philo Z'amis


 
AccueilPortailCalendrierGalerieFAQMembresGroupesRechercherConnexionS'enregistrer

Partagez | 
 

 Contes philosophiques

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6 ... 11, 12, 13  Suivant
AuteurMessage
Nelly
******
avatar


MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Ven 20 Fév - 17:50

dombom a écrit:
Charlestone a écrit:
je me permettrais aussi de te dire de laisser les jeunes filles de ce forum lire mon conte. Ils ont le droit de rêver jusqu'au bout....Laughing Laughing
Ton conte est très joli, charlou, mais ... utopique ?
En cherchant bien, il y a certainement une morale d'actualité à en tirer. Donc, ce conte n'est pas faux !

dombom a écrit:
Le mien est bon Wink , car réaliste ?
Réaliste ? Sans doute, parfois mais pas toujours. Pourquoi tant de couples séparés se remettent en ménage, bien que connaissant la dure réalité ? Et comment aurais-tu tes adorables petits-enfants si tu avais appliqué TA régle ? Rolling Eyes scratch
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
renal
******
avatar


MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Ven 27 Fév - 11:54

le jeune moine devait faire face, en effet il fallait refaire le toit du monastère mais la richesse de ce temple était dans l'amour qui y régnait.
Ne sachant comment faire il s'assit et pensa au vieux moine son maitre, lui aurait su.
Il était dans le silence lorsque dans esprit survint une idée. Il prit la charette à bras et partit en direction du village.Avant de partir il en informa les autres moines...
- Je vais au village chercher de quoi reparer le toit...
- Mais les villageois ne sont pas riches ils ne pourront te donner de l'argent...
Le jeune moine sourit et partit. Arrivé à l'entrée du village il se dirigea vers la première maison...
- Bon jour, mon maitre m'a dit que je trouverai toujours de l'aide ici..

Le villageois s'inclina prit le bol du jeune moine et le remplit de riz. Celui ci prit le bol et le versa dans la charette. Il continua et alla de maison en maison, l'amour du vieux moine avait marqué tout ces gens et chacun de ces habitants donnèrent un bol de riz. Il alla ensuite dans un autre village et fit de même.Tant et si bien qu'a la fin la charette fu remplie de riz. Il alla à la ville voisine vendit une partie du riz et offrit le reste à des sans abris. Avec l'argent du riz il put faire réparer le toit du monastère.

Il était maintenant assis devant le temple et souriait sentant la présence du vieux moine

Une goutte d'eau ne fait pas l'océan pourtant il ne serait pas océan sans elle..
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nelly
******
avatar


MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Ven 27 Fév - 15:38

renal a écrit:
Une goutte d'eau ne fait pas l'océan pourtant il ne serait pas océan sans elle..
Les petites sources font les grandes rivière ! De plus, ce conte me rappelle le slogan de l'association caritative à laquelle je participe : "A tous, on peut tout !"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
renal
******
avatar


MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Sam 7 Mar - 19:01

L’arbre


Il observait l'arbre avec son magnifique feuillage. De belles feuilles au vert déclamé dans une multitude de nuances.
Chaque matin il venait s'asseoir et regardait cette magie gratuite.
Le temps passa, l'arbre sembla s'embraser d'un feu qui coulait dans ses veines. Son feuillage cuivré jouait avec les rayons du soleil.
Un matin il ressentit un frisson, la température avait baissé et la lumière paraissait plus fragile. Une pluie de feuilles s'abattait sur le sol. Il avait beau regarder il n'y voyait plus cette symphonie de couleurs, elles étaient là se recouvrant les unes les autres, racornies, fripées.
Le temps continua son chemin, le géant végétal au bras nus lui faisait face.
Le jeune moine s'avança, ses pieds s'enfoncèrent dans un froissement de papier. De son bâton il gratta le sol. Avec l'humidité les feuilles s'étaient collées et faisaient une cuirasse. Dans l'espace gratté, sous les feuilles soudain un champignon, une jeune pousse verte. La vie était là sous cette carapace.
Il songea à sa vie, à tout ce qu'il avait vécu, après tout c'était un peu comme ces feuilles. Toutes ces choses s'entassaient dans sa vie et il lui semblait que cela le protégeait, mais la vie était dessous, il fallait percer cette armure pour laisser jaillir la vie.
Le passé est le passé, les feuilles n'allaient pas reverdir, ou donner un arbre.
Il sut que s'il restait avec ce faux sentiment d'être protégé par cette "couette de maille", à l'abri, il étoufferait.
Prendre conscience qu'il était vivant, qu'il était vie, il ne devait pas se laisser grignoter par le tapis des feuilles mortes de son passé.
Un jeune enfant depuis peu au temple vint le voir. Le jeune moine se retourna et un sourire d'amour, un sourire du cœur, un sourire de vie transperça sa carapace.
Il songea au vieux moine qui souriait en toute occasion, il donnait de l'amour sans un mot.... (SERGE)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
renal
******
avatar


MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Lun 23 Mar - 15:37

L'ami

Sa vie lui était pénible.
Tous les jours cela oscillait entre contrariété, soucis, problèmes insurmontables. A tel point qu'il se demandait pourquoi il était là, pourquoi être en vie pour subir tout cela. Comme tous les jours, il trainait son fardeau sur le chemin, or ce jour là il fit une rencontre.
Là, sous un arbre, il était là...
- Bonjour dit l'inconnu…
- Bonjour répondit il...Belle journée!...
- Cela dépend pour qui!...et il commença à énumérer les ennuis qu'il avait eu depuis le lever du soleil.
Contrairement à d'habitude, l'inconnu l'écouta. En effet les autres fois dès qu'il commençait sa litanie son auditoire préférait abréger la conversation. Personne ne le comprenait. Mais là, non, l'inconnu l'écoutait avec compassion et attention...
-Je comprends dit l'inconnu...
Les tracas de la journée racontés, il raconta ses mésaventures depuis sa naissance...Et ce n'est pas prés de s'arrêter, je ne suis même pas à la moitié de ma vie ! Je ne sais quand il m'arrivera quelque chose de plaisant dans ma vie...
Le temps passait et l'inconnu écoutait toujours. Enfin le soir tomba et ils durent se séparer...
- Pour une fois que quelqu'un m'écoute ! comme ça il a put voir quelle vie je mène et tous mes malheurs.
- A demain dit il à l'inconnu...
Alors qu'il allait rentrer chez lui il aperçut un vieux...
Enfin aujourd'hui j'ai rencontré quelqu'un qui m'a entendu, écouté et comprit, il a vu ce qu'était ma vie, ma pauvre vie. Je me réjouis de le revoir demain...
- Je ne suis pas sur que tu le verras demain dit le vieux...
- et pourquoi ça ?...
- Parce que ton ami est un papillon et qu'il ne vit que quelques jours...
- Tu veux dire qu'il a prit le temps de m'écouter toute une journée alors qu'il n'a que quelques jours à vivre ? Mais il ne m'a rien dit ! C'est incroyable et horrible...
Le lendemain matin aux premières heures il se rendit sous l'arbre. Le papillon était là...
- Pourquoi ne m'as tu rien dit ?tu ne vis que quelques jours, je t'ai fait perdre une journée...
- Une journée n'est rien par rapport au fait d'avoir un ami. Et puis c'est ma vie c'est dans l'ordre des choses. Chaque jour pour moi est une nouvelle vie...
Les deux amis passèrent la journée ensemble,à s'amuser, se promener, voir milles choses merveilleuses dans le quotidien qui lui avait parut à lui si gris.
Le soir le papillon remercia son ami...
- Quelle journée magnifique, merci...
- Merci à toi répondit il...
Le lendemain matin il ne trouva pas son ami, seulement deux ailes couleur de ciel qui s'envolèrent dans un souffle.

Depuis, pour lui chaque jour est une nouvelle vie, dés le lever du soleil il sourit à la vie, il sourit à son ami parti, un papillon...
(SERGE)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
renal
******
avatar


MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Sam 28 Mar - 14:23

Un jour , une jeune femme en pleurs vint trouver le Bouddha.

Son enfant venait de mourir et comme elle avait déjà perdu son mari , il ne lui restait plus personne au monde.

Elle espérait du Bouddha un miracle , voulait qu' il lui rende son enfant.

Le Bouddha lui sourit avec bonté et lui dit :

-Va en ville et rapporte-moi quelques grains de sénevé d' une maison ou jamais personne n' est mort.

Elle y alla . Mais partout elle reçu la même réponse :

-Nous pourrions te donner autant de sénevé que tu veux , mais ta condition est impossible à remplir ! Beaucoup de personnes ont déjà perdu l' âme sous ce toit !

Toute la journée , elle s' obstina et alla de porte en porte , espérant trouver une maison où la Faucheuse n' aurait jamais frappé .

A la nuit tombée , elle renonça , comprenant que la mort faisait partie de la vie et qu' il était inutile de la nier .

Elle retourna voir le Bouddha qui lui demanda si elle rapportait des grains de sénevé . La femme se prosterna en disant :

-Accorde-moi l' Initiation , je souhaite connaître ce qui n' est pas éphémère . Je ne te demanderai plus de me rendre mon enfant car il mourrait de toute façon un jour où l' autre .

Enseigne-moi plutôt ce qui ne meurt jamais.

Parabole bouddhiste
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
renal
******
avatar


MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Lun 30 Mar - 11:19

Je trouve ce conte très bien, il nous montre parfois que nous emportons avec nous sur le chemin de la vie bien des choses inutiles en laissant " l'Essentiel" mais pour chacun "l'essentiel est différent et c'est à nous de le trouver au plus profond de nous.


