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 Contes philosophiques

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marie-josé
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Mer 12 Jan - 8:58

de plus en plus, les ouvriers spécialisés se font rares!
je pense donc que oui, car quand on est adroit de ses mains,on peut presque tout faire, et
ne dit-on pas ,de celui qui le possède:

il a de l'or dans les mains?
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Jeu 13 Jan - 8:43

Un partage équitable

Deux frères avaient à se répartir les biens de leur père mort, mais ils n'arrivaient pas à se mettre d'accord. Des avocats et des juges s'en étaient mêlés. Aucun n'était parvenu à leur trouver un arrangement.
On alla donc voir un saint homme réputé pour sa sagesse, et on lui exposa le problème.
- C'est fort simple, leur dit-il. Que l'aîné partage les biens en deux parts ; et que le cadet choisisse en premier. De la sorte, aucun des deux ne pourra se sentir lésé.
Sa procédure parut si astucieuse qu'on prit désormais l'habitude de l'appliquer chaque fois qu'il y avait un litige.
(D'après un conte français)

Voilà une procédure fort habile. Personne ne peut ainsi se plaindre ! Ni le premier, puisque c'est lui qui a fait les parts, ni le second, puisque c'est lui qui a choisi ! On remarquera que le sage réussit là où juges et avocats ont échoué. (Michel Piquemal)
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Lun 17 Jan - 7:22

Le cheval d’ Al-Mamun

Le calife de Bagdad, nommé Al-Mamun, possédait un magnifique cheval arabe. Un membre d'une tribu nommé Omah était désireux d'acheter ce cheval ; il offrit plusieurs chameaux en échange, mais Al-Mamun ne voulait pas se départir de son cheval. Cela rendit Omah tellement furieux qu'il décida d'acquérir le cheval par la ruse. Informé qu'Al-Mamun devait passer à cheval sur une certaine route, il se coucha le long de celle-ci, déguisé en mendiant très malade. Or Al-Mamun était un homme au cœur tendre. À la vue du mendiant, il fut pris de pitié, descendit de cheval et offrit à l'homme de l'emmener. Il le souleva doucement, le plaça sur son cheval, avec l'intention de monter avec lui. Mais, dès qu'il fut en selle, le faux mendiant partit au galop tandis qu'Al-Mamun courait après lui et lui criait d'arrêter. Quand il fut à une distance suffisante de son poursuivant, le voleur s'arrêta et regarda en arrière.
- Tu m'as dérobé mon cheval, cria Al-Mamun, j'ai une faveur à te demander.
- Laquelle ? cria l'autre.
- Que tu ne dises à personne comment tu as acquis ce cheval.
- Et pourquoi ?
- Parce qu'un jour, quelqu'un de réellement malade peut être couché le long de la route et, si ton stratagème est connu, les gens passeront près de lui sans lui porter secours.
(Anthony De Mello (1931-1987), Dieu est là, dehors, 2 vol., Bellarmin, 1992 et 1995, Canada)


« Le fait de savoir qu’il y a des gens capables du pire empoisonne notre société.
On ne laisse pas sa maison ouverte de peur d'être cambriolé. On n'autorise pas les enfants à jouer dans la rue. On n'ose pas faire confiance à un inconnu. On n'accueille pas un étranger... Tout ce qui ferait de nous des êtres humains insouciants et généreux est contrecarré par la peur. Pourtant, n'y a-t-il pas cent fois plus de gens honnêtes que de malhonnêtes ? À force de mettre constamment en scène la violence, les médias ne portent-ils pas une responsabilité dans la déshumanisation de notre société ?(Michel Piquemal) »
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Mar 18 Jan - 8:51

