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 Contes philosophiques

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renal
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Dim 16 Fév - 8:32

Pour Charly !!!

L’enfant et les noix

Il est un vieux conte qui montre que lâcher prise et profiter des bonnes choses ne sont pas du tout contradictoires.

Un petit enfant rencontre un vieux moine. Avisant un bocal rempli de noix sur la table de celui-ci, l’enfant y plonge la main et s’empare d’une poignée de noix. Mais sa main pleine ne peut plus ressortir du bocal. Le vieux moine lui dit alors : « Si tu en laisses tomber quelques unes, tu pourras profiter des autres. »

Cette histoire, qui est issue de la sagesse bouddhiste, est racontée également par les Pères du désert. Elle montre donc, par-delà les cultures, la clé de la vie réussie, une clé que nous pouvons tous emprunter pour parvenir au bonheur : je ne puis profiter que de ce que je suis prêt à lâcher. »


Extraits du livre «  Le petit livre de la vie réussie »

D’Anselm Grün
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Charlestone
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Dim 16 Fév - 14:38

renal a écrit:
Pour Charly !!!

L’enfant et les noix

Il est un vieux conte qui montre que lâcher prise et profiter des bonnes choses ne sont pas du tout contradictoires.

Un petit enfant rencontre un vieux moine. Avisant un bocal rempli de noix sur la table de celui-ci, l’enfant y plonge la main et s’empare d’une poignée de noix. Mais sa main pleine ne peut plus ressortir du bocal. Le vieux moine lui dit alors : « Si tu en laisses tomber quelques unes, tu pourras profiter des autres. »

Cette histoire, qui est issue de la sagesse bouddhiste, est racontée également par les Pères du désert. Elle montre donc, par-delà les cultures, la clé de la vie réussie, une clé que nous pouvons tous emprunter pour parvenir au bonheur : je ne puis profiter que de ce que je suis prêt à lâcher. »


Extraits du livre «  Le petit livre de la vie réussie »

D’Anselm Grün

Formidable ! Il est vrai qu'on ne peut apprécier de la joie que pourraient nous procurer les belles choses de la vie que si on sache laisser a d'autres en profiter de certaines choses.
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renal
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Jeu 3 Avr - 6:54

" Lors d'une session de tir à l'arc dirigée par maître Satoshi Sagino, un élève lui demande :
- Que faut-il faire, et que je ne fais pas, pour que la flèche atteigne la cible ?
Le maître éclate de rire et dit :
- Pourquoi posez-vous la question à l'envers ?
L'élève ne comprend pas et le maître dit :
- C'est une fausse question. La vraie question est : qu'est-ce qui empêche la flèche de percer le centre de la cible ?
Et dans un nouvel éclat de rire, il ajoute :
- Parce que percer le centre de la cible est la vocation de chaque flèche !
L'élève repose alors la question à l'endroit :
- Qu'est-ce qui empêche que la flèche atteigne le centre de la cible ?
Et maître Sagino répond :
- Deux choses : le désir de réussir à tout prix, ou au contraire la crainte d'échouer. Les empêchements viennent des préoccupations du moi. Comment s'en libérer ? En se consacrant pleinement au tir, sans pensées, sans but, sans désir, sans fierté, sans peur. Alors le tir se fait dans la liberté de l'être. Mon maître, Umeji Roshi, disait : " Si vous faites une chose à fond, vous allez vous transformer de telle façon que tout ce que vous regardez, vous le verrez autrement. "