Le chemin

Alors qu'il devait partir pour un très long voyage en compagnie du vieux moine, le jeune moine se souvient encore des mots échangés...
- maitre que dois je emporter pour ce long périple, il va faire froid, il va sans doute y avoir de la pluie, du vent...
Le vieux moine sourit
- l'important n'est pas d'emporter tout ce qu'il faut pour ce voyage, c'est de ne pas oublier l'essentiel...
le jeune moine ne comprit pas la remarque.
Le lendemain matin ils se retrouvèrent devant le temple. Le jeune moine était chargé comme une mule à la différence le vieux moine avait un seul sac...
- maitre, est ce tout ce que vous emportez ?...
Le vieux moine sourit. Ils partirent, à la fin de la première journée de marche le jeune moine n'en pouvait plus et il s'était aperçut que malgré le peu qu'avait emporté le vieil homme cela était suffisant. En effet leur route passait par moment prés d'un village ou d'une habitation. Le vieux moine engageait la conversation, faisait rire les enfants et pouvait ainsi passer la nuit à l'abri....
- comment faites vous ?...
- J'ai emporté l'essentiel, répondait le vieux moine...
- Parfois dit celui ci nous nous encombrons, nous nous chargeons ce qui cause fatigue, stress, souffrance...
- Qu'avez vous emporté d'essentiel ?...
Le vieux moine tourna son regard vers le jeune homme, celui ci put y voir de l'amour s'en écouler, un amour immense, rayonnant il en fut touché... Il se débarrassa de beaucoup d'affaires en les donnant aux habitants de la maison où ils avaient passé la nuit. Ensemble ils continuèrent leur route avec "l'essentiel"...
Le jeune moine à l'évocation de ce voyage, souriait et sentait cet amour au fond de lui tel un soleil (Serge
)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
renal
******
avatar


MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Dim 5 Avr - 16:27

Une petite histoire, toute courte, mais bien.

Un jour le courage, plus courageux que d'habitude décide de frapper à la porte de la peur.
"Qui est là ? demande la peur,
c'est le courage répond le courage.
entrez dit la peur"
Le courage ouvre la porte, derrière il n'y a personne ....

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nelly
******
avatar


MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Lun 6 Avr - 10:36

renal a écrit:
Le courage ouvre la porte, derrière il n'y a personne ....

Très bien ! Le courage fait fuir la peur, la preuve... Wink
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Marie-jo 17
******
avatar


MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Lun 6 Avr - 10:42

Nelly a écrit:
renal a écrit:
Le courage ouvre la porte, derrière il n'y a personne ....

Très bien ! Le courage fait fuir la peur, la preuve... Wink
erreur!il y a moi afro boeh Laughing
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nelly
******
avatar


MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Lun 6 Avr - 10:46

Marie-jo 17 a écrit:
Nelly a écrit:
renal a écrit:
Le courage ouvre la porte, derrière il n'y a personne ....

Très bien ! Le courage fait fuir la peur, la preuve... Wink
erreur!il y a moi afro boeh Laughing
J'oubliais ! affraid Wink lol!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
renal
******
avatar


MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Mer 15 Avr - 21:34

Le Magicien des Peurs

II était une fois, une seule fois, dans des pays de notre monde, un homme que tous appelaient le Magicien des Peurs. Ce qu'il faut savoir, avant d'en dire plus, c'est que toutes les femmes, tous les hommes et tous les enfants de ce pays étaient habités par des peurs innombrables. Peurs très anciennes, venues du fond de l'humanité, quand les hommes ne connaissaient pas encore le rire, l'abandon, la confiance et l'amour. Peurs plus récentes, issues de l'enfance de chacun, quand l'incompréhensible de la réalité se heurte à l'innocence d'un regard, à l'étonnement d'une parole, à l'émerveillement d'un geste ou à l'épuisement d'un sourire. Ce qui est sûr, c'est que chacun, dès qu'il entendait parler du Magicien des Peurs, n'hésitait pas à entreprendre un long voyage pour le rencontrer. Espérant ainsi pouvoir faire disparaître, supprimer les peurs qu'il ou elle portait dans son corps, dans sa tête. Nul ne savait comment se déroulait la rencontre. Il y avait, chez ceux qui revenaient du voyage, beaucoup de pudeur à partager ce qu'ils avaient vécu. Ce qui est certain, c'est que le voyage du retour était toujours plus long que celui de l'aller.
Un jour, un enfant révéla le secret du Magicien des Peurs. Mais ce qu'il en dit parut si simple, si incroyablement simple, que personne ne le crut. « II est venu vers moi, raconta-t-il, m'a pris les deux mains dans les siennes et m'a chuchoté: "Derrière chaque peur il y a un désir. Il y a toujours un désir sous chaque peur, aussi petite ou aussi terrifiante soit-elle! Il y a toujours un désir, sache-le." -
» II avait sa bouche tout près de mon oreille et il sentait le pain d'épice, confirma l'enfant, ce qui fit sourire quand même ceux qui l'écoutaient. Il m'a dit aussi : "Nous passons notre vie à cacher nos désirs, c'est pour cela qu'il y a tant de peurs dans le monde."
« Mon travail, et mon seul secret, c'est de permettre à chacun d'oser retrouver, d'oser entendre et d'oser respecter le désir qu'il y a sous chacune de ses peurs. »
L'enfant, en racontant tout cela, sentait bien que personne ne le croyait. Et il se mit à douter à nouveau de ses propres désirs.
Ce ne fut que bien des années plus tard qu'il retrouva la liberté de les entendre, de les accepter en lui.