L’écho ne nos paroles

Un jeune berger emprunta un jour un nouveau sentier avec son troupeau. Il lui sembla alors entendre le bruit de sonnailles d'un autre troupeau. Cela le remplit de joie, car il avait bien envie de se faire un ami. Il appela :
- Qui est là?
Et il entendit aussitôt d'autres voix répondre :
- Qui est là ? Qui est là ? Qui est là ?
Il y avait donc d'autres bergers comme lui dans la vallée.
Il s'écria alors :
- Où êtes-vous, je ne peux pas vous voir ! Et les voix répondirent :
- Pas vous voir, pas vous voir, pas vous voir !
Cela le mit en colère. Les autres bergers se cachaient et se moquaient de lui. Il leur cria :
- Montrez-vous, imbéciles ! Et les voix répondirent :
- Imbécile, imbécile, imbécile !
Cela lui fit un peu peur. Il n'était pas de taille à lutter contre tous ces bergers. Il rassembla bien vite son troupeau et rentra à la maison. Son grand-père, le voyant revenir tout en sueur, le questionna :
- Qu'y a-t-il, mon petit ? On dirait que tu as vu le diable dans la vallée ! Le jeune garçon lui raconta sa mésaventure. Il lui parla de tous ces bergers qui se cachaient, prêts à l'attaquer. Le grand-père comprit que l'enfant; s'était fait peur tout seul, en entendant l'écho de sa propre voix... et il le rassura.
- Ces bergers-là ne te veulent pas de mal. Ils attendent seulement de toi une phrase amicale. Demain, lorsque tu retourneras dans les pâturages, commence par leur dire bonjour.
Le lendemain, lorsqu'il atteignit le fond de la vallée, le jeune berger cria joyeusement :
- Bonjour !
Et l'écho répondit :
- Bonjour, bonjour, bonjour ! Il ajouta :
- Je suis votre ami ! Et l'écho reprit :
- Ami, ami, ami !
Alors la peur quitta le cœur de l'enfant. Il comprit que chaque fois qu'il disait des paroles gentilles, les voix lui répondaient de même. Et, lorsqu'il devint adulte, il garda toujours en mémoire cette leçon.
(D'après un conte hindouiste)

« Si l’on va vers les autres le cœur plein d'agressivité, ils nous répondent par leur violence, mais si l’on va vers les autres avec confiance, ils y répondent comme en écho. Le regard qu'on porte sur eux les modifie. L'amour engendre l'amour, et la haine, la haine. En avez-vous déjà fait l'expérience ? Sinon, il est temps d'essayer cette recette de vie.(Michel Piquemal)
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Jeu 3 Fév - 8:50

Une histoire pleine de lumière !

Personne n’osait passer dans un chemin où un serpent venimeux avait élu domicile.
Un " mahâtmâ " (épithète donnée aux hommes qui ont atteint la perfection morale ou spirituelle) ayant un jour suivi cette route, des enfants qui gardaient les troupeaux se précipitèrent pour l’avertir.
" Je vous remercie, mes enfants, répondit le sage, mais je n’ai pas de crainte. D’ailleurs, je connais des mantras qui me protégeront contre toute attaque ". Et il continua d’avancer.
Brusquement, le cobra se dressa contre lui.
Mais en approchant du Saint Homme, il se sentit soudain pénétré de la douceur du " yogin " (celui qui pratique le yoga).
Le Sage voyant le serpent, prononça une formule magique et le serpent s’écroula à ses pieds.
Alors le Sage lui demanda : " mon ami, as-tu l’intention de me mordre ? " Le serpent stupéfait ne répondit rien.
" Voyons dit le mahâtmâ, pourquoi fais-tu ainsi du mal à d’autres créatures? Je vais te donner une formule sacrée que tu répéteras constamment. Ainsi tu apprendras à aimer Dieu. Et en même temps tu perdras tout désir de faire le mal. " Et il lui murmura la formule à l’oreille.
Le serpent s’inclina en signe d’assentiment, puis rentra dans son trou pour y vivre d’innocence et de pureté, sans avoir jamais plus le désir de blesser un être vivant.
Au bout de quelques jours, les enfants du village voisin s’aperçurent de ce changement d’attitude et, pensant que le serpent avait perdu son venin, ils se mirent à le tourmenter, à lui jeter des pierres et à le traîner sur les cailloux. Le serpent grièvement blessé, se laissa faire et alla se cacher dans son trou.
A quelques temps de là, le sage repassa par ce chemin et chercha le serpent, mais en vain.
Les enfants lui dirent que l’animal était mort, mais il ne put pas les croire. Il savait en effet que le nom de Dieu a une telle puissance qu’on ne saurait en aucun cas mourir avant d’avoir résolu le problème de la vie, c’est-à-dire avant d’avoir réalisé Dieu.
Il continua donc d’appeler le cobra. Finalement celui-ci, qui était presque réduit à l’état de squelette, sortit de son trou et s’inclina devant son maître : " comment vas-tu, demanda le sage? Fort bien, Seigneur, merci : par la grâce de Dieu tout va bien. Mais pourquoi es-tu dans cet état? Conformément à tes instructions, je cherche à ne plus faire de mal, à aucune créature : je me nourris maintenant de feuilles. C’est pourquoi j’ai un peu maigri.
Ce n’est pas le changement de régime qui a suffi à te mettre dans cet état : il doit y avoir autre chose. Réfléchis un peu !
- Ah oui je me souviens : les petits bergers ont été un peu durs pour moi, un jour. Ils m’ont pris par la queue et m’ont fait tournoyer, me frappant contre des pierres. Ces pauvres petits ne savaient pas que je ne les mordrais plus! "
Le Sage répondit en souriant : " Pauvre ami, je t’ai recommandé de ne mordre personne, mais je ne t’ai pas défendu de siffler pour éloigner les persécuteurs et les tenir en respect ! "

