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 La Puissance de l'acceptation

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Kitara
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MessageSujet: La Puissance de l'acceptation   Lun 30 Juil - 19:28

Je viens de lire ce livre de Lise Bourdeau, le même auteur qui avait aussi publié le très célébre livre : Les cinq blessures qui empêchent d'être soi-même

La Puissance de l'acceptation
Citation :
Ce livre révèle le cœur de l'enseignement de Lise Bourbeau : la clef du bonheur est de pratiquer l'acceptation de ce que nous sommes. Cessons de nous blâmer ou de critiquer les autres, mais apprenons à nous écouter. Grâce à Lise Bourbeau vous saurez comment faire la différence entre accepter, se soumettre et comprendre. Vous découvrirez le sens de l'amour véritable – que nous confondons trop souvent avec le dévouement, la pitié ou la passion.

J'ai trouvé cet ouvrage vraiment intéressant, et plein de bons enseignements, même si souvent il ne s'agit que de mettre des mots sur des actions que je fais déjà.

Il a aussi l'avantage d'éclaircir des expressions très utilisées, mais mal utilisées et mal comprises bien souvent.
Parler d'acceptation à son entourage, c'est pas facile, la principale réponse qu'on a : ah ben s'il faut tout accepter, où on va ? et les meurtres, on doit aussi les accepter ?

Bien entendu, cette notion d'acceptation, ce n'est pas du tout ça. C'est en lien avec le "lâcher-prise" (expression que je n'aime pas tant elle a été utilisée à toutes les sauces) : On pourrait définir l'acceptation comme le fait de décider que quoi qu'il arrive, on sera bien. Mais bien sur, ça n’empêche pas de se défendre si besoin, mais ça implique de ne pas se prendre la tête pour les choses sur lesquelles on n'a pas la main.

Ce livre est facile à lire, il y a des synthèses à la fin de chaque chapitre, je vous le conseille, c'est un bon livre de vacances !
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Nelly
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MessageSujet: Re: La Puissance de l'acceptation   Mar 31 Juil - 14:05

Kitara a écrit:
Je viens de lire ce livre de Lise Bourdeau, le même auteur qui avait aussi publié le très célébre livre : Les cinq blessures qui empêchent d'être soi-même

La Puissance de l'acceptation

Curieux, mais la référence du livre n'apparaît qu'en citant ou prévisualisant. Bizarre !
Je remets : https://www.amazon.fr/Puissance-lacceptation-Lise-BOURBEAU/dp/2266268171

Kitara a écrit:
Citation :
Ce livre révèle le cœur de l'enseignement de Lise Bourbeau : la clef du bonheur est de pratiquer l'acceptation de ce que nous sommes. Cessons de nous blâmer ou de critiquer les autres, mais apprenons à nous écouter. Grâce à Lise Bourbeau vous saurez comment faire la différence entre accepter, se soumettre et comprendre. Vous découvrirez le sens de l'amour véritable – que nous confondons trop souvent avec le dévouement, la pitié ou la passion.

J'ai trouvé cet ouvrage vraiment intéressant, et plein de bons enseignements, même si souvent il ne s'agit que de mettre des mots sur des actions que je fais déjà.

Il a aussi l'avantage d'éclaircir des expressions très utilisées, mais mal utilisées et mal comprises bien souvent.
Parler d'acceptation à son entourage, c'est pas facile, la principale réponse qu'on a : ah ben s'il faut tout accepter, où on va ? et les meurtres, on doit aussi les accepter ?

Il est exact qu'il nous arrive d'agir sans savoir si c'est bon ou pas, s'il faut réagir à certaines situations ou les laisser pourrir. Mettre des mots peut s'avérer intéressant.

Bien évidemment que nous sommes parfois obligés d'accepter ! Tout ? Non, certainement pas. Mais que de conflits pourraient être évités si chacun prenait le temps d'accepter, de relativiser, de comprendre.

Oui, notre entourage a des défauts et oui, il faut en accepter beaucoup. Nous sommes tous différents et c'est très bien. Nous avons souvent plus de facilité à accepter les différences de ceux que nous apprécions que de ceux que nous n'aimons guère.

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MessageSujet: Re: La Puissance de l'acceptation   Mar 31 Juil - 14:09

Afin de permettre à celles qui n'ont pas l'habitude citer en plusieurs fois de s'exprimer, je fais un autre post :

Kitara a écrit:
Bien entendu, cette notion d'acceptation, ce n'est pas du tout ça. C'est en lien avec le "lâcher-prise" (expression que je n'aime pas tant elle a été utilisée à toutes les sauces) : On pourrait définir l'acceptation comme le fait de décider que quoi qu'il arrive, on sera bien. Mais bien sur, ça n’empêche pas de se défendre si besoin, mais ça implique de ne pas se prendre la tête pour les choses sur lesquelles on n'a pas la main.

Le lâcher-prise est important et, même si on le met à toutes les sauces, comme tu dis, il peut être important de le creuser. Il y a ce qu'on dit facilement et ce à quoi on réfléchit au préalable.

Savoir lâcher-prise ! Tout un programme.

Je ne saurais pas décider que, quoi qu'il arrive, je serai bien ! J'aimerais beaucoup, mais ce n'est pas dans ma nature profonde. Pour moi, il faut de l'organisation et que ça roule dans le bon sens. J'ai parfaitement conscience que j'en fais trop, que j'angoisse pour des bêtises, mais je suis incapable de le contrôler.

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MessageSujet: Re: La Puissance de l'acceptation   Mar 31 Juil - 14:11

Kitara a écrit:
 Mais bien sur, ça n’empêche pas de se défendre si besoin, mais ça implique de ne pas se prendre la tête pour les choses sur lesquelles on n'a pas la main.

Ne pas se prendre la tête pour des choses que lesquelles on n'a pas la main ! scratch C'est absolument logique, mais quand ça touche à quelqu'un qui nous est proche, comme nos enfants, comment laisser tomber ? Ne vous arrive-t-il jamais de savoir que vous ne pouvez rien pour eux, mais de vous inquiéter quand même ?