(Jacques Salomé)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
renal
******
avatar


MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Dim 26 Avr - 10:06

LE MOT D'ANGELA

Lorsqu' Angela n'était qu'une enfant, âgée de 2 ou 3 ans,
Ses parents lui enseignaient déjà à ne jamais dire NON.
Ils lui répétaient qu'elle devait toujours
Obéir à son père et à sa mère.
Qu'autrement elle serait punie et devrait aller au lit.
Toujours est-il que les années passèrent
Et Angela devint une fille obéissante ;
Elle ne cédait jamais à la colère et à la rébellion
Se montrait toujours généreuse et prévenante;
Car peu importe ce que lui disaient ses parents,
Elle croyait toujours qu'ils avaient raison.
Angela fut une élève douée et charmante.
Ses professeurs la trouvaient bien élevée,
Mais ils ne se demandèrent jamais,
Comment elle se sentait.
Angéla n'avait que des amis
Qui savaient qu'on pouvait toujours compter sur elle.
Même malade et alitée, si on lui demandait d'aider,
Elle répondait ''oui'' sans hésiter.
Mariée à un avocat, Angela avait maintenant 33 ans,
Une belle vie à la banlieue et de beaux enfants.
Si quelqu'un lui demandait comment elle allait,
Elle disait toujours : ''Bien, merci ''.
Mais, par une nuit froide, elle resta éveillée dans son lit.
Étourdie par un tourbillon de pensées;
Sans savoir pourquoi ni comment,
Elle ne voulait plus vivre.
Elle supplia même le Tout-Puissant
De mettre un terme à sa vie.
Elle entendit alors, au plus profond de son être,
Une voix douce et grave
Qui ne souffla qu'un seul mot... non.
A partir de ce moment-là,
Angela sut ce qu'il lui restait à faire.
Comme toute sa vie avait tourné autour de ce mot,
Voilà ce qu'elle réserva aux êtres qui lui étaient chers :
NON, je refuse
NON, je ne suis pas d'accord
NON, c'est à toi de le faire
NON, je n'aime pas ça
NON, ça me fait trop mal !
NON, je suis fatiguée
NON, je suis occupée
NON, ce n'est pas ce que je veux.
Sa famille en fut étonnée, ses amis en restèrent bouche bée,
Mais, ils le voyaient bien dans ses yeux, Angela avait changé.
Car, lors de cette nuit froide et tourmentée,
Angela l'angélique avait reçu la permission de dire non.
Depuis Angela est d'abord une femme,
Ensuite une mère et une épouse :
Elle a sa propre vie, ses talents et ses ambitions.
Elle connaît ses besoins, ses désirs et ses émotions.
Elle a son propre compte en banque et
Elle a enfin son mot à dire.
Et à son fils et à sa fille, elle enseigne :
''C'est très bien d'être d'accord ;
Mais pour grandir et se réaliser pleinement,
Il faut savoir dire non.
Car je sais que j'ai parfois tort,
Et comme je vous aime profondément,
Vous serez toujours mes anges,
Même quand vous me dites non.''
(Source: Barbara K. Bassett...)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
renal
******
avatar


MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Mar 12 Mai - 8:54

Le jeune moine se rendait au village voisin. En cours de route il rencontra un enfant, assis sur une pierre, en train de dessiner nerveusement avec un bâton des cercles sur le chemin de terre…
Bon jour...L’enfant releva sa tête mais ne dit mot...Le jeune moine lui sourit et prit le temps de s’asseoir prés de lui. Le temps s’écoula et aucun des deux ne prononça un mot. Parfois il faut savoir attendre. Enfin, au bout d’un long moment, l’enfant lâcha... De Toute façon ils ont raison je suis nul!...
Le jeune moine attentif tourna son visage vers l’enfant. Celui ci hésita à regarder le moine en face...Pourquoi dis tu cela ?...
Chaque fois que je fais quelque chose, ça finit de travers ou les gens ne comprennent pas et disent que c’est n’importe quoi. Je ne sers à rien...
Le jeune moine garda le silence, puis… Je ne peux rien pour toi mais je voudrais te montrer quelque chose si tu veux bien...
L’enfant se leva et suivit le moine. Les deux silhouettes continuèrent leur route. Juste avant le village sur la gauche, il y avait un vieux puits qui ne servait pratiquement plus, d’ailleurs il était envahit de lierre qui le recouvrait presque totalement….
Regarde ce puits...Oui et alors?, il est envahit de cette saleté de lierre, c’est une mauvaise herbe qui envahit tout...Le jeune moine sourit...Au temple il y a un moine qui souffre de rhumatisme, veux tu aller me cueillir des feuilles de lierre pour que je puisse lui faire un cataplasme contre ses douleurs!...
Comment cette plante peut soigner?... Oui elle peut, mais elle est un peu à l’image de l’homme elle est capable du meilleur comme du pire. Si on en consomme beaucoup, fruit et feuilles et de façon interne, elle s’avère très toxique...Et vous voulez que je ramasse des feuilles?...
Appliquées sur la région douloureuse elles soulagent...
Alors elle sert à quelque chose cette plante?...Oui répondit le moine avec un immense sourire, elle sert à quelque chose et peut être plus que l’on croit...L’enfant s’approcha du puits pour se saisir des feuilles lorsqu’il entendit du bruit à l’intérieur du feuillage. Délicatement il écarta quelques branches et aperçut un nid de merle et des œufs...Cette mauvaise plante abrite la vie, dit le jeune moine...L’enfant rapporta les feuilles. Le moine le remercia et continua son chemin en direction du village...
Dites vous pourrez m’apprendre les plantes? Le moine sourit.. Bien sûr tu n’auras qu’a venir au temple...Depuis on peut voir un enfant arpenter le chemin, ramasser des mauvaises herbes et les rapporter au temple ou il prend le temps de les connaître, et s’émerveille des trésors qu’elles peuvent cacher. Pour lui il n’y a plus de mauvaises herbes, il y a des herbes inconnues, des herbes différentes mais qui si l’on prend le temps de les connaître ont leur raison d’exister. Plus que les connaître il les aime, car elles lui ont apprit à s’aimer tel qu’il était....
(Serge)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
renal
******
avatar


MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Mer 13 Mai - 13:27

Secoue toi et fonce

Un jour, l'âne d'un fermier est tombé dans le puits.

L'animal gémissait pitoyablement et le fermier se demandait quoi faire.

Finalement, il décida que l'animal était vieux et que le puits devait disparaître.

De toute façon, ce n'était plus rentable pour lui de récupérer l'âne.

Il invita tous ses voisins à venir pour l'aider.

Ils ont tous saisi une pelle et ont commencé à enterrer le puits.

Dès le début, l'âne réalisa ce qui se produisait et se mit à braire terriblement, puis il se tut...

Quelques pelletées plus tard, le fermier regarda dans le fond du puits.

Quelle ne fut pas sa stupéfaction !

A chaque pelletée qui tombait sur lui, l'âne secouait la terre de son dos et montait dessus.

Cependant les voisins du fermier continuaient de jeter de la terre sur l'animal;

Et celui-ci continuait de se secouait et de monter au fur et à mesure qu'elle tombait.

Bientôt, chacun fut stupéfait que l'âne soit hors du puits et se mettre à trotter !

-----------------

La vie essaie de t'engloutir de toutes sortes de façons.
Le truc pour se sortir du trou est de se secouer pour avancer.
Chacun de tes ennuis est une pierre qui permet de progresser.
Nous pouvons sortir des puits les plus profonds en n'arrêtant jamais.
Il ne faut jamais abandonner!

Secoue-toi et fonce !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
renal
******
avatar


MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Mer 3 Juin - 13:59

LE FLOCON

Ce matin là en se réveillant le jeune moine découvrit un paysage tout de blanc vêtu. Toute la nuit il avait neigé. Sans savoir d'où cela venait, une joie immense l'envahissait, une envie de rire. Ce fut à ce moment qu'il reçut une boule de neige.
Un rire se fit entendre, il découvrit le visage illuminé d'une petite fille aux cheveux noirs. Il ramassa de la neige en fit une boule et la lança dans la direction de la fillette. S'en suivit une partie de rires entre eux.
Au bout d'un moment, essoufflés, ils s'arrêtèrent. Ils allèrent s'asseoir prés du vieux moine qui les regardait avec compassion.
Le jeune moine secoua la neige de ses vêtements, le vieux moine lui donna un verre grossissant...
- Regarde, dit il...
le jeune homme observa les flocons...
- C'est extraordinaire, s'exclama t il, puis il passa la loupe à la fillette.
En effet qui a déjà regardé un flocon de neige, cette beauté mystérieuse et géométrique...
- On dirait des étoiles dit la jeune fille, c'est magnifique !...
- Oui, parfois lorsqu'on se penche sur les petites choses elles nous apparaissent magiques. Chaque flocon nous offre cette beauté, regarde ce tapis blanc, ce sont des millions de flocons...
Le jeune moine prit un flocon sur son doigt, il ne laissa qu'une perle d'eau où se reflétait le ciel et son visage rougit et arrondi...
- De flocon il devient eau et avec la chaleur vapeur, pourtant dans la goutte d'eau le flocon existe toujours. Est ce que le flocon même en se débattant pourrait rester flocon ?...
- Non je ne le pense pas il fondrait, ce serait peine perdue...
- En effet, il souffrirait pour rien, lorsqu'il rencontre ta chaleur il devient eau, qu'il le veuille ou non...
- cela vaut il aussi pour l'homme ? S'il rencontre suffisamment de chaleur et d'amour, il peut se transformer ?...
Le vieux moine sourit,
- oui, même s'il désire rester attaché à ce qu'il était, qu'il le veuille ou non quelque chose en lui ne sera plus pareil. De plus cet attachement sera cause de souffrance...
- Pourtant certaines personnes voudraient changer, mais n'y parviennent pas, elles se sentent prisonnières de ce qu'elles sont...

