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 qu'est ce que la CONSCIENCE?

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marc
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MessageSujet: Re: qu'est ce que la CONSCIENCE?   Dim 14 Fév - 12:40

Marie jo:
Citation :
toc toc MARC?........il y a un autre flux vital .....j'espère pour toi que tu as déjà expérimenté de ce côté
oui oui t'inquiète Razz
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Thierry
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MessageSujet: Re: qu'est ce que la CONSCIENCE?   Dim 14 Fév - 13:05

marc a écrit:
Thierry,

j'ai lu et j'ai encore chez moi le livre de Rupert Sheldrake, "le Septième sens" et il me semble qu'il ne parle pas de flux vital...
Il parle des champs morphiques qui sont des interconnections intimes avec le monde extérieur.
Notre esprit 'est pas confiné à notre cerveau, mais il émet des prolongements qui entrent en contact avec les objets et les êtres que nous percevons autour de nous.
Ceci peut faire comprendre éventuellement les phénomènes de télépathie ou de prémonitions.

Donc, je ne vois pas vraiment le rapport entre Sheldrake et ton expérience de vie...

Les champs morphiques sont effectivement, selon Sheldrake, des interconnections avec le monde extérieur mais si on développe ce phénomène avec l'idée que tout est relié par un phénomène insaisissable, il en est de même à l'intérieur de l'individu. L'identification à l'individu n'est qu'un ersatz de la réalité. Il existerait un flux énergétique, ce qui animerait la "cohésion des cellules" et cette "aimantation" serait non pas individualisée mais universelle. Ce que j'appelle "le flux vital". "L'âme de la nature" de Sheldrake développait une idée similaire.
Mais je suis loin d'être capable d'identifier ou de clarifier tout ça...
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renal
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MessageSujet: Re: qu'est ce que la CONSCIENCE?   Dim 14 Fév - 13:11

Thierry a écrit :
Citation :
Voilà un condensé de ce qu'il m'avait expliqué. Je précise que je n'ai aucun attachement à la voie bouddhique même si elle me plaît infiniment

J'ai été voir le blog, il est bien, moi aussi je m'intéresse au bouddhiste, mais comme une philosophie et non une religion. Tu as du le voir un peu sur mon blog. J'ai aussi des amis bouddhistes.
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marc
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MessageSujet: Re: qu'est ce que la CONSCIENCE?   Dim 14 Fév - 14:29

thierry:
Citation :
Il existerait un flux énergétique, ce qui animerait la "cohésion des cellules" et cette "aimantation" serait non pas individualisée mais universelle. Ce que j'appelle "le flux vital"
Il existerait....il semblerait....on peut penser que....
Oui, on peut tout imaginer, donner des noms, des belles expressions, si tu veux.
Désolé, mais pour moi, il n'y a rien de bien sérieux dans tout cela.
Faut dire que l'ésotérisme ne m'inspire pas vraiment, c'est un fourre-tout, le possible cotoîe l'extravagant, c'est tendance oui, mais faut garder un sens critique, être vigilant.

Les liens que l'on peut trouver sur le net sont peut fiables, un bon tri est nécessaire, vérifier les sources, recouper les infos.
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Thierry
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MessageSujet: Re: qu'est ce que la CONSCIENCE?   Dim 14 Fév - 15:19

marc a écrit:
thierry:
Citation :
Il existerait un flux énergétique, ce qui animerait la "cohésion des cellules" et cette "aimantation" serait non pas individualisée mais universelle. Ce que j'appelle "le flux vital"
Il existerait....il semblerait....on peut penser que....
Oui, on peut tout imaginer, donner des noms, des belles expressions, si tu veux.
Désolé, mais pour moi, il n'y a rien de bien sérieux dans tout cela.
Faut dire que l'ésotérisme ne m'inspire pas vraiment, c'est un fourre-tout, le possible cotoîe l'extravagant, c'est tendance oui, mais faut garder un sens critique, être vigilant.

Les liens que l'on peut trouver sur le net sont peut fiables, un bon tri est nécessaire, vérifier les sources, recouper les infos.

De toute façon Marc, si j'avais écrit :"je suis certain que...", tu n'aurais pas aimé non plus. Alors de toute façon, c'est mort d'entrée.
A chacun son chemin.
Quant au sérieux, étant donné qu'aujourd'hui je devrais au pire être dans un fauteuil roulant, au moins pire être paralysé de la jambe gauche et au mieux tenir à peu près debout comme un vieil homme, je peux au moins me permettre de dire que tout ça est très sérieux. Alors ne t'inquiète pas que je vis tout ça de façon très vigilante...
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marc
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MessageSujet: Re: qu'est ce que la CONSCIENCE?   Dim 14 Fév - 16:21

thierry:
Citation :
Quant au sérieux, étant donné qu'aujourd'hui je devrais au pire être dans un fauteuil roulant, au moins pire être paralysé de la jambe gauche et au mieux tenir à peu près debout comme un vieil homme, je peux au moins me permettre de dire que tout ça est très sérieux.
Je ne vois pas le rapport, qu'est-ce qui est sérieux ? Suspect
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Thierry
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MessageSujet: Re: qu'est ce que la CONSCIENCE?   Dim 14 Fév - 16:24

marc a écrit:
thierry:
Citation :
Quant au sérieux, étant donné qu'aujourd'hui je devrais au pire être dans un fauteuil roulant, au moins pire être paralysé de la jambe gauche et au mieux tenir à peu près debout comme un vieil homme, je peux au moins me permettre de dire que tout ça est très sérieux.
Je ne vois pas le rapport, qu'est-ce qui est sérieux ? Suspect

