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 HISTOIRE PRESQUE VRAIE !

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Nelly
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Jeu 9 Avr - 8:47

Rime a écrit:
J'avoue avoir été tenté parfois par le démon de l'écriture mais il faut que l'imagination soit également au rendez vous et que le talent soit présent. Et puis, je me sens aussi trop dépendant de mon moral afin de franchir le pas....
"Qui ne risque rien n'a rien"
Tu manies tellement bien la plume que je suis certaine que tu réussirais. Ton imagination est fertile également. Tu as su en donner un aperçu en décrivant le Quiou.

A mon avis, tu devrais au moins essayer, par de petits récits, comme dit Brumes. Je crois que tu te laisserais prendre au jeu. Il y a des jours où le moral ne suit pas ? Tu laisses de côté pour reprendre de plus belle à la plus petite éclaircie. D'ailleurs, je pense que ça entretiendrait même parfois ton moral. Et puis, il faut combler le temps de ta future retraite...
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Nelly
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Jeu 9 Avr - 8:50

anémone a écrit:
Bon, je vais arrêter les compliments....vous allez croire que je l'aime encore après 19 ans de vie commune !! Laughing
Crois-tu que nous en doutions ? Quant à lui, je suis certaine qu'il le sait également. Wink Laughing
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Brumes
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Jeu 9 Avr - 11:34

R I M E UUUUUUUUUU,

Tes excuses ne sont pas valables !

Si j'avais dit la même chose, je n'aurais rien fait... De l'imagination tu en as (pour décrire Quiou, il en fallait). Tu regardes autour de toi, une phrase, quelqu'un que tu croises, il y a des foules de choses qui peuvent donner le départ. Comme un fil, tu tires et la pelote se déroule. Tu l'as bien fait à plusieurs reprises, reste à broder.

Si dans ta tête tu forges une histoire, il n'y a plus de place pour les mauvaises idées.

Toi le poète les paysages doivent t'interpeller. Tu fais une description et tu "cases" quelqu'un au milieu. Crois-moi, c'est pittoresque et quand tous tes papillons seront en couleur... on ne pourra plus t'arrêter.

Je te lance un défi... vas-tu relever le gant ????

Tu ne vas pas dire que tu n'es pas capable. Quand tu auras mes ...39 ans... on en reparlera. Adopte la méthode Coué, "si Brumes le fait pourquoi pas moi" ?

Bien sûr, reste modeste, ne vise pas le Goncourt. Si tu as le prix de Philozamis ce ne serait déjà pas mal. Tiens, avant qu'on te le décerne, je vais poser ma candidature ! On se sait jamais, ça pourra me servir un jour. lol!

Le bureau des lamentations est fermé, ici c'est l'aventure dans son sens le plus large.
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Nelly
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Jeu 9 Avr - 14:24

Brumes a écrit:
Toi le poète les paysages doivent t'interpeller. Tu fais une description et tu "cases" quelqu'un au milieu. Crois-moi, c'est pittoresque et quand tous tes papillons seront en couleur... on ne pourra plus t'arrêter.
Très joli, ce que tu dis-là. Très poétique, comme description ! Espérons que Rime se laissera tenter. cheers
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Brumes
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Jeu 9 Avr - 14:54

Nelly a écrit:

Très joli, ce que tu dis-là. Très poétique, comme description ! Espérons que Rime se laissera tenter. cheers

-- Je l'espère aussi. Rime, avec la Bretagne comme fond par ex., tu peux faire un récit magique. (Tentative dans "Recherche âme soeur" p.186/187) Du fantastique, de la poésie, tu peux même insérer quelques vers...

Quel beau terrain il y a là ! Promis, je te laisse ce coin là avec Merlin !
Rien qu'en l'évoquant j'imaginais...

EVASION garantie. ange
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Jeu 9 Avr - 16:17

Brumes a écrit:
Nelly a écrit:

Très joli, ce que tu dis-là. Très poétique, comme description ! Espérons que Rime se laissera tenter. cheers

-- Je l'espère aussi. Rime, avec la Bretagne comme fond par ex., tu peux faire un récit magique. (Tentative dans "Recherche âme soeur" p.186/187) Du fantastique, de la poésie, tu peux même insérer quelques vers...