De même vous qui vivez dans le monde, ne blessez personne, mais ne laissez non plus personne vous molester !
Source: Anonyme...www.lespasseurs.com
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Dim 13 Fév - 18:09

Le coq et le chacal

Jadis le chacal vint trouver le coq :
— Fais-moi entendre une jolie chanson
Puisque tu tiens de tes ancêtres une belle voix, c'est facile.
Le coq surpris par le compliment, ferma les yeux et poussa
son cocorico.
Le chacal qui attendait qu'il eût les yeux clos lui bondit
dessus.
Alors qu'il l'emportait dans sa gueule, il tomba sur des chiens
De garde qui l'assaillirent.
Le coq conseilla au chacal :
Dis-leur donc que tu n'as rien dérobé et qu'ils te laissent ton
bien !
Lorsque le chacal ouvrit la gueule pour le leur dire le coq vola au sommet d'un arbre.
Maudite soit ma bouche qui parle quand le silence est de rigueur ! Regretta le chacal.
Maudits soient mes yeux fermés quand ils devraient être ouverts ! Se dit le coq.
(Anonyme)
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Mar 15 Fév - 8:45

LE CONTEUR PHILOSOPHE
DE MICHEL PIQUEMAL
EXTRAITS

Résumé : Sur une île, vit Sophios, le conteur philosophe. A son école, on pose des questions auxquelles le vieux sage répond toujours pas de malicieuses histoires où il évoque la liberté, le respect des lois, l’amitié, la différence, la destinée, l’écologie.
Imprégnées des cultures du monde, ces fables de Sophios aident tous les curieux à entrer joyeusement en philosophie.


Lorsque je pénétrai pour la première fois dans la salle où Sophios donnait ses enseignements, je fus abasourdi par la façon dont cela
se passait. L'un des élèves posait une question. Sophios réfléchissait, puis répondait par une fable que tous commentaient.
Le premier jour, par exemple, je m'en souviens parfaitement,
un élève demanda:
- Maître, on dit souvent qu'on est à soi-même son propre ennemi. Pouvez-vous nous en donner une illustration ?
Sophios ferma quelques instant les yeux, puis se mit à conter:
Une mauvaise conseillère

Un jour que l'aigle était en chasse, le renard se glissa jusqu'à son nid et en dévora les œufs. Mais avant de partir, le rusé prit bien soin de parsemer le bord du nid de bouts de laine trouvés dans les buissons. Lorsque l'aigle rentra, sa colère n'eut pas de limite. On avait dévoré ses petits. Le mouton, car ce ne pouvait être que lui (la laine au bord du nid l'accusait!), avait osé commettre le pire des forfaits. Ivre de vengeance, l'aigle s'élança de son aire avec l'intention de se saisir des plus jeunes agneaux pour les précipiter dans un ravin. Mais au moment où il piquait vers le village, le brouillard se. leva, un brouillard épais comme de la poix... et il dut remettre son projet au lendemain.
De retour dans son nid, la colère fit place à la réflexion. Comment le mouton avait-il pu grimper si haut et faire preuve de pareille audace? Et qui avait jamais entendu parler de moutons gobant des œufs? Il examina les alentours et ne trouva pas trace de sabots. Par contre, les empreintes du renard étaient parfaitement visibles sur la terre mouillée. L'aigle comprit alors la supercherie, bien digne du renard. Il comprit aussi combien la colère l'avait aveuglé. Il bénit le brouillard bien venu. À l'avenir, il réfléchirait mieux avant d'agir !
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Brumes
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Mar 15 Fév - 16:14

BISOUS EN PASSANT
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Mer 16 Fév - 8:18

Et le jour suivant, Sophios nous conta une autre histoire, dont je compris qu'elle m'était destinée, à moi le novice, à moi l'étranger...