- La goutte d'eau est elle coupable de ne plus être flocon ? Elle est l'instant... Quand je me suis levé ce matin et que je suis sorti, j'ai ressenti une immense joie... Tu étais l'instant... Puis cette joie s'est effacée, est ce le fait de me juger ? Le jugement fait parti du tout, que je le veuille ou non, le jugement n'est pas condamnation...
Le jeune moine est perdu dans ses pensées, lorsqu'une boule de neige s'écrase sur sa tête, et les milliers de flocons deviennent des perles de lumière sur son crâne rasé.
Le vieux moine se mit à rire suivit de la fillette et du jeune moine.
Vivre l'instant et aimer.
Tels des moineaux les trois comparses sautillaient en lançant ou évitant les boules de neige...(SERGE)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
renal
******
avatar


MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Sam 13 Juin - 11:16

Ce matin là, il y avait du remue ménage dans la bergerie de Pascal. Une de ses brebis avait donné naissance à un petit. Comme à chaque fois, Pascal veillait. De sa voix douce, il trouvait les mots. C'était comme si la brebis comprenait, en fait, elle comprenait, elle sentait tout l'amour qu'avait l'homme pour ses bêtes. son troupeau n'était pas très important, il n'utilisait que la laine et le lait. Ses bêtes avaient une vie heureuse.

Ce matin là, donc, Pascal avait aidé la brebis mais quelque chose était différent, en effet, l'agneau avait un drôle de comportement. Pascal eut vite fait de comprendre, l'agneau était né aveugle. Après l'avoir frotté avec de la paille, il laissa la mère et le petit tranquille.

Il était de bonne heure, aussi il rentra boire un café chaud. Il racla ses pieds sur la pierre usée et pénétra à l'intérieur. Sur le coin de la cuisinière à bois, la cafetière répandait son parfum dans toute la pièce.

Soudain un bruit, comme un roulement de tambour fissura le silence....

- Pascal, Pascal ! est ce que le petit est né ?...

Pascal sourit...

- Oui, Thomas il est né cette nuit...

- Je peux aller le voir ?...

- Oui tu peux...

L'enfant, habitait le village un peu plus bas. Il aimait bien Pascal qui lui apprenait plein de choses sur les bêtes, les arbres et racontait de magnifiques histoires. Pascal s'était prit d'affection pour ce pitchounet. Le roulement de tambour redoubla...

- Pascal, le petit est tout seul dans un coin, sa mère le repousse...

Pascal posa son bol et suivit l'enfant.

Dans la bergerie, l'agneau était seul, planté sur ses jeunes pattes et bêlant, appelant sa mère. Celle ci était dans l'autre coin et semblait indifférente...

- Pourquoi elle ne va pas le voir?...

- Tu sais Thomas parfois il se passe des choses. L'agneau est aveugle, la mère le sent et peut être est ce à cause de ça qu'elle le refuse...

- Mais c'est son petit, ce n'est pas juste...
- Pour le moment il va falloir le nourrir, si elle refuse il ne vivra pas.

Après plusieurs essais, la mère refusait que le petit tête. Pascal alla chercher une bouteille, la remplit de lait, improvisa une tétine et montra à Thomas comment faire. L'agneau avec sa tête qui bougeait dans tous les sens se jetta sur le biberon. Thomas rayonnait...

- Il boit, Pascal, il boit, il va vivre ?..

Le berger souriait...

- Oui mais il faudra le nourrir...

- Je viendrais tous les jours, tu veux ?...

L'homme acquiesça. L'enfant tint parole, l’agneau survécut. Tous les jours l'enfant donnait à manger à l'agneau et parlait à la mère...

- Tu sais c'est ton petit, c'est pas ta faute ni la sienne si il ne voit pas. Mais il faudrait que tu t'en occupes, il a besoin de toi...

Thomas passait tous ses moments libres au milieu des bêtes. Un matin Pascal alla à la bergerie, il ouvrit la porte et garda le silence. Thomas était là et appelait la mère...

- Aller viens, fais la paix avec ton petit... La mère attentive s'approcha tout doucement, lentement, renifla l'agneau, donna quelques coups de langue et l'amour fut le plus fort. Le petit alla sous sa mère et se mit à têter. L'enfant leva la tête et vit Pascal, aucun mot, de peur de briser l'instant, juste des étoiles dans les yeux et un immense sourire.

Pascal sortit, quelques minutes après Thomas le rejoint...