Quel beau terrain il y a là ! Promis, je te laisse ce coin là avec Merlin !
Rien qu'en l'évoquant j'imaginais...

EVASION garantie. ange
Je te promets Brume de relever le défi ! aprés tout, il suffit simplement de partir d'une idée....
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Nelly
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Ven 10 Avr - 9:41

Rime a écrit:
Je te promets Brume de relever le défi ! aprés tout, il suffit simplement de partir d'une idée....
OUAIIIIIIIIIIS ! SUPER !
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Ven 10 Avr - 13:00

:[/quote]
les temps d'ailleurs.


Cette journée d’été avait été particulièrement chaude et l’idée m’était venue d’aller sous les ombrages de la forêt de Brocéliande afin d’apaiser la lourdeur de ces heures.
Qui n’aime pas la forêt aimera cependant Brocéliande. Un chemin caillouteux y mène, bordé de champs d’un côté et de l’autre d’un ruisseau assailli d’ajoncs ,à l’eau rougeâtre que semble pourtant apprécier les têtards. L’instant est calme, presque assoupi, les ombres des premiers arbres tremblent au loin rendant l’horizon flou. Mon amour pour Brocéliande me vient de mon enfance, de ce que j’ai enfoui de ses légendes dans ma mémoire et de ces instants toujours magiques ,intenses que la foret a sur moi.
Le Rocau , nom du ruisseau accompagne doucement mon pas dont j’efforce le silence. L’après midi s’achève doucement et seuls quelques bourdonnements d’insectes viennent troubler le calme ambiant. Le chemin mène au Val sans retour….Les puristes me diront que cela n’est pas le vrai Val sans Retour et ils auront raison. Le véritable site fut victime d’un incendie criminel mais….
Un tronc en guise de barrière ferme le chemin aux véhicules. Aussitôt l’ombre fraîche et verte me saisit dans ses plis. Chaque petit bruit semble trouver son écho comme au cœur d’une cathédrale. Le Val sans Retour opère doucement sa magie . Les ombres noires des troncs enlacent le vert foncé des feuillages. Plus loin, dans un chaos d’énormes blocs de granit, le Rocau gazouille et finit en larmes entre quelques pierres moussues.
Il semblerait que ce lieu soit sans vie hors le Rocau et moi. Rien. Aucun oiseau. Peut être cette ronde de moustiques au bal d’un rayon de soleil…
D’un terrain plat, la forêt est devenue abrupte, comme voulant monter à l’assaut de ses propres cimes. L’éclair jaune de quelques ajoncs semble allumer de maigres flammes à cette espèce de sanctuaire. J’ai avancé lentement, gestes ralentis comme par respect du lieu.
A ma droite file un sentier qui désertant les arbres se perd dans une lande sèche quel le soleil maintenant incendie. A ma gauche le chemin se poursuit sautant au dessus du ruisseau par une grosse pierre et…
Au milieu de mille dents acérées de granit dressées vit un arbre. Un seul arbre. Comme le roi des arbres, couvert d’or . Il semble rendre au soleil le don que celui ci fait journellement à la foret. Vit il vraiment ? Gardien figé, sans feuilles, épée laissée là par quelque géant ou bien main avide de nuages….
A droite encore, un étang d’eau rouillée…Pas un oiseau encore…C’est là où le Rocau vient coiffer les algues, vient se nourrir de ciel. L’étang des Fées.
Ne souriez pas, ne me dites rien. Je me suis approché pour de la main caresser une dernière fois le ruisseau et là….Me croirez vous… je n’avez aucun reflet, aucune image de moi ne venait s’imprimer sur la glace de l’étang. Sans doute me suis je dit est ce un effet d’éclairage, que l’ombre des arbres empêche cela. Je me suis donc déplacé plus loin, là où le soleil s’efforçait encore de vivre mais rien. Rien que cette eau rouillée.
Les fées avaient donc emprisonné mon image ? A quel usage ? Le faisaient t ‘elles de chaque visiteur ? Regardaient elles au fond des eaux l’album des humains ?
Là-bas tout au fond de l’étang une ombre blanche semblait m’épier. Qu’importe ce que c’était. Je me suis senti gêneur, indiscret, hors de mon temps. Je suis donc reparti, troublé, bizarrement ému. Était ce bien un pic vert qui a émit alors ce ricanement étrange….


