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 On en parle

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anémone
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MessageSujet: Re: On en parle   Mer 18 Déc - 12:32

marie-josé a écrit:
anémone a écrit:
Une étoile...une baguette magique pour que tous les enfants du monde sortent de la misère. Un beau rêve, irréalisable .
oui, c'est possible!
pour cela il faudrait que les pays riches arrêtent d'exploiter les pays pauvres, et leur donnent plutôt le mode d'emploit pour progresser

Bien sur Rosinette...mais quand les intérêts, les gros sous parlent qui se soucie des pauvres...Un détail : pour le foot au Brésil, avec la construction d'un stade, pendant ce temps là des centaines de gens crèvent la faim et vivent dans des taudis..Moi, désolée cela me révolte ( mille excuses, ce n'est pas l'endroit pour mettre ses états d'âme. )
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marie-josé
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MessageSujet: Re: On en parle   Mer 18 Déc - 17:30

anémone a écrit:
marie-josé a écrit:
anémone a écrit:
Une étoile...une baguette magique pour que tous les enfants du monde sortent de la misère. Un beau rêve, irréalisable .
oui, c'est possible!
pour cela il faudrait que les pays riches arrêtent d'exploiter les pays pauvres, et leur donnent plutôt le mode d'emploit pour progresser

Bien sur Rosinette...mais quand les intérêts, les gros sous parlent qui se soucie des pauvres...Un détail : pour le foot au Brésil, avec la construction d'un stade, pendant ce temps là des centaines de gens crèvent la faim et vivent dans des taudis..Moi, désolée cela me révolte ( mille excuses, ce n'est pas l'endroit pour mettre ses états d'âme. )

tu as peut-être raison, mais sais tu combien de gens on eut du travail pour le construire ce stade?
tu vois, tous n'est tout blanc ou tout noir
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Morgan Kane
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MessageSujet: Re: On en parle   Mer 18 Déc - 19:05

Bonne remarque, avec un bémol : Combien de gens auraient du travail si l'argent avait été dépensé pour construire des logements sociaux, un dispensaire etc. .....


Citation :
il faudrait que les pays riches arrêtent d'exploiter les pays pauvres, et leur donnent plutôt le mode d'emploi pour progresser

C'est la logique du système capitaliste et du marché non contrôlé .....

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marie-josé
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MessageSujet: On en parle   Jeu 19 Déc - 11:02

Morgan Kane a écrit:
Bonne remarque, avec un bémol : Combien de gens auraient du travail si l'argent avait été dépensé pour construire des logements sociaux, un dispensaire etc. .....
surement, mais est ce que cela aurait fait autant de publicité dans le monde?
maintenant ,beaucoup de touristes, d'organisations,de grdes marques ,les medias du monde entier vont se retrouvés au Bresil, est ce que cela ne sera pas plus utile au développement???sans parler des petits commerces de tous genres qui pourront profités!
je ne sais pas ,mais c'est une possibilité non?

Morgan Kane a écrit:


Citation :
il faudrait que les pays riches arrêtent d'exploiter les pays pauvres, et leur donnent plutôt le mode d'emploi pour progresser

C'est la logique du système capitaliste et du marché non contrôlé .....
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stip
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MessageSujet: Re: On en parle   Jeu 19 Déc - 16:43

Pays riches exploitant les pays pauvres?  :Interrog: 
Une vision binaire du monde qui a fait long feu.
Aujourd'hui c'est autrement plus compliqué, et oui l'ultralibéralisme mondial est une hydre cupide sans scrupule ni conscience.
Mais, au fait?
C'est quoi un pays riche? C'est quoi un pays pauvre?
Au nom de quoi certains en conseilleraient d'autres ?
Il y a des gens richissimes partout et de la misēre partout!

Les plus mal lotis des pays sont ceux dont les élites sont incapables de gérer le bien pour la communauté,lorsque les dirigeants oublient l'intérêt du pays, au profit de leurs seuls intérêts financiers ou idéologiques, parfois avec brutalité, ou avec habileté (en restant dans le cadre de la démocratie).
Corruption et/ou électoralisme (on vend les atouts du pays aux plus offrants, voire aux meilleurs garants de sa pérennité, on place ses amis et on fidélise certains pans seulement de la société en la favorisant )  scratch 

Pour la France, je dirais que si "qui paye ses dettes s'enrichit" on est mal affraid surtout si on se compare aux nouveaux riches que sont,entre autres  Rolling Eyes, le Brésil ou La Chine.
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Morgan Kane
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MessageSujet: Re: On en parle   Jeu 16 Jan - 20:53

Citation :
article L 1110-5 du code de la santé publique

Toute personne a, compte tenu de son état de santé et de l'urgence des interventions que celui-ci requiert, le droit de recevoir les soins les plus appropriés et de bénéficier des thérapeutiques dont l'efficacité est reconnue et qui garantissent la meilleure sécurité sanitaire au regard des connaissances médicales avérées. Les actes de prévention, d'investigation ou de soins ne doivent pas, en l'état des connaissances médicales, lui faire courir de risques disproportionnés par rapport au bénéfice escompté.