"Mon" chemin.
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marc
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MessageSujet: Re: qu'est ce que la CONSCIENCE?   Dim 14 Fév - 16:29

je ne doute pas que ton chemin est sérieux mais le rapport avec la "cohésion cellulaire" le "flux vital" Question
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Thierry
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MessageSujet: Re: qu'est ce que la CONSCIENCE?   Dim 14 Fév - 17:04

marc a écrit:
je ne doute pas que ton chemin est sérieux mais le rapport avec la "cohésion cellulaire" le "flux vital" Question

Je viens de le dire. Je ne devrais pas être debout, je ne devrais pas pouvoir marcher. Il a bien fallu que je "bascule" pour m'en sortir. Pas tout seul. J'ai été aidé. Mais comment je pourrais te résumer tout ça en quelques lignes ? Ca m'a pris neuf mois pour le mettre en mots. Et c'est loin d'être achevé.
Pour la médecine je suis une énigme. Et quand j'explique quelquefois par quoi je suis passé, ça les laisse pantois et dubitatifs.
Alors je cherche à comprendre sans pour autant oublier de bénir à chaque instant ce qui m'est donné.
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Marie-jo 17
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MessageSujet: Re: qu'est ce que la CONSCIENCE?   Dim 14 Fév - 17:31

je crois que quelle que soit la façon de vivre son présent, le principale est d'y croire et surtout d'avoir des résultats, tous le reste n'a pas d'importance, c'est personnel!
Sans plus Laughing
nous en venons a ceci ! ...trop de questions a nouveaux!........ No
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marc
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MessageSujet: Re: qu'est ce que la CONSCIENCE?   Dim 14 Fév - 17:38

Thierry,
la médecine est loin de pouvoir tout expliquer, surtout avec allopathie. Peu ont la modestie de le reconnaître.
Le corps et l'esprit sont intimement liés, j'en suis persuadé.
Je te comprends bien lorsque tu dis que tu bénis chaque instant, on l'oublie trop souvent.
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Thierry
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MessageSujet: Re: qu'est ce que la CONSCIENCE?   Dim 14 Fév - 17:42

Marie-jo 17 a écrit:
je crois que quelle que soit la façon de vivre son présent, le principale est d'y croire et surtout d'avoir des résultats, tous le reste n'a pas d'importance, c'est personnel!
Sans plus Laughing
nous en venons a ceci ! ...trop de questions a nouveaux!........ No

Marie-Jo, pour ce qui est des questions, je me suis considérablement calmé ^^Je vis tout ça avec sérénité maintenant mais ça ne m'empêche pas de continuer à chercher à avancer. Un peu sans doute comme une certaine reconnaissance...
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Thierry
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MessageSujet: Re: qu'est ce que la CONSCIENCE?   Dim 14 Fév - 17:48

marc a écrit:
Thierry,
la médecine est loin de pouvoir tout expliquer, surtout avec allopathie. Peu ont la modestie de le reconnaître.
Le corps et l'esprit sont intimement liés, j'en suis persuadé.
Je te comprends bien lorsque tu dis que tu bénis chaque instant, on l'oublie trop souvent.

Oui Marc, peu le reconnaissent et j'ai même entendu un chirugien me dire qu'il ne s'agissait que d'un répit et qu'il me reverrait un jour...Tu vois, comme si ça lui faisait mal que je lui "échappe"...
Quant au corps et l'esprit, je me demande même si cette vision duale n'est pas une fausse interprétation. Peut-être que nous nous arrêtons trop durablement à nos cinq sens, à ce que nous percevons dans notre "réalité"...C'est ça qui m'intéresse. C'est pour ça aussi que la voie spirituelle m'importe. Pas pour autant que je rejette en bloc tout le reste mais pour la rationnalité je sais où elle m'a envoyé...Ca n'était pas le bon chemin.
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Thierry
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MessageSujet: Re: qu'est ce que la CONSCIENCE?   Dim 14 Fév - 18:26

Un extrait pour donner un petit aperçu.


Trois hernies.

Celle déjà opérée s’était inexplicablement reconstituée, deux autres l’accompagnaient dans une œuvre destructrice, une déliquescence paralysante, une gangrène camouflée. Une hargne irréductible.
Morphine. Les retrouvailles. Le film relancé comme une boucle infâme qui resserre son étau. Le nœud autour de son âme, la vie étranglée, l’air qui commence à manquer. Et la peur, cette peur ranimée, qui ronge, obsède, tourmente, sans relâche, sans aucune pause. Il aurait voulu hurler cette douleur infinie déboulant dans son crâne, dans ses fibres, dans ses cauchemars, dans ses sanglots. Pourquoi ? Pourquoi cet acharnement ? Au-dessus de sa tête la lame tranchante de la guillotine, le filament décharné qui retenait le couperet. Il suait de peur, de désespoir, d’incompréhension. Ce goût immonde de la mort dans sa bouche, cette puanteur âcre du corps qui pourrit dans la tombe, les noirceurs insondables du néant. Il imaginait l’errance éternelle de son âme torturée, l’absence de réponse comme une peine capitale. Il devait comprendre, il y avait forcément une explication. Il le sentait. Comme une main tendue au-dessus de la vase des traumatismes enfouis.
On lui parlait parfois. La nuit surtout. Une voix étrange, délicate, rassurante. Elle semblait descendre en lui par un canal indéterminé, une porte inconnue, une brèche infime dans les murs titanesques de ses refoulements morbides.


