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 Contes philosophiques

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renal
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Lun 24 Nov - 12:39



La vague

Je me sens triste ! dit une vague de l’océan en constatant que les autres vagues étaient plus grandes qu’elle.
Les vagues sont si grandes, si vigoureuses et moi je suis si petite, si chétive.
Une autre vague lui répondit :
Ne sois pas triste. Ton chagrin n’existe que parce que tu t’attaches à l’apparent, tu ne conçois pas ta véritable nature.
Ne suis-je donc pas une vague ?"
La vague n’est qu’une manifestation transitoire de ta nature. En vérité tu es l’eau.
L’eau ?
Oui. Si tu comprends clairement que ta nature est l’eau, tu n’accorderas plus d’importance à ta forme de vague et ton chagrin disparaîtra.
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renal
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MessageSujet: Un peu de bonne humeur en recette !!!!   Mar 25 Nov - 10:35

RECETTE DU BONHEUR

Prenez deux décilitres de PATIENCE
Une tasse de BONTÉ
Quatre cuillers de bonne VOLONTÉ
Une pincée d'ESPOIR et
Une dose de bonne FOI.
Ajoutez deux poignées de TOLÉRANCE
Un paquet de PRUDENCE
Et quelques brins de SYMPATHIE
Une poignée de cette petite plante rare
Que l'on appelle HUMILITÉ
Et une grande mesure de bonne HUMEUR.
Assaisonnez de beaucoup de bon SENS
Laissez mijoter...

Et vous obtiendrez une
~ BONNE JOURNÉE

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Nelly
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Mar 25 Nov - 10:38

Merci pour cette merveilleuse recette, mais envoie-nous également le fameux magicien pour apprêter tout ça ! Laughing
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Mar 25 Nov - 12:10

UNE QUÊTE DU BOHNEUR

Un beau matin, fatigué de la vie, fatigué de lui,
Il est parti à la recherche du bonheur.
Il crut le voir et se dit qu’il pourrait le saisir
En tendant simplement la main.
En chemin, il vit dans le fossé
Le bonheur de la beauté des coquelicots, des marguerites et des bleuets.
Il s’en fit un bouquet qui aussitôt dans ses bras se dessécha et s’effeuilla.
Sûr le bonheur n’était pas là.

Un peu plus loin il vit dans une forêt,
Le bonheur et la clarté d’un rayon de soleil.
Il courut vers lui pour en être inondé.
A peine arrivé, un nuage du ciel éteignit la lumière jaillie dans le bois.
Sûr, le bonheur n’état pas là.

Enfin, oublié sur un banc,
Il fut bien étonné de trouver un violon.
Il le prit à pleine mains pour en tirer un son, mais le violon grinça pleura.
Sûr le bonheur n’était pas là.

Fatigué de lui, fatigué de la vie,
Ce soir-là, bredouille, il rentra chez lui.
Le lendemain, il repartit.

En chemin, il vit au fond du fossé un enfant qui pleurait.
Il cueillit un coquelicot, une marguerite et un bleuet
Et les lui offrit pour le consoler.

Un peu plus loin, il vit dans la forêt un vieillard qui grelottait.
Il tira le rayon du soleil vers lui pour le réchauffer.

Enfin sur le banc, il vit un jeune homme qui chantait.
Il prit le violon et fit glisser l’archet pour l’accompagner.

Le bouquet de fleurs et le sourire retrouvé de l’enfant,
Le rayon de soleil et le repos du vieillard,
La musique du violon et la mélodie du jeune homme,
Le parfumèrent
Le réchauffèrent,
Et le bercèrent
De bonheur.
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Mer 26 Nov - 20:33

