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 Contes philosophiques

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renal
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Dim 3 Aoû - 9:24

LA ROSE ET LES EPINES

Un certain homme planta une rose et l'arrosa fidèlement, et avant qu'elle ne fleurisse, il l'examina. Il vit le bouton qui fleurirait bientôt et aussi les épines. Et, il pensa, "comment est-il possible qu'une fleur si magnifique provienne d'une plante chargée d'autant d'épines pointues ? "
Attristé par cette pensée, il négligea d'arroser la rose, et avant qu'elle ne fût prête à fleurir, elle mourut.
Il en est ainsi pour beaucoup.
A l'intérieur de chaque âme, il y a une rose.
Les qualités divines plantées en nous à la naissance grandissent parmi les épines de nos erreurs.
Beaucoup d'entre nous se regardent eux-mêmes et voient seulement leurs épines, leurs défauts. Nous désespérons, en pensant peut-être que rien de bon ne peut sortir de nous. Nous négligeons d'arroser le bien qui est en nous et finalement il meurt.
Nous ne réalisons jamais notre potentiel.
Quelques personnes ne voient pas la rose à l'intérieur d'êlles-mêmes quelqu'un d'autre doit la leur montrer.
Un des dons les plus extraordinaires qu'une personne puisse posséder est d'être capable de passer à travers les épines et de trouver la rose à l'intérieur des autres.
C'est la caractéristique de l'amour, de regarder une personne, et connaissant ses erreurs, de reconnaître la noblesse dans son âme, et de l'aider à réaliser qu'elle peut dépasser ses erreurs. Si nous lui montrons la rose, elle fera la conquête des épines. Alors elle fleurira, et plus loin fleuriront trente, soixante, une centaine de plants comme celui qui lui a été donné. Notre devoir en ce monde est d'aider les autres en leur montrant leurs roses et non leurs épines.
Alors seulement nous atteindrons l'AMOUR que nous devrions ressentir pour chacun ; alors seulement nous fleurirons dans notre propre jardin !
auteur inconnu
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Dim 3 Aoû - 12:01

renal a écrit:
Mieux vaut céder aux circonstances et aux plus forts que rivaliser avec de plus puissants. (Esope)
Ton conte rappelle fortement la fable du "Chêne et du Roseau". En ce qui concerne sa morale, je crois qu'il est difficile de toujours se laisser faire, dans la vie. Peut-être faut-il parfois plier en attendant une accalmie pour, ensuite, mieux se redresser et montrer sa force. Ma nature à moi ne plie pas facilement... confused Wink
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Lun 4 Aoû - 10:35

Le sapin et le pommier

Un jour d'automne, un pommier,

mécontent de son sort,

confia sa déception au "pomiculteur".

La nature avait été injuste envers lui

en lui donnant une apparence toute difforme,

alors que le magnifique sapin

qui s'élançait à ses côtés

faisait l'envie de tous les hommes qui,

d'années en années,

ne cessaient de le décorer

de magnifiques étoiles illuminées.

Le "pomiculteur" repris alors:

"Tu es difforme, c'est vrai.

Mais souviens-toi

que tu es un arbre greffé dès ton jeune âge

et que tu rappelles à l'homme

qu'il est lui aussi un peuple déformé

par ses fautes et ses faiblesses,

mais capable aussi de donner de bons fruits.

Tu es émondé, c'est vrai aussi,

mais c'est pour que tes fruits

n'en soient que plus magnifiques".

Et, parlant de ses fruits,

le vieux "pomiculteur"

tira une belle pomme du pommier,

sortit son couteau et d'un trait horizontal,

la coupa en deux parties égales.

Il montra les deux moitiés au pommier

et pointant avec son couteau

l'étoile formée au milieu par les pépins,

il lui dit :

"Tu vois, le sapin a les étoiles qu'on lui ajoute,

mais toi c'est au milieu de toi que tu as tes étoiles.

C'est dans ton coeur même

qu'est ta beauté!