« Tu n’es pas un assemblage de pièces qu’il faudrait constituer mais une image morcelée dont tu ne vois pas l’étendue. Ca n’est qu’une question de lucidité.»

Il n’en disait rien.

Le chirurgien. Il avait espéré ne jamais le revoir, ne jamais retrouver ce parfum irritant des désinfectants, ces lumières glauques dans les couloirs souterrains, le bloc opératoire comme une salle de torture, la voix mielleuse de l’anesthésiste qui vous dit de vous laisser aller alors que vous ne savez pas si vous allez revenir, la chambre de réveil, l’angoisse des membres paralysés.

« Pour résumer simplement l’opération que j’envisage, je dirais qu’il va falloir vous ouvrir au niveau ventral, sortir en partie les intestins pour accéder à la colonne vertébrale, on visse une plaque après avoir cureté les disques, puis on ouvre au niveau du dos pour aller placer une plaque identique et on boulonne les deux. Comme vous n’aurez plus de disques vertébraux, ce système va bloquer la colonne et vous protègera définitivement. Trois heures d’opération devraient suffire.»

L’envie furieuse de se lever du brancard et de s’enfuir en courant. Cet homme était fou, il le prenait pour une marionnette qu’on éventre, qu’on scelle dans des étaux et qu’on recoud avant de la rejeter à la rue. Il n’avait vu dans la proposition qu’une expérience intéressante pour l’homme en blanc. Dans ses yeux pétillants le plaisir pervers de tenir un cobaye.
Il avait dit à Leslie de le sortir de cette cage immonde. Ils étaient rentrés. Et le calvaire avait duré.
Des jours et des nuits de tortures incompressibles, des torsions de muscles irradiés, des nerfs lacérés, son corps qui maigrit, se décharne, disparaît dans la fange vorace des cauchemars éveillés, son esprit aimanté par l’écrin de la tombe, cet ultime refuge, cette paix acquise qui le tentait. Les vers grouillant dans son corps éteint le terrorisaient moins que ces décharges électriques vrillant ses fibres. Une guerre sans merci, un champ de bataille, seul au milieu d’une terre ravagée, des assauts incessants, la fureur des combats, les crampes comme des barbelés arrachant les chairs, tenir, résister, s’enfouir sous les draps comme au fond d’un trou, ces éclats d’obus qui le déchiraient, ces spasmes, ces sursauts à chaque blessure, la guerre en lui, son corps envahi, impossible de fuir.
Il était son propre ennemi.

La détresse de Leslie. Cette absence de solution devait la détruire autant qu’elle le rongeait de l’intérieur. Ses traits tendus, la peur dans ses yeux, des paroles gênées comme si la douleur créait une distance, elle ne savait plus quoi dire.

Il étouffe.
Une immense goulée d’air.
Il s’assoit sur le grain rugueux d’une pierre ronde.
Il aurait pu tout perdre. Il est passé si près. Cette boîte de morphine qu’il a tournée dans ses mains pendant des heures ... Vingt comprimés et le calvaire aurait pris fin. Il sait que la douleur l’avait enfermé dans un cachot sépulcral, que le couvercle de la tombe menaçait de tomber à chaque battement de son cœur, que son écoeurement de la vie aurait pu l’emporter.

Il pleure et les paysages fragmentés par les larmes embuant ses rétines sont des kaléidoscopes féeriques qui le ravissent. Tout cet amour coulant de l’Univers, toute cette vie qui l’entoure, toute cette vie qui l’anime. Cette connivence qu’il a découverte. Il aurait pu tout perdre mais cette vibration insoumise qu’il percevait parfois, noyau vital résistant aux assauts incessants de la douleur barbare, cette palpitation comme un cœur d’étoile, il ne pouvait l’abandonner, il était impossible de l’ignorer, de la laisser couler dans le néant putride de la mort souveraine. Quand Leslie, le matin, ouvrait les volets et qu’il découvrait le ciel du fond de son lit il pleurait les espaces perdus. Mais cette simple fissure dans le mur compact de ses souffrances érigées suffisait à insuffler le germe d’un sursis, l’esquisse d’un bourgeon de vie et les heures de tourmente, les tortures ressassées ne ravageaient jamais complètement cette terre fertile, cet espace d’amour qui le sauvait.
L’amour. Il sait ce qu’il lui doit. L’amour pour Leslie, l’amour pour les enfants, l’amour pour la Terre, l’amour pour ses parents.
Ses parents. Ils avaient déjà tellement souffert. Il les imaginait rongés de détresse. A mille kilomètres de son supplice. Ce désespoir dans leurs voix éteintes lorsqu’ils appelaient au téléphone, cet abattement gorgé de larmes, cette incompréhension désespérante devant cet acharnement de la vie à violenter leur amour parental. Ils avaient déjà tellement souffert. Leur deuxième fils en sursis. Leslie tentait de les rassurer.

Les nuits sans sommeil. Quelques cessez-le-feu épisodiques. L’observation inquiète des horizons éteints. Les embrasements suspendus. Les odeurs âcres des sueurs, des morves séchées, des peaux talées, les cheveux collés … Juste un répit. Il tentait de récupérer. Se laisser porter par l’épuisement, flotter entre la surface lumineuse et les fonds obscurs, les yeux clos, le corps immobile, essayer de relâcher les résistances, les nœuds enflammés par les heures de lutte, respirer profondément et que l’air absorbé liquéfie les crampes, emporte les acides, purifie les tranchées ravinées, les artères souillées, les muscles brisés, arracher de son corps la boue solidifiée des douleurs.
Remonter à la source du conflit, identifier les forces en présence, analyser les raisons du désastre. Comprendre. Chercher une issue. Ailleurs que dans les réseaux médicaux. On voulait l’éventrer. En période de guerre, les chirurgiens ne font pas de détails. Il était en guerre.