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MessageSujet: Re: La Puissance de l'acceptation   Mar 31 Juil - 14:21

Nelly a écrit:

Bien évidemment que nous sommes parfois obligés d'accepter ! Tout ? Non, certainement pas. Mais que de conflits pourraient être évités si chacun prenait le temps d'accepter, de relativiser, de comprendre.


Il est aussi important de penser à cette nuance : accepter, ça ne veux pas dire : ne pas agir.

Ca veut dire que si quelque chose ne nous convient pas et qu'on peut agir pour le changer, il faut le faire. Mais ça n’empêche pas d'accepter le fait d'avoir à faire face à cette situation.

Ca aussi, c'est une nuance essentielle... Avez vous remarqué que face à un problème, on peut avoir 2 attitudes : -faire ce qu'il faut et accepter de le faire comme un aléa de la vie ou -faire ce qu'il faut et pester, être contrarié, se crisper, ressentir de l'injustice, etc...

Dans les 2 cas, on fait... mais pas dans les mêmes conditions !
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MessageSujet: Re: La Puissance de l'acceptation   Mar 31 Juil - 14:24

Nelly a écrit:
Afin de permettre à celles qui n'ont pas l'habitude citer en plusieurs fois de s'exprimer, je fais un autre post :

Kitara a écrit:
Bien entendu, cette notion d'acceptation, ce n'est pas du tout ça. C'est en lien avec le "lâcher-prise" (expression que je n'aime pas tant elle a été utilisée à toutes les sauces) : On pourrait définir l'acceptation comme le fait de décider que quoi qu'il arrive, on sera bien. Mais bien sur, ça n’empêche pas de se défendre si besoin, mais ça implique de ne pas se prendre la tête pour les choses sur lesquelles on n'a pas la main.

Le lâcher-prise est important et, même si on le met à toutes les sauces, comme tu dis, il peut être important de le creuser. Il y a ce qu'on dit facilement et ce à quoi on réfléchit au préalable.

Savoir lâcher-prise ! Tout un programme.

Je ne saurais pas décider que, quoi qu'il arrive, je serai bien ! J'aimerais beaucoup, mais ce n'est pas dans ma nature profonde. Pour moi, il faut de l'organisation et que ça roule dans le bon sens. J'ai parfaitement conscience que j'en fais trop, que j'angoisse pour des bêtises, mais je suis incapable de le contrôler.

L'acceptation n'est pas du tout non plus à l'encontre de l'organisation. Ce principe n'implique pas qu'on en fasse moins que ce qu'on a l’habitude de faire (je suis comme toi à ce niveau-là).
Par contre, cela change l'approche qu'on va avoir au sein de notre organisation.

Ca pourrait aussi correspondre au moment où on se dit : "voilà, c'est fait tout ce que j'ai pu pour organiser, anticiper, maintenant, voque la galère"

Ca m'est arrivé souvent dans ma vie ce moment-là, bien avant que je prenne conscience de ce concept !
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MessageSujet: Re: La Puissance de l'acceptation   Mar 31 Juil - 14:32

Nelly a écrit:
Kitara a écrit:
 Mais bien sur, ça n’empêche pas de se défendre si besoin, mais ça implique de ne pas se prendre la tête pour les choses sur lesquelles on n'a pas la main.

Ne pas se prendre la tête pour des choses que lesquelles on n'a pas la main ! scratch C'est absolument logique, mais quand ça touche à quelqu'un qui nous est proche, comme nos enfants, comment laisser tomber ? Ne vous arrive-t-il jamais de savoir que vous ne pouvez rien pour eux, mais de vous inquiéter quand même ?

Par rapport aux enfants, je peux t'en parler.. Un de mes fils, celui qui a 21 ans est hyperactif, a été traité pendant longtemps et m'a fait passer des moments très difficiles quand il était petit (du genre se jeter sous les camions)

Quand il avait 5 ou 6 ans, je me souviens m'être dit que cet enfant ne pourrait pas arriver vivant à l'age adulte tant il prenait des risques... je te laisse imaginer ce que ça peut faire à une mère...

Mais ça m'a vraiment fait relativiser ! Il est maintenant grand, fort et stable (plus ou moins) et quand je ne peux rien, je ne m'angoisse plus pour lui ! Je l'ai mené à l'age adulte en lui donnant les outils pour dépasser ses difficultés, je trouve que j'ai fait ce que j'avais à faire.
Je continue à faire tout ce que je peux, mais le reste, je me force à ne pas y penser quand l'idée me vient.

Quelque part, je lui renvois sa responsabilité, tout en assumant la mienne (toujours à 200%) mais avec une limite : celle où je n'ai plus la main.

Le concept de responsabilité est important dans ce livre.
Bien souvent, on endosse une responsabilité qui n'est pas la notre et cela nous fait souffrir car justement, ce n'est pas la notre.
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MessageSujet: Re: La Puissance de l'acceptation   Mar 31 Juil - 14:35

Kitara a écrit:
Nelly a écrit:

Bien évidemment que nous sommes parfois obligés d'accepter ! Tout ? Non, certainement pas. Mais que de conflits pourraient être évités si chacun prenait le temps d'accepter, de relativiser, de comprendre.

Il est aussi important de penser à cette nuance : accepter, ça ne veux pas dire : ne pas agir.

Ca veut dire que si quelque chose ne nous convient pas et qu'on peut agir pour le changer, il faut le faire. Mais ça n’empêche pas d'accepter le fait d'avoir à faire face à cette situation.

En général, quand on peut agir, il est plus facile d'accepter. Cela peut être dur, au départ, mais le fait même d'agir nous oblige à nous mettre dans l'"autre" situation.

