toute pièce un assemblage disparate dans lequel l'individu perd de vue le réel. C'est une pression constante qui n'a rien à voir avec le phénomène vital. Nous en oublions par conséquent que nous sommes en Vie pour nous attacher uniquement à exister. L'existence est un phénomène social. la Vie est un phénomène originel.

On peut par conséquent établir une distinction entre le "réalisateur" et l'acteur".

Le réalisateur est l'individu qui se réalise à travers l'exploration du phénomène vital.

L'acteur se contente de tenir des rôles auxquels il est parfaitement identifié et qui remplissent son existence. Il n'en est pas toujours heureux d'ailleurs mais il reste malgré tout attaché à ces rôles puisqu'ils lui donnent ce sentiment d'exister. C'est totalement insignifiant mais il prolonge aveuglément les comportements dont il a hérité. Le réel lui est totalement inconnu.

Le monde de la réalité est un monde clos malgré la multitude de voies qu'il propose. Il est clos parce qu'il n'ouvre pas un espace intérieur mais uniquement la multiplication des illusions de la pensée. J'aurais pu être avocat, médecin, ouvrier, maçon, célibataire, Anglais, Belge, Indien, Chinois, pauvre, riche, malade, handicapé, blond, roux, gros, maigre, chauve, barbu etc etc etc...Tout ça n'aurait rien changé au réel en moi mais aurait changé la réalité dans laquelle j'aurais évolué. On pourrait croire que la multitude des voies générées par la réalité propose des horizons immenses mais il n'en est rien étant donné que ces horizons, d'un point de vue spirituel, n'en sont qu'un. L'individu dépense une énergie considérable à explorer des voies illusoires balisées de panneaux variés mais c'est une extension horizontale alors que la voie spirituelle constitue une voie verticale à l'intérieur de l'individu. Victor Hugo, Nietzsche, Baudelaire, tous ont parlé de ce "gouffre" en nous.

De quoi se constitue ce réel ? Selon certain scientifiques, Fritjof Capra par exemple, notre univers physique ne se constitue pas de matière mais d'une force appelée énergie. La matière serait uniquement la forme condensée de cette énergie. Elle existe sous la forme de particules de plus en plus infimes, les unes à l'intérieur des autres pour finalement se réduire à l'état d'énergie pure. D'un point de vue physique, tout ce qui existe serait énergie et l'être humain ferait partie intégrante de cette énergie. Cette énergie émet des vibrations, à des vitesses variées et ces vibrations correspondraient à la qualité même de l'énergie. La pensée elle-même serait une énergie relativement subtile. Une des lois de l'énergie est qu'un niveau vibratoire d'énergie tend à attirer l'énergie de même qualité et de même vibration.

On voit immédiatement que le maintien du fonctionnement de conscience actuel correspond à une énergie commune. Les individus vibrent de façon identique et favorisent l'hégémonie d'une forme de pensée. C'est une aimantation qui s'entretient elle-même. Étant donné que cette forme d'énergie aboutit à des conditionnements planétaires, l'humanité ne parvient pas à s'extraire de cette qualité basse d'énergie. Il faut imaginer un champ énergétique incommensurable à l'intérieur duquel les individus évoluent, tous de façon identique puisqu'ils vibrent tous avec la même "qualité"...

Il est évident que les Kogis, par exemple, ne sont pas inclus dans ce champ énergétique.

Pour notre part, quel que soit, le type d'existence dans lequel nous évoluons, il n'y a aucune liberté spirituelle tant que nous sommes associés à cette énergie basse. Bill Gates n'est pas plus libre que le SDF du pont de l'Alma...Mais le SDF rêve évidemment de la vie de Bill Gates. On ne peut pas lui en vouloir. C'est une "réalité" si parfaite...
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Thierry
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MessageSujet: Re: La "sous-ciété"   Sam 11 Fév - 12:59