Wink
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Ven 10 Avr - 13:27

B R A V O Rime.

Tu vois que la poésie et le texte peuvent faire bon ménage.

Continue, cherche des sujets... ils vont venir et seront de plus en plus nombreux ,

pour nous distraire et nous combler ! flower study

Les elfes, les fées, les puissances infernales... ont encore de beaux jours sous ta plume.
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stip
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Ven 10 Avr - 15:23

Oui, Bravo cheers !
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Brumes
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MessageSujet: Vrai de vrai !   Sam 11 Avr - 1:01

(Pour meubler les absences de Pâques...)

SURVI !!!

Il s’enfonça un peu plus dans la cavité pour se protéger, il entendait un roulement lointain qu’il connaissait si bien depuis sa naissance.

C’était la mort qui s’approchait, il le savait. Il avait vu ses parents et tant de ses frères emportés par ce fleuve qui roulait sur lui-même. Il avait entendu leurs cris, il avait vu leur affolement. Le flot ne revenait pas en arrière, donc entre ces parois, il était relativement à l’abri.

Il voit la langue de la première vague. Déjà il aperçoit la foule de ses compatriotes impitoyablement chassés. La peur, toute la tragédie du monde, se lit dans ces êtres qui ont la malchance d’être impitoyablement rejetés parce qu’ils n’ont pas eu le temps de se cacher.

Il se détourne jusqu’à ce que le bruit cesse. Plus de cris, plus de flots, c’est le silence. Il sent que tout vibre autour de lui et même enfoui dans ce trou, il perçoit nettement que tout à été bouleversé. Quand son corps est enfin redevenu normal, avec prudence, il sort, encore indécis. Il titube, la secousse a été forte, mais il sait qu’il y en aura d’autres, dans quelques heures, dans quelques jours…

Il faut profiter de cette accalmie pour continuer à vivre coûte que coûte. Quelques-uns de ses congénères ont fait comme lui et sortent de ces cavernes providentielles. Elles sont nombreuses et permettent heureusement de poursuivre leur existence malgré tous les obstacles qu’ils rencontrent.

Contrairement à toute attente, chaque épreuve les rend plus forts. Ils déjouent les pièges tendus. Perpétuellement sur la défensive, ils se groupent pour faire parfois face à l’adversaire. Les plus exposés sont emportés, mais les autres résistent. Leur intelligence, ou plutôt leur intuition, dicte leur conduite.

Un moment de défaillance et ils sont condamnés à mort.

Il longe la galerie, où, petit à petit, d’autres rescapés le rejoignent. Il remarque une silhouette qui lui plaît, et son instinct le pousse à se rapprocher de celle qui l’attire. Comme pour ses congénères une envie de s’unir devient impérative. Il sait que le parcours qui l’attend est plein d’embûches et qu’une descendance est nécessaire s’il veut continuer ce pour quoi il a été créé. Il devra les protéger, au risque de sa propre vie. Les enfoncer le plus loin possible dans ces recoins où ils seront relativement à l’abri. C’est ainsi qu’ils forgeront leur avenir, qu’ils pourront se multiplier à l’infini.