Vraiment je trouve ce conte très beau, souvent on veut en mettre plein la vue pour pouvoir plaire, et paraître, alors que si on montre ce qu'il y a au fond de notre cœur, je crois que tous les artifices ne valent rien à côté. Car notre cœur renferme, ce qu’i y a de beaux en nous, aussi de moins beau, mais il ne ment pas.
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Lun 4 Aoû - 13:38

renal a écrit:
Tu vois, le sapin a les étoiles qu'on lui ajoute, mais toi c'est au milieu de toi que tu as tes étoiles. C'est dans ton coeur même qu'est ta beauté !
Magnifique, dommage que cette beauté soit souvent cachée.
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Lun 4 Aoû - 16:40

Une cigale chantait à la cime d’un arbre. Un renard qui voulait la manger imagina la ruse que voici. Il vint se mettre juste en dessous d’elle et lui dit son admiration pour la douceur de son chant. Il l’invita à descendre ; il désirait, disait-il, contempler un animal doué d’une telle voix. Mais la cigale flaira le piège. Elle arracha une feuille et la laissa tomber. Et comme le renard accourait croyant que c’était la cigale, celle-ci lui dit : « Erreur l’ami ! Ce n’est pas moi. Je me garde des renards depuis le jour où, dans la crotte de l’un deux, j’ai reconnu des ailes de cigale. »

A quelque chose, malheur est bon. ( Esope, fable)
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Lun 4 Aoû - 22:53

Voici un conte, philosophique (je ne sais pas) à regarder, l'imagination se chargera de la morale Wink




confused j'espère que ça fonctionne
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Mar 5 Aoû - 7:27

Oui Clémentine ça fonctionne !!!
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Mer 6 Aoû - 11:10

Un merle chantait.

L'air était en paix ce matin là, la lumière douce et apaisante venait essuyer les larmes de rosée sur les toiles d'araignée. Le vieux moine inspira, expira en appréciant l'instant présent. Silencieusement et avec respect le jeune disciple vint se placer derrière son maître. Cela faisait quelques temps que le jeune homme était confronté au doute. Il ne comprenait pas pourquoi malgré tous ses efforts il progressait si peu, pourquoi il avait le sentiment que rien ne valait la peine, voir qu'il perdait son temps.
Le vieux moine, le regard droit, était assis, calme...
- Maître, malgré tous mes efforts, je doute ...
Le vieil homme se leva, sans un mot, et se dirigea vers une bâtisse près du monastère, le jeune disciple suivit.
Arrivé devant le bâtiment, un homme s'entrainait au tir à l'arc.
Le vieux moine s'assit, derrière lui le jeune disciple en fit de même. Le regard du maître englobait l'archer dans sa totalité...
- Qu’observes-tu ?...
- Je vois un homme qui s'entraine à l'arc...
- Que remarques-tu ?...
- Rien de spécial, il essaye d'atteindre la cible...
- Que fait-il pour ça ?...
- Il vise !...
- Pas seulement, vois tu, il doit d'abord tendre l'arc, ensuite tu as raison il doit viser...
- Je sais tout cela...
- Ce n'est pas tout, une chose est primordiale...
- Quoi donc ?...
- Il doit lâcher la flèche...
- Lâcher la flèche !! Mais c'est normal!...
- Oui c'est normal comme tu dis, ça coule de source dit le vieux moine en souriant. Pourtant combien d'entre nous oublions de lâcher notre flèche pour atteindre notre but ?...
- Je ne comprends pas tout...
- Le fait de tendre l'arc peut être rapproché de l'énergie, il en faut pour réussir à le tendre, le fait de viser peut être rapproché de l'intelligence et enfin lâcher la flèche peut être rapprocher du lâcher prise. Si nous mettons trop d'énergie à tendre l'arc nous risquons de casser l'arc, pas assez et la flèche n'atteindra pas son but. Si tu vises trop longtemps nous allons nous fatiguer et perdre beaucoup d'énergie...
- Pourtant certains y arrivent...
- Oui mais à quel prix ?
- Lâcher sa flèche demande d'avoir confiance, confiance en soi, en la vie. Celui qui doute a peu de chance d'atteindre son but et s'il y parvient ce sera avec beaucoup d'effort et de temps...
- Vous voulez dire que je mettrai très longtemps à atteindre mon but...
Le vieux moine sourit, un sourire de compassion
- Souviens toi le monde est ce que je pense de lui...
Le jeune moine garda le silence...
- Nous perdons de l'énergie à nous juger ou à juger les autres, juger divise. Si l'homme juge la femme et la femme l'homme il s'en suivra une division, pourtant lorsque l'homme et la femme éprouvent de l'amour l'un pour l'autre ils ne font qu'un et de cette unité jaillit une énergie inimaginable, la vie...
Le jeune disciple se dirigea vers l'homme qui s'entrainait, celui ci lui donna son arc, le jeune moine regarda la cible, tendit l'arc, visa, ferma les yeux et lâcha prise, la flèche atteint la cible...
Le vieux moine sourit se leva et reprit le chemin du temple, un merle chantait....
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MessageSujet: Les Larmes d'une femme   Sam 9 Aoû - 9:08

