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 Poésie

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renal
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MessageSujet: Re: Poésie   Mer 17 Sep - 18:26

LA COURBE DE TES YEUX FAIT LE TOUR DE MON' CŒUR

La courbe de tes yeux fait le tour de mon cœur,
Un rond de danse et de douceur,
Auréole du temps, berceau nocturne et sûr,
Et si je ne sais plus tout ce que j'ai vécu
C'est que tes yeux ne m'ont pas toujours vu,

Feuilles de jour et mousse de rosée.
Roseaux du vent, sourires parfumés,
Ailes couvrant le monde de lumière,
Bateaux chargés du ciel et de la mer,
Chasseurs des bruits et sources des couleurs,

Parfums éclos d'une couvée d'aurores
Qui gît toujours sur la paille des astres,
Comme le jour dépend de l'innocence
Le monde entier dépend de tes yeux purs
Et tout mon sang coule dans leurs regards
DE PAUL ELUARD
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Brumes
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MessageSujet: Re: Poésie   Ven 19 Sep - 4:27

Choeur d'amour

Ici l'on passe
Des jours enchantés !
L'ennui s'efface
Aux coeurs attristés
Comme la trace
Des flots agités.

Heure frivole
Et qu'il faut saisir,
Passion folle
Qui n'est qu'un désir,
Et qui s'envole
Après le plaisir !

Gérard de Nerval
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Brumes
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MessageSujet: Re: Poésie   Ven 19 Sep - 4:31

Les Yeux


Bleus ou noirs, tous aimés, tous beaux,
Des yeux sans nombre ont vu l’aurore ;
Ils dorment au fond des tombeaux,
Et le soleil se lève encore.

Les nuits, plus douces que les jours,
Ont enchanté des yeux sans nombre ;
Les étoiles brillent toujours,
Et les yeux se sont remplis d’ombre.

Oh ! qu'ils aient perdu leur regard,
Non, non, cela n’est pas possible !
Ils se sont tournés quelque part
Vers ce qu’on nomme l’invisible ;

Et comme les astres penchants
Nous quittent, mais au ciel demeurent,
Les prunelles ont leurs couchants,
Mais il n’est pas vrai qu’elles meurent.

Bleus ou noirs, tous aimés, tous beaux,
Ouverts à quelque immense aurore,
De l’autre côté des tombeaux
Les yeux qu’on ferme voient encore.


Sully Prudhomme
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Rime
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MessageSujet: Re: Poésie   Ven 19 Sep - 6:23

Brumes a écrit:
Les Yeux


Bleus ou noirs, tous aimés, tous beaux,
Des yeux sans nombre ont vu l’aurore ;
Ils dorment au fond des tombeaux,
Et le soleil se lève encore.

Les nuits, plus douces que les jours,
Ont enchanté des yeux sans nombre ;
Les étoiles brillent toujours,
Et les yeux se sont remplis d’ombre.

Oh ! qu'ils aient perdu leur regard,
Non, non, cela n’est pas possible !
Ils se sont tournés quelque part
Vers ce qu’on nomme l’invisible ;

Et comme les astres penchants
Nous quittent, mais au ciel demeurent,
Les prunelles ont leurs couchants,
Mais il n’est pas vrai qu’elles meurent.

Bleus ou noirs, tous aimés, tous beaux,
Ouverts à quelque immense aurore,
De l’autre côté des tombeaux
Les yeux qu’on ferme voient encore.


Sully Prudhomme
Dans ton cas Brume, c'est aussi les yeux ouverts 24h sur 24 ? Sleep je serais coq, je serai furieux d'avoir une telle concurence! Laughing
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Marie-jo 17
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MessageSujet: Re: Poésie   Ven 19 Sep - 20:21

Caresse,

Vent vert du désert allongé
des dunes féminines.
Soleil cuivré sur les pyramides d'or.
Voile du couchant, orientale chevelure,
d'une rivière de diamant.
Les yeux qui se ferment
et le parfum du sable qui gravite,
entêtant, autour d'une âme alanguie.
Robe enflammée du ciel,
flamands roses, les nuages s'enfuient,
vers la nuit aux étoiles bleues.
Assise, elle écoute,
la caresse de la lumière
dans son coeur.
Yann Noirot
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renal
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MessageSujet: Re: Poésie   Lun 22 Sep - 17:07