Ces actes ne doivent pas être poursuivis par une obstination déraisonnable. Lorsqu'ils apparaissent inutiles, disproportionnés ou n'ayant d'autre effet que le seul maintien artificiel de la vie, ils peuvent être suspendus ou ne pas être entrepris. Dans ce cas, le médecin sauvegarde la dignité du mourant et assure la qualité de sa vie en dispensant les soins visés à l'article L. 1110-10.

Les dispositions du premier alinéa s'appliquent sans préjudice de l'obligation de sécurité à laquelle est tenu tout fournisseur de produit de santé, ni des dispositions du titre II du livre Ier de la première partie du présent code.

Toute personne a le droit de recevoir des soins visant à soulager sa douleur. Celle-ci doit être en toute circonstance prévenue, évaluée, prise en compte et traitée.

Les professionnels de santé mettent en œuvre tous les moyens à leur disposition pour assurer à chacun une vie digne jusqu'à la mort. Si le médecin constate qu'il ne peut soulager la souffrance d'une personne, en phase avancée ou terminale d'une affection grave et incurable, quelle qu'en soit la cause, qu'en lui appliquant un traitement qui peut avoir pour effet secondaire d'abréger sa vie, il doit en informer le malade, sans préjudice des dispositions du quatrième alinéa de l'article L. 1111-2, la personne de confiance visée à l'article L. 1111-6, la famille ou, à défaut, un des proches. La procédure suivie est inscrite dans le dossier médical.


Un tétraplégique en état de conscience minimale ne peut vivre sans le support d'une unité de soin intensif tout en pouvant respirer de manière autonome. Il n' y a aucun espoir d'amélioration de l' état. Il ne peut vraiment communiquer ni ressentir ce qui se passe.

Les médecins pensent avoir constaté des signes de refus de soin. Ils estiment que la poursuite de ceux-ci seraient au delà du raisonnable et décident de substituer une simple alimentation/ hydratation par intraveineuse, ce qui devrait avoir pour conséquence une mort douce dans un délai indéterminé. L'épouse est d'accord.

La mère a saisi le juge administratif par la voie du référé liberté dont il a été question il y a quelques jours. chose inhabituelle dans ce genre de procédure, ils ont jugé à 9 après s'être donné un délai. Ils ont estimé que «la poursuite du traitement n'était ni inutile, ni disproportionnée». Il a donc suspendu l'exécution de la décision de cessation des soins actuels.  

Je n'aurais pas aimé être à leur place. Mais en fait, ils ont renvoyé la décision finale au juge du fond qui annulera ou non la décision des médecins.

Je n'aurais pas aimé être juge !

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Charlestone
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MessageSujet: Re: On en parle   Ven 17 Jan - 9:29

Morgan Kane a écrit:
Je n'aurais pas aimé être juge !

Moi, je n'aurais pas aimé être le tétraplégique ! siffleur 
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Nelly
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MessageSujet: Re: On en parle   Ven 17 Jan - 9:30

Morgan Kane a écrit:
Un tétraplégique en état de conscience minimale ne peut vivre sans le support d'une unité de soin intensif tout en pouvant respirer de manière autonome. Il n' y a aucun espoir d'amélioration de l' état. Il ne peut vraiment communiquer ni ressentir ce qui se passe.

Les médecins pensent avoir constaté des signes de refus de soin. Ils estiment que la poursuite de ceux-ci seraient au delà du raisonnable et décident de substituer une simple alimentation/ hydratation par intraveineuse, ce qui devrait avoir pour conséquence une mort douce dans un délai indéterminé. L'épouse est d'accord.
Je suis personnellement contre l'acharnement thérapeutique, mais dans une liberté personnelle de choix. Dans le cas dont tu parles, on peut penser effectivement que les médecins on pesé le pour et le contre avant d'accepter l'éventualité de laisser faire la nature. Le malade a-t-il pu faire comprendre son souhait personnel ? Je l'ignore.

Morgan Kane a écrit:
La mère a saisi le juge administratif par la voie du référé liberté dont il a été question il y a quelques jours. chose inhabituelle dans ce genre de procédure, ils ont jugé à 9 après s'être donné un délai. Ils ont estimé que «la poursuite du traitement n'était ni inutile, ni disproportionnée». Il a donc suspendu l'exécution de la décision de cessation des soins actuels.  
Je comprends parfaitement qu'il puisse être difficile pour une maman de faire (faire faire) un acte quelconque allant dans le sens de retirer la vie à son enfant. Etait-elle suffisamment préparée à cela ? Ne regrettera-t-elle pas un jour d'avoir enfermé son fils dans un corps sans vie réelle ? Sera-t-il encore temps, après la décision définitive de la justice, de revenir sur ses positions si, par une raison quelconque, son fils pouvait manifester ouvertement son désir de ne pas continuer ainsi ?

Morgan Kane a écrit:
Je n'aurais pas aimé être à leur place. Mais en fait, ils ont renvoyé la décision finale au juge du fond qui annulera ou non la décision des médecins.  

Je n'aurais pas aimé être juge !
Moi non plus.