Le but exact, il ne le connaît pas. Simplement il doit proliférer, se fondre dans la foule des anonymes, faire partie des condamnés à mort ou condamner à mort l’être qu’il habite. Il porte un nom terrifiant qui le désigne à la vindicte, il n’a pas le droit de vivre et dès sa naissance on cherche à le tuer. Il a pour nom le virus et son anagramme « survi » est bien pour lui !
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stip
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Sam 11 Avr - 7:23

pale , j'ai eu peur qu'il ne s'agisse d'un raton albino .....
Pour "Trom" le survi et certains de ses cousins "pathétie" ou "dasi" , je resterai impitoyable car ils n'ont de cesse de détruire les lieux qu'ils occupent dans une course suicidaire à la fois.
L'homme moderne ferait bien d'en tirer quelques leçons!

Enfin, cette fois-ci, grâce à toi, je les vois de façons un peu plus divertissante comme à chaque fois que tu nous prêtes ton regard!

Merci Brumes et bon week end.
Tu me tiens souvent compagnie en ce moment Wink .
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Marie-jo 17
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Sam 11 Avr - 9:18

ah ma brumes, même avec les plus petites choses, tu parviens a faire un roman!
quel talent ma Josette!
tu aurais vraiment dû te faire éditer! je suis certaine (et je ne suis pas seule a le croire) que tu aurais été une romancière a succès!
merci pour cela , tu nous fait rêver a chaque fois sleeping angel Very Happy
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Nelly
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Sam 11 Avr - 9:23

Marie-jo 17 a écrit:
tu aurais vraiment dû te faire éditer! je suis certaine (et je ne suis pas seule a le croire) que tu aurais été une romancière a succès!
Je préfère que ça n'ait pas été le cas : elle ne nous reconnaîtrait plus ! Sad
Notre forum ne serait plus à sa hauteur... help
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Brumes
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Sam 11 Avr - 9:51

Nelly a écrit:
Marie-jo 17 a écrit:
tu aurais vraiment dû te faire éditer! je suis certaine (et je ne suis pas seule a le croire) que tu aurais été une romancière a succès!
Je préfère que ça n'ait pas été le cas : elle ne nous reconnaîtrait plus ! Sad
Notre forum ne serait plus à sa hauteur... help

-- MERCI, mais me connaitriez-vous mal ? Une amitié est une amitié.Au contraire je vous inviterais aux coktails lol!

Rassurez-vous, je n'ai pas l'étoffe d'une grande romancière. Les idées sont là, je m'amuse à les mettre en page.

Si Rime fait comme moi, il verra que l'esprit, occupé à écrire des choses plus ou moins drôles, n'a plus de places pour les soucis. C'est excellent quand on est dans une salle d'attente... la tête travaille, le temps devient indifférent ! study
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Marie-jo 17
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Sam 11 Avr - 10:04

lol! v'la qu'en plus de Josette, notre Brumes s'appelle MODESTE?
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Sam 11 Avr - 13:06

Brumes a écrit:
-- MERCI, mais me connaitriez-vous mal ? Une amitié est une amitié.Au contraire je vous inviterais aux coktails lol!
Parfois, il faut prêcher le faux pour savoir le vrai... Wink
Pas mal, ton idée de nous inviter aux cocktails ; l'idée d'avoir une amie "grande" romancière ne me déplairait pas. A creuser ! Laughing

Brumes a écrit:
Rassurez-vous, je n'ai pas l'étoffe d'une grande romancière. Les idées sont là, je m'amuse à les mettre en page.
Tu n'es pas à même de juger, contente-toi d'écrire, de coucher tes idées sur le papier (ou l'ordinateur), puis de les exposer à Frank. A 39 ans, on a la vie devant soi et qui sait de quoi demain sera fait. Twisted Evil
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Sam 11 Avr - 13:09

Marie-jo 17 a écrit:
lol! notre Brumes s'appelle MODESTE?
Mais il s'agit d'une grande qualité, parfois un peu trop oubliée, de nos jours !
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Sam 11 Avr - 18:59

Nelly a écrit:
Marie-jo 17 a écrit:
lol! notre Brumes s'appelle MODESTE?
Mais il s'agit d'une grande qualité, parfois un peu trop oubliée, de nos jours !
mais je n'en doute pas chère, très chère Madâaaaame lol!
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MessageSujet: QUESTION DE VUE...   Dim 12 Avr - 4:43

--- Vous devez tous être en train d'écouter les cloches et courir après les oeufs... vous retrouvant à l'âge de 5 ans ! Si un solitaire regarde philo il n'aura rien à lire.
Alors voici cette histoire authentique dont j'ai parlé sur un autre site.
Beaucoup la connaissent mais ont probablement oublié ---


QUESTION DE VUE ET DE VIE !