Je cherche à traduire tout ça dans mes histoires de Jarwal. J'ai fini le tome 3.
_________________________________________________________________________________________
« Cette histoire, les enfants, montre que toute mon expérience est centrée sur moi-même. Je suis celui par lequel tout ce qui vient à moi est reçu, analysé, commenté, rejeté, détesté, magnifié, adoré...Ce moi qui perçoit est au centre. Tout du moins, c'est l'impression qu'il donne. J’ai compris en ayant perdu provisoirement la mémoire que ce moi est ce qui m'appartient le moins, c’est une entité constituée de multiples fragments, parfois éparpillés au vent des conditions de vie. Lorsque je sais que quelqu'un pense du mal de moi, comme Jackmor par exemple, je suis en quelque sorte relié à cette personne, je me laisse emporter par les pensées générées par cette crise. De la même façon lorsqu'il s'agit de quelqu'un qui m'aime. C'est à partir du moi que j'entre en relation avec le monde. Je vais donc m'appliquer à confirmer l'existence de ce moi en accumulant des fragments à partir desquelles je pourrais sculpter l'identification dont ce moi a besoin pour se prolonger. On devine le piège. Quelle est la réalité de ce moi sitôt qu'il prend forme à travers des pièces diverses qu'il ne maîtrise pas ? Juste un amalgame hétéroclite. C’est cela que j’ai compris. J’essayais d’exister alors que je n’avais aucune idée de l’image initiale.
-Ca me fait penser à un puzzle que je voudrais reconstituer alors que je n’aurais même pas eu l’image finie en modèle, expliqua Marine.
-Qu’est-ce que c’est ce puzzle ? demanda Jarwal.
-C’est un jeu de patience, on a des petites pièces avec un morceau d’image et quand on les assemble, ça donne une grande image complète.
-Je comprends, c’est une occupation très intéressante et effectivement, c’est un très bon exemple pour expliquer la façon dont nous voyons la Vie. On croit que parce que nous avons dans les mains quelques petites images, on a saisi l’ensemble. On essaie de construire quelque chose dont on ne possède même pas la vue générale.
-On dirait un ouvrier qui voudrait construire une maison alors qu’il n’a même pas idée de ce que ça va donner à la fin, ajouta Rémi.
-Oui, c’est exactement ça, s’enthousiasma le lutin. Vous voyez, vous comprenez très bien de quoi je parle. L'énergie dispensée pour élaborer cette image est pourtant phénoménale. Je vais accumuler et protéger mes objets, mes relations, mes connaissances, mes passions, mes projets...Tout cela créé un attachement grâce auquel je pense pouvoir donner de la valeur à mon existence. J'appartiens à mes attachements et je m'en glorifie... Il va falloir en plus que je protège mon territoire, toutes ces possessions. Je vais devoir lutter contre ceux qui s'opposent à mes droits. Je chercherai sans doute à intégrer un groupe qui me ressemble et qui pourra me défendre. J’abandonnerai certainement une partie de mes convictions pour être bien vu, bien accueilli et pouvoir bénéficier de la force de ce groupe.
-Ah, oui, on voit ça à l’école. Tous ces enfants qui veulent absolument suivre un chef et faire comme lui ou qui s’habillent comme leurs idoles de télévision. Ça m’énerve ! lança Rémi.
-Ils ont peur Rémi, tout simplement. C'est inévitable. Beaucoup de gens fonctionnent de cette façon. La peur qu'on me vole mon identification ou qu'on ne la reconnaisse pas, que je sois rejeté ou incompris, que mes choix de vie soient bafoués. J'entre en confrontation avec ceux qui ne me reconnaissent pas ou qui défendent leur image. La colère se nourrit de ma peur. Attachement, aversion, colère, peur, réjouissance, reconnaissance, insatisfaction, désillusion, amour, joie, peine. C’est un chaos immense. Il se peut qu'un jour, pour une raison connue ou pas, je prendrai conscience de ces tourments répétés. Une illumination, un choc, une révélation, quelque chose d'incompréhensible pour la raison mais qui me bouleversera au-delà du connu. J'entrerai peut-être dans une nouvelle dimension, ça sera long évidemment, douloureux sans doute mais je sentirai pourtant que c'est mon chemin.
-C’est ce qui t’est arrivé chez les Kogis ?
-Oui Léo. Mais il y a un autre risque. Si j’attribue cette révélation à moi-même sans comprendre qu’elle vient de la Vie elle-même, j'aurai l'impression d'être supérieur aux autres, d’être plus puissant qu’eux. Je détournerai la révélation pour m’en glorifier.
-Mais ça sera toujours le moi qui serai le Maître.
-Tout à fait Marine. Alors je chercherai à préserver cette plénitude, à l'accroître même, et dès lors se mettra en place une nouvelle identification. D'autres empilements. Juste d'autres perceptions, d'autres sensations, d'autres pensées, d'autres réflexions narcissiques. Je me prendrai pour un Sage ou un grand Maître. J'aurai juste changé ma façon de regarder les pièces du puzzle éparpillées.
-En ayant été incapable de voir l’image originale.
-Oui Marine. Cette quête n'aura été qu'une illusion, une machination du moi qui se sera finalement révélé le plus malin... Il sera toujours le maître des lieux.