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anémone
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MessageSujet: Re: On en parle   Ven 17 Jan - 9:57

Ce sont des décisions très difficiles et si l'intéressé n'a pas fait ou pu donner ses dernières volontés, la justice aura du mal à donner la meilleure solution.
Difficile et cruel pour une mère de cesser faire " vivre " son enfant et pénible et inhumain pour sa compagne de voir qu'aucune solution d'amélioration sera apportée.
Maintenant en France rien n'est gagné, dans beaucoup de domaines.
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Charlestone
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MessageSujet: Re: On en parle   Ven 17 Jan - 10:29

Morgan Kane a écrit:
Un tétraplégique en état de conscience minimale ne peut vivre sans le support d'une unité de soin intensif tout en pouvant respirer de manière autonome. Il n' y a aucun espoir d'amélioration de l' état. Il ne peut vraiment communiquer ni ressentir ce qui se passe.

Les médecins pensent avoir constaté des signes de refus de soin. Ils estiment que la poursuite de ceux-ci seraient au delà du raisonnable et décident de substituer une simple alimentation/ hydratation par intraveineuse, ce qui devrait avoir pour conséquence une mort douce dans un délai indéterminé. L'épouse est d'accord.

La mère a saisi le juge administratif par la voie du référé liberté dont il a été question il y a quelques jours. chose inhabituelle dans ce genre de procédure, ils ont jugé à 9 après s'être donné un délai. Ils ont estimé que «la poursuite du traitement n'était ni inutile, ni disproportionnée». Il a donc suspendu l'exécution de la décision de cessation des soins actuels.  

Je n'aurais pas aimé être à leur place. Mais en fait, ils ont renvoyé la décision finale au juge du fond qui annulera ou non la décision des médecins.  

Je n'aurais pas aimé être juge !

Morgan Kane a écrit:
Un tétraplégique en état de conscience minimale ne peut vivre sans le support d'une unité de soin intensif tout en pouvant respirer de manière autonome. Il n’y a aucun espoir d'amélioration de l’état. Il ne peut vraiment communiquer ni ressentir ce qui se passe.
Je pense que les pouvoirs publiques devront assurer au malade les soins adéquats pour le maintenir vivant tout le temps qu’il faut pour le guérir.

Morgan Kane a écrit:
Les médecins pensent avoir constaté des signes de refus de soin. (…) et décident de substituer une simple alimentation/ hydratation par intraveineuse, ce qui devrait avoir pour conséquence une mort douce dans un délai indéterminé. L'épouse est d'accord.
Les médecins sont payés pour faire leur travail d’approche médicale purement technique. Ceux qui pensent autrement sont des politiciens. Pour ce qui est de l’épouse, je pense (moi, je le peux !) qu’elle a surement assuré la relève du mari encore sur le lit de la mort.

Morgan Kane a écrit:
La mère a saisi le juge administratif par la voie du référé liberté dont il a été question il y a quelques jours. chose inhabituelle dans ce genre de procédure, ils ont jugé à 9 après s'être donné un délai. Ils ont estimé que «la poursuite du traitement n'était ni inutile, ni disproportionnée». Il a donc suspendu l'exécution de la décision de cessation des soins actuels.

Comme on dit chez nous, c’est le foie ! (je parle de l’organe). La mère avait toutes les raisons du monde de faire échec à l’action des médecins et de l’épouse. Je ne pense pas qu’elle regrettera un jour sa décision car la vie et la mort ne sont pas de son ressort, ni celui des médecins, ni celui de l’épouse.

Morgan Kane a écrit:
Je n'aurais pas aimé être juge !
Moi, je n'aurais pas aimé être le tétraplégique !


Dernière édition par Charlestone le Ven 17 Jan - 10:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: On en parle   Ven 17 Jan - 10:32

anémone a écrit:
Ce sont des décisions très difficiles et si l'intéressé n'a pas fait ou pu donner ses dernières volontés, la justice aura du mal à donner la meilleure solution.
Il reste une question d'interprétation au niveau médical. Si le corps médical s'est résolu à cette éventualité, on peut supposer qu'il ne s'agit pas d'une décision hâtive et non contrôlée...

anémone a écrit:
Difficile et cruel pour une mère de cesser faire  " vivre " son enfant et pénible et inhumain pour sa compagne de voir qu'aucune solution d'amélioration sera apportée.
En même temps, il ne s'agit pas de tuer, juste de laisser faire la nature... Il faut surtout espérer qu'il n'est pas question de règlements de compte entre épouse et parents...

anémone a écrit:
Maintenant en France rien n'est gagné, dans beaucoup de domaines.
Au moins, ce genre de discussions judiciaires risque de faire avancer un peu les états d'esprit.