Teigne la mygale

Un conte où la laideur physique cache un grand cœur…Teigne, une mygale, horrifie les autres animaux. Et pourtant, elle va leur venir en aide, incognito…
Quelle surprise pour ceux-ci de découvrir leur bienfaitrice…
!
Teigne était une grosse mygale poilue, hideuse, horrible. C’était simple, tout le monde sans exception en avait peur.
Il suffisait qu’elle pointe son nez quelque part, pour qu’aussitôt, branle-bas de combat, tout le monde s’enfuit.
Teigne avait essayé plusieurs tactiques pour approcher les gens, mais à chaque fois, cela avait échoué : l’approche tranquille lui avait valu des fuites éperdues dès qu’on l’avait aperçue… L’effet surprise, à savoir surgir soudainement accroché à son fil, juste à côté de la face du visiteur, avait quant à lui, était terrible : des cheveux hérissés, des hurlements, des trépignassions… A ne pas recommencer, assurément !
Et pourtant, Teigne était une gentille araignée. Elle ne voulait de mal à personne. Au contraire, elle rêvait d’avoir des amis, des vrais, avec qui elle aurait pu partager ses joies, ses peines et ses rires.
Mais voilà, son aspect rebutait tellement, qu’on en restait aux apparences, et qu’on ne cherchait pas à découvrir le petit être doux et sensible qui se cachait derrière son image.
Teigne errait donc, seule et triste dans la forêt, quand elle entendit un bruit de foule. Qu’est-ce donc ?
Elle s’avança discrètement, et découvrit un attroupement autour de quelque chose qu’elle n’arrivait pas à discerner. Elle grimpa sur un arbre surplombant la scène, toujours sans se montrer.
C’était un clown papillon en train de faire son spectacle. Comme il était aimable ! Comme ses couleurs étaient belles ! Et son sourire si radieux ! Un plaisir à regarder…
D’ailleurs, il n’y avait qu’à voir la foule autour de lui, captivée, admirative, intéressée… Ce n’était pas à Teigne que cela arriverait, un tel succès !
Le papillon termina son spectacle, salua le public puis s’en alla, poursuivant sa route.
Il n’était pas parti depuis deux heures que, dans la forêt, des réactions se firent entendre :
-« Ca alors ! » dit la pie Glücke, « je ne retrouve plus mes colliers brillants et ma bague dorée ! Où peuvent-ils bien être ? »
Tandis que dans la famille Lapin :
-« Mes tasses précieuses de mon arrière grand-mère, elles ont disparu ! » se désola maman Lapin.
-« Au voleur ! On a volé ma collection de plumes rares de cacatoès ! » hurla, affolé, Maître Hibou.
Stupéfaction dans la forêt ! Autant de méfaits en si peu de temps ! C’était curieux !
-« J’ai compris ! » cria un corbeau éclairé, « c’est le clown papillon qui nous a volé ! Pendant qu’il faisait son spectacle, ses complices dévalisaient nos abris… »
-« Bouh ouh ouh… » pleurnicha la pie Glücke, « je ne reverrai jamais mes chers bijoux… »
Alors Teigne, qui avait suivi du haut de son arbre tous les évènements, décida de passer à l’action. Elle allait le retrouver ce clown papillon voleur, et elle allait lui faire rendre ces objets volés !
Elle quitta le bois, en se cachant pour éviter une frayeur supplémentaire aux habitants qui n’avaient pas besoin de ça, et partit à la recherche de ce vilain larron.
Son habitude du camouflage et de voir sans qu’on la voit, la desservit. Elle repéra dans une grotte un mouvement imperceptible, mais suffisant pour l’inciter à aller regarder de plus près.
Elle ne s’était pas trompée : le clown papillon et ses deux lascars étaient là, en train de compter leurs trésors.
Pour une fois, elle joua à découvert. Elle se montra dans toute sa splendeur de mygale. Elle en rajouta même en faisant des grimaces, en postillonnant et en tirant la langue.
L’effet fut terrible ! Le clown papillon et ses comparses, horrifiés, hurlèrent de terreur et prirent leurs jambes à leur cou. Bon débarras !
-« Et surtout, ne revenez pas ! » gronda Teigne, d’une voix caverneuse, ou je vous découpe en menus morceaux avant de vous dévorer tout crus… »
Cette perspective n’alléchait pas du tout nos vilains voleurs qui préférèrent abandonner leurs butins, plutôt que de servir de nourriture à cette horrible araignée !
Teigne put donc tranquillement revenir vers le bois, et informer les habitants de la bonne nouvelle des retrouvailles de leurs précieux objets.
Pour ce faire, elle se cacha dans un trou et parla :
-« Chers habitants des bois, je sais que vous avez été cambriolés. Figurez-vous que j’ai retrouvé votre voleur et sa cachette. »
-« Hein ? Qui parle ? Je ne vois personne… » demanda la pie Glücke.
-« Peu importe qui je suis… Il y a quelque part une grotte avec tous vos trésors à l’intérieur. Je peux vous y conduire. » continua Teigne.
-« Mais les voleurs ne vont pas nous attendre ! Ils sont sans doute en train de tout déménager… » dit maman Lapin.
-« Non, ils sont partis, sans leur butin. »
-« Ah bon ? Et pourquoi donc ? » questionna le corbeau.
-« Parce qu’ils m’ont vu ! »
Et sur ces mots, Teigne sortit de sa cachette où elle fut accueillie par des cris d’horreur et un mouvement de recul.
-« N’ayez pas peur ! Je ne vous veux pas de mal. D’ailleurs, vous n’avez qu’à me suivre à distance, loin derrière. Je vous conduirais simplement. »
On assista alors à un drôle de cortège, avec une mygale en tête, et loin derrière un peloton d’animaux de la forêt.
Quand la grotte fut en vue, Teigne s’effaça :
-« C’est là-bas » dit-elle.
Tous se précipitèrent, sauf Maître Hibou, qui s’arrêta devant Teigne et lui dit :
-« Au nom de toutes les victimes de ce cambriolage, je te remercie. Grâce à toi, nous avons récupéré des choses qui nous étaient chères. Viens nous voir, tu seras toujours la bienvenue ! »
Et ce fut ainsi que Teigne compta ses premiers amis, qui savaient désormais que la mine d’un individu n’avait rien à voir avec sa valeur.

Créé le 25 février 2005 par Valérie Bonenfant
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Jeu 4 Déc - 7:02

Silence

Le vieux moine est assis, sa respiration est calme et légère. Survient son jeune élève accompagné d'un homme. Celui ci se présente, il est commerçant, à peine s'est il présenté qu'il n'arrête plus de parler, de ses projets, de ses réalisations...

A un moment le regard plein d'amour le vieux moine posa quelques mots devant cet homme....

- De quoi as tu peur ?..

L'homme s'arrêta net, que voulait dire ce vieil homme, peur ?, peur de quoi ? pensait-il.

Il regarda le vieux moine qui de ses yeux semblait lui dire, vas y, je suis là tu ne risque rien. Alors il se mit à réfléchir. C'est vrai que depuis longtemps il ne faisait que parler et souvent on lui en avait fait la remarque. Tout à coup comme le vent chasse les nuages cela devint plus clair, s'il parlait tout le temps c'était pour ne pas se sentir seul. Il avait peur de la solitude. Jusqu'a cet instant il avait passé son temps à parler, de tout et de rien. Le regard du vieil homme était plein d'amour. C'est vrai qu'il n'avait jamais profité du temps qui passait, des évènements, de sa vie. Se projeter, prouver, parler, jamais il n'avait vécu l'instant.

Le vieil homme sourit et son regard se reporta sur le paysage. Il semblait dire à l'homme oui, c'est ça. Cet homme s'assit à son tour, à côté du moine et pour la première fois écouta. Le vent dans les arbres, le chant des oiseaux, l'herbe qui dansait, le soleil le réchauffait, il s'écouta respirer, il écouta le silence. Lui qui avait passé son temps à parler sans entendre. Parler pour ne pas avoir à entendre, entendre ses peurs, sa tristesse, ses doutes, sa souffrance, sourd aux doutes, aux peurs, à la tristesse, a la souffrance de ses proches et de son entourage.

Petit à petit il s'était enfermé dans un mur de mots. Cette peur de la solitude, il l'avait noyé sous une avalanche de mots. Le regard tourné vers la forêt, une larme fissura ce mur et il se mit à pleurer.

Le vieux moine accueillit celui qui s'était enfermé depuis si longtemps...

- Soit le bienvenu mon ami.

L'homme dans un reflexe allait parler, il se tut et le vieux moine sourit.

Les deux hommes restèrent là jusqu'à la nuit...

(SERGE)






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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Lun 8 Déc - 11:08



LE CONTE DU PETIT HÉRISSON QUI NE PIQUAIT PAS DE L'INTÉRIEUR

Il était une fois un jeune hérisson pour qui la vie avait été difficile jusque là. La seule chose pour laquelle il semblait vraiment doué, c'était de se mettre en boule… De nombreuses attaques lui avaient appris à se protéger et il savait se faire tout rond plus vite que n'importe quel hérisson. A force de se faire agresser, il avait d'ailleurs fini par croire que tout le monde lui en voulait. Bien des êtres avaient essayé de s'en approcher et s'en étaient retournés tout meurtris. C'est qu'en plus, il avait aiguisé chacun de ses piquants et prenait même plaisir à attaquer le premier. Sans doute se sentait-il plus important ainsi…
..........Avec le temps, il était devenu très solitaire. Les autres se méfiaient de lui. Alors il se contentait de rêver à une vie meilleure ailleurs, ne sachant plus comment s'y prendre pour sortir de cette situation d'agression permanente.
..........Un jour qu'il se promenait toujours seul, non loin d'une habitation, il entendit une étrange conversation entre deux garçonnets.
- " Tu sais , sur le dos il y a plein de piquants, mais mon père dit que le ventre est aussi doux que Caramel, tu sais, ma peluche préférée, disait le plus petit.
- J'aimerais bien voir ça ! - Moi, je sais où il se cache, dit l'autre, sous ces haies. "
.........." Tiens, se demanda notre ami à quatre pattes, ne seraient-ils pas en train de parler de moi ? "
Ces paroles avaient excité sa curiosité. Était-il possible qu'il soit fait d'autre chose que des piquants ?
..........Il se cacha dans un coin et regarda son ventre. Il lui sembla faire ce mouvement pour la première fois. Il avait passé tellement de temps à s'occuper des petites épées sur son dos qu'il en avait oublié cette fourrure douce et chaude qui le tapissait en dessous.
.........." Mais oui, moi aussi je suis doux en dedans, constata-t-il avec étonnement. Doux dedans, doudedan, doudedan " chantonnait-il en sautillant d'une patte sur l'autre. Celles-ci le faisaient rebondir . Tiens, il avait aussi oublié le plaisir de danser. Car les hérissons dansent les soirs de lune, le saviez-vous ?
Tout en dansant, il s'était rapproché des deux garçons. Le plus grand disait à l'autre :
- " Les renards font pipi dessus pour les obliger à s'ouvrir. On pourrait bien en faire autant, comme ça on verrait… - Ah non ! dit le plus jeune. Je ne veux pas leur faire de mal. Ils sont très gentils. Il faut en apprivoiser un en lui apportant tous les jours un œuf. Les hérissons adorent les œufs.
- D'accord, mais il faut d'abord en trouver un ! dit son compagnon. "
..........Le petit animal tendait l'oreille. Cette histoire commençait à beaucoup l'intéresser. Comment ? il existait quelqu'un qui ne lui voulait pas de mal !
..........Après bien des péripéties que je vous laisse imaginer, et aussi des doutes, des hésitations, des peurs et des envies de fuir, notre ami Doudedan, c'est ainsi qu'il s'appelle lui-même, accepta de se laisser apprivoiser.
Il passa de moins en moins de temps en boule. Chaque jour il s'exerçait à montrer sa fourrure. Du coup elle devenait de plus en plus douce et soyeuse. Et ses piquants à force d'être délaissés finirent par s'émousser et devinrent de moins en moins piquants.
..........Ah ! Que c'était bon d'avoir des amis… et aussi de se sentir si doux.
..........A force d'apprendre à être doux, il avait même fini par rencontrer une compagne qui elle aussi avait un ventre très, très doux… et devinez ce qui arriva ?…

Jacques Salomé, Contes à guérir, contes à grandir
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Mar 9 Déc - 12:40

Au BORD de la rivière Piedra se trouve un monastère entouré d'une végétation florissante - une véritable oasis au milieu des terres arides de cette région d'Espagne. C'est là que la petite rivière devient un cours d'eau torrentueux et se divise en de multiples cascades.
Le voyageur traverse la contrée, écoutant la musique de l'eau. Soudain, au pied d'une cascade, une grotte attire son attention. Il observe soigneusement la pierre polie par le temps et les belles formes que la nature a patiemment créées. Puis il découvre, inscrits sur une plaque, les vers de Rabin-dranath Tagore :
Ce n’est pas le marteau qui a rendu ces pierres si parfaites, mais l'eau, avec sa douceur, sa danse et sa chanson.
Là où la dureté ne fait que détruire, la douceur parvient à sculpter.
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Ven 2 Jan - 22:16

Les semences

Une femme se voyait en rêve parmi les plus fabuleux magasins de la métropole. Toute surprise, elle découvrit Dieu lui-même derrière le comptoir le mieux fourni.
- Que vendez-vous donc ? lui demanda-t-elle.
- Tout ce que ton cœur désire, lui répondit Dieu
Emerveillée, la femme se décida à requérir les plus précieux joyaux qu'un être humain peut se prendre à souhaiter :
- Je veux acheter la paix du cœur, l'amour, le bonheur, la sagesse et l’impunité contre toute crainte et toute angoisse.
Puis, en se reprenant elle ajouta :
- Pas pour moi seulement, mais pour tous les hommes.
Dieu sourit alors et lui dit
- Je crois que tu te trompes, mon amie, nous ne vendons pas les fruits, mais seulement les semences.
du Père Anthony de Mello
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Lun 5 Jan - 10:59

Conte d'après Noël

Lorsque les bergers s'en furent allés et que la quiétude fut revenue, l'enfant de la crèche leva sa tête et regarda vers la porte entrebâillée. Un jeune garçon timide se tenait là... tremblant et apeuré.
- Approche, lui dit Jésus. Pourquoi as-tu si peur ?
- Je n'ose... je n'ai rien à te donner, répondit le garçon.
- J'aimerais tant que tu me fasses un cadeau, dit le nouveau-né.
Le petit étranger rougit de honte.

- Je n'ai vraiment rien... rien ne m'appartient ; si j'avais quelque chose, je te l'offrirais... regarde.
Et en fouillant dans les poches de son pantalon rapiécé, il retira une vieille lame de couteau rouillée qu'il avait trouvée.
- C'est tout ce que j'ai, si tu la veux, je te la donne.
- Non, rétorqua Jésus, garde-la. Je voudrais tout autre chose de toi. J'aimerais que tu me fasses trois cadeaux.
- Je veux bien, dit l'enfant, mais que puis-je pour toi ?

- Offre-moi le dernier de tes dessins.
Le garçon, tout embarrassé, rougit. Il s'approcha de la crèche et, pour empêcher Marie et Joseph de l'entendre, il chuchota dans l'oreille de l'enfant Jésus :
- Je ne peux pas... mon dessin est trop moche... personne ne veut le regarder !
- Justement, dit l'enfant dans la crèche, c'est pour cela que je le veux... Tu dois toujours m'offrir ce que les autres rejettent et ce qui ne leur plaît pas en toi.

Ensuite, poursuivit le nouveau-né, je voudrais que tu me donnes ton assiette.
- Mais je l'ai cassée ce matin ! bégaya le garçon.
- C'est pour cela que je la veux... Tu dois toujours m'offrir ce qui est brisé dans ta vie, je veux le recoller...

Et maintenant, insista Jésus, répète-moi la réponse que tu as donnée à tes parents quand ils t'ont demandé comment tu avais cassé ton assiette... Le visage du garçon s'assombrit, il baissa la tête honteusement et, tristement, il murmura :
- Je leur ai menti... J'ai dit que l'assiette m'avait glissé des mains par inadvertance ; mais ce n'était pas vrai... J'étais en colère et j'ai poussé furieusement mon assiette de la table, elle est tombée sur le carrelage et elle s'est brisée !
- C'est ce que je voulais t'entendre dire ! dit Jésus. Donne-moi toujours ce qu'il y a de méchant dans ta vie, tes mensonges, tes calomnies, tes lâchetés et tes cruautés. Je veux t'en décharger... Tu n'en as pas besoin... Je veux te rendre heureux et sache que je te pardonnerai toujours tes fautes.

Et en l'embrassant pour le remercier de ces trois cadeaux, Jésus ajouta :
- Maintenant que tu connais le chemin de mon Coeur, j'aimerais tant que tu viennes me voir tous les jours...

Anonyme
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Lun 5 Jan - 13:49

décidément Nicole, tu as le don de nous émouvoir!
merci pour ce beau récit
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Lun 5 Jan - 14:56

renal a écrit:
Conte d'après Noël

Et en l'embrassant pour le remercier de ces trois cadeaux, Jésus ajouta :
- Maintenant que tu connais le chemin de mon Coeur, j'aimerais tant que tu viennes me voir tous les jours...
Magnifique ! I love you
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Jeu 15 Jan - 7:57

Mauvaises herbes

Le vieux moine se rendait au village, lentement, l'air était doux et parfumé. Lorsqu’il arriva aux premières maisons son attention fut attirée par un jeune garçon, assis, seul alors quel es autres enfants jouaient. Son regard semblait vide. Le vieil homme s'approcha et sans rien dire s'assit à côté de lui. Le jeune garçon tourna la tête et observa le moine mais ne dit rien. Imitant l'enfant, le vieux moine posa ses mains sur ses genoux, le regard fixe devant lui. De temps en temps il avait un regard de biais. Au bout d'un moment la situation devint comique. Devant ses mimiques l'enfant sourit, le vieux moine aussi, puis ils se mirent à rire. C'était comme si un robinet venait de s'ouvrir...

- Mon père dit que je ne vaux rien, je ne sais pas lire, tout ce qu'il me demande de faire je le rate...

Le vieux moine sourit...

- tu te trompes, tu m'as fait rire, tu m'as donné de la joie et je t'en remercie...

L'enfant fit une moue de doute.

Le vieil homme montra des plantes qui poussaient le long du chemin et des murs des maisons...

- Sais-tu ce que c'est ?...

- Oui, je ne sais pas lire mais je sais ce que c'est ! Ce sont des mauvaises herbes, mon père m'a demandé de les arracher et même ça je n'ai pas réussi...

- Sans doute parce qu'en toi tu sais !...

- Que je sais quoi ? dit l'enfant perplexe...

- Que ce ne sont pas de mauvaises herbes, elles se cachent passent inaperçu, tout le monde les arrache, mais elles sont spéciales...

- Qu'ont elles de spécial ?...

- Vois-tu celle ci qui pousse dans la fissure du mur ?...

- Oui je la vois...

- Et bien ces racines séchées et réduites en poudre combattent la fièvre, celle ci qui pousse au milieu du chemin, adoucit la gorge et calme la toux...

L'enfant écoute étonné...

- Celle là encore calme les maux de ventre et les coliques des très jeunes enfants...

Le vieux moine lui montra tout un tas de "mauvaises herbes" autour d'eux et toutes avaient un rôle...Toutes ces plantes qu'on appelle souvent "mauvaises herbes" ont un trésor en elles. Celui qui connait leur secret est capable de soulager et guérir beaucoup de choses. Toutes elles ont un richesse en elles, il ne faut pas regarder leur apparence mais ce qu'elles ont au plus profond d'elles mêmes...

- C'est vrai elles peuvent soigner ?...

- Oui, je pense qu'au fond de toi tu le savais et que c'est pour ça que tu ne les a pas arrachées. Si tu viens au temple tu pourras apprendre si tu le souhaites...

L'enfant accepta, le père aussi cela fera une bouche de moins à nourrir. L'enfant apprit, grandit et devint un jeune homme costaud et intarissable sur les plantes. Le vieux moine se rendait au village, lentement, l'air était doux et parfumé. Lorsqu'il arriva aux premières maisons, il se dirigea vers l'une d'elles. C'était une échoppe où l'on vendait des plantes pour soigner les maux, son enseigne : "Pas de mauvaises herbes ici".

Un jeune homme costaud en sorti et avec lui mille et une senteurs. Les deux hommes se firent face puis s'asseyèrent sans dire un mot. Le vieux moine imita le jeune homme, posa ses mains sur ses genoux, le regard fixe devant lui. De temps en temps il jetait un œil de côté. Tout à coup le jeune homme éclata de rire ainsi que le vieux moine...

Ceux qui savent voir avec les yeux de l'amour elles ouvrent leurs cœurs et livrent leur trésor caché..."Pas de mauvaises herbes ici".

Le vieux moine sourit...


(Serge offert à swadisthana )
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Jeu 29 Jan - 11:22

La belle histoire du cheval de peluche

Un jour, le petit lapin demandait au cheval de peluche, qui tramait dans le coffre à jouets depuis bien longtemps : « Qu'est-ce qu'être vrai ? Et cela fait-il mal ? »
«• Quelquefois, répondit le cheval de peluche qui disait toujours la vérité, mais quand on est vrai, cela n'a pas d'importance d'avoir mal. »
«Est-ce que cela arrive tout d'un coup, comme lorsqu’'on remonte notre ressort, ou petit à petit», demanda le lapin.
«Cela n'arrive jamais tout d'un coup, dit le cheval de peluche, on le devient peu à peu. Cela prend beaucoup de temps. C'est pourquoi cela arrive rarement à ceux qui se cassent facilement, ou qu'on doit ranger soigneusement. En général, quand on est devenu vrai, on a perdu presque tous ses poils, on a les yeux qui pendent, on a des
faiblesses aux articulations et on est bien usé. Mais tout cela n'a aucune importance; parce qu'une fois qu'on est vrai, on ne peut plus être laid, sauf aux yeux de ceux qui ne comprennent pas encore. »
(André Daigneault)
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Dim 1 Fév - 16:13

La cithare du bonheur

C'était un homme droit et sincère qui cherchait le chemin du bonheur, qui cherchait le chemin de la vérité. Il alla un jour trouver un vénérable maître soufi dont on lui avait asuré qu'il pourrait les lui indiquer. Celui-ci l'accueillit aimablement devant sa tente et, après lui avoir servi le thé à la menthe, lui révéla l'itinéraire tant attendu : « C'est loin d'ici, certes, mais tu ne peux te tromper : au coeur du village que je t'ai décrit, tu trouveras trois échoppes. Là te sera révélé le secret du bonheur et de la vérité. »
La route fut longue. Le chercheur d'absolu passa maints cols et rivières. Jusqu'à ce qu'il arrive en vue du village dont son coeur lui dit très fort : « C'est là le lieu ! Oui, c'est là ! » Hélas ! Dans chacune des trois boutiques il ne trouva comme marchandises que rouleaux de fils de fer dans l'une, morceaux de bois dans l'autre et pièces éparses de métal dans le troisième. Las et découragé, il sortit du village pour trouver quelque repos dans une clairière voisine.

La nuit venait de tomber. La lune remplissait la clairière d'une douce lumière. Lorsque tout à coup se fit entendre une mélodie sublime. De quel instrument provenait-elle donc ? Il se dressa tout net et avança en direction du musicien. Lorsque, stupéfaction, il découvrit que l'instrument céleste était une cithare faite de morceaux de bois, des pièces de métal et des fils d'acier qu'il venait de voir en vente dans les trois échoppes du village.

A cet instant, il connut l'éveil. Et il comprit que le bonheur est fait de la synthèse de tout ce qui nous est déjà donné, mais que notre tâche d'hommes intérieurs est d'assembler tous ces éléments dans l'harmonie.

Conte soufi
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Dim 1 Fév - 16:22

L'oeil du menuisier

Un menuisier avait un bel atelier où il exerçait son métier avec amour. Un jour, en l'absence du patron, les ouvriers se réunirent en grand conseil. La séance fut longue et animée et parfois même véhémente. Il s'agissait d'exclure de l'honorable assemblée un certain nombre de membres.
L'un d'eux prit la parole : "Nous devons expulser notre soeur la scie, parce qu'elle déchiquette tout et fait grincer les dents. Elle a le caractère le plus mordant de toute la terre !".
Un autre intervint : "Nous ne pouvons pas garder parmi nous notre frère le rabot. Il a un caractère coupant et tatillon au point d'éplucher tout ce qu'il touche".
"Frère marteau, protesta un autre outil, a un sale caractère, lourdeau et violent. C'est un vrai cogneur. Sa façon de battre sans cesse jusqu'à taper sur les nerfs de tout le monde, est plus que choquante. Chassons-le !".
"Et les clous ? Peut-on vivre avec des gens piquants ? Qu'ils s'en aillent tous ! Sans parler de la lime et de la râpe. Leur compagnie est cause de continuelles frictions. Chassons aussi le papier de verre : il ne semble exister que pour égratigner son prochain !".
Ainsi débattaient avec de plus en plus d'animosité les outils du menuisier. Ils parlaient tous en même temps. Le marteau voulait expulser la lime et le rabot qui, à leur tour, voulaient se débarrasser des clous et du marteau. Et ainsi de suite. A la fin de la séance, tout le monde avait exclu tout le monde.
La réunion fut brusquement interrompue par l'arrivée du menuisier. Tous les outils se turent quand ils le virent s'approcher de son établi.

L'homme prit une planche et la scia avec la scie mordante. Il la rabota avec le rabot qui pèle tout ce qu'il touche. Soeur la hache, qui blesse cruellement, soeur la râpe à la langue rugueuse, frère papier de verre qui gratte et égratigne : tous entrèrent en action, l'un après l'autre, l'un avec l'autre.

Le menuisier prit ensuite les frères clous au caractère piquant ainsi que le marteau qui frappe et percute. Il se servit de tous ses outils avec leurs défauts, leur caractère insupportable et, grâce à eux tous, il fabriqua un berceau. Un magnifique berceau pour accueillir un bébé qui allait naître.

Puis il attaqua son dernier projet : un bateau qui allait permettre de mener à bon port des gens éloignés les uns des autres par un océan de préjugés.

Jean-Michel Martin, http://j.m.martin.chez.tiscali.fr/diverses.htm
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MessageSujet: Conte Berbere   Ven 20 Fév - 12:36

Il était une fois une vieille femme qui avait sept garçons et une fille unique, qu'on appelait « Warda». Ses frères l'adoraient et elle aussi les aimait beaucoup. Elle était si belle avec une longue chevelure dorée et ses joues roses qu'elle provoqua une immense jalousie chez ses belles-sœurs.
Un jour, elles décidèrent de se débarrasser de cette adorable créature. Elles demandèrent conseil à une vieille sorcière qui leur rendait souvent visite. Elle réfléchit longtemps, puis trouva une solution diabolique « Laissez-moi faire, dit-elle, dans quelques jours, vous n'entendrez plus parler d'elle ». Elle revint le lendemain avec un œuf de serpent ; quand elle se trouva avec toutes les belles-sœurs et Warda, elle dit : « Que celle qui aime beaucoup ses frères avale cet œuf d'un seul coup ». Alors Warda arrache l'œuf de la main de la sorcière et l'avale sans hésiter.
Après quelques semaines, le ventre de Warda se mit à gonfler (le serpent commençait à s'y développer). Ce fut le désastre. Les sept frères remarquèrent le ventre de leur sœur.
Ils se demandaient comment une chose horrible pouvait arriver à leur sœur qui ne sortait jamais et qui était très gentille. Les belles-sœurs profitèrent de l'occasion et commencèrent à harceler leurs maris avec leurs médisances : «Votre sœur vous a trahis, elle vous a déshonorés ; il ne faut pas qu'on la voie il faut vous débarrasser d'elle. Elle a souillé votre nom. Seul le sang peut laver cet affront, il vous faut la tuer, sans attendre ».
Ses frères étaient très peinés ; comme ils l'aimaient beaucoup, ils ne voulaient pas lui faire du mal. Ils décidèrent de l'enterrer vivante. Ils creusèrent un grand trou et enterrèrent Warda, mais sa superbe chevelure dorée resta sur la surface du sol, tellement elle était longue.
Quelques jours après, l'herbe commença à pousser en se mêlant aux cheveux de Warda.
Un jour, un jeune chasseur, à dos de cheval passa par là. Il était très fatigué. Il s'arrêta à cet endroit et décida de se reposer. Il s'assoupit à l'ombre d'un arbre, en laissant son cheval brouter l'herbe. Mais en arrachant l'herbe, le cheval tirait les cheveux de Warda. De sa tombe, elle gémissait : « Aïe, tu me fais mal, arrête de tirer les cheveux, tu me fais mal ! ». Elle criait de plus en plus fort, et le jeune homme assoupi, pas loin, l'entendit. Il se précipita jusqu'à la tombe et dit : « Qui es-tu femme ? Es-tu de ce monde ou de l'au-delà ? » Warda répliqua : «Arrête de me tirer les cheveux, je suis de ce monde, fais-moi sortir de ce trou, de grâce, et je te raconterai mon histoire ». L'homme aida Warda à sortir de sa tombe. Il l'emmena chez lui où elle lui raconta son histoire. Il ne cessait de la regarder; ébloui par tant de beauté. Pour la garder avec lui, il lui proposa son aide. Il alla consulter un vieux sage en lui racontant toute l'histoire de Warda. Celui-ci lui conseilla de donner à Warda de la nourriture très salée, mais en l'empêchant de boire, ensuite de la suspendre à un mât avec la tête en bas. Le jeune homme retourna chez lui et fit ce que lui conseilla le vieux sage. Il se mit en face de la jeune fille et attendit patiemment. Alors le serpent ayant très soif après avoir ingurgité la nourriture salée, sortit de la bouche de la jeune fille. Warda, soulagée, remercia le jeune homme qui était très épris d'elle. Il lui proposa le mariage. Ils se marièrent et vécurent très heureux avec leur premier né qu'elle avait surnommé comme l'un de ses sept frères.
Un jour, un chasseur passa près de chez elle. Elle le reconnut, c'était un de ses frères. Elle le dit à son mari et lui demanda de l'inviter à manger. Ce fut chose faite et ce fut un vrai festin.
Quand la nuit commença à tomber, l'inconnu voulut partir, mais ses hôtes insistèrent tellement qu'il resta passer la nuit. Pendant la veillée, le petit garçon demanda à sa mère de lui raconter une histoire pour trouver le sommeil. Alors, elle commença à raconter son histoire. Le frère resta abasourdi.
C'était l'histoire de sa sœur. Il regarda la femme et reconnut en elle sa sœur; oui, c'était bien Warda, Warda en chair et en os, Warda leur sœur chérie, Warda qu'ils croyaient morte à jamais. Il l'étreignit avec beaucoup de joie et lui demanda de leur pardonner. Il lui promit de se venger de la mauvaise femme qui avait tout tramé.
Il rentra chez lui très heureux et raconta l'événement à ses six frères. Ils se mirent d'accord tous ensemble pour tendre un piège à la maudite sorcière. Ils creusèrent un énorme trou où ils allumèrent un grand feu. Ils demandèrent à leurs femmes d'inviter la sorcière à la maison. Quand elle fut devant eux, ils dirent : « Celle qui peut enjamber ce trou, sera récompensée avec des louis d'or », alors la mauvaise sorcière, sans hésiter, essaya de sauter, mais hélas, le trou était grand, elle tomba et se brûla complètement.
Les belles-sœurs furent punies par leurs maris, et Warda vécut très heureuse avec son mari et son enfant.
Ses frères lui rendaient visite très souvent...