-Mais quelle est cette image originale Jarwal ?
-Il faut comprendre avant tout qu’il n’y a rien à chercher. Tout est déjà là mais en le cherchant, je m'en éloigne. Tout le problème vient de ce remplissage inconsidéré de l’existence. On ne voit plus rien quand on a entassé des gravats.Le Soi, c’est la fusion de ce moi, du je et de la conscience de la Vie. C’est une entité immuable qui a le pouvoir d’analyser ces changements sans que ces changements n'influent sur elle. C'est l'identité véritable. L'expérimentateur. Mais un expérimentateur qui doit parvenir à se dessaisir de lui-même comme objet. Il ne s'agit pas là de s'observer dans les évènements extérieurs mais d'entrer dans un espace sans expérience et que cette observation ne devienne pas elle-même une expérience...Au risque de renvoyer l'expérimentateur face à son objet... Être conscient de n'être conscient de rien...Comme si l'on écoutait mais qu'il n'y avait rien à entendre. Même si ce silence est un bruit inaudible, il est toujours là. Le Soi n'est ni acteur, ni objet de l'action mais le contenant de ces deux entités identifiées. Le Soi n'a pas pour autant d'enveloppe, il n'est pas identifiable par des termes matérialistes ou scientifiques. Il est de l'ordre de l'ineffable.
-Je ne comprends plus rien, avoua Léo.
-Tu ne comprends pas les mots Léo mais ton âme sait de quoi je parle parce que tu es déjà dans cette vie intérieure. Sinon, tu ne serais pas là à m’écouter.
-Il ne s’agit pas de constituer l’image originelle parce qu’elle est nécessairement déjà là mais de parvenir à enlever tout ce qui la couvre. C’est ça Jarwal ?
-Oui Marine.
-Et cette image originelle, c’est la conscience de la Vie qui la détient. C’est lorsque nous avons abandonné notre appartenance à ce chaos humain.
-Pas exactement Rémi. Il ne s’agit pas de l’abandonner parce que sinon il faudrait aller vivre sur une île déserte. Il s’agit de ne pas lui appartenir. De faire la distinction entre la participation lucide et la disparition dans le flot. Imagine une particule d’eau de l’Océan. Elle n’est pas "dans" l’Océan car elle fait partie de l’Océan. Un bâton qui flotte est dans l’Océan. Pas une particule d’eau. Je dis par conséquent qu’elle est "de" l’Océan. Sans ces particules d’eau, l’Océan n’existe pas. Mais sans l’Océan, les particules ne seraient que des individualités esseulées. La fusion des particules crée l’Océan. Il y a plusieurs menaces ensuite. Soit certaines particules regroupées considèrent qu’elles ont un pouvoir plus grand que celui de l’Océan et elles finissent par l’oublier, le contester, le combattre même, soit certaines particules refusent de se voir assemblées dans un Tout et considèrent qu’elles doivent préserver une liberté de décisions, une autonomie qui leur paraît plus importante que le Tout. Dans les deux cas, ces particules sont dans l’erreur. Celles qui s’imaginent obtenir un pouvoir parce qu’elles pensent avoir une ressemblance, une particularité, des idées communes, des intentions autres que la participation à l’Océan, celles-là participent au désordre. Elles fabriquent une rupture dans la cohésion des particules. D’autres particules vont prendre peur et vont vouloir assembler leurs peurs pour fonder d’autres groupes. La confrontation prend une ampleur inéluctable et incontrôlable. De leur côté, celles qui pensent bénéficier d’une autonomie vont s’efforcer de s’isoler ou de lutter individuellement contre ces groupes. Elles ne participent pas pour autant à la cohésion perdue mais elles l’entretiennent en réagissant contre un désordre qu’elles condamnent. Elles utilisent le même fonctionnement que les groupes qu’elles critiquent. Des entités rebelles entêtées dans une distinction qu’elles vénèrent ne participent aucunement à la réhabilitation de l’Unité. Elles se voient comme plus importantes que l’Océan lui-même et succombent à la peur de disparaître. C’est toujours la peur qui crée le chaos. Cette incapacité à dépasser la vision restrictive de l’individu est une condamnation de l’Unité.
-Mais comment doit-on se comporter alors Jarwal ?
-C’est là qu’intervient cet apprentissage du détachement de soi. Il ne s’agit pas de se nier en tant qu’individu ni de rejeter l’appartenance à l’Océan mais de parvenir à observer les deux phénomènes. Juste les observer, sans leur apporter la moindre émotion. C’est ce qu’on appelle « agir dans le non-agir ». Je suis une particule animée par l’Océan. J’agis dans le champ de mes expériences mais sans jamais être dissocié d’une dimension bien plus grande. L’Amour est à la source de cette paix intérieure. Laisse la vie te vivre, elle sait où elle va. Cette phrase est essentielle pour moi. On pourrait penser que c’est une invitation à l’abandon et à la lâcheté, comme un bâton qui flotte sur l’Océan. Mais nous ne sommes justement pas des bâtons. Nous sommes animés par la Vie et c’est en son cœur que nous devons apprendre à agir. Non pas agir contre elle en nous dressant fièrement devant elle mais agir dans la dimension qu’elle nous propose. C’est un équilibre extraordinaire à trouver. »