Personnellement, je serais atterrée de devoir rester prisonnière dans une coquille vide sans espoir d'en sortir avant longtemps !  Sad

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MessageSujet: Re: On en parle   Ven 17 Jan - 10:39

Charlestone a écrit:
Morgan Kane a écrit:
Un tétraplégique en état de conscience minimale ne peut vivre sans le support d'une unité de soin intensif tout en pouvant respirer de manière autonome. Il n’y a aucun espoir d'amélioration de l’état. Il ne peut vraiment communiquer ni ressentir ce qui se passe.
Je pense que les pouvoirs publiques devront assurer au malade les soins adéquats pour le maintenir vivant tout le temps qu’il faut pour le guérir.
Mais il n'est pas question de guérison ! Il sera probablement dans cet état toute sa "vie" ! S'il y avait le moindre espoir de guérison, aucun médecin digne de ce nom n'accepterait de débrancher le traitement en cours !

Charlestone a écrit:
Morgan Kane a écrit:
La mère a saisi le juge administratif par la voie du référé liberté dont il a été question il y a quelques jours. chose inhabituelle dans ce genre de procédure, ils ont jugé à 9 après s'être donné un délai. Ils ont estimé que «la poursuite du traitement n'était ni inutile, ni disproportionnée». Il a donc suspendu l'exécution de la décision de cessation des soins actuels.
Comme on dit chez nous, c’est le foie ! (je parle de l’organe). La mère avait toutes les raisons du monde de faire échec à l’action des médecins et de l’épouse. Je ne pense pas qu’elle regrettera un jour sa décision car la vie et la mort ne sont pas de son ressort, ni celui des médecins, ni celui de l’épouse.
Je ne suis pas aussi certaine que toi. Tu dis toi-même que tu n'aimerais pas être à la place du tétraplégique...
Souviens-toi de l'affaire Vincent Humbert où la mère elle-même a débranché les appareils maintenant son fils en vie après avoir épuisé toutes les possibilités légales de le faire ! Son fils le souhaitait ardemment !

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marie-josé
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MessageSujet: Re: On en parle   Ven 17 Jan - 10:46

Nelly a écrit:
Charlestone a écrit:
Morgan Kane a écrit:
Un tétraplégique en état de conscience minimale ne peut vivre sans le support d'une unité de soin intensif tout en pouvant respirer de manière autonome. Il n’y a aucun espoir d'amélioration de l’état. Il ne peut vraiment communiquer ni ressentir ce qui se passe.
Je pense que les pouvoirs publiques devront assurer au malade les soins adéquats pour le maintenir vivant tout le temps qu’il faut pour le guérir.
Mais il n'est pas question de guérison ! Il sera probablement dans cet état toute sa "vie" ! S'il y avait le moindre espoir de guérison, aucun médecin digne de ce nom n'accepterait de débrancher le traitement en cours !

Charlestone a écrit:
Morgan Kane a écrit:
La mère a saisi le juge administratif par la voie du référé liberté dont il a été question il y a quelques jours. chose inhabituelle dans ce genre de procédure, ils ont jugé à 9 après s'être donné un délai. Ils ont estimé que «la poursuite du traitement n'était ni inutile, ni disproportionnée». Il a donc suspendu l'exécution de la décision de cessation des soins actuels.
Comme on dit chez nous, c’est le foie ! (je parle de l’organe). La mère avait toutes les raisons du monde de faire échec à l’action des médecins et de l’épouse. Je ne pense pas qu’elle regrettera un jour sa décision car la vie et la mort ne sont pas de son ressort, ni celui des médecins, ni celui de l’épouse.
Je ne suis pas aussi certaine que toi. Tu dis toi-même que tu n'aimerais pas être à la place du tétraplégique...
Souviens-toi de l'affaire Vincent Humbert où la mère elle-même a débranché les appareils maintenant son fils en vie après avoir épuisé toutes les possibilités légales de le faire ! Son fils le souhaitait ardemment !

ceci est une lecon pour nous tous,
à nous de bien préciser ce que sont nos dernières volontés,ainsi ce genre de problèmes ne se présentera pas!
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MessageSujet: Re: On en parle   Ven 17 Jan - 10:49

marie-josé a écrit:
ceci est une lecon pour nous tous,
à nous de bien préciser ce que sont nos dernières volontés,ainsi ce genre de problèmes ne se présentera pas!
Peut-être que ça fonctionne en Belgique, mais la volonté, même personnelle, est insuffisante en France. On n'en est malheureusement pas encore là !

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MessageSujet: Re: On en parle   Ven 17 Jan - 10:55

Nelly a écrit:
marie-josé a écrit:
ceci est une lecon pour nous tous,
à nous de bien préciser ce que sont nos dernières volontés,ainsi ce genre de problèmes ne se présentera pas!
Peut-être que ça fonctionne en Belgique, mais la volonté, même personnelle, est insuffisante en France. On n'en est malheureusement pas encore là !
les sociétés d'enterrements, où nous souscrivons pour nos obsèques on un petits livret que nous devons remplir une fois que notre dossier est bouclé.
Là, nous devons donner tous les renseignements du genre ,
comment nous desirons être enterré,
cremation, emplacement et dernières volonté médicales
ceci simplifie bien des discussions

maintenant un papier signé de notre main chez le notaire et aussi valable
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MessageSujet: Re: On en parle   Ven 17 Jan - 10:58