Kitara a écrit:
Ca aussi, c'est une nuance essentielle... Avez vous remarqué que face à un problème, on peut avoir 2 attitudes : -faire ce qu'il faut et accepter de le faire comme un aléa de la vie ou -faire ce qu'il faut et pester, être contrarié, se crisper, ressentir de l'injustice, etc...

Tous ces sentiments, ces émotions, peuvent nous passer par la tête avant de réagir. Ce peut être très fugace. Après, la situation du moment peut également avoir une incidence sur notre réaction.

Pour ma part, quand j'ai tracé la ligne devant aboutir à quelque chose de précis, j'ai du mal quand il y a un gros accroc dû à imprévu ou à quelqu'un qui n'y connaît rien. Ma première réaction sera de m'énerver avant d'essayer de trouver une autre solution en étant d'autant plus vigilante.

Il me revient une (grosse) difficulté rencontrée par un de mes collègues : son fils allait se marier, toutes les invitations étaient lancées, le restaurant réservé, naturellement, etc. Or, un mois avant le mariage, la famille a appris, tout à fait par hasard, que le restaurant allait fermer pour travaux faits par le propriétaire. Personne n'avait pris la peine de prévenir pour le mariage.

Ca a été un gros chamboulement. Le restaurant pour 50 personnes avait été réservé plusieurs mois à l'avance et il n'est pas simple de trouver encore quelque chose de libre pour tout ce monde en aussi peu de temps.
Ils ont fini par trouver, mais quel stress !

Kitara a écrit:
Dans les 2 cas, on fait... mais pas dans les mêmes conditions !

Ah, si on avait toujours le choix, mais le tempérament demeure, même si on y travaille !  Wink

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MessageSujet: Re: La Puissance de l'acceptation   Mar 31 Juil - 14:48

Kitara a écrit:
Nelly a écrit:
Kitara a écrit:
 Mais bien sur, ça n’empêche pas de se défendre si besoin, mais ça implique de ne pas se prendre la tête pour les choses sur lesquelles on n'a pas la main.

Ne pas se prendre la tête pour des choses que lesquelles on n'a pas la main ! scratch C'est absolument logique, mais quand ça touche à quelqu'un qui nous est proche, comme nos enfants, comment laisser tomber ? Ne vous arrive-t-il jamais de savoir que vous ne pouvez rien pour eux, mais de vous inquiéter quand même ?

Par rapport aux enfants, je peux t'en parler.. Un de mes fils, celui qui a 21 ans est hyperactif, a été traité pendant longtemps et m'a fait passer des moments très difficiles quand il était petit (du genre se jeter sous les camions)

Quand il avait 5 ou 6 ans, je me souviens m'être dit que cet enfant ne pourrait pas arriver vivant à l'age adulte tant il prenait des risques... je te laisse imaginer ce que ça peut faire à une mère...

Je n'ose pas, c'est atroce. On ne peut pas le quitter des yeux une seconde !  Shocked

Kitara a écrit:
Mais ça m'a vraiment fait relativiser ! Il est maintenant grand, fort et stable (plus ou moins) et quand je ne peux rien, je ne m'angoisse plus pour lui ! Je l'ai mené à l'age adulte en lui donnant les outils pour dépasser ses difficultés, je trouve que j'ai fait ce que j'avais à faire.
Je continue à faire tout ce que je peux, mais le reste, je me force à ne pas y penser quand l'idée me vient.

J'ai un neveu, nettement plus âgé que ton fils. Je ne sais pas si on peut le qualifier d'hyperactif, mais il ne tenait pas en place, gamin. Dans notre impasse, jouaient trois filles. Dès qu'elles voyaient arriver mon filleul, elles se sauvaient. Il leur mettait par exemple du sable plein les yeux et adorait cela ! Aujourd'hui, c'est le plus gentil des garçons (hommes). Il est marié et a deux filles. Il s'occupe de sa famille comme on n'aurait pas pu l'imaginer, à l'époque !

Kitara a écrit:
Quelque part, je lui renvois sa responsabilité, tout en assumant la mienne (toujours à 200%) mais avec une limite : celle où je n'ai plus la main.

S'il s'agit de choses dépendant de lui-même, il lui faut effectivement les assumer, mais des situations plutôt indépendantes de sa volonté peuvent surgir : problèmes au travail, chômage, vie de famille perturbée. Il n'est sans doute pas encore concerné, vu son âge, mais rien n'est jamais joué !

Kitara a écrit:
Le concept de responsabilité est important dans ce livre.
Bien souvent, on endosse une responsabilité qui n'est pas la notre et cela nous fait souffrir car justement, ce n'est pas la notre.

Pour nos enfants, nous devrions assumer moins de responsabilités que ce que nous avons tendance à faire : "Il tient cela de toi, de moi ; il aurait fallu faire ainsi, ou autrement !" Nous culpabilisons par la force des choses, tout en ignorant totalement ce qui se serait passé si nous avions agi différemment.

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MessageSujet: Re: La Puissance de l'acceptation   Mar 31 Juil - 16:39

Nelly a écrit:
Kitara a écrit:
Nelly a écrit:

Bien évidemment que nous sommes parfois obligés d'accepter ! Tout ? Non, certainement pas. Mais que de conflits pourraient être évités si chacun prenait le temps d'accepter, de relativiser, de comprendre.

Il est aussi important de penser à cette nuance : accepter, ça ne veux pas dire : ne pas agir.

Ca veut dire que si quelque chose ne nous convient pas et qu'on peut agir pour le changer, il faut le faire. Mais ça n’empêche pas d'accepter le fait d'avoir à faire face à cette situation.

En général, quand on peut agir, il est plus facile d'accepter. Cela peut être dur, au départ, mais le fait même d'agir nous oblige à nous mettre dans l'"autre" situation.

C'est certain, c'est toujours plus difficile d'accepter une situation quand on peut se mettre dans l'action. Quand on ne peut pas, c'est bien plus difficile à supporter.

Je crois que le pire c'est quand on ne sait pas si on peut ou pas faire quelque chose... et encore un degré au dessus, c'est quand on sait qu'une personne pourrait nous le dire mais qu'elle ne le fait pas !

Nelly a écrit:
Kitara a écrit:
Ca aussi, c'est une nuance essentielle... Avez vous remarqué que face à un problème, on peut avoir 2 attitudes : -faire ce qu'il faut et accepter de le faire comme un aléa de la vie ou -faire ce qu'il faut et pester, être contrarié, se crisper, ressentir de l'injustice, etc...

Tous ces sentiments, ces émotions, peuvent nous passer par la tête avant de réagir. Ce peut être très fugace. Après, la situation du moment peut également avoir une incidence sur notre réaction.

Pour ma part, quand j'ai tracé la ligne devant aboutir à quelque chose de précis, j'ai du mal quand il y a un gros accroc dû à imprévu ou à quelqu'un qui n'y connaît rien. Ma première réaction sera de m'énerver avant d'essayer de trouver une autre solution en étant d'autant plus vigilante.

Il me revient une (grosse) difficulté rencontrée par un de mes collègues : son fils allait se marier, toutes les invitations étaient lancées, le restaurant réservé, naturellement, etc. Or, un mois avant le mariage, la famille a appris, tout à fait par hasard, que le restaurant allait fermer pour travaux faits par le propriétaire. Personne n'avait pris la peine de prévenir pour le mariage.

Ca a été un gros chamboulement. Le restaurant pour 50 personnes avait été réservé plusieurs mois à l'avance et il n'est pas simple de trouver encore quelque chose de libre pour tout ce monde en aussi peu de temps.
Ils ont fini par trouver, mais quel stress !

Kitara a écrit:
Dans les 2 cas, on fait... mais pas dans les mêmes conditions !

Ah, si on avait toujours le choix, mais le tempérament demeure, même si on y travaille !  Wink


C'est ça, il faut y travailler... tu te doute bien que si j'ai besoin de lire ce genre de livre, c'est que j'ai besoin de le faire aussi !

Mais pour avoir déjà fait quelques pas, j sais que le bénéfice q'on en tire est important, ça vaut le coup de s'y mettre !
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MessageSujet: Re: La Puissance de l'acceptation   Mar 31 Juil - 16:50

Nelly a écrit:
Kitara a écrit:
Nelly a écrit:
Kitara a écrit:
 Mais bien sur, ça n’empêche pas de se défendre si besoin, mais ça implique de ne pas se prendre la tête pour les choses sur lesquelles on n'a pas la main.

Ne pas se prendre la tête pour des choses que lesquelles on n'a pas la main ! scratch C'est absolument logique, mais quand ça touche à quelqu'un qui nous est proche, comme nos enfants, comment laisser tomber ? Ne vous arrive-t-il jamais de savoir que vous ne pouvez rien pour eux, mais de vous inquiéter quand même ?

Par rapport aux enfants, je peux t'en parler.. Un de mes fils, celui qui a 21 ans est hyperactif, a été traité pendant longtemps et m'a fait passer des moments très difficiles quand il était petit (du genre se jeter sous les camions)

Quand il avait 5 ou 6 ans, je me souviens m'être dit que cet enfant ne pourrait pas arriver vivant à l'age adulte tant il prenait des risques... je te laisse imaginer ce que ça peut faire à une mère...

Je n'ose pas, c'est atroce. On ne peut pas le quitter des yeux une seconde !  Shocked

Kitara a écrit:
Mais ça m'a vraiment fait relativiser ! Il est maintenant grand, fort et stable (plus ou moins) et quand je ne peux rien, je ne m'angoisse plus pour lui ! Je l'ai mené à l'age adulte en lui donnant les outils pour dépasser ses difficultés, je trouve que j'ai fait ce que j'avais à faire.
Je continue à faire tout ce que je peux, mais le reste, je me force à ne pas y penser quand l'idée me vient.

J'ai un neveu, nettement plus âgé que ton fils. Je ne sais pas si on peut le qualifier d'hyperactif, mais il ne tenait pas en place, gamin. Dans notre impasse, jouaient trois filles. Dès qu'elles voyaient arriver mon filleul, elles se sauvaient. Il leur mettait par exemple du sable plein les yeux et adorait cela ! Aujourd'hui, c'est le plus gentil des garçons (hommes). Il est marié et a deux filles. Il s'occupe de sa famille comme on n'aurait pas pu l'imaginer, à l'époque !

C'est pas toujours facile de faire la différence entre un enfant agité et un enfant hyperactif. Maintenant, en regardant le comportement, j'arrive à faire la différence, mais c'est très subtil.

Mon fils n'a jamais été agressif, ça lui arrivait de faire mal, mais ce n'était jamais volontaire (comme quand il a ouvert le crane de son petit frère en lançant un bâton...). Il a fait du judo pendant longtemps, et il était physiquement doué, mais il ne faisait que se défendre, il n'attaquait jamais... donc il ne gagnait jamais !
Par contre, que de visites aux urgences !!!

Je ne suis pas mécontente de l'adulte qu'il est devenu ! il travaille en tant que boulanger depuis l'age de 15 ans, d'abord en apprentissage et à 21 ans, il est le plus ancien de son entreprise... Il est dynamique et courageux, et un peu moins casse-cou !

Nelly a écrit:
Kitara a écrit:
Quelque part, je lui renvois sa responsabilité, tout en assumant la mienne (toujours à 200%) mais avec une limite : celle où je n'ai plus la main.

S'il s'agit de choses dépendant de lui-même, il lui faut effectivement les assumer, mais des situations plutôt indépendantes de sa volonté peuvent surgir : problèmes au travail, chômage, vie de famille perturbée. Il n'est sans doute pas encore concerné, vu son âge, mais rien n'est jamais joué !

Kitara a écrit:
Le concept de responsabilité est important dans ce livre.
Bien souvent, on endosse une responsabilité qui n'est pas la notre et cela nous fait souffrir car justement, ce n'est pas la notre.

Pour nos enfants, nous devrions assumer moins de responsabilités que ce que nous avons tendance à faire : "Il tient cela de toi, de moi ; il aurait fallu faire ainsi, ou autrement !" Nous culpabilisons par la force des choses, tout en ignorant totalement ce qui se serait passé si nous avions agi différemment.

C'est bien ça, c'est le rapport entre la responsabilité et la culpabilisation : ces 2 choses sont liées : si je rends toute la responsabilité, je n'ai plus à culpabiliser.

On peut le faire aussi avec ses propres enfants. Ce sont des personnes indépendantes avant d'être nos enfants, nous n'avons pas de pouvoir sur elles, juste des devoirs, qui ont une limite.
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MessageSujet: Re: La Puissance de l'acceptation   Mer 1 Aoû - 9:05


J'aimerais beaucoup entendre d'autres avis. Kitara s'est donné la peine de trouver un sujet intéressant, alors il serait bon que d'autres participent. Twisted Evil Victoire

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MessageSujet: Re: La Puissance de l'acceptation   Ven 3 Aoû - 9:12

Kitara a écrit:
Nelly a écrit:

Pour nos enfants, nous devrions assumer moins de responsabilités que ce que nous avons tendance à faire : "Il tient cela de toi, de moi ; il aurait fallu faire ainsi, ou autrement !" Nous culpabilisons par la force des choses, tout en ignorant totalement ce qui se serait passé si nous avions agi différemment.

C'est bien ça, c'est le rapport entre la responsabilité et la culpabilisation : ces 2 choses sont liées : si je rends toute la responsabilité, je n'ai plus à culpabiliser.

Je n'ai plus à... c'est absolument vrai. Mais entre ce que je n'ai plus à faire et ce qui m'angoisse parce que je ne peux pas aider, il est difficile de relativiser.

Kitara a écrit:
On peut le faire aussi avec ses propres enfants. Ce sont des personnes indépendantes avant d'être nos enfants, nous n'avons pas de pouvoir sur elles, juste des devoirs, qui ont une limite.

Une personne qui m'est chère a un fils qui ne pense pas assez à lui-même. Il est actuellement en couple avec une jeune femme qui en profite. Ils ont deux enfants, la maman travaille à mi-temps et le papa est basé à environ 700 km pour son travail. Il rentre le jeudi soir pour repartir le dimanche soir. Dès que le papa rentre chez eux, c'est lui qui s'occupe de tout : l'intendance et les enfants.

Comment des parents peuvent-ils accepter que leur fils subisse une telle pression ? Il est en train de se ruiner la santé. Comment ne pas s'en soucier ?

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MessageSujet: Re: La Puissance de l'acceptation   Ven 3 Aoû - 17:24

Nelly a écrit:



Kitara a écrit:
On peut le faire aussi avec ses propres enfants. Ce sont des personnes indépendantes avant d'être nos enfants, nous n'avons pas de pouvoir sur elles, juste des devoirs, qui ont une limite.

Une personne qui m'est chère a un fils qui ne pense pas assez à lui-même. Il est actuellement en couple avec une jeune femme qui en profite. Ils ont deux enfants, la maman travaille à mi-temps et le papa est basé à environ 700 km pour son travail. Il rentre le jeudi soir pour repartir le dimanche soir. Dès que le papa rentre chez eux, c'est lui qui s'occupe de tout : l'intendance et les enfants.

Comment des parents peuvent-ils accepter que leur fils subisse une telle pression ? Il est en train de se ruiner la santé. Comment ne pas s'en soucier ?

Accepter, ça ne veut pas dire : ne rien faire. Les parents peuvent essayer de lui parler, de faire part de leurs inquiétudes, etc...

Mais c'est peut être leur avis mais pas celui de leur fils ! en travaillant loin de la maison ,s'il ne s'occupe pas des enfants en rentrant, il risque de perdre le contact avec eux.
Peut-être aussi que ça le détend de s'occuper de ce genre de chose par rapport à son travail, ou que ça lui apporte quelque chose. C'est peut-être juste les parents qui considèrent que c'est une pression (les avis sur les belles-filles sont souvent très tranchés).
Et c'est aussi peut-être légitime pour la maman qui assure 100% des charges familiales du dimanche au jeudi.

Mais même s'il s'avère que c'est bien épuisant pour le jeune homme et qu'il ne veut pas changer ça quand on lui en parle, il faut le laisser faire ses choix. S'il se trompe, il changera quand il s'en rendra compte, c'est sa vie !

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MessageSujet: Re: La Puissance de l'acceptation   Sam 4 Aoû - 19:12

Kitara a écrit:
Nelly a écrit:


Kitara a écrit:
On peut le faire aussi avec ses propres enfants. Ce sont des personnes indépendantes avant d'être nos enfants, nous n'avons pas de pouvoir sur elles, juste des devoirs, qui ont une limite.

Une personne qui m'est chère a un fils qui ne pense pas assez à lui-même. Il est actuellement en couple avec une jeune femme qui en profite. Ils ont deux enfants, la maman travaille à mi-temps et le papa est basé à environ 700 km pour son travail. Il rentre le jeudi soir pour repartir le dimanche soir. Dès que le papa rentre chez eux, c'est lui qui s'occupe de tout : l'intendance et les enfants.

Comment des parents peuvent-ils accepter que leur fils subisse une telle pression ? Il est en train de se ruiner la santé. Comment ne pas s'en soucier ?

Accepter, ça ne veut pas dire : ne rien faire. Les parents peuvent essayer de lui parler, de faire part de leurs inquiétudes, etc...

Mais c'est peut être leur avis mais pas celui de leur fils ! en travaillant loin de la maison ,s'il ne s'occupe pas des enfants en rentrant, il risque de perdre le contact avec eux.

Mais il n'est pas question qu'il ne s'en occupe pas, mais on peut le faire ensemble. De toute manière, il n'accepterait pas de ne pas s'en occuper ; il y tient énormément.

Kitara a écrit:
Peut-être aussi que ça le détend de s'occuper de ce genre de chose par rapport à son travail, ou que ça lui apporte quelque chose. C'est peut-être juste les parents qui considèrent que c'est une pression (les avis sur les belles-filles sont souvent très tranchés).
Et c'est aussi peut-être légitime pour la maman qui assure 100% des charges familiales du dimanche au jeudi.

Je ne l'ignore pas, mais la maman assure le moins possible. Elle ne fait pas le ménage et ne cuisine pas. Elle achète des plats préparés. Quand son homme rentre après avoir effectué ses 700 km de route ou de TGV, il ramène généralement de quoi manger, principalement des grillades.

Kitara a écrit:
Mais même s'il s'avère que c'est bien épuisant pour le jeune homme et qu'il ne veut pas changer ça quand on lui en parle, il faut le laisser faire ses choix. S'il se trompe, il changera quand il s'en rendra compte, c'est sa vie !

Je crois qu'il est en train de se rendre compte du problème : le couple fait un break et, si elle semble apprécier de pouvoir disposer de leur maison, lui commence à s'essouffler.

En environ trois années de vie à 700 km de chez eux, la compagne n'a jamais eu la curiosité de venir voir où il logeait. Pourtant, il y a suffisamment de place pour recevoir toute la petite famille en se serrant un peu. Leur petite fille de près de 5 ans souhaite voir où habite et travaille son papa et ils iront voir pendant les vacances, sans maman.

Bref, il y a plein d'autres critères qui entrent en ligne de compte. Il n'y a pas que l'avis de la belle-mère.

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MessageSujet: Re: La Puissance de l'acceptation   Sam 4 Aoû - 20:15

Nelly a écrit:
Kitara a écrit:
Nelly a écrit:


Kitara a écrit:
On peut le faire aussi avec ses propres enfants. Ce sont des personnes indépendantes avant d'être nos enfants, nous n'avons pas de pouvoir sur elles, juste des devoirs, qui ont une limite.

Une personne qui m'est chère a un fils qui ne pense pas assez à lui-même. Il est actuellement en couple avec une jeune femme qui en profite. Ils ont deux enfants, la maman travaille à mi-temps et le papa est basé à environ 700 km pour son travail. Il rentre le jeudi soir pour repartir le dimanche soir. Dès que le papa rentre chez eux, c'est lui qui s'occupe de tout : l'intendance et les enfants.

Comment des parents peuvent-ils accepter que leur fils subisse une telle pression ? Il est en train de se ruiner la santé. Comment ne pas s'en soucier ?

Accepter, ça ne veut pas dire : ne rien faire. Les parents peuvent essayer de lui parler, de faire part de leurs inquiétudes, etc...

Mais c'est peut être leur avis mais pas celui de leur fils ! en travaillant loin de la maison ,s'il ne s'occupe pas des enfants en rentrant, il risque de perdre le contact avec eux.

Mais il n'est pas question qu'il ne s'en occupe pas, mais on peut le faire ensemble. De toute manière, il n'accepterait pas de ne pas s'en occuper ; il y tient énormément.

Kitara a écrit:
Peut-être aussi que ça le détend de s'occuper de ce genre de chose par rapport à son travail, ou que ça lui apporte quelque chose. C'est peut-être juste les parents qui considèrent que c'est une pression (les avis sur les belles-filles sont souvent très tranchés).
Et c'est aussi peut-être légitime pour la maman qui assure 100% des charges familiales du dimanche au jeudi.

Je ne l'ignore pas, mais la maman assure le moins possible. Elle ne fait pas le ménage et ne cuisine pas. Elle achète des plats préparés. Quand son homme rentre après avoir effectué ses 700 km de route ou de TGV, il ramène généralement de quoi manger, principalement des grillades.

Kitara a écrit:
Mais même s'il s'avère que c'est bien épuisant pour le jeune homme et qu'il ne veut pas changer ça quand on lui en parle, il faut le laisser faire ses choix. S'il se trompe, il changera quand il s'en rendra compte, c'est sa vie !

Je crois qu'il est en train de se rendre compte du problème : le couple fait un break et, si elle semble apprécier de pouvoir disposer de leur maison, lui commence à s'essouffler.

En environ trois années de vie à 700 km de chez eux, la compagne n'a jamais eu la curiosité de venir voir où il logeait. Pourtant, il y a suffisamment de place pour recevoir toute la petite famille en se serrant un peu. Leur petite fille de près de 5 ans souhaite voir où habite et travaille son papa et ils iront voir pendant les vacances, sans maman.

Bref, il y a plein d'autres critères qui entrent en ligne de compte. Il n'y a pas que l'avis de la belle-mère.

Bien sur, il y a certainement plein de paramètres. Mais si ce n'est pas lui qui s'alerte de cette situation, je pense que c'est difficile pour les autres de le faire.

On peut toujours lui en parler, pour donner un avis extérieur qui peut lui permettre d'y voir plus clair, mais si lui ne veut pas (ça arrive souvent qu'on n'ai pas envie de voir les choses comme elles sont), on ne peut rien faire.
S'il décide de faire bouger les choses, là par contre, on peut lui apporter son aide.

Mais avant cette étape, se faire du souci ne sert qu'à... se faire du souci, et à rien d'autre.

On peut même dire que quand on se fait du souci à un moment où on ne peut rien faire, on consomme de l'énergie qu'on pourrait garder pour le moment où on peut faire, et où on en aura besoin !
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MessageSujet: Re: La Puissance de l'acceptation   Dim 5 Aoû - 12:13

Kitara a écrit:
Bien sur, il y a certainement plein de paramètres. Mais si ce n'est pas lui qui s'alerte de cette situation, je pense que c'est difficile pour les autres de le faire.

Il n'est pas du genre à se plaindre. En même temps, si le couple fait un break, beaucoup de questions sont en suspens. Et quand un petit garçon de moins de 3 ans, séparé de sa maman depuis une semaine, dit à son papa : "Je ne veux pas rentrer dans ma maison !", on se pose également des questions.

Kitara a écrit:
On peut toujours lui en parler, pour donner un avis extérieur qui peut lui permettre d'y voir plus clair, mais si lui ne veut pas (ça arrive souvent qu'on n'ai pas envie de voir les choses comme elles sont), on ne peut rien faire.
S'il décide de faire bouger les choses, là par contre, on peut lui apporter son aide.

Pendant longtemps, on observe en réfléchissant, en éloignant le problème, en se disant : c'est à eux de voir, sans s'en mêler. J'avoue que le simple fait de s'installer dans son confort quand on est en congé parental et que le conjoint se voit obligé d'aller travailler loin, pose déjà question.

Kitara a écrit:
Mais avant cette étape, se faire du souci ne sert qu'à... se faire du souci, et à rien d'autre.

On peut même dire que quand on se fait du souci à un moment où on ne peut rien faire, on consomme de l'énergie qu'on pourrait garder pour le moment où on peut faire, et où on en aura besoin !

Même si je le sais, même si tout le monde autour d'eux le sait, rien ne peut empêcher des parents de se soucier et d'avoir envie de secouer leur fils pour le faire réagir. Ca ne sert à rien, mais les nuits sont longues...

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MessageSujet: Re: La Puissance de l'acceptation   Dim 5 Aoû - 16:22

Nelly a écrit:


Kitara a écrit:
Mais avant cette étape, se faire du souci ne sert qu'à... se faire du souci, et à rien d'autre.

On peut même dire que quand on se fait du souci à un moment où on ne peut rien faire, on consomme de l'énergie qu'on pourrait garder pour le moment où on peut faire, et où on en aura besoin !

Même si je le sais, même si tout le monde autour d'eux le sait, rien ne peut empêcher des parents de se soucier et d'avoir envie de secouer leur fils pour le faire réagir. Ca ne sert à rien, mais les nuits sont longues...

Justement, c'est sur le principe de "rien ne peut empêcher" qu'on n'essaie même pas, et c'est bien dommage.

La question n'est pas d'arriver à faire abstraction à 100%, mais juste de lâcher un peu de lest, au moins pour soi.

Mais si effectivement, on part d'entrée sur l'idée qu'on n'y arrivera pas,c'est sur que c'est pas gagné !

Mais avoir dans l'idée d'éviter de se faire du souci quand on ne peut rien faire pour améliorer la situation, essayer d'agir sur soi pour ne pas se perdre dans des ruminations inutiles, c'est déjà un premier pas. Ce premier pas que peu de gens essaient de faire, mais qui leur ferait beaucoup de bien !

Je trouve que c'est important d'essayer, au moins, au lieu de dire qu'on ne peut pas s’empêcher (d'autant plus que si on n'a pas essayé, on n'en sait rien!)
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MessageSujet: Re: La Puissance de l'acceptation   Lun 6 Aoû - 8:48

Kitara a écrit:
Nelly a écrit:

Kitara a écrit:
Mais avant cette étape, se faire du souci ne sert qu'à... se faire du souci, et à rien d'autre.

On peut même dire que quand on se fait du souci à un moment où on ne peut rien faire, on consomme de l'énergie qu'on pourrait garder pour le moment où on peut faire, et où on en aura besoin !

Même si je le sais, même si tout le monde autour d'eux le sait, rien ne peut empêcher des parents de se soucier et d'avoir envie de secouer leur fils pour le faire réagir. Ca ne sert à rien, mais les nuits sont longues...

Justement, c'est sur le principe de "rien ne peut empêcher" qu'on n'essaie même pas, et c'est bien dommage.

La question n'est pas d'arriver à faire abstraction à 100%, mais juste de lâcher un peu de lest, au moins pour soi.

Mais si effectivement, on part d'entrée sur l'idée qu'on n'y arrivera pas,c'est sur que c'est pas gagné !

Bien sûr qu'il faut le faire et essayer, mais dès qu'il s'agit de nos enfants, nous sommes très vulnérables. Pour ma part, en cas de problème de ce côté-là, je peux réussir à me protéger momentanément, mais les événements font souvent resurgir se que j'essaie d'occulter.

Kitara a écrit:
Mais avoir dans l'idée d'éviter de se faire du souci quand on ne peut rien faire pour améliorer la situation, essayer d'agir sur soi pour ne pas se perdre dans des ruminations inutiles, c'est déjà un premier pas. Ce premier pas que peu de gens essaient de faire, mais qui leur ferait beaucoup de bien !

Je trouve que c'est important d'essayer, au moins, au lieu de dire qu'on ne peut pas s’empêcher (d'autant plus que si on n'a pas essayé, on n'en sait rien!)

Je crois que nous ne sommes pas tous identiques dans la gestion de nos émotions. Pour ma part, je suis très affectée par une certaine forme de méchanceté, et là, je ne parle plus des enfants. Je fais beaucoup d'efforts pour éloigner certaines angoisses, mais elles finissent toujours par refaire surface.

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MessageSujet: Re: La Puissance de l'acceptation   Lun 6 Aoû - 8:52


J'ai fait 10 ans de bénévolat dans le monde associatif et j'y ai beaucoup donné. Je réussissais d'ailleurs à passer à autre chose, en sortant de là. J'étais beaucoup plus cohérente dans mon accompagnement de ceux qui sont dans le besoin.

J'ai souvent été surprise de voir à quel point certains parents étaient absents quand leurs enfants étaient dans le besoin. Je ne connaissais certes pas toute leur histoire, mais peut-on lâcher ses enfants quand ils vont mal, vraiment mal ?

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MessageSujet: Re: La Puissance de l'acceptation   Lun 6 Aoû - 18:17

Nelly a écrit:

Kitara a écrit:
Mais avoir dans l'idée d'éviter de se faire du souci quand on ne peut rien faire pour améliorer la situation, essayer d'agir sur soi pour ne pas se perdre dans des ruminations inutiles, c'est déjà un premier pas. Ce premier pas que peu de gens essaient de faire, mais qui leur ferait beaucoup de bien !

Je trouve que c'est important d'essayer, au moins, au lieu de dire qu'on ne peut pas s’empêcher (d'autant plus que si on n'a pas essayé, on n'en sait rien!)

Je crois que nous ne sommes pas tous identiques dans la gestion de nos émotions. Pour ma part, je suis très affectée par une certaine forme de méchanceté, et là, je ne parle plus des enfants. Je fais beaucoup d'efforts pour éloigner certaines angoisses, mais elles finissent toujours par refaire surface.

On a tous des "points faibles", des situation qui nous font réagir de façon plus incontrôlée. En général, c'est parce que ça nous renvoie à quelque chose de notre vécu, quelque chose qui nous a blessé, traumatisé...

Pour moi c'est plutôt les situation injustes et la souffrance psychologique qui me touche.

Mais une fois qu'on a identifié ça, il ne suffit pas de dire : "je suis comme ça" même si on réfléchissant, on arrive parfois à savoir pourquoi on est comme ça.
Au contraire ce constat n'est qu'un premier pas pour justement se détacher de ça (et pas seulement se détacher de l'anxiété ou l'angoisse que ça génère, ce qui ne serait que mettre un pansement)

Il vaut mieux d'utiliser ce constat pour travailler sur soi, sur son traumatisme, pour ne plus être en difficulté quand la situation revient.
Bien sur c'est pas facile, mais petit à petit, on peut avoir du mieux de façon très bénéfique.
Ca implique d'aller chercher en soi des choses pas toujours agréables, mais ça permet d'apporter une réponse qui évite que les angoisses reviennent, car on s'occupe de la cause.

Pour moi il vaut mieux s'occuper un tout petit peu de la cause plutôt que se donner beaucoup de mal à repousser ses angoisses.

Je ne crois pas que ce soit une question de force face à la gestion de ses émotions, mais plutôt une question de cible.

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MessageSujet: Re: La Puissance de l'acceptation   Lun 6 Aoû - 18:20

Nelly a écrit:

J'ai fait 10 ans de bénévolat dans le monde associatif et j'y ai beaucoup donné. Je réussissais d'ailleurs à passer à autre chose, en sortant de là. J'étais beaucoup plus cohérente dans mon accompagnement de ceux qui sont dans le besoin.

J'ai souvent été surprise de voir à quel point certains parents étaient absents quand leurs enfants étaient dans le besoin. Je ne connaissais certes pas toute leur histoire, mais peut-on lâcher ses enfants quand ils vont mal, vraiment mal ?

J'ai aussi été parfois en situation de me poser cette question, j'avoue que je n'ai pas la réponse.

Mais j'ai aussi constaté que pas mal de gens, plus que ce que je pensais, semblent être indifférents face à des situations graves. Ca m’interpelle, c'est clair.
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MessageSujet: Re: La Puissance de l'acceptation   Mar 7 Aoû - 11:25

Kitara a écrit:
Nelly a écrit:

J'ai fait 10 ans de bénévolat dans le monde associatif et j'y ai beaucoup donné. Je réussissais d'ailleurs à passer à autre chose, en sortant de là. J'étais beaucoup plus cohérente dans mon accompagnement de ceux qui sont dans le besoin.

J'ai souvent été surprise de voir à quel point certains parents étaient absents quand leurs enfants étaient dans le besoin. Je ne connaissais certes pas toute leur histoire, mais peut-on lâcher ses enfants quand ils vont mal, vraiment mal ?

J'ai aussi été parfois en situation de me poser cette question, j'avoue que je n'ai pas la réponse.

Mais j'ai aussi constaté que pas mal de gens, plus que ce que je pensais, semblent être indifférents face à des situations graves. Ca m’interpelle, c'est clair.

c'est parfois aussi que les parents ont déjà tellement vécus de problèmes avec cet enfant qu'ils n'en peuvent plus d'assumer toutes ces bétises qui mettent parfois leur couple et leur budjet en danger,faut tout savoir avant de juger!
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MessageSujet: Re: La Puissance de l'acceptation   Mar 7 Aoû - 16:55

marie-josé a écrit:
Kitara a écrit:
Nelly a écrit:

J'ai fait 10 ans de bénévolat dans le monde associatif et j'y ai beaucoup donné. Je réussissais d'ailleurs à passer à autre chose, en sortant de là. J'étais beaucoup plus cohérente dans mon accompagnement de ceux qui sont dans le besoin.

J'ai souvent été surprise de voir à quel point certains parents étaient absents quand leurs enfants étaient dans le besoin. Je ne connaissais certes pas toute leur histoire, mais peut-on lâcher ses enfants quand ils vont mal, vraiment mal ?

J'ai aussi été parfois en situation de me poser cette question, j'avoue que je n'ai pas la réponse.

Mais j'ai aussi constaté que pas mal de gens, plus que ce que je pensais, semblent être indifférents face à des situations graves. Ca m’interpelle, c'est clair.

c'est parfois aussi que les parents ont déjà tellement vécus de problèmes avec cet enfant qu'ils n'en peuvent plus d'assumer toutes ces bétises qui mettent parfois leur couple et leur budjet en danger,faut tout savoir avant de juger!

Bien sur, il faut connaitre les situations, et c'est évident qu'il faut être clair avec les conséquences que ça peut avoir, et jusqu'où on peut aller.

Je connaissais les situations auxquelles je pense, et je suis convaincue qu'il y avait d'autres solutions que de mettre le gamin à la rue.

Mais pour ma part c'est plus un avis qu'un jugement.
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