Le silence retombé. L’écho de tous les mots, la nécessité d’aller au plus profond de la compréhension. Chacun animé par la volonté d’explorer les horizons proposés, au regard de son propre potentiel, sans se soucier de l’avancée des compagnons, juste dans l’acceptation de ses limites et de l’énergie disponible.

« Il faut que vous rentriez les enfants. Vous avez une longue descente et le jour va tomber. »
Cette difficulté à quitter les espaces intérieurs. Comme si les mouvements de l’Océan participaient au bonheur des voyages. Une particule aimante du grand corps qui l’accueille et qu’elle constitue elle-même. Comment abandonner un tel cadeau ?

« Tu sais Jarwal, c’est très à la mode depuis quelques temps de parler de l’environnement. La pollution, les destructions de la planète et tout ça. Mais j’ai un peu l’impression que cette façon de voir cet environnement est totalement fausse et en plus je me dis que notre façon de nous voir est également fausse. Ce que nous voyons de nous n’est qu’un environnement mais c’est au cœur de cet environnement que se trouve la réalité. Enfin, j’ai du mal à l’expliquer. Tu vois, c’est comme si nous, les humains, on voyait la Terre comme quelque chose de séparée de nous mais en fait, c’est pareil pour nous. Nous sommes séparés de nous-mêmes parce que nous ne percevons que ce qui est visible ou identifiable, tout ce sur quoi on sait mettre un nom. Ah, ça m’énerve, je ne sais pas comment l’expliquer !
-J’ai parfaitement compris ce que tu veux dire Marine. Notre identité, tout ce que sur quoi nous avons-nous-mêmes apportés une reconnaissance que nous transmettons aux autres, toute cette fabrication est artificielle. Elle n’est qu’un environnement. Mais ce qui importe et qui est réel est caché en nous-mêmes. Nous portons un trésor et nous nous occupons du coffre qui le contient. De la même façon que les hommes s’inquiètent de l’environnement ou y sont totalement indifférents sans comprendre qu’ils ne s’intéressent qu’à des formes matérielles en ignorant le flux vital qui les anime. Mais il n’en reste pas moins que je préfère les voir s’inquiéter de la préservation de cet environnement plutôt que de le délaisser. Il existe au moins la possibilité qu’un jour ils parviennent à établir un vrai regard et qu’ils cessent de jouer des rôles de sauveur, juste pour leur gloire personnelle.
-Tout ça, c’est de l’espoir Jarwal et cet espoir est une illusion. Tu l’as dit toi-même.
-C’est vrai Rémi. C’est pour cela qu’il faut juste agir dans le non-agir, faire ce qui te semble juste sans te préoccuper des résultats éventuels. Faire ce que tu es sans vouloir que les choses soient ce que tu aimerais. Puisque les choses ne peuvent pas être ce que tu n’es pas.
-Tu veux dire que les choses sont ce que je suis ?
-Oui Rémi. Tu crées la réalité qui te correspond. Tu vis ce que tu es et tes actes influent sur la réalité de ton environnement mais ils ne changent rien à la réalité de la Vie que tu portes. La Vie que tu portes, je l’appelle le réel. L’environnement n’est que la réalité. Mais il faut arrêter nos discussions les enfants, vous allez vous mettre en retard et je m’en voudrais que vos parents s’inquiètent. Filez vite. Nous nous reverrons.
-C’est difficile de te laisser Jarwal. J’aimerais tellement ne plus te quitter, avoua Marine en baissant les yeux. La vie quotidienne ne sera jamais aussi belle qu’avec toi.
-Ta vie quotidienne sera ce que tu es Marine. Ne l’accuse pas d’être d’une quelconque responsabilité.
-Tu as raison Jarwal. Je m’en souviendrai. Allez les garçons, on y va. »
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MessageSujet: Re: La "sous-ciété"   Sam 11 Fév - 17:37

c'est très beau, mais fait partie d'un rêve.
La réalité est hélas bien différente.