En ce premier jour de l'Automne saison que les poétes aiment bien, en voici un, pour ce début d'Automne

Couleurs d'Automne

Arbres remplis de fruits qu'en cette saison la nature
Nous donne généreusement !
Gaieté dans les vignes où les raisins bien mûrs
Sont cueillis en chantant.
Premiers brouillards et champignons cachés des bois
Nonnettes voilées, bolets bais...
Sous les noyers les enfants cherchent les dernières noix
Que le vent fait tomber.
Dans un grand champ un percheron retourne la terre
En fumant des nasaux
Pendant qu'une volée d'oiseaux se battent à l'arrière
Pour quelques vermisseaux !
De temps à autre, des aboiements cassent le silence
Mêlés de coups de feu ...
Cache-toi petite biche des chasseurs sans clémence,
Si tu veux vivre heureuse,
Dans les sous-bois colorés et les arbres chargés
D'or, de feu et d'argent.
Tes amis les cerfs se battent comme des enragés,
Pour toi, jeune et charmante !
Pourtant chaque soir le soleil rétrécit sa course
En voyageur pressé.
Et chaque nuit : la Petit' Ours se colle à la Grand' Ours
Sans jamais renoncer !
Premiers cheveux blancs qu'on voit dans un miroir
Dès l'automne de l'âge,
Derniers vols d'hirondelles qui sentent venir le froid
Et partent vers les plages...
C'est la rentrée, les marrons sont tombés ; les feuilles
Voltigent au vent du Nord
L'enfant tout joyeux saute, les poursuit et les cueille
En sortant de l'école,
Et des plus belles couleurs, il s'en remplit les mains,
Puis les porte à sa mère,
Qui pour ne pas décevoir, garde précieusement :
Ce trésor éphémère

(Jean-Claude Brinette)
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MessageSujet: Re: Poésie   Lun 6 Oct - 10:44

La source
Quand le ciel et la mer s'unissent à l'horizon
dans des bleus orangers et des violets profonds,
le Soleil, en personne, se joint à cette union
et consacre ces noces de sa bénédiction.

C'est comme un sanctuaire, lorsque les hommes doutent,
comme un point de repère, posé là, sur leur route.
Si tout semble sombrer et partir en déroute,
qu'ils se laissent imprégner, fassent le vide, et écoutent.

En plein coeur du silence, un bat'ment régulier
viendra tout doucement leur apporter la Paix.
Ils vibreront alors dans un accord parfait
avec la vie autour, et l'univers entier.

Si ton coeur et ton âme parviennent à se trouver,
à l'image du soleil, de la mer et du ciel,
tu réaliseras, en toi, l'union sacrée
et tu auras trouvé la source universelle.
Patricia
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MessageSujet: Re: Poésie   Lun 6 Oct - 10:59

Se voir le plus possible

Se voir le plus possible et s'aimer seulement,
Sans ruse et sans détours, sans honte ni mensonge,
Sans qu'un désir nous trompe, ou qu'un remords nous ronge,
Vivre à deux et donner son coeur à tout moment ;

Respecter sa pensée aussi loin qu'on y plonge,
Faire de son amour un jour au lieu d'un songe,
Et dans cette clarté respirer librement -
Ainsi respirait Laure et chantait son amant.

Vous dont chaque pas touche à la grâce suprême,
C'est vous, la tête en fleurs, qu'on croirait sans souci,
C'est vous qui me disiez qu'il faut aimer ainsi.

Et c'est moi, vieil enfant du doute et du blasphème,
Qui vous écoute, et pense, et vous réponds ceci :
Oui, l'on vit autrement, mais c'est ainsi qu'on aime.
Alfred de Musset
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Brumes
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MessageSujet: Re: Poésie   Ven 10 Oct - 16:33

Aquarelles: Green

Voici des fruits, des fleurs, des feuilles et des branches
Et puis voici mon coeur qui ne bat que pour vous.
Ne le déchirez pas avec vos deux mains blanches
Et qu'à vos yeux si beaux l'humble présent soit doux.