Le droit d’être différent

Les grands de ce monde ont coutume de maintenir leur bonne entente par de petits cadeaux. Aussi, un jour, l'ambassadeur de Turquie fit porter au roi de Hollande les bulbes précieux d'une plante de son pays qu'il appelait «tulipe». Sans attendre, le jardinier du roi planta les bulbes en terre, mais son geste
souleva dans les allées une vraie tempête :
- Pas d'étrangères chez nous! s'écrièrent les autres fleurs, Elles vont déparer au milieu de nos belles couleurs ! Les embryons de tulipes, qui les entendirent, restèrent donc honteusement cachés au fond des bulbes. Les jours passaient, mais rien ne sortait. Le jardinier, qui était un peu sorcier, se douta qu'il y avait anguille sous roche et fit sa petite enquête auprès des tulipes cachées. Que se passe-t-il ? murmura-t-il. Pourquoi ne voulez-vous pas sortir de terre ?
Quand il apprit le fin mot de l'histoire, il se dressa sur ses deux jambes et apostropha le jardin :
- Vous n'avez pas honte ? Comment osez-vous traiter les tulipes d'étrangères ? Voulez-vous que je vous rappelle vos origines?... (Silence gêné!) Toi, l'œillet, tu viens d'Amérique... Toi, le chrysanthème, de Chine... Vous, le dahlia et le zinnia, du Mexique... Toi, l'hibiscus, tu as grandi sous les tropiques... Et toi, le camélia, dans la plus lointaine Asie...
Toutes les fleurs baissèrent leur tige...
Elles s'excusèrent sans tarder auprès des tulipes, qui acceptèrent de sortir de leur nid de racines.
Le jardinier s'éloigna en maugréant:
- Qui sait si celle que vous appelez «étrangère» ne sera pas un jour le symbole même de ce pays ? Il en est souvent ainsi avec les «étrangers»...
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Jeu 17 Fév - 7:34

Un compagnon qui aimait poser des questions dérangeantes interpella Sophios ainsi:
- Maître, qu'est-ce qu'un bon maître ?
- Qu'est-ce qu'un mauvais élève ? lui répondit Sophios.

Le mauvais élève


Simon avait toujours été mauvais élève. Depuis qu'il était petit, c'était ainsi : il était Simon le mauvais élève ! Lorsqu'il avait un devoir à faire, il était sûr par avance de le rédiger de travers. Lorsqu'on lui posait une question, même s'il connaissait la réponse, il bredouillait, s'affolait, et le maître soupirait. Simon ne ferait jamais rien de bien ! Mais un jour son maître fut malade et remplacé par un jeune stagiaire. En entrant dans la classe, sans trop savoir pourquoi, celui-ci posa une main amicale sur la tête de Simon. L'élève eut alors à cœur de lui faire plaisir, et il s'appliqua du mieux qu'il put sur ses lignes d'écriture. Lorsque le nouveau professeur ramassa les cahiers, il félicita Simon, au grand étonnement de toute la classe. Et durant les jours qui suivirent, Simon n'eut pas la moindre note médiocre. À son retour, le maître fut tout d'abord surpris par les cahiers de Simon, puis il oublia enfin de le regarder comme un mauvais élève. C'est à ce moment-là que Simon commença à faire de vrais progrès.

(Michel Piquemal)
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Mar 1 Mar - 9:22

LE CONTEUR PHILOSOPHE
DE MICHEL PIQUEMAL

Notre maître portait à chacun une attention particulière. Nous sentions qu'il ne se contentait pas d'enseigner, mais qu'il nous écoutait, nous comprenait, nous respectait...

Une partie de cartes

Un de mes camarades boitait. Jamais il n'en avait parlé à Sophios, mais celui-ci sentait bien que ce handicap le rongeait. Le jeune homme le vivait comme une terrible calamité qui l'empêcherait à tout jamais d'être heureux. Aussi, un jour, Sophios l'invita à faire une partie de cartes. L'élève fut un peu surpris, mais fier que Sophios s'intéresse à lui. Tout l'après-midi, ils distribuèrent, jouèrent, abattirent leurs cartes et le jeune homme s'y révéla acharné.
À la fin du jour, alors que le jeune homme venait de gagner une partie avec un jeu pourtant médiocre, Sophios lui parla ainsi :
- Vois-tu, le sort nous distribue à la naissance un certain nombre de cartes. Ensuite, c'est à nous de jouer. On peut réussir une belle partie avec des cartes pas fameuses, comme faire une partie médiocre avec tous les atouts dans son jeu. C'est pour cela que la vie vaut d'être vécue, peut-être même plus encore quand on a entre ses mains un jeu qu'il nous appartient de faire briller. On prétend que le jeune homme comprit le sens de cette allégorie !
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Jeu 3 Mar - 8:05