Henri Gougaud
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Jeu 3 Avr - 8:48

renal a écrit:
" Lors d'une session de tir à l'arc dirigée par maître Satoshi Sagino, un élève lui demande :
- Que faut-il faire, et que je ne fais pas, pour que la flèche atteigne la cible ?
Le maître éclate de rire et dit :
- Pourquoi posez-vous la question à l'envers ?
L'élève ne comprend pas et le maître dit :
- C'est une fausse question. La vraie question est : qu'est-ce qui empêche la flèche de percer le centre de la cible ?
Et dans un nouvel éclat de rire, il ajoute :
- Parce que percer le centre de la cible est la vocation de chaque flèche !
L'élève repose alors la question à l'endroit :
- Qu'est-ce qui empêche que la flèche atteigne le centre de la cible ?
Et maître Sagino répond :
- Deux choses : le désir de réussir à tout prix, ou au contraire la crainte d'échouer. Les empêchements viennent des préoccupations du moi. Comment s'en libérer ? En se consacrant pleinement au tir, sans pensées, sans but, sans désir, sans fierté, sans peur. Alors le tir se fait dans la liberté de l'être. Mon maître, Umeji Roshi, disait : " Si vous faites une chose à fond, vous allez vous transformer de telle façon que tout ce que vous regardez, vous le verrez autrement. "

Henri Gougaud

C'est la preocupation majeure des gens aujourd'hui, de pouvoir reussir a affronter les aleas de la vie moderne. Ce que disent les maitres d'hier est enseigne dans beaucoup d'universites dans le monde.
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Mar 9 Déc - 8:42

Le village sans nom

Il était une fois un village qui n'avait pas de nom. Personne ne l'avait jamais présenté au monde. Personne n'avait jamais prononcé la parole par laquelle une somme de maisons, un écheveau de ruelles, d'empreintes, de souvenirs sont désignés à l'affection des gens et à la bienveillance de Dieu. On ne l'appelait même pas " Le village sans nom ", car ainsi nommé, il se serait aussitôt vêtu de mélancolie, de secret, de mystère, d'habitants crépusculaires, et il aurait pris place dans l'entendement des hommes. Il aurait eu un nom. Or, rien ne le distinguait des autres, et pourtant il n'était en rien leur parent, car seul il était dépourvu de ce mot sans lequel il n'est pas de halte sûre. Les femmes qui l'habitaient n'avaient pas d'enfants. Personne ne savait pourquoi. Pourtant nul n'avait jamais songé à aller vivre ailleurs, car c'était vraiment un bel endroit que ce village. Rien n'y manquait, et la lumière y était belle.

Or il advint qu'un jour une jeune femme de cette assemblée de cases s'en fut en chantant par la brousse voisine. Personne avant elle n'avait eu l'idée de laisser aller ainsi les musiques de son cœur. Comme elle ramassait du bois et cueillait des fruits, elle entendit soudain un oiseau répondre à son chant dans le feuillage. Elle leva la tête, étonnée, contente.
- Oiseau, s'écria-t-elle, comme ta voix est heureuse et bienfaisante ! Dis-moi ton nom, que nous le chantions ensemble !
L'oiseau voleta de branche en branche parmi les feuilles bruissantes, se percha à portée de main et répondit :
- Mon nom, femme ? Qu'en feras-tu quand nous aurons chanté ?
- Je le dirai à ceux de mon village.
- Quel est le nom de ton village ?
- Il n'en a pas, murmura-t-elle, baissant le front.
- Alors devine le mien ! Lui dit l'oiseau dans un éclat moqueur.
Il battit des ailes et s'en fut. La jeune femme, piquée au cœur, ramassa vivement un caillou et le lança à l'envolé. Elle ne voulait que l'effrayer. Elle le tua. Il tomba dans l'herbe, saignant du bec, eut un sursaut misérable et ne bougea plus. La jeune femme se pencha sur lui, poussa un petit cri désolé, le prit dans sa main et le ramena au village.
Au seuil de sa case, les yeux mouillés de larmes, elle le montra à son mari. L'homme fronça les sourcils, se renfrogna et dit :
- Tu as tué un laro. Un oiseau-marabout. C'est grave.
Les voisins s'assemblèrent autour d'eux, penchèrent leurs fronts soucieux sur la main ouverte où gisait la bestiole.
- C'est en effet un laro, dirent-ils. Cet oiseau est sacré. Le tuer porte malheur.
- Que puis-je faire, homme, que puis-je faire ? gémit la femme, tournant partout la tête, baisant le corps sans vie, essayant de le réchauffer contre ses lèvres tremblantes.
- Allons vois le chef du village, dit son mari.
Ils y furent, femme, époux et voisins Quand la femme eut conté son aventure, le chef du village, catastrophé, dit à tous :
- Faisons-lui de belles funérailles pour apaiser son âme. Nous ne pouvons rien d'autre.
Trois jours et trois nuits, on battit le tam-tam et l'on dansa autour de l'oiseau-marabout. Puis on le pria de ne point garder rancune du mal qu'on lui avait fait, et on l'ensevelit.
Six semaines plus tard, la femme qui avait la première chanté dans la brousse et tué le laro se sentit un enfant dans le ventre Jamais auparavant un semblable évènement n'était survenu au village. Dès qu'elle l'eut annoncé, toute rieuse, sous l'arbre au vaste feuillage qui ombrageait la place, on voulut fêter l'épouse féconde et l'honorer comme une porteuse de miracle. Tous, empressés à la satisfaire, lui demandèrent ce qu'elle désirait. Elle répondit :
- L'oiseau-marabout est maintenant enterré chez nous. Je l'ai tué parce que notre village n'avait pas de nom. Que ce lieu où nous vivons soit donc appelé Laro, en mémoire du mort. C'est là tout ce que je veux.
- Bien parlé, dit le chef du village
On fit des galettes odorantes, on but jusqu'à tomber dans la poussière et l'on dansa jusqu'à faire trembler le ciel
La femme mit au monde un fils. Alors toutes les épouses du village se trouvèrent enceintes. Les ruelles et la brousse alentour s'emplirent bientôt de cris d'enfants. Et aux voyageurs fourbus qui vinrent (alors que nul n'était jamais venu) et qui demandèrent quel était ce village hospitalier où le chemin du jour les avait conduits, on répondit fièrement :
- C'est celui de Laro.
A ceux qui voulurent savoir pourquoi il était ainsi nommé, on conta cette histoire. Et à ceux qui restèrent incrédules et exigèrent la vérité, on prit coutume de dire :
- D'abord fut le chant d'une femme.
Le chant provoqua la question.
La question fit surgir la mort.
La mort fit germer la vie.
La vie mit au monde le nom. "

(Henri Gougaud, Contes d'Afrique)
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Mar 16 Déc - 8:26

Le petit moineau


Il était une fois un moineau minuscule, inquiet de tout, aimant et vif. Sais-tu ce qu'il faisait quand le ciel se couvrait, quand il tonnait, là-haut ? Il se couchait, le bec en l'air, et tendait ses pattes menues, dans l'air lourd, de toutes ses forces. Un renard qui fouinait, un jour, parmi les arbres, le vit ainsi. Il demanda :
- Que fais-tu là, petite bête ?
L'oiseau lui répondit :
- Je protège la terre. Elle porte tant d'êtres vivants ! Si le ciel tombait, rends-toi compte, il écraserait tout ici. Il faut bien que je le soutienne.
Le renard s'étonna, partit d'un rire énorme, s'essuya les yeux, dit enfin :
- Moineau, les as-tu vues, tes pattes ? Deux fétus tremblants, maigrelets. Et c'est avec ces brins de paille que tu veux soutenir le ciel ?
- A chacun ses soucis, ses rêves, ses amours, répondit l'oiseau. A chacun son ciel ici-bas. Je garde ma peur à distance. Va ton chemin, frère renard. Comment pourrais-tu comprendre ? "

(Henri Gougaud, L'almanach)

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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Mar 16 Déc - 8:47

c'est mignon tout plein, merci Nicole, bisous
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Mer 17 Juin - 7:22

L'enfant et le dattier

Non loin des rochers de l'Atlas,
Au milieu des déserts où cent tribus errantes
Promènent au hasard leurs chameaux et leurs tentes,
Un jour, certain enfant précipitait ses pas.
C'était le jeune fils de quelque musulmane
Qui s'en allait en caravane.
Quand sa mère dormait, il courait le pays.
Dans un ravin profond, loin de l'aride plaine,
Notre enfant trouve une fontaine,
Auprès, un beau dattier tout couvert de ses fruits.
Oh ! quel bonheur ! dit-il, ces dattes, cette eau claire,
M'appartiennent ; sans moi, dans ce lieu solitaire,
Ces trésors cachés, inconnus,
Demeuraient à jamais perdus.
Je les ai découverts, ils sont ma récompense.
Parlant ainsi, l'enfant vers le dattier s'élance,
Et jusqu'à son sommet tâche de se hisser.
L'entreprise était périlleuse :
L'écorce, tantôt lisse et tantôt raboteuse,
Lui déchirait les mains, ou les faisait glisser :
Deux fois il retomba : mais d'une ardeur nouvelle
Il recommence de plus belle,
Et parvient enfin, haletant,
A ces fruits qu'il désirait tant.
Il se jette alors sur les dattes.
Se tenant d'une main, de l'autre fourrageant.
Et mangeant,
Sans choisir les plus délicates.
Tout à coup voilà notre enfant
Qui réfléchit et qui descend.
Il court chercher sa bonne mère,
Prend avec lui son jeune frère,
Les conduit au dattier. Le cadet incliné,
S'appuyant au tronc qu'il embrasse,
Présente son dos à l'aîné ;
L'autre y monte, et de cette place,
Libre de ses deux bras, sans efforts, sans danger,
Cueille et jette les fruits ; la mère les ramasse,
Puis sur un linge blanc prend soin de les ranger :
La récolte achevée, et la nappe étant mise,
Les deux frères tranquillement,
Souriant à leur mère au milieu d'eux assise,
Viennent au bord de l'eau faire un repas charmant.
De la société ceci nous peint l'image :
Je ne connais de biens que ceux que l'on partage.
Coeurs dignes de sentir le prix de l'amitié,
Retenez cet ancien adage :
Le tout ne vaut pas la moitié.

Jean-Pierre Claris de Florian
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Mar 23 Juin - 7:01

Les deux Jardiniers

Deux frères jardiniers avaient par héritage
Un jardin dont chacun cultivait la moitié ;
Liés d'une étroite amitié,
Ensemble ils faisaient leur ménage.
L'un d'eux, appelé Jean, bel esprit, beau parleur,
Se croyait un très grand docteur ;
Et Monsieur Jean passait sa vie
A lire l'almanach, à regarder le temps
Et la girouette et les vents.
Bientôt, donnant l'essor à son rare génie,
Il voulut découvrir comment d'un pois tout seul
Des milliers de pois peuvent sortir si vite ;
Pourquoi la graine du tilleul,
Qui produit un grand arbre, est pourtant plus petite
Que la fève qui meurt à deux pieds du terrain ;
Enfin par quel secret mystère
Cette fève qu'on sème au hasard sur la terre
Sait se retourner dans son sein,
Place en bas sa racine et pousse en haut sa tige.
Tandis qu'il rêve et qu'il s'afflige
De ne point pénétrer ces importants secrets,
Il n'arrose point son marais ;
Ses épinards et sa laitue
Sèchent sur pied ; le vent du nord lui tue
Ses figuiers qu'il ne couvre pas.
Point de fruits au marché, point d'argent dans la bourse ;
Et le pauvre docteur, avec ses almanachs,
N'a que son frère pour ressource.
Celui-ci, dès le grand matin,
Travaillait en chantant quelque joyeux refrain,
Bêchait, arrosait tout du pêcher à l'oseille.
Sur ce qu'il ignorait sans vouloir discourir,
Il semait bonnement pour pouvoir recueillir.
Aussi dans son terrain tout venait à merveille ;
Il avait des écus, des fruits et du plaisir.
Ce fut lui qui nourrit son frère ;
Et quand Monsieur Jean tout surpris
S'en vint lui demander comment il savait faire :
Mon ami, lui dit-il, voici tout le mystère :
Je travaille, et tu réfléchis ;
Lequel rapporte davantage ?
Tu te tourmentes, je jouis ;
Qui de nous deux est le plus sage ?

Jean-Pierre Claris de Florian.
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Mar 23 Juin - 7:57

:Flowers2: merci Nicole
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Lun 20 Juil - 6:45

Proverbes, contes et histoires pour vivre mieux
De Jean-Pierre Delouche

« Petits ou grands, nous adorons écouter les histoires. Fables, contes, ou proverbes, qu’ils soient très anciens ou plus contemporains, sont des sources inépuisables de connaissance sur l’âme humaine. Ces textes intemporels vous aideront à porter un nouveau regard sur vous-mêmes, à mieux gérer votre image, et à vous lancer dans vos projets sans peur de l’échec… pour mieux vivre au quotidien.

Croyez en vous

«  L’estime de soi est essentielle. Le succès provient souvent d’une foi intangible en soi qui permet de surmonter toutes les épreuves. C’est ainsi que nous parvenons à soulever des montagnes, même lorsque la situation semble mal engagée. C’est notre pensée qui crée parfois le bonheur ou le malheur. » (Jean Pierre Delouche)


La charrette renversée


Un homme rencontre sur son chemin une lourde charrette renversée qui lui barre le chemin. Le paysan qui conduisait la charrette demande à l’homme de l’aider à la redresser.
- C’est inutile, je ne peux pas
Le paysan se met en colère et lui dit. Tu peux parfaitement, mais tu ne veux pas ! Voilà la vérité. Touché, le voyageur se met au travail.
Il trouve des planches et aide le charretier à les glisser sous les roues. Puis les deux hommes se servent d’un levier et pèsent de toutes leurs forces. La charrette oscille, bouge et se redresse enfin. Le paysan caresse les flans de ses bœufs qui haletaient et remet le chargement en place. Le voyageur dit au paysan :
- Permets-moi de te suivre un peu.
- Mais avec plaisir. Accompagne-moi. Ils se mirent à marcher
côte à côte. Après un long silence, le voyageur demande au paysan.
- Comment as-tu penser que je ne voulais pas ?
- Mais c’est juste une idée comme ça.
- C'est-à-dire ?
- Eh bien, ça m’est venu à l’idée quand j’ai vu qu’on t’avait envoyé à ma rencontre. (Inconnu)

Sachez renverser vos convictions
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Mar 21 Juil - 7:36

Proverbes, contes et histoires pour vivre mieux
De Jean-Pierre Delouche


Le bouvier et Hercule

Un bouvier menait à un village un chariot qui glissa dans une fondrière. Il lui fallait du secours et il se tenait là sans rien faire, implorant Hercule. Car c’était ce dieu qu’il aimait et honorait entre tous. Alors le dieu lui apparut et lui dit : mets ta main aux roues, pique tes bœufs et ensuite implore le dieu quand à ton tour tu agiras. En attendant, ne fais pas de prières en vain.
Esope

N’attendez de l’aide que si vous avez déjà tout essayé par vous-mêmes.
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Nelly
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Mar 21 Juil - 11:17

renal a écrit:
Proverbes, contes et histoires pour vivre mieux
De Jean-Pierre Delouche


Le bouvier et Hercule

Un bouvier menait à un village un chariot qui glissa dans une fondrière. Il lui fallait du secours et il se tenait là sans rien faire, implorant Hercule. Car c’était ce dieu qu’il aimait et honorait entre tous. Alors le dieu lui apparut et lui dit : mets ta main aux roues, pique tes bœufs et ensuite implore le dieu quand à ton tour tu agiras. En attendant, ne fais pas de prières en vain.
Esope

N’attendez de l’aide que si vous avez déjà tout essayé par vous-mêmes.

C'est évident. Chez nous, on dit : "Aide-toi et le ciel t'aidera !", ce qui est identique.

C'est même ce que nous prônons au SC. On ne peut pas tout attendre des autres. Il faut faire l'essentiel soi-même et ensuite, quand ça ne va plus, on vient nous solliciter.

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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Mer 22 Juil - 7:31

Proverbes, contes et histoires pour vivre mieux
De Jean-Pierre Delouche



Montrez-vous généreux

« Pour votre propre estime, il n’y a pas meilleur moyen de répondre au besoin d’affection de votre entourage. La gentillesse, la générosité et l’honnêteté attirent les bonnes grâces…. Sachez donc donner pour mieux recevoir. (Jean Pierre Delouche)




La fourmi et la colombe

Une fourmi pressée par la soif descendit dans une fontaine, où elle pensa être étouffée, étant entraînée par le courant, sans pouvoir s’en retirer. Une colombe qui la vit dans l’embarras où elle était, arracha une branche d’arbre qu’elle jeta dans la fontaine. La fourmi, à l’aide de cette branche, se garanti du malheur dont elle était menacée. Peu de temps après, un oiseleur tendit des filets pour surprendre la colombe, qui n’y prenait pas garde. La fourmi qui connu la mauvaise intention de l’oiseleur, le mordit à la jambe. La douleur qu’il sentit l’obligea à lâcher son filet. La colombe qui entendit du bruit, se sauva par ce bon office de la fourmi.
(Ésope)


« La générosité est toujours payante »
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Mer 22 Juil - 8:38

merci Nicole, c'est tj un plaisir de te  lire , certains devraient mettre en pratique ces contes ! la vie serait plus agréable et simple, bisous
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Mer 22 Juil - 10:27

Merci Anémone Very Happy
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Jeu 17 Mar - 9:15

Clé et clou

" Clé et clou sont des mots parents. De fait, le clou fut la première clé, puisqu’avant l’invention de la serrure on fermait les portes d’un clou passé dans un anneau. Pour le plaisir des mots, que je te dise encore : de clé vient clore (évidemment), mais aussi clavicule, cheville et (saint) conclave, autant de termes exprimant l’idée de fermeture.
Et voilà qu’au XII° siècle, la clé, « ce qui ferme », prend le sens de « ce qui donne accès, ce qui ouvre » (la clé de sol, la clé de fa, la clé de l’énigme ou des champs). Lumineux glissement de sens ! Il nous rappelle qu’il y a toujours deux façons de voir les choses, l’une ouverte, et l’autre fermée. "

(Henri Gougaud, L'almanach)
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Jeu 17 Mar - 9:41

renal a écrit:
Clé et clou

" Clé et clou sont des mots parents. De fait, le clou fut la première clé, puisqu’avant l’invention de la serrure on fermait les portes d’un clou passé dans un anneau. Pour le plaisir des mots, que je te dise encore : de clé vient clore (évidemment), mais aussi clavicule, cheville et (saint) conclave, autant de termes exprimant l’idée de fermeture.
Et voilà qu’au XII° siècle, la clé, « ce qui ferme », prend le sens de « ce qui donne accès, ce qui ouvre » (la clé de sol, la clé de fa, la clé de l’énigme ou des champs). Lumineux glissement de sens ! Il nous rappelle qu’il y a toujours deux façons de voir les choses, l’une ouverte, et l’autre fermée. "

(Henri Gougaud, L'almanach)

Intéressant la manière de passer de la fermeture à l'ouverture. Merci Nicole.

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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Sam 19 Mar - 10:13

Nelly a écrit:
renal a écrit:
Clé et clou

" Clé et clou sont des mots parents. De fait, le clou fut la première clé, puisqu’avant l’invention de la serrure on fermait les portes d’un clou passé dans un anneau. Pour le plaisir des mots, que je te dise encore : de clé vient clore (évidemment), mais aussi clavicule, cheville et (saint) conclave, autant de termes exprimant l’idée de fermeture.
Et voilà qu’au XII° siècle, la clé, « ce qui ferme », prend le sens de « ce qui donne accès, ce qui ouvre » (la clé de sol, la clé de fa, la clé de l’énigme ou des champs). Lumineux glissement de sens ! Il nous rappelle qu’il y a toujours deux façons de voir les choses, l’une ouverte, et l’autre fermée. "

(Henri Gougaud, L'almanach)

Intéressant la manière de passer de la fermeture à l'ouverture. Merci Nicole.
Super, on en apprend des choses, merci Nicole
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