Ma sœur, mon aînée de six ans, a presque totalement perdu la vue, comme des millions de personnes arrivées à un certain âge.
Sa fille, ma nièce donc, habite les U.S.A. mais s’inquiète pour sa mère. Elle fait des recherches sur Internet pour savoir comment elle peut améliorer le bien-être de celle-ci.
Elle m’envoie un mail avec à peu près les termes suivants :
– J’ai trouvé une société qui fabrique des appareils de pointe pour les non voyants ou les déficients visuels. La maison mère est à Paris et il y a une succursale à Toulouse. Rien à Marseille où maman réside. Je te donne les coordonnées, pourrais-tu aller voir ces appareils de près et voir si c’est valable ?
– Bien sûr, je m’en occupe.

Les prix de certains appareils équivalent ceux d’une voiture !
Ils sont surtout destinés à des collectivités, hôpitaux, médecins, etc. Toutefois des particuliers sont acceptés. «Voir » n’a pas de prix, c’est bien connu.
Dans ma tête, j’imagine un magasin luxueux, sophistiqué, pour présenter ces Rolls de la vue.

Je téléphone à la société et c’est le Directeur en personne qui tient à me recevoir. On déroule le tapis rouge, j’en suis flattée. Rendez-vous est pris.

Je me mets sur mon 31, collier de perles, solitaire au doigt…
Je ne connais pas la rue, je vois qu’elle donne sur un grand boulevard, pas très loin de chez moi. En une vingtaine de minutes je devrais être sur place. Toujours ponctuelle, ne connaissant pas le trajet, je pars très longtemps à l’avance.

En moins d’un quart d’heure, j’arrive à l’entrée de la rue. Je fais la moue, ce n’est pas la rue de la Paix, mais il y a toujours des surprises et je cherche le magasin cinq étoiles. Je marche doucement, sur le trottoir d’en face il y a deux dames en manteau de fourrure qui bavardent.

Je longe des immeubles plutôt vétustes et j’arrive sur une place où j’aperçois quelques individus à la mine patibulaire. Je rebrousse chemin, toujours lentement, j’ai le temps.

Je sors mon calepin pour vérifier l’adresse et je regarde les numéros pour trouver le bon. Curieux que je n’ai rien vu à l’aller ! Voici enfin celui que je cherche, ma stupeur est grande. Une très vieille porte à la peinture écaillée et un immeuble sortant tout droit de la cour des miracles… Je regarde plusieurs fois, je suis atterrée, Je reprends ma marche, perplexe, vais-je donner suite à ce rendez-vous ? Les dames en fourrure bavardent toujours, ça me rassure un peu.

Je suis venue jusqu’ici pour voir ces appareils sophistiqués, le Directeur vient exprès pour me rencontrer, ce ne serait pas correct de faire faux-bond. Je décide, j’irai jusqu’au bout !!!

Je reviens sur mes pas, décidée mais sans me presser, je suis encore en avance. Je jette un coup d’œil et je vois un magasin illuminé en face. Ma mauvaise vue m’empêche de voir de quoi il s’agit, je vais traverser et faire un peu de lèche vitrine pour passer le temps. A ce moment mon regard est attiré par une enseigne qui clignote c’est un grand X.

Un X ? Serait-ce celui qu’on attribue à un certain secteur de l’économie ? Les dames en fourrure sont toujours là. Je réalise… et si c’était des péripatéticiennes (mot plus élégant que l’autre, vous ne trouvez pas ?). Je rentre le collier de perles dans le corsage et je retourne le solitaire à l’intérieur de la main. Je ne m’affole pas, mais je n’ai plus « un poil de sec » (rapport aux fourrures).