Alors que nous nous promenions sur les hauteurs de l'île, nous aperçûmes dans le lointain un homme en armure. Inquiets, nous nous apprêtions à rebrousser prudemment chemin, mais Sophios nous contraignit à aller au devant de cet être effrayant... qui se révéla être un apiculteur, emmitouflé dans ses vêtements de protection. Alors Sophios composa à notre intention cette petite fable:Le lapin, la belette et l’aigle

Un lapin, qui n'avait pas vu grand-chose dans son existence, rencontra un jour un troupeau de vaches. Lorsqu'il vit ces énormes bêtes pourvues de terribles cornes luisantes comme des poignards, il détala à toutes pattes. À n'en pas douter, c'étaient là des monstres dangereux dont il devait bien se garder. Plus loin, à bout de souffle, il rencontra une belette. Elle semblait sommeiller sur une pierre au soleil. Elle était si gracieuse avec son fin museau, et si attirante avec sa fourrure soyeuse, qu'il s'approcha en toute confiance pour jouer avec elle. La belette, elle, le guettait du coin de l'œil, prête à lui sauter à la gorge. Mais un aigle qui volait dans le ciel avait vu la belette. Cela faisait déjà quelques minutes qu'il décrivait autour d'elle de larges cercles. Et au moment même où la belette tournait vers le lapin ses dents meurtrières, l'aigle lui fondit dessus et l'emporta. Puis il s'envola majestueusement vers le ciel dans le soleil couchant. Le jeune lapin admira le vol puissant, l'allure noble de celui qui lui avait sauvé la vie. «Je sais désormais qui sont mes amis, se dit-il. Ce sont ces grands oiseaux qui gouvernent le ciel.» Hélas, s'il avait su combien il ne faut pas juger les gens sur les apparences ! Cela lui aurait évité de servir plus tard de déjeuner à quelque jeune aiglon...

(LE CONTEUR PHILOSOPHE
DE MICHEL PIQUEMAL)
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Dim 6 Mar - 8:35

LE CONTEUR PHILOSOPHE
DE MICHEL PIQUEMAL


Un élève vint un jour frapper à la porte de Sophios. Il trouvait que ses camarades le négligeaient
- Maître, demanda-t-il, comment fait-on pour avoir des amis?
- Ce n'est pas difficile, répliqua Sophios. Efforce-toi seulement de ne pas faire comme le paon...

Le paon qui n’avait pas d’amis

Un matin, le paon se réveilla en se trouvant bien seul. Il se mit à se lamenter. Il n'avait pas d'amis. Personne ne venait jamais le trouver, ni parler, ni jouer avec lui. Bon nombre l'admirait pour son beau plumage, mais nul n'était son ami. Il alla se plaindre auprès de l'éléphant, qui était, en ce temps-là, le plus sage des animaux.
- Regarde-moi, lui dit-il, je suis sans conteste le plus gracieux des oiseaux, pourtant on me fuit comme si j'avais la peste. Jamais une visite, jamais un signe d'amitié ! Dis-moi, toi que l'on prétend sage parmi les sages, pourquoi cette injustice et comment y remédier?
- Il n'y a qu'une façon d'avoir des amis, lui répondit l'éléphant, c'est d'en être un soi-même. Au lieu de reprocher aux autres de ne pas venir vers toi, t'es-tu auparavant soucié d'aller vers eux?
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Dim 6 Mar - 13:01

renal a écrit:
- Il n'y a qu'une façon d'avoir des amis, lui répondit l'éléphant, c'est d'en être un soi-même. Au lieu de reprocher aux autres de ne pas venir vers toi, t'es-tu auparavant soucié d'aller vers eux?
Bel exemple. Ca paraît évident et pourtant... à méditer ! Au fond, tout le monde n'a pas cette facilité d'aller au-devant des autres.
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Lun 7 Mar - 6:59


Un de mes camarades avait tout pour être heureux, pourtant il traînait toujours sur lui une indicible mélancolie. Parfois, il était même prêt à mettre fin à ses jours tant la vie lui semblait pesante. Désespéré, il alla voir Sophios, car il voulait au moins comprendre d'où lui venait cette terrible malédiction.