J'arrive tout couvert encore de rosée
Que le vent du matin vient glacer à mon front.
Souffrez que ma fatigue à vos pieds reposée
Rêve des chers instants qui la délasseront.

Sur votre jeune sein laissez rouler ma tête
Toute sonore encor de vos derniers baisers;
Laissez-la s'apaiser de la bonne tempête.
Et que je dorme un peu puisque vous reposez.

Paul Verlaine
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MessageSujet: Re: Poésie   Ven 10 Oct - 16:51

Nous étions deux amis et Fanette m'aimait
La plage était déserte et dormait sous juillet
Si elles s'en souviennent les vagues vous diront
Combien pour la Fanette j'ai chanté de chansons

Faut dire Faut
dire qu'elle était belle
Comme une perle d'eau
Faut dire qu'elle était belle
Et je ne suis pas beau
Faut dire
Faut dire qu'elle était brune
Tant la dune était blonde
Et tenant l'autre et l'une
Moi je tenais le monde
Faut dire
Faut dire que j'étais fou
De croire à tout cela
Je le croyais à nous
Je la croyais à moi
Faut dire
Qu'on ne nous apprend pas
A se méfier de tout

Nous étions deux amis et Fanette m'aimait
La plage était déserte et mentait sous juillet
Si elles s'en souviennent les vagues vous diront
Comment pour la Fanette s'arrêta la chanson

Faut dire
Faut dire qu'en sortant
D'une vague mourante
Je les vis s'en allant
Comme amant et amante
Faut dire
Faut dire qu'ils ont ri
Quand ils m'ont vu pleurer
Faut dire qu'ils ont chanté
Quand je les ai maudits
Faut dire
Que c'est bien ce jour-là
Qu'ils ont nagé si loin
Qu'ils ont nagé si bien
Qu'on ne les revit pas
Faut dire
Qu'on ne nous apprend pas
Mais parlons d'autre chose

Nous étions deux amis et Fanette l'aimait
La plage est déserte et pleure sous juillet
Et le soir quelquefois
Quand les vagues s'arrêtent
J'entends comme une voix
J'entends... c'est la Fanette.


La Fanette, Jacques Brel

J'adore, mais elle est triste Sad Sad Sad
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Rime
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MessageSujet: Bretagne-matin 1   Sam 11 Oct - 8:05

Vous dire ma Bretagne…Comme c’est à la fois simple et complexe.
C’est d’abord ce lever aux aurores, alors que le soleil n’a pas encore lavé la nuit et ouvrir la porte, respirer le matin à grandes goulées, mon petit déjeuner de l’âme. Ensuite, après un grand café noir, mettre les bottes en silence, prendre l’appareil photo et la voiture.
Cinq minutes à peine. Personne. Voilà le chemin de l’étang. Un merle furieux de mon intrusion dans son monde trille en s’échappant. C’est le seul bruit que je distingue encore, que je perçois seulement et puis…Dans l’aube grise, je prends le sentier d’herbes mouillées, doucement. Je pénètre dans un univers qui n’est pas le mien . Pas tout à fait étranger certes mais une autre terre. Je deviens attentif, réceptif à tout. Ne pas faire de bruit surtout…Le jour peine à se lever sur l’eau toute proche mais déjà la vie grouille… Une feuille désabusée du vent rejoins la terre en tournoyant lentement. Un plongeon furtif ! un ragondin dérangé de mon intrusion trace son v dans l’argent de l’eau et fini par plonger plus loin. Deux heures, trois heures vont ainsi passer sans que je sache, sans que je veuille savoir….
A observer une araignée matinale boire à la rosée de sa toile, à regarder le ballet d’un couple de mésanges charbonnières danser dans les arbres.
Approchez vous doucement avec moi… regardez là, sur un rocher qui affleure, tout au bord de l’eau, cet oiseau qui sautille, le bec fouillant la vase. Une bergeronnette citrine . Et plus loin, tout au fond de l’autre rive, cette tâche grise à peine distincte, un héron cendré guettant son petit déjeuner.
Et là sur le miroir de l’eau, cette silhouette basse qui part vers on ne sait quelle destination , un foulque macroule. Regardez à vos pieds…Ne bousculez pas ce muflier sauvage aux délicates fleurs jaunes croulant de rosée . Détachez délicatement cette feuille grise argentée, froisse là doucement et respirez…de la menthe poivrée.
Tout à mon immersion dans ce monde parallèle, je n’ai pas vu à l’est que le gris de la brume s’était paré d’or. Le soleil . Il faut alors s’asseoir . Comme un enfant, le jour naît dans mon monde et cet avènement est chose sacrée, magique. C’est un instant d’émotion pure , de sensations autres, indescriptibles. Regardez ! il a ajouté une ride d’or à l’étang , des couleurs aux dernières feuilles….Pendant un instant, on sent son cœur battre et la fragilité de ce que l’on peut être, de tout ce qui pourra faire notre quotidien ; On est là. Seulement.
Je vais repartir maintenant, du même pas retenu, avec autre chose en moi….Deux heures, trois heures ? qu’importe ! j’existe ailleurs, juste dans la vie d’à côté …
Voilà…C’est une partie, une infime partie de ma Bretagne. Une miette de temps et d’espace dont je nourris mon âme, un petit peu de moi qui n’emprunte pas de mots.
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Marie-jo 17
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MessageSujet: Re: Poésie   Sam 11 Oct - 12:05

mon dieu Daniel, comme tu écris bien.
On va avec toi doucement , sur tes pas
l'onde pure qui ruisselle lentement
coule vers l'aventure son reflet d'argent.
Rien ne nous est étranger,
tellement tu sais bien raconter.
Cette bretagne que tu a visité
en nous tous , tu la fait pénétrer.
Des senteurs du matin a la rosée toute perlée
tu nous guide plein d'entrain,le long de la jetée.
Ce rayon de soleil par qui la nature se réveil
on le sent là sur notre peau ,
tellement ce que tu décris , est beau.
Le héron nous regarde du haut de sa grandeur,
la libellule elle virevolte de fleurs en fleurs.
Ah oui la Bretagne, grâce a toi, a conquit nos coeurs!
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Rime
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MessageSujet: Re: Poésie   Sam 11 Oct - 17:21

[quote="Marie-jo 17"] mais j'écris comme toi ! plus facilement certes car je suis français et que ma langue me semble facile...
Si je devais comme toi écrire un poème en langue étrangère ! affraid Estimons que ce qui est estimable !
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MessageSujet: Re: Poésie   Lun 13 Oct - 8:17

Bonheur et distance

Des fois c'est très long le bonheur
On voudrait même se voir ailleurs
Parfois on en rit, ou bien encore on en pleure
On se croit aussi, pas né à la bonne heure
Il nous faut sans cesse nous répéter
Qu'amitié et bonheur ne sont pas liés
Que si l'un est un sentiment d'affection
L'autre par contre est de la satisfaction
Il nous faut aussi, faire fi des rumeurs
Pour pouvoir vivre des jours sans heurts
Car les mots sont comme les abeilles
Elles ont un aiguillon, et pas que du miel
La vie, elle est toute pleine de leçons
Il nous faut d'abord suivre notre intuition
Quand on a obtenu une ou quelques faveurs
On se croit souvent parti pour un grand bonheur
Il vaudrait mieux nous rappeler, à chaque matin
Que le bonheur est fait de tout, et de presque rien
L'important, c'est de tout faire pour le rencontrer
Et qu'il nous faille lui tenir la main, pour le garder

Claude Marcel Breault, octobre 2007
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MessageSujet: Re: Poésie   Lun 13 Oct - 8:31

Pour rêver un peu

Sensations marines

Mer, toi si insaisissable si légère lorsque se forme tes vagues.
Le chant des goélands passant au dessus de toi ne fait qu'embellir ce merveilleux paysage.
Les grains de sables par millions glissent finement entre nos doigts et la brise marine vient rafraîchir nos coeurs échauffés.
Ta plage est si agréable lorsque l'on y passe,
Que les touristes s'arrêtent et prennent le temps d'écouter tes vagues s'échouer avec grâce sur les brises lames.
Le phare guidant les bateaux qui arrivent au loin offrent à quiconque se laisse tenter
Une sensation de liberté comme nulle part ailleurs.

Ce lieu où se croisent terre et mer est le plus merveilleux que l'on puisse admirer !

Charlotte
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MessageSujet: Re: Poésie   Mer 15 Oct - 22:02

Le vase brisé

Le vase où meurt cette verveine
D'un coup d'éventail fut fêlé ;
Le coup dut l'effleurer à peine,
Aucun bruit ne l'a révélé.
Mais la légère meurtrissure,
Mordant le cristal chaque jour,
D'une marche invisible et sûre
En a fait lentement le tour.
Son eau fraîche a fui goutte à goutte,
Le suc des fleurs s'est épuisé ;
Personne encore ne s'en doute,
N'y touchez pas, il est brisé.
Souvent aussi la main qu'on aime
Effleurant le cœur, le meurtrit ;
Puis le cœur se fend de lui-même,
La fleur de son amour périt ;
Toujours intact aux yeux du monde,
Il sent croître et pleurer tout bas
Sa blessure fine et profonde :
Il est brisé, n'y touchez pas.
Sully Prudhomme
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MessageSujet: Re: Poésie   Mer 15 Oct - 22:14

Soleils couchants

Une aube affaiblie
Verse par les champs
La mélancolie
Des soleils couchants.
La mélancolie
Berce de doux chants
Mon coeur qui s'oublie
Aux soleils couchants.
Et d'étranges rêves
Comme des soleils
Couchants sur les grèves,
Fantômes vermeils,
Défilent sans trêves,
Défilent, pareils
À des grands soleils
Couchants sur les grèves.


Paul Verlaine (Poèmes saturniens)
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MessageSujet: Re: Poésie   Ven 17 Oct - 7:33

AUTOMNE ( René Guy Cadou)


Odeur des pluies de mon enfance
Derniers soleils de la saison !
A sept ans comme il faisait bon,
Après d'ennuyeuses vacances,
Se retrouver dans sa maison !

La vieille classe de mon père,
Pleine de guêpes écrasées,
Sentait l'encre, le bois, la craie
Et ces merveilleuses poussières
Amassées par tout un été.

O temps charmant des brumes douces,
Des gibiers, des longs vols d'oiseaux,
Le vent souffle sous le préau,
Mais je tiens entre paume et pouce
Une rouge pomme à couteau
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MessageSujet: Re: Poésie   Dim 19 Oct - 10:13

Je te l'ai dit...

Je te l'ai dit pour les nuages
Je te l'ai dit pour l'arbre de la mer
Pour chaque vague pour les oiseaux dans les feuilles
Pour les cailloux du bruit
Pour les mains familières
Pour l'oeil qui devient visage ou paysage
Et le sommeil lui rend le ciel de sa couleur
Pour toute la nuit bue
Pour la grille des routes
Pour la fenêtre ouverte pour un front découvert
Je te l'ai dit pour tes pensées pour tes paroles
Toute caresse toute confiance se survivent.


Paul Éluard
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MessageSujet: Re: Poésie   Dim 16 Nov - 9:50

Automne sunny

Serré fort dans ses doigts, un arbre tient le ciel
Laissant passer le temps au tamis des ramages.
Le vent s’est fait discret, presque confidentiel.
Un oiseau esseulé picore un nuage.

L’air a une senteur de pluie et de feuilles mortes,
Par bouffées, il amène l’odeur des champignons…
Le soleil fatigué a fermé sa porte..
Un écureuil roux engrange ses pignons.

Une araignée étale la rosée de sa toile
Emprisonnant la lumière en pierres précieuses.
Une dernière fleur allume son étoile.
Les arbres se taisent, assemblée silencieuse.