Ça fait trois fois que je monte et que je descends la rue.

Je prends le portable (vive les téléphones mobiles) et j’appelle. Le Directeur est là il vient me chercher. Effectivement la porte d’époque (je ne sais pas laquelle) s’ouvre et un homme assez grand m’invite à le suivre. Je me retrouve dans un vestibule sombre, peu engageant, il faut emprunter un escalier sur la droite.

– Faites attention, il y a des marches cassées et ne vous appuyez pas trop sur la rampe elle ne tient pas bien !

Pour sûr ma dernière heure est venue. Je serre le sac contre moi, il est un peu lourd. On se moque toujours du sac des femmes, mais là je suis contente d’avoir plein de choses dedans, lunettes, portefeuilles, stylos, produits de maquillage… il peut éventuellement servir de fronde. J’essaie de retrouver dans ma mémoire mes quelques leçons de judo d’il y a… (longtemps). Je suis prête à me défendre si besoin est.

Des gros cartons partout, des papiers par terre, affreux. J'entre enfin dans une grande pièce claire, assez confortable, avec des appareils plus ou moins volumineux présentés. Je peux à présent voir l’individu et je ne m’en prive pas. Je vois un assez beau garçon d’environ 35 ans, costume bien coupé, cravate, beau sourire. Je me sens un peu soulagée.

Il entre dans le vif du sujet, me montre plusieurs appareils et surtout celui pour lequel je suis venue. Un magnifique instrument. Il met un livre sur la plaque et au bout de quelques instants une voix –un peu métallique- fait la lecture. Extraordinaire. Avec la voix on peut donner des ordres et toutes ces machines obéissent, à la voix et à l’œil si j’ose dire.

J’ai droit à de nombreuses explications et à une magnifique revue glacée (très luxueuse elle).

– Si votre sœur est intéressée, je me déplacerai moi-même à Marseille pour l’installation et l’apprentissage. (Vu le prix, c’était le moins qu’il puisse faire).

Plus détendue, je lui fais part de mon étonnement et (vaguement) de mes craintes cette rue ne me paraissant pas des plus fréquentables.

– Je vous comprends, j’aurais dû vous avertir. Si vous avez besoin d'explications, c’est moi qui me déplacerai. En fait ici ce n’est qu’un entrepôt. La gare est très proche, nous disposons de tout l’immeuble pour mettre les cartons, souvent volumineux. Nous desservons tout le sud de la France et le nord de l’Espagne. La Société est en train de faire construire dans la zone industrielle. Ce sera toujours un entrepôt, mais ce sera neuf.

Il me raccompagne et reste un moment devant la porte pour s’assurer que tout va bien. Si à l’aller j’allais doucement, là j’ai mis le turbo, aux JO j'aurais pu avoir une médaille. Je me suis retrouvée sur la grande avenue avec soulagement.

Sitôt arrivée j’envoie un mail à ma nièce : « Mais où m’as-tu envoyée « ?
Réponse presque immédiate. « Je suis navrée. Mais j’ai bien ri (un peu de respect, je suis quand même la Tante). Je m’imagine la réflexion de tes dames en fourrure :

– Tu te rends compte, à peine arrivée, la vieille a déjà un client !!!!

ET ÇA VOUS AMUSE ???????????????


J’ajoute que ma sœur n’a pas donné suite. Elle préfère garder sa vidéo-loupe à 250 euros.
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Dim 12 Avr - 18:25

très belle histoire ma brumes, et en plus je sais qu'elle est vrai
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Mar 28 Avr - 8:21

En attendant ma freebox !!!!!!!!!!!!

je vais tenter un envoi dans cette rubrique.