Larmes de femme

Un petit garçon demanda à sa mère :
- Pourquoi pleures-tu ?
- Parce que je suis une femme, lui répondit-elle.
- Je ne comprends pas, dit-il.
Sa mère le prit dans ses bras et lui dit :
- Et jamais tu ne comprendras.
Plus tard le petit garçon demanda à son père :
- Pourquoi maman pleure-t-elle ? Je ne comprends pas !
- Toutes les femmes pleurent sans raison, fut tout ce que son père put lui dire.
Devenu adulte, il demanda à Dieu :
- Seigneur, pourquoi les femmes pleurent-elles aussi facilement ?
Et Dieu répondit :
- Quand j'ai fait la femme, elle devait être spéciale.
J'ai fait ses épaules assez fortes pour porter le poids du monde ;
et assez douces pour être confortables.
Je lui ai donné la force de donner la vie,
et celle d'accepter le rejet qui vient souvent de ses enfants.
« Je lui ai donné la force pour lui permettre de continuer quand tout le monde abandonne,
et celle de prendre soin de sa famille en dépit de la maladie et de la fatigue.
Je lui ai donne la sensibilité pour aimer ses enfants d'un amour inconditionnel,
même quand ces derniers l'ont blessée durement.
« Je lui ai donné la force de supporter son mari dans ses défauts
et de demeurer à ses côtés sans faiblir.
Et finalement je lui ai donné des larmes à verser quand elle en ressent le besoin.
« Tu vois mon fils, la beauté d'une femme n'est pas dans les vêtements qu'elle porte,
ni dans son visage, ou dans la façon de se coiffer les cheveux.
La beauté d'une femme réside dans ses yeux.
car c'est la porte d'entrée de son coeur - le lieu où réside l'amour.
Et c'est souvent par ses larmes que tu vois passer son coeur.
« Toutes les femmes sont belles,
et nous devons les encourager à s'aimer telles qu'elles sont
et à avoir une juste estime d'elles-mêmes. »
Anonyme
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Lun 11 Aoû - 17:14

Le test des 3 passoires


Socrate avait, dans la Grèce antique, une haute
opinion de la sagesse. Quelqu'un vient un jour trouver
le grand philosophe et lui dit :

"Sais-tu ce que je viens d'apprendre sur ton ami?

- Un instant, répondit Socrate. Avant que
tu me racontes, j'aimerais te faire passer un test,
celui des 3 passoires :

- Les 3 passoires?

Mais oui, reprit Socrate. Avant de me raconter toutes
sortes de choses de choses sur les autres, il est bon de prendre
le temps de filtrer ce que l'on aimerait dire.

C'est ce que j'appelle le test des 3 passoires. La première
passoire est celle de la vérité. As-tu vérifié si ce que
tu veux me dire est vrai?

- Non. J'en ai simplement entendu parler...

- Très bien. Tu ne sais donc pas si c'est la vérité.

Essayons de filtrer autrement en utilisant une deuxième
passoire, celle de la bonté. Ce que tu veux m'apprendre
sur mon ami, est-ce quelque chose de bon ?

- Ah non ! Au contraire.

- Donc, continua Socrate, tu veux me raconter de
mauvaises choses sur lui et tu n'es même pas certain si
elles sont vraies. Tu peux peut-être encore passer le test,
car il reste une passoire, celle de l'utilité. Est-il utile que
tu m'apprennes ce que mon ami aurait fait ?

- Non. Pas vraiment.

Alors, conclut Socrate, si ce que tu as à me raconter
n'est ni vrai, ni bien, ni utile, pourquoi vouloir me le dire ?"