- Tu as vu elle l'a accepté...

- Oui, tu as su trouver les mots, parfois ce qui nous semble injuste, dur, cruel, a un sens caché. Ce petit est né pour nous apprendre, il t'a apprit à t'en occuper, à avoir confiance en toi, il a apprit à sa mère que même différent elle pouvait l'aimer, elle a apprit avec lui qu'elle pouvait lui donner une seconde fois la vie. Il m'a apprit que je pouvais te faire confiance, que ce petit sans y voir, était capable de nous montrer où était l'essentiel...

Thomas passa sa tête dans l'entrebâillement de la porte de la bergerie, l'agneau était contre sa mère.

L'enfant et Pascal souriait.....
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Marie-jo 17
******
avatar


MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Sam 13 Juin - 12:01

quelle b elle histoire ,pleine de leçons, l'homme peut-être formidable, ne l'oublions pas!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
renal
******
avatar


MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Sam 13 Juin - 12:28

Un petit garçon se promènait dans un grand magasin avec sa mère.
Il arriva au rayon jouet et aperçut, sur un socle d’exposition, un grand clown "culbuto" monté sur un ballon qu’il fallait pousser pour le faire basculer.
Comme il avait l’air de bien s’amuser à le faire basculer doucement,
sa mère le laissa jouer et s’éloigna pour regarder un rayon voisin.

L’enfant poussa plus fort le clown, celui-ci bascula… et remonta.
Il le poussa encore plus fort… Le clown bascula… et remonta.
Étonné, il le poussa de toutes ses forces, d’un grand coup, avec ses deux poings.

Le clown bascula, tomba jusqu’à terre, et à l’ébahissement du gamin, se releva.

Sa maman revint à ce moment-là et vit sa stupeur.
Elle lui demanda en souriant :
"À ton avis, pourquoi se relève-t-il lorsque tu le frappes, même du plus fort que tu peux ?"

L’enfant réfléchit un moment, puis répondit :
"Je ne sais pas… c’est sans doute parce qu’il est toujours debout à l’intérieur !"

Si un jour la vie vous met à terre, rester debout à l’intérieur !

(auteur inconnu)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Marie-jo 17
******
avatar


MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Sam 13 Juin - 12:39

renal a écrit:
Un petit garçon se promènait dans un grand magasin avec sa mère.
Il arriva au rayon jouet et aperçut, sur un socle d’exposition, un grand clown "culbuto" monté sur un ballon qu’il fallait pousser pour le faire basculer.
Comme il avait l’air de bien s’amuser à le faire basculer doucement,
sa mère le laissa jouer et s’éloigna pour regarder un rayon voisin.

L’enfant poussa plus fort le clown, celui-ci bascula… et remonta.
Il le poussa encore plus fort… Le clown bascula… et remonta.
Étonné, il le poussa de toutes ses forces, d’un grand coup, avec ses deux poings.

Le clown bascula, tomba jusqu’à terre, et à l’ébahissement du gamin, se releva.

Sa maman revint à ce moment-là et vit sa stupeur.
Elle lui demanda en souriant :
"À ton avis, pourquoi se relève-t-il lorsque tu le frappes, même du plus fort que tu peux ?"

L’enfant réfléchit un moment, puis répondit :
"Je ne sais pas… c’est sans doute parce qu’il est toujours debout à l’intérieur !"

Si un jour la vie vous met à terre, rester debout à l’intérieur !

(auteur inconnu)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
renal
******
avatar


MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Sam 13 Juin - 15:25

Super le Clown !!!! merci Rose !!!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
renal
******
avatar


MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Sam 27 Juin - 21:12

Le compte de la petite souris qui avait très peur d'écraser les pieds des éléphants

(La répression imaginaire fait certainement plus de dégâts dans l'existence de certains que toutes les violences extérieures qu'ils pourront côtoyer ou rencontrer)

Il était une fois une petite souris si timide qu'elle s'imaginait que si elle sortait de son trou, si elle allait en promenade, elle risquait de déranger tout le monde et en particulier de faire du mal aux éléphants en marchant sur leur pieds.

Quand elle sortait de chez elle, elle marchait avec beaucoup de précautions, avançait avec hésitation, regardait soigneusement autour d'elle afin de ne déranger personne. Elle craignait tellement de déranger qu'elle aurait voulu être invisible.

Lorsque je vous ai dit que cette petite souris était timide, j'aurais dû vous préciser qu'elle était surtout égocentrique. Egocentrique est un mot du langage des souris qui veut dire: centé sur soi, préoccupée d'elle-même.

Au pays des souris, c'est un fait connu, tous les timides sont souvent des individus qui on une perception d'eux-mêmes tellement forte qu'ils ramènent tout à eux. Ils imaginent que dès qu'ils sortent de leur trou, dès qu'ils sont en public, tous les autres voient asssitôt qu'ils sont là. C'est un paradoxe, les sourix timides pensent que chacun cessant son activité, déviant le cours de ses pensées, se met aussitôt à avoir une opinion, un point de vue, un commentaire sur elles.