A tout de suite, car j'ai plusieurs manoeuvres à faire study
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Mar 28 Avr - 9:00

FOLIE MEURTRIERE

Les vagues s’élevaient progressivement, la colère grondait, on sentait l’océan prêt à éclater. A peine un éclair zébrait le ciel que le tonnerre se faisait entendre, par roulements, laissant percevoir cette menace sourde qu’il avait du mal à contenir.
C’était le début de la nuit qui s’annonçait tragique pour cet être gisant au fond du petit bateau, pieds et poings liés.
Olga avait beau essayer de hurler, elle savait que personne ne pouvait l’entendre. Son dos était meurtri à force de cogner les parois. Ballottée dans tous les sens, voyant la mort s’approcher chaque fois que l’eau risquait de submerger l’embarcation. Fatalement une vague plus forte qu’une autre finira par avoir raison du frêle esquif qui se débat comme il peut, tout seul puisque personne ne le dirige. Vaillamment il essaie de suivre le mouvement, il ne s’avoue pas encore vaincu.
Il sait que c’est un combat perdu d’avance, pourtant il s’accroche. Non pour celle qui a été jetée dans son intérieur, il l’ignore, mais pour lui. Il est fait pour naviguer, se mesurer au mauvais temps, mais il n’a jamais affronté une véritable tempête, surtout sans guide pour l’aider.
Il n’abandonnera pas la partie facilement, il se battra jusqu’au bout. Il esquive tant qu’il peut. Comme sur un ring il combat un adversaire, tantôt à droite, tantôt à gauche. Il ne veut pas être compté KO par cet arbitre invisible.
A défaut de rendre des coups, il veut garder la tête hors de l’eau. Sa légèreté lui permet de sauter d’une vague à l’autre, toutefois il arrivera un moment où l’océan aura le dernier mot l’entraînant dans les profondeurs avec sa passagère inconnue.

Celle-ci voit avec terreur le jour décroître, elle reçoit des paquets d’eau glacée, elle a froid, elle a mal, elle a faim. Pourquoi a-t-il fait ça ? Elle ne comprend pas cette haine qu’il a exprimée tout à coup. Ils s’aiment tant !
Il y a des années qu’Olga vit dans l’ombre de celui qu’elle adore. Elle a tout accepté, ses conquêtes, ses abandons, ses humiliations. C’est sa manière à lui d’aimer, il l’avait même giflée, elle n’avait rien dit, elle était restée à ses côtés. Il multipliait les provocations, elle s’était pliée à tous ses caprices. Il trouvait du plaisir à la faire souffrir, elle se complaisait dans cette soumission, il serait à elle, elle n’en doutait pas une seconde, elle offrait ses sacrifices pour atteindre un jour cette plénitude qui les unirait définitivement.
Enfin assagi, il comprendrait qu’aucune autre femme ne comptait. Elle aurait surmonté toutes les épreuves lui montrant son amour profond et sincère. Il l’aimait tout autant mais n’en mesurait pas l’ampleur. Elle seule en avait conscience.
Il ne s’apercevait pas des dangers qui rôdaient autour de lui. Pourquoi tant de femmes voulaient les séparer ? Jalousie sans doute et sans objet puisqu’ils étaient faits l’un pour l’autre. Heureusement elle était là pour le protéger, malgré lui.

Quand Sandrine, la dernière conquête, était venue la voir chez elle pour l’insulter elle n’avait pas supporté.
– Arrête de harceler John, tu es une véritable sangsue. « il ne t’aime pas, c’est moi qu’il aime, nous allons nous marier ».
–NON, c’est moi qu’il aime depuis toujours et il n’y a que moi dans son cœur !
–Tu te trompes. Il se moque de toi, Il t’appelle pot de colle, la reine des cinglées et tout un tas de noms peu élogieux à ton égard. Tu es ridicule, ouvre enfin les yeux… Je te dis que NOUS ALLONS NOUS MARIER… John m’aime et veut vivre avec moi. Tu es folle, tu devrais te faire soigner !
Oser employer de tels mots, Olga ne pouvait le tolérer. Sandrine, voulait les séparer, la fureur s’empara d’elle et attrapant un coupe-papier sur le bureau proche, elle planta celui-ci dans la poitrine de sa rivale.
C’est à cet instant, que celui qu'elle aimait tant, arriva.
Eclaboussée de sang, elle fit un pas vers lui :
– Nous sommes délivrés, elle ne t’importunera plus. Nous allons enfin pouvoir être heureux, tous les deux. Je serai à tes côtés jusqu’à la fin de notre vie.
Penché sur le corps sans vie de Sandrine qu’il embrassait éperdument, criant son nom, ce ne fut pas le John qu’elle adorait qui se tourna vers elle, mais un homme au visage hostile, défiguré. Il se releva d’un bond et hurla :
– Tu es folle à lier, tu as tué la femme que j’aimais. JE TE HAIS, Dire que j’avais parfois pitié de toi. Tu ne mérites pas de vivre.
Joignant le geste à la parole, John envoya un coup de poing et Olga s’écroula à côté de sa victime. Il prit Sandrine dans ses bras en sanglotant, la déposa sur le canapé. Sa douleur était immense.