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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Lun 11 Aoû - 17:23

«Une vieille légende hindoue raconte qu'il y eut un temps où tous les hommes étaient des dieux.

Mais ils abusèrent tellement de leur divinité que Brahma, le maître des dieux, décida de leur ôter le pouvoir divin et de le cacher à un endroit où il leur serait impossible de le retrouver. Le grand problème fut donc de lui trouver une cachette.

Lorsque les dieux mineurs furent convoqués à un conseil pour résoudre ce problème, ils proposèrent ceci : "Enterrons la divinité de l'homme dans la terre." Mais Brahma répondit : "Non, cela ne suffit pas, car l'homme creusera et la trouvera."

Alors les dieux répliquèrent : "Dans ce cas, jetons la divinité dans le plus profond des océans."

Mais Brahma répondit à nouveau : "Non, car tôt ou tard, l'homme explorera les profondeurs de tous les océans, et il est certain qu'un jour, il la trouvera et la remontera à la surface."

Alors les dieux mineurs conclurent : "Nous ne savons pas où la cacher car il ne semble pas exister sur terre ou dans la mer d'endroit que l'homme ne puisse atteindre un jour."

Alors Brahma dit : "Voici ce que nous ferons de la divinité de l'homme : nous la cacherons au plus profond de lui-même, car c'est le seul endroit où il ne pensera jamais à chercher."

Depuis ce temps-là, conclut la légende, l'homme a fait le tour de la terre, il a exploré, escaladé, plongé et creusé, à la recherche de quelque chose qui se trouve en lui. »


(Eric Butterworth, Découvre la puissance en toi)
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Lun 11 Aoû - 17:48

Clémentine ces deux contes je les connais et je les aime beaucoup.

Pour le deuxième, c'est vrai que parfois on cherche chez les autres ce qu'on voudrait avoir, on les envie, gloire, richesse, intelligence etc. ... alors qu'au fond de soi, il y a un trésor bien plus précieux que tous les autres : "nous" au fond de nous si on prend la peine d'y descendre, on trouve ,des richesses, aussi grande que celles des autres, à nous de les faire ressortir
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Lun 11 Aoû - 17:56

Eh oui Rénal, on cherche souvent trop loin ce qui est en nous Wink
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Mar 12 Aoû - 9:48

L'ÉLÉPHANT ENCHAINÉ



Quand j'étais petit, j'adorais le cirque, et ce que j'aimais par-dessus tout, au cirque, c'étaient les animaux. L'éléphant en particulier me fascinait. Pendant son numéro, l'énorme bête exhibait un poids, une taille et une force extraordinaires… Mais, tout de suite après et jusqu'à la représentation suivante, l'éléphant restait toujours attaché à un petit pieu fiché en terre, par une chaîne qui retenait l'une de ses pattes prisonnière.

Or, ce pieu n'était qu'un minuscule morceau de bois à peine enfoncé de quelques centimètres dans le sol. Et, bien que la chaîne fût épaisse et résistante, il me semblait évident qu'un animal capable de déraciner un arbre devait facilement pouvoir se libérer et s'en aller.

Le mystère restait entier à mes yeux. Pourquoi ne s'échappe-t-il pas ?

A cinq ou six ans, j'avais encore une confiance absolue dans la science des adultes. J'interrogeai donc un maître, un père ou un oncle sur le mystère du pachyderme. L'un d'eux m'expliqua que l'éléphant ne s'échappait pas parce qu'il était dressé. Je posai alors la question qui tombe sous le sens : "S'il est dressé, pourquoi l'enchaîne-t-on ?"

Je ne me rappelle pas qu'on m'ait fait une réponse cohérente. Le temps passant, j'oubliai le mystère de l'éléphant et de son pieu, ne m'en souvenant que lorsque je rencontrais d'autres personnes qui un jour, elles aussi, s'étaient posé la même question.

Il y a quelques années, j'eus la chance de tomber sur quelqu'un d'assez savant pour connaître la réponse :

L'éléphant du cirque ne s'échappe pas parce que, dès sont plus jeune âge, il a été attaché à un pieu semblable.

Je fermai les yeux et j'imaginai l'éléphant nouveau-né sans défense, attaché à ce piquet. Je suis sûr qu'à ce moment, l'éléphanteau a poussé, tiré et transpiré pour essayer de se libérer, mais que, le piquet étant trop solide pour lui, il n'y est pas arrivé malgré tous ses efforts.