Mais chapeau Thierry pour tes écrits



quand à avoir un autre nom ,mais élevé par les mêmes parents,tu restes le même?

comment expliques tu que deux enfants élevés de la même façon, sans aucune différence ,avec le même amour, ....l'un est un criminel ,l'autre un bon père de famille. Rolling Eyes Wink


Le vécu de la relation fraternelle, la relation avec les parents, parfois un évènement au sein de la famille,tous ces facteurs peuvent être susceptible d'expliquer la différence.
Aussi un écart d'âge plus important entre deux enfants, en plus, il y a les gènes des deux parents!
l'un a plus de ceux de la mère et l'autre du père avec tout l'historique de leur famille.
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MessageSujet: Re: La "sous-ciété"   Sam 11 Fév - 18:54

marie-josé a écrit:
c'est très beau, mais fait partie d'un rêve.
La réalité est hélas bien différente.

Mais chapeau Thierry pour tes écrits



quand à avoir un autre nom ,mais élevé par les mêmes parents,tu restes le même?

comment expliques tu que deux enfants élevés de la même façon, sans aucune différence ,avec le même amour, ....l'un est un criminel ,l'autre un bon père de famille. Rolling Eyes Wink


Le vécu de la relation fraternelle, la relation avec les parents, parfois un évènement au sein de la famille,tous ces facteurs peuvent être susceptible d'expliquer la différence.
Aussi un écart d'âge plus important entre deux enfants, en plus, il y a les gènes des deux parents!
l'un a plus de ceux de la mère et l'autre du père avec tout l'historique de leur famille.

Marie-Jo, je parlais uniquement de la même personne, pas de deux enfants dans une même famille. L'histoire individuelle, au coeur d'une famille, apporte son lot de troubles...
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MessageSujet: Re: La "sous-ciété"   Dim 12 Fév - 11:27

Thierry, tes réflexions me renvoient à un nombre incalculable, de questions que je me pose.
Je sais que tu vas me dire que c'est fait pour, sauf que ces questions sur la place et le bonheur de l'homme sur terre, n'iront pas forcément dans la direction que tu peux supposer.
Tout d'abord, à la lecture de l'histoire du café.
Bel exemple de résistance communautaire au final, et en même temps, la preuve que leur tradition du moi-encapsulé ainsi-que tu le nommes, n'est pas si bien ancré que celà puisque l'apparition du bien matériel (autre que les richesses de la nature à laquelle ils appartiennent) a suffi en peu de temps à laisser apparaître les sentiments de jalousie plus nocif apparemment que les bienfaits d'un partage de ressources nouvelles, non inscrites dans leurs habitudes.
Tout d'abord, malgré toutes ses laideurs et sa dangerosité, je n'ai pas de mépris pour cette sous-société ( pour reprendre ton idée que je comprends du reste) à laquelle nous appartenons.
Je réfléchis depuis longtemps sur les vices et les vertus du sentiment d'appartenance et de cohésion que sous tend, l'idée de communauté.
Pourquoi?C'est très simple, nous sommes tous humains des êtres d'influences, ceci est fondamentale.
J'ai mis influences au pluriel car c'est ainsi que s'est faite ma construction.
La communauté avec ses cohérences internes (ou ses incohérences aussi) limite au maximum le nombre d'influence qui régissent l'évolution, sutout aux âges "clés", de chacun de ses membres, et surtout lorsqu'il s'agit de culture traditionnelle, et possiblement protégée et isolée du reste.
Ensuite, l'exemple du café, me laisse penser que les individualités ne disparaissent jamais quelque soient les types de cultures, les individualités qui parviennent à s'effacer pour le bien commun (et tu pourras en trouver partout mais partout ils sont rares)
n'y parviennent qu'au prix d'une lente maturation, d'une détermination et d'un engagement profond vers la sagesse... Un choix.
Quand je dis influences, influence de notre propre caractère, influence de nos expėriences,De nos relations au monde, influence des lieux et des époques que notre vie traversera.
J'analyse parfaitement les influences auxquelles ma vie a été soumise.
D'autant plus que par curiosité, insatiable, je n'ai cessé de chercher à me confronter à de nouvelles matières à influences et de travailler les miennes propres.
Là, où je te rejoins le plus, c'est que je pense que le rite initiatiatique idéal Wink serait ,pour tout humain à partir de 20 ans, de partir seul un an(ou plus si il désire) faire un tour du monde. ... Bien entendu, c'est hélas de l'ordre du rêve.
Encore beaucoup à dire, pas le temps.