« A 50%, le risque c’est le fauteuil roulant, à 25% la paralysie de la jambe gauche, il reste 25% de chances que l’opération réussisse. »
Leslie lui avait fait part de ce commentaire du chirurgien dans le couloir. Il ne considérait finalement que l’opération et pas l’individu. Le geste chirurgical était évalué en pourcentage. Pas la vie de l’homme.
Il n’irait pas. Plutôt mourir.

Le rêve. Une voix qui lui parle. Au cœur d’un halo bleuté.

« Ce que tu vois n’est pas la vérité. Ca n’est qu’une image. Ton âme sait où elle va. »

Il n’en parlait pas. Peut-être la morphine. Et pourtant cet amour ineffable, incommensurable. La lumière l’aimait. Des auras bleues qui dansaient devant ses yeux émerveillés. La notice du médicament, les effets secondaires, une liste redoutable mais pas d’hallucinations. Une incompréhension totale. Habituellement, ses rêves disparaissaient au réveil. Rien, aucun souvenir. Celui-là perdurait et l’enlaçait de douceur. Comme un baume d’amour.
Une caresse d’ange.


Et puis.
L’apparition d’Hélène.
Un conseil d’une amie. Une médium magnétiseuse. Leslie avait pris rendez-vous. Il avait étouffé les douleurs en triplant les doses de morphine. Se lever, marcher en traînant la jambe gauche, elle ne réagissait plus. Elle l’avait soutenu jusqu’à la voiture. Plus rien à perdre.
Une petite maison dans la montagne, un jardin très soigné, des volets et un portail violets.
Hélène en haut de l’escalier. Ce premier regard. Inoubliable. Tellement de force et tellement d’amour. Elle avait demandé à Leslie de les laisser. Elle lui téléphonerait quand ça serait fini. Il s’était effondré sur une banquette moelleuse. Les effets de la morphine qui s’estompaient, la terreur des douleurs à venir, tous ces efforts qu’il allait devoir payer. Une petite pièce lambrissée, aménagée pour la clientèle, des bougies parfumées, quelques livres. Ils avaient discuté, quelques minutes, tant qu’il pouvait retenir ses larmes puis elle l’avait aidé à se déshabiller.

« Je vais te masser pour commencer. Tu as besoin d’énergie. »

Il s’était allongé en slip sur une table de kiné.
Les mains d’Hélène. Une telle chaleur.
Elle parlait sans cesse. D’elle, de ses expériences, de ses patients, elle l’interrogeait aussi puis elle reprenait ses anecdotes, des instants de vie.

« Tu veux te faire opérer ?
- Non.
- Alors, il faut que tu lâches tout ce que tu portes. »

Il n’avait pas compris.
Elle avait repris son monologue, son enfance, ses clients, ses enfants, son mari, son auberge autrefois, maintenant la retraite, quelques voyages. Et tous ces clients. De France, de Suisse, de Belgique, de la Réunion … Elle n’avait rien cherché de ses talents. Ils étaient apparus lorsqu’elle avait huit ans. Une totale incompréhension. Des auras qui lui faisaient peur. Et puis elle avait fini par comprendre, nourrie par des révélations incessantes descendues en elle comme dans un puits ouvert.

Des auras … Les rêves qui habitaient ses nuits. Interrogations. Lui aussi ?

Les mains d’Hélène, sa voix, la chaleur dans son corps, ce ruissellement calorique. L’abandon, l’impression de sombrer, aucune peur, une confiance absolue, un tel bien-être. Des nœuds qui se délient, son dos qui se libère, comme des bulles de douleurs qui éclatent et s’évaporent. Une chaleur délicieuse, des déversements purificateurs, un nettoyage intérieur, l’arrachement des souffrances enkystées, l’effacement des mémoires corporelles, les tensions qui succombent sous les massages appliqués et la voix d’Hélène.

« Tu sais que tu n’es pas seul ?
- Oui, je sais, tu es là.
- Non, je ne parle pas de moi. Il y a quelqu’un d’autre. Quelqu’un que tu portes et tu en as plein le dos. Il va falloir que tu le libères. Lui aussi, il souffre. Vous êtes enchaînés.»

Il n’avait pas encore parlé de Christian.