Alors ces petites souris soi-disant timides se mettent à vivre, à se comporter à partir de tout un imaginaire, à partir duquel, hélas, elles construisent et organisent la plupart de leur comportement. "Si je fais ceci, je risque de faire de la peine. Si je dis cela, je risque de provoquer la colère. Si je ne dis pas, ils vont penser que, si je ne fais pas, ils vont imaginer que..."

Elles passent ainsi à côté de leur existence, sans pouvoir se réaliser et aller vers le meilleur d'elles-mêmes, tellement elles s'enferment dans ce qu'elles on imaginé de l'imaginaire de l'autre. Les petites souris timides se donnent ainsi à l'intérieur d'elles-mêmes une importance très grande, si grande qu'elle envahit tou l'espace autour d'elles...

(N.B. Livre de Jacques Salomé "conte à aimer conte à s'aimer...)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
renal
******
avatar


MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Dim 19 Juil - 9:38

Un petit conte pour vous souhaiter un bon dimanche

La Cithare du Bonheur


C'était un homme droit et sincère qui cherchait le chemin du bonheur et de la vérité.
Il alla un jour trouver un vénérable maître soufi dont on lui avait assuré qu'il pourrait les lui indiquer. Celui-ci l'accueillit aimablement devant sa tente et, après lui avoir servi le thé à la menthe, lui révéla l'itinéraire tant attendu :
« C'est loin d'ici, certes, mais tu ne peux te tromper, au cœur du village que je t'ai décrit, tu trouveras trois échoppes. Là te sera révélé le secret du bonheur et de la vérité. »
La route fut longue. Le chercheur d'absolu passa maints cols et rivières.
Jusqu'à ce qu'il arrive en vue du village dont son cœur lui dit très fort :
« C'est là le lieu ! Oui, c'est là ! »
Hélas ! Dans chacune des trois boutiques il ne trouva comme marchandises que rouleaux de fils de fer dans l'une, morceaux de bois dans l'autre et pièces éparses de métal dans la troisième. Fatigué et découragé, il sortit du village pour trouver quelque repos dans une clairière voisine.
La nuit venait de tomber. La lune remplissait la clairière d'une douce lumière.
Lorsque tout à coup se fit entendre une mélodie sublime.
De quel instrument provenait-elle donc ?
Il se dressa tout net et avança en direction du musicien.
Lorsque, stupéfait, il découvrit que l'instrument céleste était une cithare faite de morceaux de bois, des pièces de métal et des fils d'acier qu'il venait de voir en vente dans les trois échoppes du village.
A cet instant, il connut l'éveil.

Il comprit que le bonheur est fait de la synthèse
de tout ce qui nous est déjà donné,
et que notre tâche est d'assembler
tous ces éléments dans l'harmonie.

Conte soufi
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
renal
******
avatar


MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Mar 21 Juil - 10:14

Le secret du bonheur - conte africain !

Un enfant demande à son père:
- Dis papa, quel est le secret pour être heureux ?
Alors le père demande à son fils de le suivre. Ils sortent de la maison, le père sur leur vieil âne et le fils suivant à pied. Et les gens du village de dire:
- Mais quel mauvais père qui oblige ainsi son fils d'aller à pied !
- Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison, dit le père.
Le lendemain ils sortent de nouveau, le père ayant installé son fils sur l'âne et lui marchant à côté. Les gens du village dirent alors:
- Quel fils indigne, qui ne respecte pas son vieux père et le laisse aller à pied !
- Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison.
Le jour suivant ils s'installent tous les deux sur l'âne avant de quitter la maison. Les villageois commentèrent en disant:
- Ils ne respectent pas leur bête à la surcharger ainsi!
- Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison.
Le jour suivant, ils partirent en portant eux-mêmes leurs affaires, l'âne trottinant derrière eux. Cette fois les gens du village y trouvèrent encore à redire:
- Voilà qu'ils portent eux-mêmes leurs bagages maintenant ! C'est le monde à l'envers !
- Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison.
Arrivés à la maison, le père dit à son fils:
- Tu me demandais l'autre jour le secret du bonheur.
Peu importe ce que tu fais, il y aura toujours quelqu'un pour y trouver à redire.
Fais ce qui te plaît et tu seras heureux.
Auteur inconnu
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Brumes
******
avatar


MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Mar 21 Juil - 13:31

C'est du vécu !!!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Contes philosophiques   

Revenir en haut Aller en bas
 
Contes philosophiques
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 5 sur 13Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6 ... 11, 12, 13  Suivant
 Sujets similaires
-
» Quels contes philosophiques en 1ère?
» Jean-Claude Carrière, Contes philosophiques du monde entier
» contes philosophiques chretiens
» "Trois contes philosophiques" (Diderot , St Lambert et Voltaire) en 1ère ?
» Conte philosophique

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
philo Z'amis :: Forum des citoyens :: Littérature & Culture-
Sauter vers: