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 On en parle

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Morgan Kane
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MessageSujet: Re: On en parle   Sam 10 Nov - 10:00

Kitara a écrit:
Pour moi c'est surtout dû à des lobbies qui ne veulent surtout pas q'on touche à l'eur gâteau. Mais les conséquences sont énormes !

Oui, ce sont des lobbies, mais ces lobbies représentent les grandes entreprises et  les grands groupes financiers, contrôlés par les plus grosses fortunes, ou à leur service ….

En un mot, c'est le capitalisme !

Et une de leurs représentants est à la tête de l' Etat français !

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Nelly
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MessageSujet: Re: On en parle   Sam 17 Nov - 10:47

Nelly a écrit:

Pour ma part, chaque fois que je me rends en Allemagne, je compare. Il en résulte que, tantôt l'essence est plus chère d'un côté, tantôt de l'autre. Disons que les variations sont minimes, d'une manière générale.

En regardant notre canal local, à la télévision, j'ai appris qu'en Allemagne, les pompistes changeaient le prix du carburant en fonction du trafic : s'il y a beaucoup de monde, ils augmentent le prix, s'il y en a peu, ils le baissent et ce, en toute légalité. Certains ont avoué le changer jusqu'à 10 fois par jour !

C'était le première fois que j'entendais cela.

Ils paraît que cela fonctionne et qu'ils réussissent même à faire plus de bénéfice que lorsque le prix est figé.

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Morgan Kane
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MessageSujet: Re: On en parle   Dim 18 Nov - 18:41

Les préfectures ont reçu l'ordre de ne pas compter les gilets jaunes qui manifestaient hier. Le gouvernement préfère casser le thermomètre plutôt que mesurer la fièvre !

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Nelly
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MessageSujet: Re: On en parle   Lun 19 Nov - 9:19

Morgan Kane a écrit:
Les préfectures ont reçu l'ordre de ne pas compter les gilets jaunes qui manifestaient hier. Le gouvernement préfère casser le thermomètre plutôt que mesurer la fièvre !

Ca leur servira à quoi ? Shocked Nous verrons de toute manière les barrages dans les médias. Même sans être dénombrés, ce sera pareil. Cool

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Kitara
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MessageSujet: Re: On en parle   Lun 19 Nov - 21:33

Nelly a écrit:
Morgan Kane a écrit:
Les préfectures ont reçu l'ordre de ne pas compter les gilets jaunes qui manifestaient hier. Le gouvernement préfère casser le thermomètre plutôt que mesurer la fièvre !

Ca leur servira à quoi ? Shocked Nous verrons de toute manière les barrages dans les médias. Même sans être dénombrés, ce sera pareil. Cool

Les tentatives de manipulation deviennent de plus en plus évidente... N'habitant pas très loin de l'endroit où une manifestante est malheureusement décédée, ce que j'ai entendu dire et/ou relayé par des personnes qui étaient sur place n'a rien à voir avec ce qui a été expliqué par les médias... et plus ça va, plus j'entends des choses très contradictoires... pale
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MessageSujet: Re: On en parle   Mar 20 Nov - 10:17

Kitara a écrit:
Nelly a écrit:
Morgan Kane a écrit:
Les préfectures ont reçu l'ordre de ne pas compter les gilets jaunes qui manifestaient hier. Le gouvernement préfère casser le thermomètre plutôt que mesurer la fièvre !

Ca leur servira à quoi ? Shocked Nous verrons de toute manière les barrages dans les médias. Même sans être dénombrés, ce sera pareil. Cool

Les tentatives de manipulation deviennent de plus en plus évidente... N'habitant pas très loin de l'endroit où une manifestante est malheureusement décédée, ce que j'ai entendu dire et/ou relayé par des personnes qui étaient sur place n'a rien à voir avec ce qui a été expliqué par les médias... et plus ça va, plus j'entends des choses très contradictoires... pale

Nous avons été arrêté par deux fois, hier, par des barrages filtrants. Les gilets jaunes été tout à fait corrects. Ils ont bloqué l'accès à l'autoroute et envoyé tout le monde par les autres voies.