Les mains d’Hélène, comme des transmetteurs, une vie insérée, les mots comme dans une caisse de résonance, des rebonds infinis dans l’antre insondable de son esprit, une évidence qui s’impose comme une source révélée, l’épuration de l’eau troublée, les mots comme des nettoyeurs, une sensation d’énergie retrouvée, très profonde, aucun désir physique mais une clairvoyance lumineuse, l’impression d’ouvrir les yeux, à l’intérieur, la voix qui s’efface, un éloignement vers des horizons flamboyants, il vole, il n’a plus de masse, enfin libéré, enfin soulagé, effacement des douleurs, un bain de jouvence, un espace inconnu, comme une bulle d’apesanteur, un vide émotionnel, une autre dimension, les mains d’Hélène qui disparaissent, comme avalées doucement par le néant de son corps, il flotte sans savoir ce qu’il est, une vapeur, plus de contact, plus de pression, même sa joue sur le coussin, tout a disparu, il n’entend plus rien, il ne retrouve même pas le battement dans sa poitrine, une appréhension qui s’évanouit, l’abandon, l’acceptation de tout dans ce rien où il se disperse, le silence, un silence inconnu, pas une absence de bruit mais une absence de tout, plus de peur, plus de douleur, plus de mort, plus de temps, plus d’espace, aucune pensée et pourtant cette conscience qui navigue, cet esprit qui surnage, comme le dernier élément, l’ultime molécule vivante, la vibration ultime, la vie, il ne sait plus ce qu’il est, une voix en lui ou lui-même cette voix, la réalité n’est pas de ce monde, il est ailleurs, il ne sait plus rien, un océan blanc dans lequel il flotte mais il n’est rien ou peut-être cet océan et la voix est la rumeur de la houle, l’impression d’un placenta, il n’est qu’une cellule, oui c’est ça, la première cellule, le premier instant, cette unité de temps pendant laquelle la vie s’est unifiée, condensée, un courant, une énergie, un fluide, un rayonnement, une vision macroscopique au cœur de l’unité la plus infime, des molécules qui dansent.
Où est-il ?
Fin du Temps, même le présent, comme une illusion envolée, un mental dissous dans l’apesanteur, ce noir lumineux, pétillant, cette brillance éteinte comme un univers en attente, concentration d’énergie si intense qu’elle embrase le fond d’Univers qui l’aspire, la vitesse blanche, la fixité noire, la vitesse blanche, la fixité noire, le Temps englouti dans un néant chargé de vie, une vie qui ruisselle dans ses fibres, des pléiades d’étoiles qui cascadent, des myriades d’étincelles comme des galaxies nourricières dans son sang qui pétille.


Il est sorti en marchant.
Que s’est-il passé ?
Aucune réponse.
Il ne sait rien.

Il se souvient d’Hélène qui l’embrasse sur le front alors qu’il est encore allongé. Il n’arrive pas à ouvrir les yeux. Comme l’abandon refusé d’un espace scintillant et la plongée douloureuse dans la lumière sombre de sa vie réintégrée.
Il aurait préféré ne jamais revenir.


Un filet d’eau qui sourd entre deux roches. Il remplit la gourde.

Il n’a jamais compris. Aucune explication rationnelle. Hélène n’en donnait pas.

« Moi, je n’ai rien fait, disait-elle avec son habituel sourire. Juste un transfert d’énergie. Mais cette énergie, c’est toi qui t’en sers ou qui la rejettes. Je n’ai fait qu’initier la guérison que tu portais. Tu étais au bout du rouleau, tu n’avais pas le choix, il fallait bien que tu comprennes.
- Mais comprendre quoi Hélène ? Je ne comprends rien.
-Ton mental ne comprend rien mais celui-là on s’en moque. C’est l’être réel qui importe. Et celui-là a tout compris. Ou ton âme si tu préfères. Laisse ton mental régler les problèmes quotidiens, c’est son travail. Mais pour le reste, c’est une question d’âme. »

Rien de plus.

Son médecin parlait de « chance. » La même incompréhension. Dans le cabinet médical. Il observait une nouvelle fois les radios. Les hernies aussi visibles qu’une tumeur, « des œufs de moineau, » avait-il dit, le nerf sciatique englobé dans une fibrose solidifiée, l’inévitable opération et pourtant la disparition des symptômes.
Il était venu à pied. Un besoin irrépressible de marcher.

« Ca vaudrait le coup que tu repasses un scanner Yoann. Pour voir où sont passées ces trois hernies.
- Ca ne m’intéresse pas. Elles ne sont plus là, c’est tout, je le sens bien. Je n’ai pas envie de concentrer mes pensées sur elles. Je m’en suis libéré, inutile de les rappeler.
- Mais tu sais aussi bien que moi que c’est impossible. Quand elles sont aussi installées, rien ne peut les faire rentrer dans leur logement. C’est écrasé et c’est tout, il faut les enlever.
- Ca, c’est le point de vue de la médecine. Pas celle de mon corps, ni de mon esprit. Je ne sais pas ce qu’Hélène a réussi à faire mais en tout cas, ces hernies ne sont plus là. C’est tout ce qui compte.
- Je n’y comprends rien. Jamais vu ça.
- Y’a rien à comprendre. Ca obligerait à y penser et c’est du passé. Là, maintenant, je marche. C’est ça qui m’importe. »

Quatre rechutes. Violentes. Des crises qui le laissaient hagard. Mais une étrange compassion envers son corps. Il n’était plus un ennemi mais juste le porteur d’une douleur. Il n’y était pour rien. La source était ailleurs. Il n’était pas sa douleur, il ne s’identifiait plus à elle, il savait qu’elle n’était qu’une intruse à laquelle il avait ouvert la porte et que si elle était parvenue à entrer, il existait nécessairement la possibilité qu’elle s’en aille.
Qu’il lui donne l’autorisation de le quitter.
Il n’avait plus besoin d’elle pour exister.
L’impression d’entendre tomber autour de lui les murs ébranlés de sa geôle. Bloc après bloc, des coups de bélier répétés, les horizons qui s’ouvrent.

Hélène. Trois autres visites. Des heures entre ses mains, des plongées intérieures, des flux d’énergie, des mots comme des scalpels, tranchant les vieilles écorces, les armures invalidantes, des paroles chirurgicales, affûtées, une précision infaillible. Il ne résistait plus. Une évidence. La vérité.

« Comment veux-tu que ton dos vous porte tous les deux ? Il ne peut pas supporter un tel fardeau. Il faut que tu le poses. Christian aussi en sera libéré. Il ne peut pas partir puisque tu le retiens. Il n’a pas décidé d’être là. C’est toi qui l’emprisonnes avec tes regrets, ta culpabilité, ton identification. Tu n’existes qu’à travers cette histoire et profondément, là où ton mental se perd, tu crois que tu ne peux pas vivre sans ce passé. Tu t’y accroches comme une huître à son rocher. C’est inconscient bien entendu mais les dégâts sont gigantesques. Tu n’es pas là, dans l’instant, tu vis ailleurs, dans une dimension psychologique. Et ton corps n’en peut plus. »

Il écoutait sans aucun refus, sans aucune résistance, c’était impossible de ne pas admettre la vérité.

« La première fois que tu es entré, Christian était là, je le voyais, tu le portais, une âme violette, alourdie elle aussi, vieillie par ta propre souffrance. Vous êtes tous les deux des victimes et il n’y a que toi qui puisses vous libérer. Christian attend que tu l’autorises à partir en abandonnant la culpabilité que tu traînes et qui le rattache à toi. Il a besoin que tu t’éveilles. Il sait que tu souffres et il s’en veut. Son âme est emprisonnée dans ton histoire. »

Il n’en avait rien dit à Leslie. Ca n’était pas racontable.
Un regret. Ca n’est pas elle qui ne pouvait pas comprendre mais lui qui ne savait pas en parler. Comme une honte aussi. Tout ce gâchis.

« Inutile de regretter. »
Hélène.
« Tu ne pouvais rien prévoir. Ca ne t’appartenait pas. C’est le chemin que tu as choisi. Il y a longtemps. Cette vie est nécessaire pour ton évolution. Elle n’appartient pas à ton mental mais à ton âme. »
Impossible à comprendre. Et il ne fallait pas chercher à comprendre. Pas avec le mental.
« Les choix de l’âme peuvent paraître redoutables mais elle sait où elle va. Elle sait ce dont elle a besoin. Laisse faire. »

Laisser faire. Il s’y était attaché. Lâcher les résistances. Cette impression d’être conditionné, influencé, manipulé. Il avait essayé d’admettre l’idée que c’était nécessaire, qu’il était inutile de lutter, que tout avait un sens. Même s’il ne le comprenait pas. Que ça finirait par le mener quelque part, qu’un nouvel espace s’ouvrirait un jour. C’était peut-être déjà le cas avec cette guérison miraculeuse. L’âme en avait besoin. Même si le mental en souffrait. Et qu’il trouvait dans cette souffrance une identification qui le servait.
Des jours et des nuits de pensées ressassées. Un chaos étrange. Comme si dans ce fatras existait une volonté cachée, un cheminement désiré. Christian, l’hôpital, la douleur, les hernies, le goût de la mort. Aucun hasard là-dedans. Un chemin de croix pour grandir. Le choix de l’âme à laquelle il appartenait.
Accepter. Laisser faire.

« Quand tu les comprends, les choses sont ce qu’elles sont. Quand tu ne les comprends pas, les choses sont ce qu’elles sont. »
Hélène. Elle devait apparaître. C’était nécessaire et déjà établi.
Un plan minutieusement élaboré.

Ces marches la nuit, ce magma de forces en lui, impossible de dormir. Une lampe frontale lorsque la nuit était trop sombre. Des marées de questions sur le rythme de ses pas. Dieu. Il n’aimait pas le nom, les hommes l’avaient tellement souillé.
L’Un.
Etait-ce lui qui avait programmé un chemin aussi douloureux ? Connaissait-il déjà l’issue ? Hélène avait-elle été le fil conducteur de ses intentions ? Un canal d’énergie. C’était au-delà de la raison. Personne ne comprenait cette rémission. Cette magie des pas qui se succèdent. Ce sourire intérieur qui ne le quittait plus, cette joie incompressible, inaltérable, cette chaleur dans son corps, comme un noyau en fusion. Un flux vital libéré. Comme si la raison éteinte ne pouvait plus maintenir enfermée la conscience du lien. Une connexion indescriptible.
La vie pouvait-elle souffrir des errances du mental au point de se détruire ? N’était-ce pas son amour retrouvé de cette vie qui avait permis la guérison ? Cette épuration de son mental, l’éveil de sa conscience, l’abandon, l’acceptation, tout ce qu’il avait découvert. La vie pouvait-elle se guérir ? Aucune intervention divine. Juste le flux vital qui se nourrit de l’amour qu’on lui porte.

Et ce rêve. Sans que le mot ne convienne. Il aurait fallu un autre terme, une rencontre, un message, un contact, une bénédiction. Un médecin aurait parlé de rêve, un psychiatre aurait dit hallucination ou délire inconscient, il n’en parlait pas, c’était inutile.
Des bulles bleues, phosphorescentes, il flottait dans un océan de plénitude, aucun mouvement, juste les arabesques lentes de ces entités lumineuses. Des voix qui résonnaient en lui, des murmures susurrés doucement dans son âme, il ne se voyait pas mais il était là, c’était lui, une présence, et des myriades d’esprits qui l’enlaçaient, il savait bien que ça n’était pas que des bulles, c’était vivant, animé, un rayonnement d’amour, des auras câlines.