*Ce conte est traduit du Berbère oral…
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Ven 20 Fév - 15:25

Un petit conte très court :

"Il était une fois une jeune-fille qui demanda à un garçon s'il voulait l'épouser. "Non !", répondit le garçon.
Dès lors, la jeune-fille vécut toujours très heureuse, sans laver, repasser, ni cuisiner pour personne, sortant avec ses ami(e)s à son gré, couchant avec qui elle voulait, travaillant et dépensant son argent à sa guise." FIN

(Et dire que depuis toujours on nous a roulées dans la farine avec cet enfoiré de Prince Charmant !) Wink
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Ven 20 Fév - 15:39

dombom a écrit:
Un petit conte très court :
"Il était une fois une jeune-fille qui demanda à un garçon s'il voulait l'épouser. "Non !", répondit le garçon.
Dès lors, la jeune-fille vécut toujours très heureuse, sans laver, repasser, ni cuisiner pour personne, sortant avec ses ami(e)s à son gré, couchant avec qui elle voulait, travaillant et dépensant son argent à sa guise." FIN
Si tout était comme cela, nous ne rêverions jamais! Et, je me permettrais aussi de te dire de laisser les jeunes filles de ce forum lire mon conte. Ils ont le droit de rêver jusqu'au bout....Laughing Laughing

dombom a écrit:
(Et dire que depuis toujours on nous a roulées dans la farine avec cet enfoiré de Prince Charmant !) Wink
Warda ne s'est pas mariée avec le Prince Charmant. C'était un chasseur Wink ! Ce n'est pas la moralité de l'histoire, ma chère Dom. Je pensais que tu allais "pleurer".Sad Sad Raté!
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Ven 20 Fév - 15:50

Charlestone a écrit:
je me permettrais aussi de te dire de laisser les jeunes filles de ce forum lire mon conte. Ils ont le droit de rêver jusqu'au bout....Laughing Laughing

Ton conte est très joli, charlou, mais ... utopique ?
Le mien est bon Wink , car réaliste ?
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Ven 20 Fév - 15:53

dombom a écrit:
Ton conte est très joli, charlou, mais ... utopique ?
Le mien est bon Wink , car réaliste ?
Le mien fait dormir et rêver les gosses. Le tien est surtout banal, ça fait moche et triste a la fin!
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stip
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Ven 20 Fév - 16:08

dombom a écrit:
(Et dire que depuis toujours on nous a roulées dans la farine avec cet enfoiré de Prince Charmant !) Wink



lol! Mais je crois que tous les garçons rêvent de l'être, aussi à un moment ou à un autre.... king !


Charlestone a écrit:
Warda ne s'est pas mariée avec le Prince Charmant. C'était un chasseur Wink !

En plus elle avait des goûts simples, sans crainte de devoir déplumer le gibier à longueur de temps affraid Razz , vraiment une chic fille. flower
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renal
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Ven 20 Fév - 16:19

ce qui fait que j'adore les contes, c'est qu'ils sont tous différents, et aussi ils ont souvent une morale, mais que chacun peut prendre pour soi ou en trouver une autre.

Les deux contes sont différents tous les deux, et c'est ça qui fait leur richesses, et l'appréciation de chacun, différente, est aussi intéressante
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Ven 20 Fév - 16:32

Le conte est un récit de faits ou d'aventures imaginaires raconté généralement a l'oral. Et, on peut tirer ce qu'on veut d'un conte. Il n'est surement pas fait pour les grandes dames comme Dom. Elle ne pourra jamais me croire. Et ça me gêne de les raconter en présence de Dom !Laughing Laughing Laughing
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MessageSujet: Re: Contes philosophiques   Ven 20 Fév - 16:38

stip a écrit:
Mais je crois que tous les garçons rêvent de l'être, aussi à un moment ou à un autre.... king !
Mais bien sûr !

stip a écrit:
Charlestone a écrit:
Warda ne s'est pas mariée avec le Prince Charmant. C'était un chasseur Wink !

En plus elle avait des goûts simples, sans crainte de devoir déplumer le gibier à longueur de temps affraid Razz , vraiment une chic fille. flower
Là Stip, tu as fais la totale !!! Pour une fois, on trouve une chic fille acceptée un mari sans risque de le déplumer ! Razz et ne criez pas tous en même temps!!!affraid
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