En même temps, quand des manifestations sans leader s'organisent, on ne sait pas du tout comment ce sera géré. On ne peut rien prévoir. Chacun fait ce qu'il veut, comme il veut.

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MessageSujet: Re: On en parle   Dim 25 Nov - 17:07


Avez-vous vu les scènes de violence des gilets jaunes ? Ils ne sont pas tous ainsi et pourtant, quelle image pour l'ensemble des manifestants !

C'est tellement dommage de ne pas pouvoir faire calmement la même chose.

De plus, je ne trouve pas normal que l'accès aux super ou hypermarchés soient bloqués. Le fait d'appauvrir ces grandes surfaces fera-t-il augmenter les retraites ou supprimer l'augmentation des taxes ? De plus, les petits commerces sont également impactés, de ce fait.

Etre présents dans le calme et la dignité serait tellement plus appréciable !

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marie-josé
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MessageSujet: Re: On en parle   Lun 26 Nov - 15:20

Nelly a écrit:

Avez-vous vu les scènes de violence des gilets jaunes ? Ils ne sont pas tous ainsi et pourtant, quelle image pour l'ensemble des manifestants !

C'est tellement dommage de ne pas pouvoir faire calmement la même chose.

De plus, je ne trouve pas normal que l'accès aux super ou hypermarchés soient bloqués. Le fait d'appauvrir ces grandes surfaces fera-t-il augmenter les retraites ou supprimer l'augmentation des taxes ? De plus, les petits commerces sont également impactés, de ce fait.

Etre présents dans le calme et la dignité serait tellement plus appréciable !

chez nous en wallonie la manifestation a tourné au drame.
Mais ce ne sont pas les giletrs jaunes,mais des grouppes de casseurs qui se melent dans la masse et portent aussi des gilets jaunes affin de passer inapperçus.

c'est le problèmes dans toutes les manifestation, tu auras toujours des casseurs qui sont là juste pour détruire.
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MessageSujet: Re: On en parle   Lun 26 Nov - 15:29

marie-josé a écrit:
Nelly a écrit:

Avez-vous vu les scènes de violence des gilets jaunes ? Ils ne sont pas tous ainsi et pourtant, quelle image pour l'ensemble des manifestants !

C'est tellement dommage de ne pas pouvoir faire calmement la même chose.

De plus, je ne trouve pas normal que l'accès aux super ou hypermarchés soient bloqués. Le fait d'appauvrir ces grandes surfaces fera-t-il augmenter les retraites ou supprimer l'augmentation des taxes ? De plus, les petits commerces sont également impactés, de ce fait.

Etre présents dans le calme et la dignité serait tellement plus appréciable !

chez nous en wallonie la manifestation a tourné au drame.
Mais ce ne sont pas les giletrs jaunes,mais des grouppes de casseurs qui se melent dans la masse et portent aussi des gilets jaunes affin de passer inapperçus.

Une nièce a été sérieusement intimidée par des gilets jaunes en allant travailler. Après l'avoir arrêtée, un bonhomme l'a sermonnée parce qu'elle n'avait pas posé son gilet jaune derrière son pare-brise. Il l'a incitée à le faire. Au moment où elle redémarrait, il s'est jeté sous ses roues, prétendant qu'elle l'avait renversé. D'autres sont venus à la rescousse, histoire de le relever. Ils l'ont finalement laissé repartir. Elle tremblait de tous ses membres. Quand elle est arrivée au travail, elle a raconté sa mésaventure. Une collègue avait sorti son Smartphone et lui a montré les mêmes individus passant la même scène qu'elle avait vécue sur Internet, au même endroit, mais avec beaucoup plus d'agressivité, car tous les agressés ne sont pas aussi calmes qu'elle l'avait été.