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MessageSujet: Re: La "sous-ciété"   Dim 12 Fév - 13:17

Thierry a écrit:
Si quelqu'un me dit : "Vous êtes instituteur", je me dois de répondre que c'est faux. Je ne "suis" pas instituteur mais j'exerce la profession d'instituteur.
Tu es d'accord avec moi pour admettre qu'il ne s'agit pas d'une faute de français ? Suspect Personne n'"est" instituteur. Non tu n'es pas né instituteur, mais tu avais probablement des gènes te permettant d'en devenir un bon ! Wink

Thierry a écrit:
De la même façon, si quelqu'un me dit : "Vous êtes bien Thierry Ledru", je me dois de lui répondre encore que c'est faux. Je ne "suis" pas Thierry Ledru mais juste une forme prise par la Vie. Le concept associé à mon nom n'est qu'une étiquette qui permet à autrui de m'identifier.
Ne me dis pas que tu agis ainsi avec les personnes qui t'accostent, notamment les parents d'élèves ? Shocked Je suppose quand même que tu acquiesces à cette question sans te lancer dans une explication de texte ?

Thierry a écrit:
Si par exemple, je m'étais appelé Théodore Duchmol et que j'ai été élevé par les mêmes parents et que j'ai connu la même existence, je serais toujours le même. Si par contre, je m'étais bien appelé Thierry Ledru mais que j'ai été élevé par d'autres parents et que j'ai connus une autre existence, je ne serais absolument pas le même.
Peut-être, peut-être pas. Suspect Facile pour moi de te répondre cela car il ne t'est pas possible d'en faire l'expérience. Certes, le même individu, élevé dans des familles différentes, risque de prendre une voie différente en fonction de son entourage. Toutefois, j'estime que nous naissons dotés de certains défauts et de certaines qualités, voire des dons ou des tares. Notre éducation les atténue ou les amplifie. La difficulté nous permet parfois de dévoiler des facettes inattendues de notre personnalité. Peut-on dire pour autant qu'on est différent ?

Certes, Théodore ne serait sans doute pas venu sur ce forum. Il aurait pris d'autres voies que celles de Thierry. Aurait-il été intimement différent, avec les mêmes atouts de base ? Ou serait-il revenu à la nature, un jour ou l'autre, tout comme Thierry ?


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MessageSujet: Re: La "sous-ciété"   Dim 12 Fév - 13:20

Thierry a écrit:
Bill Gates n'est pas plus libre que le SDF du pont de l'Alma...Mais le SDF rêve évidemment de la vie de Bill Gates. On ne peut pas lui en vouloir. C'est une "réalité" si parfaite...
Il n'y a pas que des SDF à en rêver... Laughing

Le rêve est-il, d'après toi ?
:Interrog:
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MessageSujet: Re: La "sous-ciété"   Dim 12 Fév - 13:26

Thierry a écrit:
"Et oui, Marie-Jo, voilà le point d'achoppement de ce paradigme; C'est pour cela que les Kogis ont toujours maintenu en eux la présence d'un maître supérieur à eux-mêmes
Tout en étant ce que nous pensons ou croyons être, ne sommes-nous pas pour autant toujours soumis à un maître supérieur ? L'amour, l'argent, des besoins vitaux ? Le boulanger, le boucher, l'électricien, etc. ? Après avoir vécu dans un monde confiné et protégé (quoique !), réussirions-nous à survivre (je ne dis pas vivre) comme les premiers hommes ?

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MessageSujet: Re: La "sous-ciété"   Dim 12 Fév - 13:32

Nelly a écrit:
Thierry a écrit:
"Et oui, Marie-Jo, voilà le point d'achoppement de ce paradigme; C'est pour cela que les Kogis ont toujours maintenu en eux la présence d'un maître supérieur à eux-mêmes
Tout en étant ce que nous pensons ou croyons être, ne sommes-nous pas pour autant toujours soumis à un maître supérieur ? L'amour, l'argent, des besoins vitaux ? Le boulanger, le boucher, l'électricien, etc. ? Après avoir vécu dans un monde confiné et protégé (quoique !), réussirions-nous à survivre (je ne dis pas vivre) comme les premiers hommes ?