Octobre s’est installé au sein des bois noirs
Et a repeint le sol comme un artiste fou.
Un coin de ciel bleu a sorti son mouchoir .
La vie dans son regard a ses derniers mots doux….
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Fany
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MessageSujet: Automne   Dim 16 Nov - 14:55

Automne…



Ce matin, l’automne s’enhardit, un pas de plus vers la froidure,

L’herbe se fait claire, saupoudrée des premières gelées sur sa verdure



Les montagnes ont revêtu un autre costume

Discrètes, dans le brouillard et les brumes



Discrètes aussi les bêtes

Alors que le chasseur lustre sa gâchette



Les bêtes encore aux nids terriers et tanières

Dans la chaleur des brindilles et des fougères



Une statue de pierre

Se réchauffe, enlacée par du lierre



Une odeur se répand, d’humus et de bruyères,

Présage de l’hommage aux cimetières



Les pins et autres conifères se dressent fiers

Alors que les feuillus laissent leurs parures à terre



Le soleil vient de se lever dans un ciel sans nuage

Et la lumière doucement se propage



L’astre, maintenant plus pâle évolue entre équinoxe et solstice

Tandis que l’hiver impatient se prépare en coulisses…



Fany (19 octobre 2008)
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MessageSujet: Re: Poésie   Dim 16 Nov - 18:24

Fany a écrit:
Automne…



Ce matin, l’automne s’enhardit, un pas de plus vers la froidure,

L’herbe se fait claire, saupoudrée des premières gelées sur sa verdure



Les montagnes ont revêtu un autre costume

Discrètes, dans le brouillard et les brumes



Discrètes aussi les bêtes

Alors que le chasseur lustre sa gâchette



Les bêtes encore aux nids terriers et tanières

Dans la chaleur des brindilles et des fougères



Une statue de pierre

Se réchauffe, enlacée par du lierre



Une odeur se répand, d’humus et de bruyères,

Présage de l’hommage aux cimetières



Les pins et autres conifères se dressent fiers

Alors que les feuillus laissent leurs parures à terre



Le soleil vient de se lever dans un ciel sans nuage

Et la lumière doucement se propage



L’astre, maintenant plus pâle évolue entre équinoxe et solstice

Tandis que l’hiver impatient se prépare en coulisses…



Fany (19 octobre 2008)
Et voilà 2 automnes pour le prix d'un ! un truc a dégouter l'hiver....
Elle a un bon coup de plume la bougresse! Laughing
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Marie-jo 17
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MessageSujet: Re: Poésie   Dim 16 Nov - 18:58

ET DE TROIS

l'automne

L'automne est arrivé
recouvrant les arbres d'un manteau Doré.
Dans les prés,la pâquerette est morte,
envolée par le vent qui l'emporte.

Le ciel aux couleurs de cendre
déjà fait penser a Décembre.
La pluie qui vient mouiller nos nez,
de froid nous fait frissonner.

C'est la période où l'on retrouve
le plaisir de la chaleur de l'âtre
la joie d'être chez soi,
la lumière de la lampe d'albâtre.

Rose-15-11-2008
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MessageSujet: Re: Poésie   Dim 16 Nov - 19:51

Marie-jo 17 a écrit:
ET DE TROIS

l'automne

L'automne est arrivé
recouvrant les arbres d'un manteau Doré.
Dans les prés,la pâquerette est morte,
envolée par le vent qui l'emporte.

Le ciel aux couleurs de cendre
déjà fait penser a Décembre.
La pluie qui vient mouiller nos nez,
de froid nous fait frissonner.

C'est la période où l'on retrouve
le plaisir de la chaleur de l'âtre
la joie d'être chez soi,
la lumière de la lampe d'albâtre.

Rose-15-11-2008


Décidément l'été a laissé des plumes ...aiguisées! Razz
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MessageSujet: A marie-Jo et Rime   Lun 17 Nov - 7:25

L'été... ne fut pas à son apogée, mais cet automne a été particulièrement beau... Lorsque j'ai écrit le mien, c'était un dimanche matin... enfin à l'aube dans le calme de la maison endormie...

Bonne journée...à tous

Fany
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MessageSujet: Re: Poésie   

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