Nelly a écrit:
Charlestone a écrit:
Morgan Kane a écrit:
Un tétraplégique en état de conscience minimale ne peut vivre sans le support d'une unité de soin intensif tout en pouvant respirer de manière autonome. Il n’y a aucun espoir d'amélioration de l’état. Il ne peut vraiment communiquer ni ressentir ce qui se passe.
Je pense que les pouvoirs publiques devront assurer au malade les soins adéquats pour le maintenir vivant tout le temps qu’il faut pour le guérir.
Mais il n'est pas question de guérison ! Il sera probablement dans cet état toute sa "vie" ! S'il y avait le moindre espoir de guérison, aucun médecin digne de ce nom n'accepterait de débrancher le traitement en cours !
Il n'est pas question de guerison mais nous pouvons toujours garder l'espoir. La médecine évolue très vite. Et, il se peut qu'a une minute de l'eutanasie de quelqu'un ou l'abandon d'un traitement, on découvre le médicament miracle. C'est ca l'espoir ! Personne n'est au courant de ce qui peut arriver demain (qui peut se compter en secondes)!

Nelly a écrit:
Charlestone a écrit:
Morgan Kane a écrit:
La mère a saisi le juge administratif par la voie du référé liberté dont il a été question il y a quelques jours. chose inhabituelle dans ce genre de procédure, ils ont jugé à 9 après s'être donné un délai. Ils ont estimé que «la poursuite du traitement n'était ni inutile, ni disproportionnée». Il a donc suspendu l'exécution de la décision de cessation des soins actuels.
Comme on dit chez nous, c’est le foie ! (je parle de l’organe). La mère avait toutes les raisons du monde de faire échec à l’action des médecins et de l’épouse. Je ne pense pas qu’elle regrettera un jour sa décision car la vie et la mort ne sont pas de son ressort, ni celui des médecins, ni celui de l’épouse.
Je ne suis pas aussi certaine que toi. Tu dis toi-même que tu n'aimerais pas être à la place du tétraplégique...
Souviens-toi de l'affaire Vincent Humbert où la mère elle-même a débranché les appareils maintenant son fils en vie après avoir épuisé toutes les possibilités légales de le faire ! Son fils le souhaitait ardemment !
Le foie est l'organe de l'amour d'un fils/fille pour une mère. C'est une expression de l'amour pour son enfant !
Je n'aimerais pas être à la place du tétraplégique du faite des décisions politiques qu'on prendrait sur moi; Pour les gestionnaires politique de la médecine, nous sommes des statistiques et des coûts. Je connais l'histoire de l'affaire Vincent Humbert, mais je ne peux émettre un avis sur son acte. Elle seule, le sait et le comprend. Mais, l'état de droit ne peut comprendre ce genre d'initiative car comme on dit: "un train peut en cacher un autre".
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MessageSujet: Re: On en parle   Ven 17 Jan - 11:01

marie-josé a écrit:
ceci est une lecon pour nous tous,
à nous de bien préciser ce que sont nos dernières volontés,ainsi ce genre de problèmes ne se présentera pas!

Même si tu me laisserais tes dernieres volontés, je n'exécuterais pas ta volonté de te donner la MORT ! C'est clair et net...
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MessageSujet: Re: On en parle   Ven 17 Jan - 11:04

Nelly a écrit:
marie-josé a écrit:
ceci est une lecon pour nous tous,
à nous de bien préciser ce que sont nos dernières volontés,ainsi ce genre de problèmes ne se présentera pas!
Peut-être que ça fonctionne en Belgique, mais la volonté, même personnelle, est insuffisante en France. On n'en est malheureusement pas encore là !

Dans les religions monotheites, chez les chrétiens, les juifs et les musulmans, il est interdit de donner la mort a quelqu'un même dans le cas que nous débattons.
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MessageSujet: Re: On en parle   Ven 17 Jan - 11:33

Charlestone a écrit:
marie-josé a écrit:
ceci est une lecon pour nous tous,
à nous de bien préciser ce que sont nos dernières volontés,ainsi ce genre de problèmes ne se présentera pas!

Même si tu me laisserais tes dernieres volontés, je n'exécuterais pas ta volonté de te donner la MORT ! C'est clair et net...
dans ce cas tu iras a l'encontre de mes souhaits ,et ne pas executer les dernières volontés d'un mourant, c'est une chose avec laquelle tu devras vivre le restant de tes jours ,en te demandant si de la haut(car moi j'irai au ciel, je suis une sage fille Laughing )
je ne te maudis pas de tout mon être de me laisser ainsi sur un lit de souffrance et de non vie
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MessageSujet: Re: On en parle   Ven 17 Jan - 11:54

marie-josé a écrit:
Charlestone a écrit:
marie-josé a écrit:
ceci est une lecon pour nous tous,
à nous de bien préciser ce que sont nos dernières volontés,ainsi ce genre de problèmes ne se présentera pas!