Je l'imaginai qui s'endormait épuisé et, le lendemain, essayait à nouveau, et le surlendemain… et les jours suivants… jusqu'à ce qu'un jour, un jour terrible pour son histoire, l'animal finisse par accepter son impuissance et se résigner à son sort.

Cet énorme et puissant pachyderme que nous voyons au cirque ne s'échappe pas, le pauvre, parce qu'il croit en être incapable.

Il garde le souvenir gravé de l'impuissance que fut la sienne peu après sa naissance.

Et le pire, c'est que jamais il n'a sérieusement remis en question ce souvenir. Jamais, jamais il n'a tenté d'éprouver à nouveau sa force…
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Mar 12 Aoû - 16:26

Deux petits contes pour vous !!!


Un grand maître de la tradition hassidique, Yitzhak Méir, était encore enfant, quand quelqu’un lui dit en s’amusant :
« Je te donne un florin si tu me dis où habite Dieu. »
« Et moi répondit l’enfant je te donne deux florins si tu me dis où il n’habite pas. »


Saâdi, le poéte persan, raconta ceci : Un promeneur curieux d’esprit demande à un ver luisant :
« Pour quelle raison ne brilles-tu que la nuit ? »
Le ver, dans son langage particulier, lui fit cette lumineuse réponse :
« Je reste dehors le jour comme la nuit, mais quand le soleil est dans le ciel, je ne suis rien. »
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Mer 13 Aoû - 8:51

Pour ne pas vous laisser sans lecture pendant mes vacances !!!!


Un pauvre homme, qui vivait dans le gémissement et qui mendiait de porte en porte, aperçut un jour un chariot d'or qui entrait dans le village, et sur ce chariot un roi souriant et splendide.
Le pauvre se dit aussitôt : c'en est fini de ma souffrance, c'en est fini de ma vie démunie. Ce roi au visage doré n'est venu jusqu'ici que pour moi, je le sens. Il va me couvrir des miettes de sa richesse et je vivrai calme désormais.
Comme s'il était venu, en effet, pour voir le pauvre homme, le roi fit arrêter le chariot à sa hauteur. Le mendiant, qui s'était prosterné sur la terre, se releva et regarda le roi, convaincu que l'heure de sa fortune était enfin là. Alors, avec soudaineté, le roi tendit une main vers le pauvre et lui dit :
— Qu'as-tu à me donner ?
Le pauvre, très étonné et très désappointé, ne sut que dire. Est-ce un jeu, se demandait-il, que le roi me propose ? Se moque-t-il de moi Est-ce quelque peine nouvelle ?
Puis, voyant le sourire persistant du roi, son regard lumineux et sa main tendue, il puisa dans sa besace qui contenait quelques poignées de riz. Il y prit un grain de riz et le tendit au roi qui le remercia et partit aussitôt, tiré par des chevaux étonnamment rapides.
A la fin du jour, en vidant sa besace, le pauvre y trouva un grain d'or.
Il se mit à pleurer, en disant :
— Que ne lui ai-je donné tout mon riz !
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Mer 13 Aoû - 8:55

Un juif a fait fortune.
Il décide, pour la première fois de sa vie, de se payer des vacances de neige et même de faire du ski. Inexpérimenté, maladroit, il sort de la piste et tombe dans un ravin. Par un miracle du dernier instant, il s'accroche à un maigre arbuste qui pousse entre les rochers. Au-dessous de lui, le vide et la mort. Ses mains s'agrippent à l'arbuste, mais elles vont bientôt lâcher prise. D'ailleurs l'arbuste craque. Ses
racines se déchirent. Le juif, au sommet de l'angoisse, lève les yeux vers le ciel et crie :
— Il y a quelqu'un ? Il y a quelqu'un ?
— Je suis là, mon fils, lui répond une voix solennelle. N'aie aucune crainte et lâche l'arbuste. Mes anges se saisiront de toi et te déposeront doucement sur le sol. Le juif réfléchit un instant avant de crier :
— Il y a quelqu'un d'autre ?
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Mer 13 Aoû - 9:11