Dis-moi ce que tu lis …

Sophios questionna longuement le jeune homme qui se prétendait malheureux. Il voulut savoir quel était le dernier livre qu'il avait lu, les musiques qu'il écoutait, le dernier spectacle auquel il avait assisté... Ce n'étaient que des œuvres austères et pleines d'angoisse. Il voulut savoir quels amis il fréquentait. À l'évidence, des jeunes hommes aussi tristes et désemparés que lui. Il lui demanda encore depuis quand il n'avait pas fait quelque chose de ses mains, depuis quand il n'avait pas joué au ballon, depuis quand il ne s'était pas levé la nuit pour regarder les étoiles. Autant de questions que le jeune homme accueillit avec un sourire moqueur. Voyons ! il était trop intellectuel pour travailler de ses mains, trop âgé pour jouer au ballon, trop sérieux pour faire quelque chose d'aussi futile que regarder les étoiles... Sophios poussa un grand soupir et murmura : Pour celui qui désire aller vers le soleil mais lui tourne obstinément le dos, le chemin risque d'être bien long, vraiment très très long !


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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Mar 8 Mar - 7:50

Certains des enseignements de Sophios étaient bien loin de ce qu'on m'avait appris. Je me souviens qu'à la question «N'y a-t-il rien qui puisse surpasser l'amour ?», il répondit d'une manière peu conforme à la tradition :

Le sel du bonheur

À la mort de son mari, une jeune veuve resta seule avec son fils et décida de lui consacrer sa vie. Pour son enfant, elle voulait le bonheur et elle entreprit d'ôter de son chemin tout ce qui pouvait lui créer de la peine et du souci. Mais plus elle le protégeait, l'entourait d'affection, de douceur, de tranquillité, de sécurité, plus l'enfant s'étiolait. Elle lui offrait les plus beaux divertissements... il s'ennuyait encore et toujours, d'une langueur qui semblait maladive. Finalement, tant de dépenses menèrent la jeune veuve à la ruine. Le pécule que lui avait laissé son mari fondit comme neige. Elle dut changer de maison, travaillé... Elle était au désespoir de ne plus pouvoir gâter son fils. Il fallut abandonner les précepteurs privés, afin qu'il se rende à l'école ; là, il se heurta à la cruauté et aux moqueries de certains de ses camarades. La jeune femme tremblait pour ce fils qu'elle aimait trop.
Mais, contrairement à ses craintes, l'enfant retrouva de l'entrain, de la joie, de l'enthousiasme. Il reçut enfin le baptême salé de la vie, avec ses douleurs, ses peurs et ses chagrins, et il put ainsi entrevoir ces portes du bonheur qu'elle lui avait toujours cachées

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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Jeu 10 Mar - 8:35

Plus les journées passaient, plus j'avais l'impression que les histoires de Sophios étaient comme autant de trésors, je regrettais celles que j'avais manquées et me mis à questionner mes camarades, afin de rattraper quelques leçons du temps passé. Chacun eut alors à cœur de me raconter une anecdote :

Le Molosse

Un molosse vivait dans un enclos au bout d'une lourde chaîne de fer. Son maître, le disant méchant et vicieux, déconseillait à quiconque de l'approcher. Il est vrai que ceux qui tendaient la pointe d'un bâton se le faisaient promptement déchiqueter. Ils partaient alors en se réjouissant de n'avoir pas approché leur propre main.
Le maître ne gardait donc ce chien que pour protéger sa maison et organiser de temps en temps des combats avec d'autres molosses, où la bête montrait toujours sa supériorité en haine et en méchanceté. Les enfants, pour leur part, ne passaient jamais à côté de l'enclos sans y jeter quelques pierres. Or un jour, Sophios vint à traverser le village. En voyant ce molosse qui ruait de rage au bout de sa chaîne, il en éprouva de la compassion. Et il passa la journée près de lui sans se soucier de ses aboiements furieux. Au crépuscule, le molosse finit par se calmer et il écouta la voix douce de Sophios. Celui-ci put l'approcher, plus près et plus près encore, jusqu'à finalement le caresser. Il termina sa nuit dans l'enclos, et au petit matin, les villageois eurent la surprise de trouver leur bête fauve en train de lécher le vieil homme. Tous mirent cela sur le compte d'un miracle, et le propriétaire n'hésita pas à offrir le chien à Sophios. Mais ce dernier refusa l'idée d'une guérison miraculeuse. Il savait simplement ce que tous auraient dû savoir: le regard que l'on porte sur son prochain suffit à le changer.

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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Lun 14 Mar - 10:54

Un jeune homme arriva un jour de l'autre bout de l'île pour voir Sophios.Les lunettes

Ce jeune homme trouvait le monde triste et injuste. Les dirigeants étaient corrompus, les amis décevants, les bonheurs trop fugaces, les chagrins trop lourds... Ce monde valait-il vraiment la peine d'être vécu?
- J'ai ce qu'il te faut! lui répondit Sophios en tirant un objet de sa poche. Prends cette paire de lunettes et tu verras que, si tu le veux bien, tout changera pour toi !
Le jeune homme repartit un peu perplexe. Mais dès le lendemain, il chaussa ses lunettes; or ce n'étaient que des lunettes normales, aux verres pareils à des vitres. Très en colère, il revint voir Sophios.
- Ce ne sont que de simples verres !
- Bien sûr répliqua Sophios, car c'est à toi de changer ton regard sur le monde. Tu peux aussi bien voir ton verre de vin à moitié plein qu'à moitié vide. Tu peux te plaindre de la pluie... ou t'en réjouir parce qu'elle fait pousser les plantes, te réjouir du soleil... ou t'en plaindre parce qu'il éblouit tes yeux. Le monde passe par ton regard. À toi de chausser les lunettes que tu souhaites ! Si tu veux voir tout en gris, libre à toi, mais ne viens pas ensuite te plaindre !
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Mer 23 Mar - 11:15

Boire une bouteille vide

Un homme très avare demanda à son ami d’aller acheter du vin pour leur dîner. L’ami lui demanda alors l’argent pour le payer mais l’avare dit :
Tout le monde est capable d’acheter du vin avec de l’argent. C’est trop facile ! s’en procurer sans dépenser le moindre sou, voilà qui est intéressant !
L’ami sortit sans ajouter un mot. Un instant plus tard, il revint et lui tendit une bouteille vide à l’avare qui se mit en colère :
Mais où est le vin ? Il n’y en a pas la moindre goutte dans cette bouteille !
Tout le monde est capable de boire du vin quand la bouteille est pleine. C’est trop facile ! Étancher sa soif quand la bouteille est vide, voilà qui est intéressant !

Contes extraits de « Sagesses et malices de la Chine ancienne »
De Lisa Bresner. Killoffer
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Mer 23 Mar - 11:16

Oranges amères

Yan Zi du royaume de Qi fut envoyé comme ambassadeur pour rendre visite au roi de Chu. Le roi de Chu, qui était jaloux de la puissance du royaume de Qi, voulut humilier Yan Zi et demanda conseil à son Premier ministre.
- J'ai une idée, dit ce dernier: pendant le banquet que vous donnerez en l'honneur de l'ambassadeur, faites venir les gardes avec un prisonnier puis demandez : « De quoi cet homme est-il coupable ?» On vous répondra : « C'est un voleur. » Puis demandez : « Dans quel pays est-il né ? » On vous répondra : « Dans le royaume de Qi. » Ainsi, poursuivit le Premier ministre, l'ambassadeur de Qi sera très embarrassé.
Pendant le banquet, les gardes vinrent donc montrer le voleur du royaume de Qi au roi de Chu. Ce dernier dit à Yan Zi :
- On dirait que les hommes de Qi sont nés pour devenir des voleurs !
- J'ai entendu dire, répondit Yan Zi, que les orangers que l'on plante au sud de la rivière Huai produisent des oranges sucrées et que les orangers que l'on plante au nord produisent des oranges amères. Les fruits des deux arbres paraissent identiques et pourtant leur goût est très différent. C'est une question d'environnement. Ainsi les hommes nés dans le royaume de Qi n'ont jamais rien volé mais dès qu'ils arrivent dans le royaume de Chu, ils deviennent des voleurs de la pire espèce. Pensez-vous que cela soit aussi une question d'environnement ?

Contes extraits de « Sagesses et malices de la Chine ancienne »
De Lisa Bresner. Killoffer
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Jeu 24 Mar - 8:29

Un adulte remarquable

Un enfant reconnu pour sa grande intelligence avait été invité à déjeuner par un haut dignitaire.
On peut être très intelligent lorsqu’on est jeune, ce n’est pas pour autant que l’on sera remarquable une fois adulte, dit l’un des convives.
L’enfant répliqua :
Plus jeune, vous étiez sans doute un géni ! Le convive ne sut quoi répondre et tout le monde éclata de rire. »

Contes extraits de « Sagesses et malices de la Chine ancienne »
De Lisa Bresner. Killoffer
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Mar 3 Mai - 6:14

Contes extrait de « Sagesses et malices du Zen »
« Marc de Smedt »