Même si tu me laisserais tes dernieres volontés, je n'exécuterais pas ta volonté de te donner la MORT ! C'est clair et net...
dans ce cas tu iras a l'encontre de mes souhaits ,et ne pas executer les dernières volontés d'un mourant, c'est une chose avec laquelle tu devras vivre le restant de tes jours ,en te demandant si de la haut(car moi j'irai au ciel, je suis une sage fille Laughing )
je ne te maudis pas de tout mon être de me laisser ainsi sur un lit de souffrance et de non vie

Je ne voulais pas aborder un sujet que la gentile modératrice de ce site évite de toutes ses "forces"; Si j'en parle beaucoup de monde me "tirerait dessus".
C'est parce que je t'adore que je te laisserais partir la haut sans "égratignures". C'est la mort-bio... Ange
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MessageSujet: Re: On en parle   Ven 17 Jan - 12:04

Charlestone a écrit:
marie-josé a écrit:
Charlestone a écrit:
marie-josé a écrit:
ceci est une lecon pour nous tous,
à nous de bien préciser ce que sont nos dernières volontés,ainsi ce genre de problèmes ne se présentera pas!

Même si tu me laisserais tes dernieres volontés, je n'exécuterais pas ta volonté de te donner la MORT ! C'est clair et net...
dans ce cas tu iras a l'encontre de mes souhaits ,et ne pas executer les dernières volontés d'un mourant, c'est une chose avec laquelle tu devras vivre le restant de tes jours ,en te demandant si de la haut(car moi j'irai au ciel, je suis une sage fille Laughing )
je ne te maudis pas de tout mon être de me laisser ainsi sur un lit de souffrance et de non vie

Je ne voulais pas aborder un sujet que la gentile modératrice de ce site évite de toutes ses "forces"; Si j'en parle beaucoup de monde me "tirerait dessus".
C'est parce que je t'adore que je te laisserais partir la haut sans "égratignures". C'est la mort-bio... Ange
ouf! me voilà rassurée  Wink Laughing 
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MessageSujet: Re: On en parle   Ven 17 Jan - 14:26

Charlestone a écrit:
Nelly a écrit:
marie-josé a écrit:
ceci est une lecon pour nous tous,
à nous de bien préciser ce que sont nos dernières volontés,ainsi ce genre de problèmes ne se présentera pas!
Peut-être que ça fonctionne en Belgique, mais la volonté, même personnelle, est insuffisante en France. On n'en est malheureusement pas encore là !

Dans les religions monotheites, chez les chrétiens, les juifs et les musulmans, il est interdit de donner la mort a quelqu'un même dans le cas que nous débattons.
Exact. Est-ce donner la mort que de laisser faire la nature ?  Question

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MessageSujet: Re: On en parle   Ven 17 Jan - 22:58

Nelly a écrit:

Exact. Est-ce donner la mort que de laisser faire la nature ?  Question

Laisser mourir, est le pire que nous puissions faire, il me semble.

Accompagner vers une fin apaisée et désirée celui qui ne peut plus vivre mais que souffrir?

Il me semble que les ressortissants des pays qui ont adopté une loi sur l'euthanasie encadrée sur requête motivée, ne le regrettent pas.

 :--D: je crois me souvenir d'une émission,il y a quelques années, où le chanteur Dave (un type pas bête du tout ) racontait le parcours de sa mère qui a fait cette démarche aux Pays-bas. Un témoignage de dignité.

Nos positions vis à vis de la mort sont culturelles et individuelles, il faut respecter ça bien-sûr chez les patients, y compris chez les soignants.

Bon... Je vais aller faire la bise à mes amis,à deux pas de chez moi, qui traversent cette épreuve de fin de vie.
Lui,53 ans, maladie généralisée, sous morphine mais chez lui, conscient et apaisé, il sait aujourd'hui que plus rien ne le sauvera.
Et il semble pour l'instant que du couple il n'est pas celui qui souffre le plus.
Elle, laminée par une souffrance qu'on ne sait apaiser. La souffrance morale de voir partir, si jeune,l'amour de sa vie.  


Intéressantes réflexions à la TV, aujourd'hui sur la 5 dans " C dans l'air ".


Dernière édition par stip le Sam 18 Jan - 10:52, édité 1 fois
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Nelly
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MessageSujet: Re: On en parle   Sam 18 Jan - 9:52

stip a écrit:
Nelly a écrit:
Exact. Est-ce donner la mort que de laisser faire la nature ?  Question
Laisser mourir, est le pire que nous puissions faire, il me semble.
Je parlais plus particulièrement de la situation évoquée ci-dessus et le problème existant entre l'épouse et la mère.

stip a écrit:
Accompagner vers une fin apaisée et désirée celui qui ne peut plus vivre mais que souffrir?
Je suis d'accord avec cela et j'aimerais que ce soit possible quand la demande est formulée par l'intéressé ou proposée par une commission du corps médical à la famille... Ce sont les dérives qui sont insupportables.

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Morgan Kane
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MessageSujet: Re: On en parle   Jeu 30 Jan - 17:06

Rumeurs et désinformation :

A Nelly de voir si cela mérite un sujet ....

Le monde sur le web:

http://mobile.lemonde.fr/politique/article/2014/01/28/cinq-intox-sur-la-theorie-du-genre_4355738_823448.html

Citation :



C'est le dernier « coup » des opposants à la supposée « théorie » du genre : suivant les recommandations de Farida Belghoul, ancienne figure de la lutte des « Beurs » des années 1980, devenue proche du militant d'extrême droite Alain Soral, des dizaines de parents ont retiré, lundi 27 janvier, leurs enfants de l'école pour protester contre « l'enseignement obligatoire de la théorie du genre » dès la primaire.

Lire les dernières informations Après des boycotts de parents, Peillon dément tout enseignement du « genre » à l'école

Une vaste opération d'intox, qui repose sur des fantasmes de plus en plus répandus.

Première intox : il existerait une « idéologie du gender » pour imposer de force « une société basée sur les orientations sexuelles qui deviennent le fondement du droit et de l'égalité »

C'est la première escroquerie des anti-« gender » : ils postulent qu'il existe une « idéologie » du « gender », une sorte de théorie philosophique et politique, voire d'agenda précis qui serait suivi par les tenants de ce « courant », avec un but à atteindre.

Or, c'est tout simplement faux. Les anti ont réussi assez brillamment à amalgamer deux notions très différentes. Il y a d'un côté les « gender studies », issues des Etats-Unis, qui sont un paradigme universitaire : dans les années 1960 et 1970, plusieurs chercheurs ont étudié les raisons des inégalités hommes-femmes, dont ils ont fait un matériau d'études. En réalité, ces « gender studies » se traduisent par « études sur le genre », et sont donc une discipline universitaire, en aucun cas une idéologie ou une théorie politique. D'autant qu'au sein de ce courant universitaire les oppositions sont vives.

Lire : La « théorie du genre », ennemie de « l'ordre naturel »

D'un autre côté se trouve la politique de lutte contre les inégalités hommes-femmes que mène le gouvernement, et que menaient déjà ses prédécesseurs. Cette politique passe par une sensibilisation à la question des inégalités et des « rôles » sociaux de l'homme et de la femme, notamment à l'école.

Sur le fond, l'éducation nationale a peu à peu intégré des questions de société et une forme de sensibilisation, que ce soit à l'écologie, au racisme ou aux dangers des drogues. La nouveauté provient de l'intégration des questions de discrimination sexuelle et d'égalité homme-femme, avec les « ABCD de l'égalité ».

Deuxième intox : l'enseignement de la « théorie du genre » devient obligatoire

Ce climat d'hystérie autour des questions d'égalité hommes-femmes ou de lutte contre l'homophobie débouche sur des phénomènes assez dramatiques, comme cette vague de SMS appelant les parents à retirer leurs enfants des écoles un jour donné pour dénoncer cet « enseignement obligatoire » du « genre ».

Derrière ces rumeurs, on trouve l'extrême droite. Plus précisément, des militants proches de l'extrême droite qui ont monté un « jour de retrait de l'école », assurant que « l'Etat, sous couvert de lutter contre l'homophobie, introduit à notre insu la théorie du genre à l'école : homosexualité, bisexualité et transsexualité entrent dans tous les programmes scolaires ».

L'enseignement de l'égalité hommes-femmes est prévu par la loi depuis 1989 et l'article L. 121-1 du code de l'éducation : « Les écoles, les collèges, les lycées et les établissements d'enseignement supérieur [...] contribuent à favoriser la mixité et l'égalité entre les hommes et les femmes, notamment en matière d'orientation. [...] Ils assurent une formation à la connaissance et au respect des droits de la personne ainsi qu'à la compréhension des situations concrètes qui y portent atteinte. [...] Les écoles, les collèges et les lycées assurent une mission d'information sur les violences et une éducation à la sexualité. »

La politique d'éducation à l'égalité entre hommes et femmes est d'ailleurs un objectif européen, puisque l'Union européenne a fait de l'égalité hommes-femmes un principe fondamental. Elle demande donc aux Etats membres de transcrire ce principe par des actions diverses, et notamment de sensibilisation à l'école. Le gouvernement a poursuivi cette politique en évoquant la lutte contre les « stéréotypes » sur les hommes et les femmes.

Il s'agit donc de quelques activités pédagogiques destinées à sensibiliser à la non-discrimination des homosexuels et à l'égalité entre les sexes. En aucun cas de l'enseignement d'une « théorie du genre ». De même, évoquer les « stéréotypes de genre » signifie expliquer aux enfants les clichés liés au genre, par exemple celui de la femme à la maison et cantonnée aux tâches ménagères. Il ne s'agit évidemment pas de « déguiser les petits garçons en filles », comme on le lit chez les anti-« gender ». La convention interministérielle de 2013 est d'ailleurs assez proche de celle qui avait cours depuis 2006, et qui n'était donc pas le fruit du travail du gouvernement actuel.

Troisième intox : un document distribué en primaire enseigne la « théorie du genre »

Pour mettre en place son programme de sensibilisation, l'Education nationale a distribué dix séquences pédagogiques, adaptables de la grande section de maternelle au CM2, expérimentés dans plus de 600 classes de 275 écoles.

Evidemment, pour les « anti-gender », ce document est un « cheval de Troie ». « Au nom de l'égalité, on veut traquer et chasser chez nos enfants, dès l'âge de 5 ans, tout comportement typiquement féminin ou masculin », dénonce Vigi Gender, le site qu'ils ont mis en place. Un tract de La Manif pour tous fustigeait « cette vision idéologique, dans la droite ligne des concepts gender. Elle revient à nier notre réalité biologique et culturelle et à déconstruire les repères élémentaires de nos enfants. Sous couvert de lutte pour l'égalité, c'est l'indifférenciation entre garçons et filles qui se profile ! ».

Il suffit pourtant de lire le site de l'ABCD, et particulièrement les outils pédagogiques mis à disposition des enseignants, pour constater qu'il n'y a pas là de quoi hurler au scandale – à moins de considérer que l'égalité entre femmes et hommes n'a pas sa place à l'école. Les activités proposées pour combattre les stéréotypes consistent en leur déconstruction : il n'y a pas des sports de filles et des sports de garçon, analyses d'œuvres d'art qui illustrent les différences de mode au travers des époques, etc.

Quatrième intox : la masturbation serait encouragée dès la maternelle

C'est l'un des derniers angles d'attaque des contempteurs de la supposée « théorie du genre » : l'Organisation mondiale de la santé (OMS) enjoindrait aux écoles et crèches d'« encourager la masturbation enfantine ». Pis, le document serait « un abrégé de corruption de mineurs inspiré par la théorie du genre ».

Ce rapport a été rédigé, à partir de 2008, par une vingtaine d'experts sous l'égide du ministère de la santé et de la politique sociale espagnol et du bureau européen de l'OMS. Il a été publié il y a plus de trois ans… mais n'a été popularisé que ces dernières semaines à la faveur de sa traduction en français par une institution suisse.


Selon ce document, l'éducation sexuelle informelle n'est pas suffisante pour garantir un niveau satisfaisant de santé sexuelle et ce afin que les individus puissent se « comporter en connaissance de cause, non seulement envers eux-mêmes, mais aussi envers la société ». Il rappelle l'état des connaissances sur le développement de la sexualité aux différents âges de l'enfant et appelle, justement, à différencier les discours à ses différents stades du développement :

« Lorsque l'on parle de comportements sexuels des enfants et des jeunes, il est primordial de garder à l'esprit que la sexualité des enfants est différente de celle des adultes et qu'il est faux d'analyser les comportements sexuels des enfants et des jeunes du point de vue de la sexualité des adultes. Les adultes donnent une signification sexuelle à certains comportements sur la base de leurs expériences d'adultes et trouvent parfois difficile de voir les choses du point de vue des enfants. Or, il est essentiel d'adopter ce point de vue. »

Aussi dressent-ils une liste de « standards » pour « promouvoir la santé sexuelle et à développer ou adapter des programmes d'éducation sexuelle à différents niveaux de développement et de formation ». Dans ce document de 70 pages, il y a six occurrences du terme « masturbation ». Il n'est à aucun moment question « d'encourager » les enfants à se masturber. En revanche, les auteurs du rapport rappellent qu'une forme d'autosexualité existe dès le plus jeune âge et qu'il conviendrait d'en informer les enfants qui en font la demande.

Rappelons enfin que dans sa version en vigueur depuis 2004, le code de l'éducation indique qu'« une information et une éducation à la sexualité sont dispensées dans les écoles, les collèges et les lycées à raison d'au moins trois séances annuelles et par groupes d'âge homogènes ».


Cinquième intox : le gouvernement voudrait interdire l'enseignement à domicile


Hystérie, approximations, alerte permanente au « totalitarisme » et à la « dictature », les « anti-gender » instaurent un climat dans lequel il est difficile de distinguer le vrai au milieu des outrances. Dernier cas en date : la prétendue volonté du gouvernement d'interdire l'enseignement à domicile. « La théorie du gender sera imposée à tous, quitte à interdire l'école à la maison », pouvait-on lire sur des sites proches du mouvement. L'information s'est évidemment très vite répandue.

Or, ici encore, on est dans la confusion complète et savamment entretenue. Les « anti » ne précisent en général jamais que le texte dont ils parlent n'est pas un projet de loi, mais une proposition. En clair, il n'émane pas du gouvernement, mais des parlementaires. Et, en l'espèce, il ne vient pas de parlementaires de gauche supposés vendus au « gender », mais des sénateurs UMP Hugues Portelli, Christian Cambon, Jacques Gautier, Hélène Masson-Maret, Michel Houel, Colette Mélot et Louis Pinton.

Leur idée est de limiter les possibilités d'enseignement à domicile pour éviter « une désocialisation volontaire, destinée à soumettre l'enfant, particulièrement vulnérable, à un conditionnement psychique, idéologique ou religieux ». Ils demandent qu'une scolarisation à domicile soit validée par un médecin agréé qui reconnaisse de réelles difficultés pour l'enfant à être scolarisé.

Cette proposition n'est donc pas une mesure que le gouvernement s'apprêterait à prendre : il s'agit d'une initiative parlementaire, issue des rangs de l'opposition de droite au Sénat, et qui n'a que peu de chances de devenir réalité dans l'immédiat.
Par Samuel Laurent et Jonathan Parienté


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