Un miroir dans le désert
Le poète persan que nous appelons Rumi raconte, dans le Masnaw, l'histoire d'un homme d'une laideur abominable qui traverse à pied le désert.
Dans le sable, il voit quelque chose qui brille. C'est un morceau de miroir. L'homme se baisse, saisit le miroir et le regarde. Il n'a jamais vu de miroir.
— Quelle horreur ! s'écrie-t-il. Pas étonnant qu'on ait jeté ça n'importe où !
Il lance le miroir dans le sable et poursuit sa route.
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Mer 13 Aoû - 13:37

Un vieil Arabe à l'apparence misérable, mendiant sa vie, s'avançait dans les rues d'une ville. Personne ne lui prêtait la plus légère attention. Un passant lui dit avec un vrai mépris :
— Mais que fais-tu ici ? Tu vois bien que personne ne te connaît.
L'homme pauvre regarda calmement le passant et lui répondit :
— Que m'importe ? Je me connais moi-même, et cela me suffit. C'est le contraire qui serait une horreur : que tous me connaissent, et que je m'ignore.
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Lun 22 Sep - 15:29

Paul

Paul a une question qui lui tourne dans la tête depuis quelques jours. Aussi va t il voir sa maman et lui demande...

- Maman c'est quoi le bonheur?...

Sa maman sourit, arrête son repassage et répond

- c'est se réveiller avec toute sa petite famille autour de soi et le sourire de son petit garçon.

Paul marque un temps et va dans le salon ...

- Papa c'est quoi le bonheur?...

Le père dépose son journal...

- C'est d'avoir un bon métier qui te permette de faire vivre une famille, de partir en vacances.

Paul n'est pas satisfait et grimpe à l'étage au desuus où vivent pépé et mémé...

- Pépé c'est quoi le bonheur?...

- Ah! c'est d'avoir vingt ans de courir,sauter,de faire du vélo...

Paul court dans la cuisine...

- Mémé c'est quoi le bonheur?...

Mémé sourit, le bonheur

- c'est d'avoir un petit fils comme toi, gentil, souriant, curieux...

Paul redescend en chemin il rencontre le voisin d'en face de chez ses parents...

- Monsieur s'il vous plait c'est quoi le bonheur?..

- le bonheur! ça n'existe pas c'est un truc pour faire bosser les gens en leur faisant croire qu'au bout ça ira mieux.

Paul ne sait trop que penser, il sort dans la rue et passe devant la boulangerie, il entre...

- S'il vous plait madame c'est quoi le bonheur?...

- Oh! je n'ai pas le temps j'ai trop de travail.

Paul ressort et manque de rentrer dans le curé de l'église voisine, lui doit savoir se dit il...

- Bonjour monsieur le curé c'est quoi le bonheur?...

- Le bonheur houla! c'est de savoir que l'on est pas seul quand chacun de nous il y a Dieu..

Paul marchait et ne savait plus trop quoi penser, il passa devant le cordonnier, c'était un vieux monsieur toujours avec le sourire...

- Bonjour monsieur c'est quoi le bonheur?...

- Bonjour dit le cordonnier, le bonheur, c'st vrai ça qu'est ce que le bonheur ? On arrive sur terre tout le monde parle du bonheur, et personne ne sait à quoi il ressemble puisque personne ne la rencontré. Le bonheur, Je pense que c'est quand on a le coeur qui sourit, quand tu reçois un bonbon ça te fait plaisir ?...

- Oh oui monsieur...

- Et bien on peut dire que c'est du bonheur, quand ta maman te prends dans ses bras pour te faire un calin tu es bien ?...

- Oui...

- C'est aussi du bonheur, le bonheur c'est ça de petites ou grandes choses qui nous font sourire le coeur. Le fait que tu sois venu me voir, mon coeur sourit j'éprouve du bonheur. Fais confiance à ton coeur. L'amour que l'on donne et reçoit est un immense océan de bonheur et il n'a pas de limite...

- Paul sourit s'approcha du vieil homme et l'embrassa sur la joue, ça piquait bien un peut à cause de la barbe mais Paul fut heureux et il repartit en chantant.

Le vieux cordonnier essuya une toute petite larme sur sa joue, une perle de bonheur...