Et il s'agissait bien d'un groupe de gilets jaunes. Ils ne sont pas tous sympas !

marie-josé a écrit:
c'est le problèmes dans toutes les manifestation, tu auras toujours des casseurs qui sont là juste pour détruire.

Il faut y penser quand on organise ce genre de choses. Crying or Very sad

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MessageSujet: Re: On en parle   Mar 4 Déc - 18:19

Mais 68 est né d'une procédure disciplinaire menée contre des étudiants qui voulaient pouvoir accéder aux chambres de leurs copines en cité universitaire …..

La situation actuelle en France est facile à analyser :

1) Les gens n'ont pas assez d'argent pour vivre ;
2) Ils estiment que le système fiscal est injuste ;
3) Ils sentent que les classes supérieures les méprisent ;
4) Ils sentent que personne ne les écoute et ne prend soin de leurs besoins ;
Et ils ont raison. La dernière fois, c'était en 1789.

Quand je parle de gens, je ne parle pas du lumpen prolétariat, mais de la petite bourgeoisie, des travailleurs, des employés, des hommes d’affaires, des artisans. La révolution française n'a pas été faite par les plus pauvres des travailleurs, mais par les classes moyennes et par les artisans et les commerçants parisiens.

Je ne dis pas qu'il y aura une nouvelle révolution, mais que la situation peut exploser à tout moment. En 1789, les gens ne voulaient pas tuer le roi, mais un moyen plus raisonnable de gouverner, certains droits, être écoutés écouter et avoir assez à manger.

En ce qui concerne la violence, contrairement à ce que d'aucuns prétendent, elle est mesurée.

A titre d'exemple, entre les années 1880 et 1910, des révoltes extrêmement localisées ont eu lieu, des maisons de maître et des usines ont brûlé et, pourtant, les Cours d'assises ont été indulgentes dans l'ensemble.

http://www.wukali.com/Une-Belle-Epoque-entre-revoltes-et-repressions-violentes-2413#.XAbFB-SWwSk

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MessageSujet: On en parle   Mar 4 Déc - 18:55

Morgan Kane a écrit:
Mais 68 est né d'une procédure disciplinaire menée contre des étudiants qui voulaient pouvoir accéder aux chambres de leurs copines en cité universitaire …..

La situation actuelle en France est facile à analyser :

1) Les gens n'ont pas assez d'argent pour vivre ;
2) Ils estiment que le système fiscal est injuste ;
3) Ils sentent que les classes supérieures les méprisent ;
4) Ils sentent que personne ne les écoute et ne prend soin de leurs besoins ;
Et ils ont raison. La dernière fois, c'était en 1789.

Quand je parle de gens, je ne parle pas du lumpen prolétariat, mais de la petite bourgeoisie, des travailleurs, des employés, des hommes d’affaires, des artisans. La révolution française n'a pas été faite par les plus pauvres des travailleurs, mais par les classes moyennes et par les artisans et les commerçants parisiens.

Je ne dis pas qu'il y aura une nouvelle révolution, mais que la situation peut exploser à tout moment. En 1789, les gens ne voulaient pas tuer le roi, mais un moyen plus raisonnable de gouverner, certains droits, être écoutés écouter et avoir assez à manger.

En ce qui concerne la violence, contrairement à ce que d'aucuns prétendent, elle est mesurée.

A titre d'exemple, entre les années 1880 et 1910, des révoltes extrêmement localisées ont eu lieu, des maisons de maître et des usines ont brûlé et, pourtant, les Cours d'assises ont été indulgentes dans l'ensemble.

http://www.wukali.com/Une-Belle-Epoque-entre-revoltes-et-repressions-violentes-2413#.XAbFB-SWwSk

Je suis d'accord avec cette analyse. Je trouve que ce qui ressort surtout de tous ces mouvement, c'est le sentiment d'être méprisé. C'est le résultat d'années où les politiques se sont repliés sur eux même, en mettant en place un système de privilèges qui ressemble de plus en plus à une monarchie entourée de sa cour.

Alors pour trouver des réponses rapides au sentiment de mépris, je souhaite bien du courage au gouvernement !
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MessageSujet: Re: On en parle   Mer 5 Déc - 10:03

Morgan Kane a écrit:
Mai 68 est né d'une procédure disciplinaire menée contre des étudiants qui voulaient pouvoir accéder aux chambres de leurs copines en cité universitaire …..

J'ignorais que c'était la cause du démarrage !  Shocked

Morgan Kane a écrit:
La situation actuelle en France est facile à analyser :

1) Les gens n'ont pas assez d'argent pour vivre ;
2) Ils estiment que le système fiscal est injuste ;
3) Ils sentent que les classes supérieures les méprisent ;
4) Ils sentent que personne ne les écoute et ne prend soin de leurs besoins ;
Et ils ont raison. La dernière fois, c'était en 1789.

Quand je parle de gens, je ne parle pas du lumpen prolétariat, mais de la petite bourgeoisie, des travailleurs, des employés, des hommes d’affaires, des artisans. La révolution française n'a pas été faite par les plus pauvres des travailleurs, mais par les classes moyennes et par les artisans et les commerçants parisiens.

Actuellement, il y a d'autres classes sociales dans les rues. Les SMICARDS ont du mal à vivre, pourtant ils travaillent, et les entreprises n'ont pas les moyens de mieux les payer.

Morgan Kane a écrit:
En ce qui concerne la violence, contrairement à ce que d'aucuns prétendent, elle est mesurée.

Tu trouves que ce qui s'est passé sur les Champs était mesuré ? Le tabassage des CRS aussi ?  Shocked

Morgan Kane a écrit:
A titre d'exemple, entre les années 1880 et 1910, des révoltes extrêmement localisées ont eu lieu, des maisons de maître et des usines ont brûlé et, pourtant, les Cours d'assises ont été indulgentes dans l'ensemble.

http://www.wukali.com/Une-Belle-Epoque-entre-revoltes-et-repressions-violentes-2413#.XAbFB-SWwSk

Les périodes sont différentes car à l'époque, il y avait beaucoup d'illettrés. Et même si, en ce temps-là, les Cours d'assises ont fait preuve d'indulgence, ce n'est pas une raison pour aller aussi loin.

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MessageSujet: Re: On en parle   Mer 5 Déc - 20:28

QUELQUES REFLEXIONS SUR LE MOUVEMENT DES GILETS JAUNES, SUR SON IMPORTANCE, ET SUR LE MÉPRIS ET L'EXTRÊME VIOLENCE À LAQUELLE ON ASSISTE AUJOURD'HUI A L'ÉGARD DES CLASSES POPULAIRES

Edouard Louis

Depuis quelques jours j'essaye d'écrire un texte sur et pour les gilets jaunes, mais je n'y arrive pas. Quelque chose dans l'extrême violence et le mépris de classe qui s'abattent sur ce mouvement me paralyse, parce que, d'une certaine façon, je me sens personnellement visé.

J'ai du mal à décrire le choc que j'ai ressenti quand j'ai vu apparaitre les premières images des gilets jaunes. Je voyais sur les photos qui accompagnaient les articles des corps qui n'apparaissent presque jamais dans l'espace public et médiatique.

Des corps souffrants, ravagés par le travail, par la fatigue, par la faim, par l'humiliation permanente des dominants à l’égard des dominés, par l'exclusion sociale et géographique, je voyais des corps fatigués, des mains fatiguées, des dos broyés, des regards épuisés.

La raison de mon bouleversement, c'était bien-sûr ma détestation de la violence du monde social et des inégalités, mais aussi, et peut-être avant tout, parce que ces corps que je voyais sur les photos ressemblaient aux corps de mon père, de mon frère, de ma tante.

Ils ressemblaient aux corps de ma famille, des habitants du village où j'ai vécu pendant mon enfance, de ces gens à la santé dévastée par la misère et la pauvreté, et qui justement répétaient toujours, tous les jours de mon enfance « nous on ne compte pour personne, personne ne parle de nous ».

- d’où le fait que je me sentais personnellement visé par le mépris et la violence de la bourgeoisie qui se sont immédiatement abattus sur ce mouvement. Parce que, en moi, pour moi, chaque personne qui insultait un gilet jaune insultait mon père.

Tout de suite, dès la naissance de ce mouvement, nous avons vu dans les médias des "experts" et des "politiques" diminuer, condamner, se moquer des gilets jaunes et de la révolte qu’ils incarnent.
Je voyais défiler sur les réseaux sociaux les mots "barbares", "abrutis", "ploucs", "irresponsables". Les médias parlaient de la "grogne" des gilets jaunes : les classes populaires ne se révoltent pas, non, elles grognent, comme des bêtes.

J'entendais parler de la "violence de ce mouvement" quand une voiture était brulée ou une vitrine cassée, une statue dégradée.

Phénomène habituel de perception différentielle de la violence : une grande partie du monde politique et médiatique voudrait nous faire croire que la violence, ce n'est pas les milliers de vie détruites et réduites à la misère par la politique, mais quelques voitures brûlées.

Il faut vraiment n'avoir jamais connu la misère pour pouvoir penser qu'un tag sur un monument historique est plus grave que l'impossibilité de se soigner, de vivre, de se nourrir ou de nourrir sa famille.
Les gilets jaunes parlent de faim, de précarité, de vie et de mort. Les "politiques" et une partie des journalistes répondent : "des symboles de notre République ont été dégradés". Mais de quoi parlent ces gens ? Comment osent-ils ?? D’où viennent-ils ??

Les médias parlent aussi du racisme et de l'homophobie chez les gilets jaunes. De qui se moquent-ils ? Je ne veux pas parler de mes livres, mais il est intéressant de noter que chaque fois que j'ai publié un roman, j'ai été accusé de stigmatiser la France pauvre et rurale.

Justement parce que j’évoquais l'homophobie et le racisme présents dans le village de mon enfance. Des journalistes qui n'avaient jamais rien fait pour les classes populaires s'indignaient et se mettaient tout à coup à jouer les défenseurs des classes populaires.

Pour les dominants, les classes populaires représentent la classe-objet par excellence, pour reprendre l'expression de Pierre Bourdieu ; objet manipulable du discours : de bons pauvres authentiques un jour, des racistes et des homophobes le lendemain.

Dans les deux cas, la volonté sous-jacente est la même : empêcher l'émergence d'une parole des classes populaires, sur les classes populaires. Tant pis s'il faut se contredire du jour au lendemain, pourvu qu'ils se taisent.

Bien-sûr, il y a eu des propos et des gestes homophobes et racistes au sein des gilets jaunes, mais depuis quand est-ce que ces médias et ces "politiques" se soucient du racisme et de l'homophobie ? Depuis quand ?

Qu'est-ce qu’ils ont fait contre le racisme ? Est-ce qu'ils utilisent le pouvoir dont ils disposent pour parler d'Adama Traoré et du comité Adama ? Est-ce qu'ils parlent des violences policières qui s’abattent tous les jours sur les Noirs et les Arabes en France ?

Est-ce qu'ils n'ont pas donné une tribune à Frigide Barjot et à Monseigneur je-ne-sais-plus-combien au moment du mariage pour tous, et, en faisant cela, est-ce qu'ils n'ont pas rendu l'homophobie possible et normale sur les plateaux de télé ?

Quand les classes dominantes et certains médias parlent d'homophobie et de racisme dans le mouvement des gilets jaunes, ils ne parlent ni d'homophobie ni de racisme. Ils disent : "Pauvres, taisez-vous ! ".

Par ailleurs, le mouvement des gilets jaunes est encore un mouvement à construire, son langage n'est pas encore fixé : s'il existe de l'homophobie ou du racisme parmi les gilets jaunes, c'est notre responsabilité de transformer ce langage.

Il y a différentes manières de dire : "Je souffre" : un mouvement social, c'est précisément ce moment où s'ouvre la possibilité que ceux qui souffrent ne disent plus :" Je souffre à cause de l'immigration et de ma voisine qui touche des aides sociales ».

Mais : "Je souffre à cause de celles et ceux qui gouvernent. Je souffre à cause du système de classe, à cause d'Emmanuel Macron et Edouard Philippe." Le mouvement social, c'est un moment de subversion du langage, un moment où les vieux langages peuvent vaciller.

C'est ce qui se passe aujourd'hui : on assiste depuis quelques jours à une reformulation du vocabulaire des gilets jaunes. On entendait uniquement parler au début de l’essence, et parfois des mots déplaisants apparaissaient, comme « les assistés ». On entend désormais les mots inégalités, augmentation des salaires, injustices.

Ce mouvement doit continuer, parce qu'il incarne quelque chose de juste, d’urgent, de profondément radical, parce que des visages et des voix qui sont d'habitude astreints à l'invisibilité sont enfin visibles et audibles.

Le combat ne sera pas facile : on le voit, les gilets jaunes représentent une sorte de test de Rorschach sur une grande partie de la bourgeoisie ; ils les obligent à exprimer leur mépris de classe et leur violence que d’habitude ils n’expriment que de manière détournée, ce mépris qui a détruit tellement de vies autour de moi, qui continue d’en détruire, et de plus en plus, ce mépris qui réduit au silence et qui me paralyse au point de ne pas réussir à écrire le texte que je voudrais écrire, à exprimer ce que je voudrais exprimer.

Mais nous devons gagner : nous sommes nombreuses et nombreux à se dire qu’on ne pourrait pas supporter une défaite de plus pour la gauche, et donc pour celles et ceux qui souffrent.


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MessageSujet: Re: On en parle   Mer 5 Déc - 22:08

Cet article est excellent ! Top !
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MessageSujet: Re: On en parle   Jeu 6 Déc - 10:06

L'article est très long et je ne suis pas d'accord sur tout. Dès le départ, les gilets jaunes m'ont été sympathiques et leur récriminations compréhensibles et logiques, mais je trouve qu'il y a un mélange de nombreuses choses.

Parce qu'on a des réclamations justifiées, faut-il empêcher d'autres "petits" de travailler, de gagner leur vie ? Ne sont-ils pas au même niveau citoyen et travailleur que d'autres (gilets jaunes) ? Faut-il les traiter de la même manière que certains gilets jaunes ont probablement été traités à un moment ou un autre de leur vie ?

J'ai travaillé dans le privé et je fais partie de ceux à qui on ne donnait jamais la parole. Aujourd'hui retraitée, je fais partie de ceux qu'on ponctionne et je ne le trouve pas normal, pas à une telle échelle. Je me souviens du moment où le calcul de notre retraite est passée des 10 meilleures années aux 25 meilleurs années de revenu du temps de travail. C'est passé comme une lettre à la poste, parce qu'il n'y avait aucune organisation pour manifester. Même le premier ministre en place en a été surpris.



Si l'auteur de cet article met les casseurs au même niveau que les gilets jaunes, je ne le suis absolument pas. Le vitrines cassées ont entraîné le vol des matières s'y trouvant, les voitures brûlées appartiennent à des gens comme eux qui n'ont pas forcément les moyens de s'en racheter une, l'argus de l'assurance étant insuffisant. Peut-on être fier de rajouter de la pauvreté à la pauvreté ?

Et quand on dégrade les monuments publics, comme l'Arc de Triomphe, on s'en prend au Patrimoine National. Qui va payer les réparations ? Nous tous, voyons !

Où est la logique ?

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MessageSujet: Re: On en parle   Hier à 10:50

Nelly a écrit:
marie-josé a écrit:
Nelly a écrit:
anémone a écrit:
Une question parfois me laisse perplexe: est-ce moi, ou les autres qui sont fous ?
Albert Einstein

En ce moment, nous vivons dans une période de folie, bien difficile...

Nous devons tous l'être, à un moment ou un autre. L'ennui est que nous ne le sommes pas de la même manière. Et puis, un brin de folie, ça va, mais trop… bonjour les dégâts !

une douce folie a toujours fait partie de ma vie!

Je confirme, pour ce que j'en connais !  Laughing Mais dans la période actuelle, cette folie n'est pas douce et touche aux autres. C'est autre chose.

marie-josé a écrit:
Cela ne m'a pas empêcher de faire ce que j'avais a faire. cheers

A ta manière, sans doute. Je suppose qu'elle ne convient pas forcément à tout le monde. Il en est de même pour moi.

cette folie actuelle ,je ne le cautionne pas,mais je la comprend.
après autant d'années de promesses,de mensonges ,de mal gestion(juste au profit de ceux qui dirige) je comprend que le peuple se rebif.
toutes les cathégories de personnes sont touchées! il n'est plus possible de vivre correctement,surtout quand on est petitis pensionnés et que la maladie vous oblige a survivre avec des médicaments qui nous sont de moins en moins remboursés?les jeunes parents ont la vie dur,la classe moyenne commence a également ressentir ce malvivre.Ce sont dans la plus part des pays ,juste les GRANDES FORTUNES qui elles sont encore plus riches?Les patrons du cac 40 sont de plus en plus payer alors que les ouvriers doivent toujours faire plus d'efforts?
Ce ral-bol est justifier a 100% , mais pas les dégradations,et les attaques des forces de l'ordre qui elles ne font que leur boulot et qui elles aussi se retrouvent mal payé,peut de repos car trop peu d'effectif etc etc etc .

Les temps sont dangereux ,car quand le PEUPLE sort dans la rue et ce partout au monde ,cela peut dégénérer et ça n'aide personne.


Dernière édition par marie-josé le Jeu 13 Déc - 12:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: On en parle   Hier à 21:50

Marie-José a écrit:
Ce ral-bol est justifier a 100% , mais pas les dégradations,et les attaques des forces de l'ordre qui elles ne font que leur boulot et qui elle aussi se retrouve mal payé,peut de repos car trop peu d'effectif etc etc etc .

Le problème est que si la contestation ne s'exprime pas de manière violente, elle n'est pas entendue. Les syndicats, notamment, ont fait entendre ces revendications, sans violence, et n'ont aucune autre réponse que le mépris…. .

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MessageSujet: On en parle   Aujourd'hui à 13:03

Morgan Kane a écrit:
Marie-José a écrit:
Ce ral-bol est justifier a 100% , mais pas les dégradations,et les attaques des forces de l'ordre qui elles ne font que leur boulot et qui elle aussi se retrouve mal payé,peut de repos car trop peu d'effectif etc etc etc .

Le problème est que si la contestation ne s'exprime pas de manière violente, elle n'est pas entendue.  Les syndicats, notamment, ont fait entendre ces revendications, sans violence, et n'ont aucune autre réponse que le mépris…. .

Le peuple qui se solidarise et tous ensemble bloque les routes ,manifeste etc.....OUI!mais pas les degration des commerces,des voitures ,les blessés etc...….cela coûte aux contribuable,dons à nous tous et offre que peut de credit à ces mouvements, on peut très bien geler tout le pays ,sans violence, le tout est de bien s'organiser .
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