Surement pas, car l'homme est de plus en plus assisté. Il peut difficilement se passer de ses petits conforts.
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MessageSujet: Re: La "sous-ciété"   Dim 12 Fév - 13:35

anémone a écrit:
Nelly a écrit:
Thierry a écrit:
"Et oui, Marie-Jo, voilà le point d'achoppement de ce paradigme; C'est pour cela que les Kogis ont toujours maintenu en eux la présence d'un maître supérieur à eux-mêmes
Tout en étant ce que nous pensons ou croyons être, ne sommes-nous pas pour autant toujours soumis à un maître supérieur ? L'amour, l'argent, des besoins vitaux ? Le boulanger, le boucher, l'électricien, etc. ? Après avoir vécu dans un monde confiné et protégé (quoique !), réussirions-nous à survivre (je ne dis pas vivre) comme les premiers hommes ?
Surement pas, car l'homme est de plus en plus assisté. Il peut difficilement se passer de ses petits conforts.
Je suis la logique de Thierry. Ce confort même n'est-il pas un maître ?
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MessageSujet: Re: La "sous-ciété"   Dim 12 Fév - 13:39

Nelly a écrit:
anémone a écrit:
Nelly a écrit:
Thierry a écrit:
"Et oui, Marie-Jo, voilà le point d'achoppement de ce paradigme; C'est pour cela que les Kogis ont toujours maintenu en eux la présence d'un maître supérieur à eux-mêmes
Tout en étant ce que nous pensons ou croyons être, ne sommes-nous pas pour autant toujours soumis à un maître supérieur ? L'amour, l'argent, des besoins vitaux ? Le boulanger, le boucher, l'électricien, etc. ? Après avoir vécu dans un monde confiné et protégé (quoique !), réussirions-nous à survivre (je ne dis pas vivre) comme les premiers hommes ?
Surement pas, car l'homme est de plus en plus assisté. Il peut difficilement se passer de ses petits conforts.
Je suis la logique de Thierry. Ce confort même n'est-il pas un maître ?
pour certains une nécessité, une obligation. Notre société nous a habitué à vivre dépendant de bien des choses, et un retour en arrière, éliminant toutes commodités serait désastreux
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MessageSujet: Re: La "sous-ciété"   Dim 12 Fév - 15:11

Je ne pense pas que ça serait "désastreux" si cela concerne des biens auxquels nous appartenons alors que nous considérons qu'ils sont notre propriété. Des biens et des habitudes. En 22 ans de vie commune avec Nathalie, quand on fait le bilan de ce qu'on a "abandonné" en cours de route et dont nous nous passons très bien, on se dit qu'il y a encore à faire. "Nous sommes riches des biens dont nous savons nous passer". Sénèque.
La simplicité volontaire n'est pas une perte mais un comblement du vide existentiel.
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MessageSujet: Re: La "sous-ciété"   Dim 12 Fév - 15:13

Nous sommes dépendants d'un maître intérieur dès lors que nous n'avons pas conscience de son existence. Lorsque cette conscience s'installe, il ne s'agit plus, à mes yeux d'un maître, mais d'un partenaire.
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MessageSujet: Re: La "sous-ciété"   Dim 12 Fév - 15:34

Thierry a écrit:
Nous sommes dépendants d'un maître intérieur dès lors que nous n'avons pas conscience de son existence. Lorsque cette conscience s'installe, il ne s'agit plus, à mes yeux d'un maître, mais d'un partenaire.
un maître intérieur ? j'appellerais ça la conscience, la faculté que tout être possède pour faire le bien ou....le mal. Oui nous en sommes dépendants quand on a la sensibilité, le remord ou les regrèts...
Quand à se passer de certaines choses, même sans être matérialiste, ce doit être assez difficile. J'aime beaucoup lire Signol ou Chabrol qui décrivent avec beaucoup de justesse les années passées, la rudesse de la vie des avants et après guerre, le peu de moyens qu'avaient les paysans ou les ouvriers. S'il nous fallait vivre comme à cette époque, peu résisteraient...
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MessageSujet: Re: La "sous-ciété"   Dim 12 Fév - 20:49

anémone a écrit:
S'il nous fallait vivre comme à cette époque, peu résisteraient...

Et inversement serais-je tenté d'ajouter ....

Pour "rebondir" sur cette notion de bien-être apparent que nous procure la vie "moderne" (là aussi c'est une notion sur laquelle nous pourrions débattre longtemps) avez vous tenté de vous en passer pendant plusieurs jours ? Pas de tout, mais d'une grande partie du superflu (à commencer par les médias, TOUS les médias), pour avoir été obligé de le faire, on survit très bien !
J'aurais tant voulu pouvoir partir comme ça à l'aventure, sac au dos, sans but.
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MessageSujet: Re: La "sous-ciété"   Lun 13 Fév - 11:14

tout est question de volonté et d'habitude.


Je suis bien placée pour le savoir .
ayant été très AISE........de part une faillite ,nous sommes maintenant dans une situation plus que modeste.
J'ai appris que tout ce clinquant n'était que fumée,aussi bien les relations du a votre statut que tous le reste.

Actuellement ,j'ai de vrais amis, modeste mais honnête.
un logement modeste ,des meubles simples mais utile ,plus de voiture.....et bien d'autres choses.

Pourtant, je me sens bien, heureuse et ne regrette rien.

Ce n'est pas tous les jours facile, mais tous les petits plaisirs qui me viennent m'aide a me sentir bien.
Apprécier les choses de la nature, un sourire d'enfant, un petit chien qui vous fait la fête, un oiseaux qui vient sur le bord de votre fenêtre etc......
Non, vraiment ,je ne voudrais revenir en arrière.
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MessageSujet: Re: La "sous-ciété"   Lun 13 Fév - 15:41

Thierry a écrit:


.

L'énorme erreur de cette société moderne est d'avoir donné à la réalité une place prédominante et d'avoir par conséquent créé de toute pièce un assemblage disparate dans lequel l'individu perd de vue le réel. C'est une pression constante qui n'a rien à voir avec le phénomène vital. Nous en oublions par conséquent que nous sommes en Vie pour nous attacher uniquement à exister. L'existence est un phénomène social. la Vie est un phénomène originel.



Tu fais remonter à quand, ou tu relies à quoi dans ce cas, l'appariton de cette société moderne?



Thierry a écrit:


.



De quoi se constitue ce réel ? Selon certain scientifiques, Fritjof Capra par exemple, notre univers physique ne se constitue pas de matière mais d'une force appelée énergie. La matière serait uniquement la forme condensée de cette énergie. Elle existe sous la forme de particules de plus en plus infimes, les unes à l'intérieur des autres pour finalement se réduire à l'état d'énergie pure. D'un point de vue physique, tout ce qui existe serait énergie et l'être humain ferait partie intégrante de cette énergie.


Ça, je le conçois d'autant mieux, que c'est l'idée métaphysique qui m'est apparue comme évidente,juste après avoir décidé de rompre (mon époque seule me l'a permis) avec mon héritage cultuel (vers 12 ans non pas par rejet mais par conscience du lien entre géographie, culture puis culte, une relativité insoutenable à ma raison) mais j'ai bien conscience d'en avoir eu au moins la liberté.
Ensuite, révélation ou refus de notre finitude (comme le diraient les athées) ça changeait quoi ?
D'où, ma prétention à l'agnosticisme.
Pour l'idée de vibrations... Pourquoi pas? D'autres appellent ça la prière non ?
Excuse-moi, je voulais me pencher sérieusement sur le bouddhisme, je ne l'ai pas encore fait, j'ignore si ça m'aurait permis de mieux comprendre ta spiritualité?
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MessageSujet: Re: La "sous-ciété"   Lun 13 Fév - 16:41

marie-josé a écrit:
ayant été très AISE........de part une faillite ,nous sommes maintenant dans une situation plus que modeste.
J'ai appris que tout ce clinquant n'était que fumée,aussi bien les relations du a votre statut que tous le reste.
Parce que tu l'ignorais auparavant ? Certes, il arrive qu'on se fasse avoir par de soi-disant amis qui ne te connaissent plus quand tu es dans la dèche, mais au fond de soi, je crois qu'on reconnaît pratiquement toujours ses vrais amis !

Je crois qu'à la rigueur, on pourrait s'étonner de s'apercevoir que l'un ou l'autre, que l'on ne considérait pas comme tel, se révèle soudain disponible alors qu'on ne s'y attendait pas.

Pour fréquenter de temps en temps des 'connaissances', je ne me fais aucune illusion sur leur amitié. Et ça ne me dérange pas plus que ça. Je préfère les vrais !

Ca fait longtemps que je sais que "tout ce qui brille n'est pas de l'or", comme on dit dans notre jargon.


marie-josé a écrit:
Ce n'est pas tous les jours facile, mais tous les petits plaisirs qui me viennent m'aide a me sentir bien.
Apprécier les choses de la nature, un sourire d'enfant, un petit chien qui vous fait la fête, un oiseaux qui vient sur le bord de votre fenêtre etc......
Cà, ce n'est pas une question de moyens ; ça se passe dans la tête et le porte-monnaie y est totalement étranger. Les vraies valeurs sont à la portée de tous et pourtant tout le monde ne sait pas les apprécier. Peut-être qu'en revenant sur terre, après un trop long séjour chez les alien Like a Star @ heaven, on les ressent davantage !
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