(Publié par swadisthana)
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Lun 22 Sep - 15:41

renal a écrit:
une perle de bonheur...
Joli ! Puissions en trouver souvent, de ces perles... ! sunny
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Mar 23 Sep - 9:10

Une fable d'Esope, qui est tellement vraie !!!!

Les deux besaces

Quand Prométhée, jadis, façonna l'homme, il suspendit deux besaces à son cou, l'une contenant les défauts d'autrui, l'autre ses propres défauts. II plaça la première par-devant et la seconde par-derrière. Si bien que les hommes remarquent dès l'abord les défauts d'autrui, mais n'aperçoivent jamais les leurs.

Cette fable pourrait s'appliquer à tout homme intrigant qui ne cesse de juger les autres et reste aveugle à l'égard de lui-même.
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Mar 23 Sep - 9:14

une autre

La mer et le naufragé

Un naufragé, rejeté sur le rivage, s'y endormit d'épuisement. Lorsqu'il se réveilla, il s'en prit à la mer : « Pourquoi séduire les hommes par ta douceur et ta beauté, pourquoi les prendre sur tes eaux si tu dois te déchaîner contre eux et les anéantir? » Alors la mer prit l'apparence d'une femme qui lui dit: «Ne t'en prends pas à moi, mais aux vents. Car, de nature, je suis telle que tu me vois en ce moment. Ce sont eux qui soudain m'assaillent, me soulèvent et me rendent folle. »

Nous ne devons pas, nous non plus, accuser l'auteur d'une injustice s'il agit sous l'emprise des autres, mais ceux auxquels il obéit.
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Mer 24 Sep - 19:52

Des questions se bousculaient dans la tête du jeune moine et ne trouvant aucune réponse.
Il décida d'aller voir son maitre.
Celui ci s'était retiré sur les hauteurs, assis sur un rocher, le tissu de son vêtement flottait dans le vent.
Le jeune disciple s'aprêtait à poser ses questions quand le vieil homme se mit à jouer de la flute.
Petit à petit la musique l'enveloppa, son esprit fut apaiser. Il n'y avait plus de questions, plus de mots, plus de verbes. La musique s'adressait directement au plus profond de lui même, à son coeur et les réponses jaillissaient.
La musique était une histoire, l'histoire du souffle, le souffle de vie que nous recevons à la naissance, ce premier souffle divin qui nous envahit et nous remplit de vie. Puis tout au long de notre vie nous naissons et mourons à chaque inspiration et expiration. Puis vient un jour où nous rendons notre dernier souffle. Tout paraissait si simple...
Chaque arbre se nourit de la terre, de l'eau du soleil et pourtant chacun donnera un fruit différent.
La musique semblait dire : je suis moi et tu es toi, mon chemin est mon chemin ton chemin est différent. Le poisson pourra écouter l'oiseau chanter jamais il ne pourra voler.
Lorsque tu doutes, aime, aime toi, ose aimer.
Tu t'es mis en colère cela est du passé, observe ta colère elle est tienne, accepte là et aime.
L'amour est une énergie puissante qui est là, il n'a pas besoin de discourt, de mots.
Comme un ciel nuageux que le vent aurait balayé notre jeune ami éprouvait une joie, un amour, en lui.
Le vieux moine s'arrêta de jouer posa sa flute, le jeune moine garda le silence.
Juste le chant d'un oiseau, le vieux moine sourit...
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Charlestone
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Mer 24 Sep - 22:04

renal a écrit:
Le jeune disciple s'aprêtait à poser ses questions quand le vieil homme se mit à jouer de la flute.(...) Petit à petit la musique l'enveloppa, son esprit fut apaiser. La musique était une histoire,
On dit toujours que la musique adoucie les mœurs. Et, nous le constatons constamment dans notre vie courante. Quand nous nous sentons fatiguer, la musique nous délasse. quand nous sommes angoissés, elle nous détend....
Les diverses citations de nos illustres philosophes le montrent bien:
"La musique donne une âme à nos cœurs et des ailes à la pensée" [Platon]
La musique est peut-être l'exemple unique de ce qu'aurait pu être - s'il n'y avait pas eu l'invention du langage, la formation des mots, l'analyse des idées - la communication des âmes. [Marcel Proust]

Vois-tu ? Sinon, il y aurait jamais existé les célèbres Mozart, Beethoven, Vivaldi et tous les autres.....
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