« Tu n’es pas au fil des âges un amalgame de verbes d’actions conjugués à tous les temps humains mais juste le verbe être nourri par la vie divine de l’instant présent. »

La phrase inlassablement répétée, comme glissée en lui, coulant dans son âme comme une délivrance, une certitude, une naissance, oui, c’est ça, une naissance.
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renal
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MessageSujet: Re: qu'est ce que la CONSCIENCE?   Dim 14 Fév - 18:52

Thierry a écrit :
Citation :
C'est pour ça aussi que la voie spirituelle m'importe.

Après avoir lu ton extrait, je comprends mieux le sens de cette voie spirituelle pour toi.

Que dire devant un telle histoire, juste peut être comme tu le dis une naissance.
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stip
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MessageSujet: Re: qu'est ce que la CONSCIENCE?   Dim 14 Fév - 22:00

Il fût un temps où avec l'apparition du scanner puis de l'irm, on se mit à opérer les hernies discales assez facilement en se disant que ces nouveaux examens étaient formidables pour la précision du geste. Puis avec le recul, on s'est rendu compte que seul 1/4 des opérés s'en sortaient véritablement améliorés, 1/4 en restaient inchangés, pour les autres l'état empirait.
Donc maintenant la décision d'opérer ou non dépend de tout un ensemble de calcul bénéfice risque que d'autres examens délicats viennent corroborer au cas par cas.
Je crois que le corps médical dans son ensemble reconnaît la part mystérieuse que comporte la douleur, ses manifestations, le rôle du psychisme dans celle-ci.
Quelqu'un t'a montré une voie mentale dont tu t'es saisi (parce que tu étais prêt) pour te décharger de celle-ci.
Je trouve ton aventure édifiante,le fruit d'un processus personnel. Hélas certainement pas réalisable dans tous les cas de souffrance car je trouve tout aussi dangereux le raccourci qui consiste à dire: "celui-ci est un battant il va s'en sortir" (induisant l'inverse donc).
Une de mes amies plutôt tendance anxieuse dépressive ne cessait d'y penser alors qu'elle venait d'apprendre la gravité de la tumeur qu'on venait de lui retirer.....le genre de truc qui bombarde des métastases dans tout le corps.
Je sais qu'elle a même pensé que si elle était mieux dans sa peau,ça ne lui serait pas arrivé donc culpabilité en plus.
Je n'ai eu de cesse de lui répèter que ça n'avait rien à voir!
Depuis quinze ans, elle n'a plus rien eu.
D'autres cas de guérison remarquables et en revanche, des personnalités solaires, combattives qui se sont faites cueillir, mais là nous ne sommes plus seulement dans la douleur.
Gardons nous de tout imputer au mental, c'est une tendance réelle qui me chagrine tout autant que celle qui consiste à réduire le souffrant à son corps, bien-sûr.

Ton texte est remarquable.
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Marie-jo 17
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MessageSujet: Re: qu'est ce que la CONSCIENCE?   Lun 15 Fév - 10:04

wouawwwww
Thierry, quelle plume!
et combien grd est ce combat ressenti et gagné!
chapeau!
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marc
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MessageSujet: Re: qu'est ce que la CONSCIENCE?   Lun 15 Fév - 10:14

stip:
Citation :
Je sais qu'elle a même pensé que si elle était mieux dans sa peau,ça ne lui serait pas arrivé donc culpabilité en plus.
Je n'ai eu de cesse de lui répèter que ça n'avait rien à voir!
Comment peux-tu être si sûre que cela n'a rien à voir ?
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stip
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MessageSujet: Re: qu'est ce que la CONSCIENCE?   Lun 15 Fév - 10:23

En fait, le grand danger que je vois chez ceux qui ambitionnent de soulager autrui quels qu'ils soient, serait le manque d'humilité par rapport à leur savoir.
Prétendre détenir un concept clé quant à la santé.
Si ça existait, ça se saurait depuis longtemps!
Une de mes relations, après avoir accompagné son conjoint dans une de ces maladies longues et, à un certain stade, fatales, a trouvé réconfort et écoute auprès d'un magnétiseur.
Lors d'une marche que nous fîmes ensemble, elle m'a sorti le concept de ce magnétiseur.
Ainsi pour lui, toute maladie, pathologie trouverait sa source au niveau du mental, dans un traumatisme non résolu, un problème psychologique enfoui qui trouverait ainsi une façon de se manifester malgré tout, tel un révélateur!
Ce discours jusqu'au boutiste niait mes objections sur les facteurs héréditaires, les comportements à risques etc...etc...
Là, moi je dis STOP! redcard
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Nelly
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MessageSujet: Re: qu'est ce que la CONSCIENCE?   Lun 15 Fév - 10:27

marc a écrit:
stip:
Citation :
Je sais qu'elle a même pensé que si elle était mieux dans sa peau,ça ne lui serait pas arrivé donc culpabilité en plus.
Je n'ai eu de cesse de lui répèter que ça n'avait rien à voir!
Comment peux-tu être si sûre que cela n'a rien à voir ?
Mais on n'est sûr de rien. On sait même qu'il est préférable d'avoir un excellent moral qui ne peut être que bénéfique mais, vu les circonstances, il ne faut surtout pas aggraver la situation en acquiesçant au fait de dire : "Tu as raison, tu vas tellement mal que tu vas forcément faire des métastases." Il faut au contraire alléger le poids qui pèse sur la malade qui ne sait plus relativiser et culpabilise de ne pas être en forme. On n'y est pour rien quand le moral ne suit pas !
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Marie-jo 17
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MessageSujet: Re: qu'est ce que la CONSCIENCE?   Lun 15 Fév - 10:35

je pense qu'il est tout aussi dangereux de croire que juste tel ou tel médecine ou spiritualité ,est suffisante pour remède.
Chaque cas est différent,et ce qui convient à l'un n'est pas forcément bon pour l'autre.
je rejoint Stip la dessus ,il est très dangereux de généraliser ici, en plus certains se laisse influencer par des charlatans, tous ne sont pas des "Hélènes" et là ,est le GRAND DANGER.
Mais je ne suis pas d'accord sur le fait de dire qui si on n'a pas le morale on n'y peut rien????
Justement, on peu tout, car cela dépend uniquement de NOUS!
On aura beau nous dire ceci ou cela ,fait comme ci fait comme ça, ce n'est que NOUS MÊME,.........et SEULEMENT NOUS, qui avons la possibilité de combat! et ainsi arriver à remonter la pente.


Dernière édition par Marie-jo 17 le Lun 15 Fév - 10:39, édité 1 fois
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stip
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MessageSujet: Re: qu'est ce que la CONSCIENCE?   Lun 15 Fév - 10:36

marc a écrit:
stip:
Citation :
Je sais qu'elle a même pensé que si elle était mieux dans sa peau,ça ne lui serait pas arrivé donc culpabilité en plus.
Je n'ai eu de cesse de lui répèter que ça n'avait rien à voir!
Comment peux-tu être si sûre que cela n'a rien à voir ?


Ce que je voulais dire, c'est que ce genre de discours New Age, va ajouter de l'anxiété voire de la culpabilité face à la maladie à celui qui n'est pas très bien dans sa peau, déjà avant.

Moi, qui n'ai jamais eu quoique ce soit de grave sur le plan de la santé, si un jour je développe un cancer du poumon, je sais qu'à avoir fumé pendant presque 20 ans (de 17à 35), je ne l'aurais pas volé! pale
Si je ne le développe pas,et d'une façon générale si rien n'a jamais menacé ma santé, ce n'est pas parce que je suis mieux dans mes baskets que quiconque! Rolling Eyes
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MessageSujet: Re: qu'est ce que la CONSCIENCE?   Lun 15 Fév - 10:38

stip a écrit:
En fait, le grand danger que je vois chez ceux qui ambitionnent de soulager autrui quels qu'ils soient, serait le manque d'humilité par rapport à leur savoir.
Je crois que l'humilité doit exister dans tous les cas de figure, y compris et peut-être surtout au niveau des médecins : savoir envoyer son patient chez un spécialiste quand c'est nécessaire, ce n'est pas avouer une défaillance personnelle, mais accepter que chacun ait sa spécialisation ! Il y en a qui évitent et ça peut se révéler grave.

stip a écrit:
Ainsi pour lui, toute maladie, pathologie trouverait sa source au niveau du mental, dans un traumatisme non résolu, un problème psychologique enfoui qui trouverait ainsi une façon de se manifester malgré tout, tel un révélateur!
Ce discours jusqu'au boutiste niait mes objections sur les facteurs héréditaires, les comportements à risques etc...etc...
Là, moi je dis STOP! redcard
Es-tu certain que ce magnétiseur rejetait toute idée d'hérédité et, pire, de comportements à risques ou en faisait-il simplement abstraction en précisant que beaucoup de pathologies trouveraient leur source dans un traumatisme, etc. ? Il faut parfois se méfier de l'interprétation de celui qui consulte.

A mon avis, en dehors des charlatans avérés, certaines médecines parallèles peuvent faire du bien à condition de ne pas interférer sur des traitements en cours ou de savoir à quel moment envoyer quelqu'un chez un médecin.
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Thierry
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MessageSujet: Re: qu'est ce que la CONSCIENCE?   Lun 15 Fév - 10:44

Mon médecin généraliste actuel, un nouveau, envoie aujourd'hui certains de ces patients chez Hélène. Il reconnaît pleinement les limites de l'allopathie et conçoit tout à fait que d'autres voies sont possibles. Je lui ai suffisamment parlé de ce que j'ai vécu, de ce qu'Hélène a apporté à mes enfants, à ma femme, à certains élèves de ma classe pour comprendre qu'elle n'est pas dans la toute puissance mais simplement qu'elle propose une introspection spirituelle, un regard sur soi, un don d'amour inconditionnel aussi. Ca n'est pas pour autant d'ailleurs qu'elle va aller s'opposer à des traitements médicamenteux. Tout ce qui peut concourrir à la guérison doit être saisi. Ce qui importe c'est la façon dont la personne le vit. Il ne s'agit pas d'un abandon laxiste mais d'une prise de conscience globale de la situation.
Le travail sur la personne, son histoire, ses traumatismes, tout ce qui participe à une somatisation possible se doit d'être clarifié...
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MessageSujet: Re: qu'est ce que la CONSCIENCE?   Lun 15 Fév - 10:48

Il est évident qu'aucune méthode n'est fiable à 100%, je rejoins l'idée que chaque cas est un cas individuel, et c'est aussi pour ça que la médecine traditionnelle, allopathique se plante dans de nombreux cas.
Néanmoins, la "croyance " du malade est un facteur aggravant ou au contraire peut lui permettre d'aller vers des rémissions.
C'est l'effet placebo, l'effet Lourdes et son eau bénite...même combat.
Il y a un processus physiobiologique, en particulier dans les glandes comme l'hypophyse, l'amygdale (dans le cerveau), l'hypothalamus qui sécrètent des molécules chimiques qui augmentent les défenses immunitaires.
A l'inverse, les angoisses, le stress surtout font sécréter d'autres substances, comme le cortisol qui complique la cohérence des cellules.
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