Petit bambou, grand bambou

Un moine demande au maître :
- Quelle est la définition du bouddhisme ?
Le maître répond :
- Je te le dirai quand il n’y aura personne alentour.
Quelque temps plus tard, le moine revient voir le maître et lui dit :
- Il n’y a plus personne, pouvez-vous me répondre ?
Le maître l’entraîne dans le jardin jusqu’à la bambouseraie. Il ne dit rien. Le moine, ne comprenant rien, insiste. Alors le maître lui montre deux bambous et dit :
- Regarde ce bambou-ci, il est court et tout petit. Et regarde
celui-là, il est si grand !
Le moine comprend que le but de sa quête est de grandir intérieurement.
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Mar 3 Mai - 12:06

Voici un conte, qui me plait bien. Il faut savoir malgré la mechanceté des hommes, se dire qu'ils ne sont pas tous pareils, et que au millieu de toutes cette population des banlieue, il existe des personnes humaine, qui savent être en paix et communiquer cette paix.

Le tableau le plus vrai

Un empereur fit faire un concours par des peintres : celui qui représenterait le mieux la paix dans un tableau gagnerait un prix. Beaucoup d'artistes s'essayèrent à peindre les plus beaux surmi-e*, mais seuls deux d'entre eux retinrent l'attention de l'empereur.
Le premier représentait de hautes montagnes harmonieuses qui se reflétaient dans un lac magnifique, bleu comme le ciel Une image parfaite de la paix et de la sérénité.
Le second, peint par un moine zen, représentait aussi des montagnes, mais celles-là farouches, abruptes, sinistres, se découpant sur un ciel zébré d'éclairs menaçants. Mais, dans un coin, à côté d'une cascade écumante, il y avait dans un trou de falaise sur un rocher à pic la dominant, un tout petit buisson dans lequel un oiseau avait construit son nid et couvait tranquillement.
Lequel de ces tableaux l’empereur choisit-il ? Le second, car dit-il, c'est dans notre cœur qu'il faut savoir trouver la paix, même au milieu des pires difficultés»
La paix n'existe pas si elle n'existe pas en nous-mêmes.
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Mer 11 Mai - 7:03

Une journée, une vie

Un maître avait l'habitude de recevoir chaque fois un élève différent une heure avant la méditation du soir. Il leur faisait alors raconter par le menu leur journée : ce qu'ils avaient vu, mangé, goûté, ressenti, leurs colères et leurs moments de bonheur même minuscules, les envies qui leur étaient passées par la tête, mais aussi les frustrations, les dégoûts, les doutes, les désespoirs. Il leur faisait décrire certains visages croisés, inconnus, qui les avaient frappés, des scènes vécues ce jour-là dans la rue, chez eux, au travail ou ailleurs. Il les poussait à donner le maximum de détails, à vraiment se remémorer les moindres souvenirs de leur fonctionnement dans ce quotidien-là.
Et à la fin, il les envoyait méditer dans le dojo en disant simplement ; « Une journée, une vie. »

Si nous y sommes attentifs, chaque jour, chaque nuit, chaque instant est différent. Et d'autres maîtres de la tradition zen ont dit qu'il faut vivre chaque jour de notre vie comme si c'était le dernier. Intensément
.
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Mar 31 Mai - 10:57

La première larme

Après avoir chassé Adam et Eve du Jardin d'Eden, Dieu vit leur contrition. Et il leur dit : - Malheureux enfants ! Je vous ai punis de votre faute et vous ai chassés du Jardin d Eden, où vous demeuriez bienheureux et insouciants. A présent, vous allez connaître un monde plein d'affliction et de difficultés. Je veux pourtant que vous sachiez que mon amour pour vous jamais ne cessera. C’est pourquoi j ai décidé de vous offrir cette perle inestimable de mon Trésor céleste. Regardez: c'est une larme. Chaque fois que le chagrin vous envahira, que vous aurez le cœur lourd et un esprit opprimé, Cette minuscule larme vous montera aux yeux, et votre fardeau sera ainsi allégé. A ces mots, Adam et Eve furent remplis de tristesse. Les larmes leur montèrent aux yeux, pour ensuite dévaler le long de leurs joues puis chuter au sol.
Ce sont ces larmes qui, les premières ont arrosé la terre. Adam et Eve les ont légués en héritage précieux à leurs enfants.
Depuis ce temps-là, quand un homme a le cœur lourd et l’esprit opprimé, les larmes lui montent aux yeux, et voici que se dissipe sa tristesse. (D’après le Talmud)
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