Brusquement il se leva et arrachant les cordelettes d’un rideau, il s’approcha d’Olga. Avec rage il attacha les chevilles et les poignets puis, avisant du ruban adhésif sur le bureau, il colla les lèvres de cette meurtrière, il ne voulait plus entendre un mot.
Toujours sous l’effet de la douleur et de la haine, il prit le corps encore inanimé d’Olga, se rendit rapidement sur le yacht amarré un peu plus loin et le jeta dans un canoë, sans ménagement. Il mit les moteurs en route et se dirigea vers le large. Loin de la côte, il stoppa.
Il mit l’embarcation à la mer, elle avait ouvert les yeux et le regardait avec terreur. Dans son esprit malade, Olga ne comprenait pas pourquoi il était aveugle, il l’aimait, personne d’autre ne comptait ! Elle souffrait de voir ce visage crispé, décomposé, ces yeux pleins de fureur, elle ne le reconnaissait plus. Ce fut la dernière image qu’ils emportaient l’un de l’autre.
John resta un court instant à regarder le canot chahuté par les vagues puis mit le yacht en route pour rentrer. Quand il se retourna il ne vit qu’une mer démontée.
Il avait mal partout, son corps était secoué de tremblements, les larmes coulaient sur son visage.
Il retrouva Sandrine et la douleur fut encore plus aiguë ; il y a quelques heures il était si heureux, des projets dans la tête aux côtés de la femme de sa vie. Il avait fallu qu’une folle imagine des sentiments entre eux pour entrer dans la tragédie.
Encore sous le choc des évènements, John n’avait pas de remords. Plus tard peut-être, pour l’instant il caressait le visage, les cheveux… C’est alors qu’il lui sembla voir les paupières bouger. Il se précipita au téléphone pour appeler les secours.
Dans un état très critique, Sandrine fut emportée vers l’hôpital le plus proche où tout serait tenté pour la ramener à la vie. C’est alors qu’il réalisa : il était devenu lui aussi un meurtrier. Il ferait face, ce qui lui importait c’était le sort de celle qu’il aimait. Les suites, la prison, étaient secondaires. Si la fureur ne l’avait pas aveuglé il n’aurait pas perdu deux heures avant d’appeler les urgences. Il n’était pas croyant et pourtant il se mit à prier pour que Sandrine vive. Si elle mourrait ce serait par sa faute et il ne s’en remettrait jamais.


Faisant les cent pas dans le couloir blanc et froid de l’hôpital, il attendait des nouvelles avec la plus grande anxiété. Le chirurgien et des policiers se présentèrent en même temps.
– L’opération est terminée, elle s’est bien déroulée. Votre fiancée a perdu beaucoup de sang, mais nous espérons la sauver. Dans quarante-huit heures nous serons fixés. Si vous le voulez, vous pouvez la voir cinq minutes.

Un des policiers l’interpella :
– Monsieur John Valdier ? Nous souhaiterions vous parler. Vous étiez présent au moment du drame, nous aimerions quelques éclaircissements si c’est possible. Allez au chevet de la blessée, nous vous attendons.
– Merci, je reviens dit-il en se précipitant dans la salle de réanimation où, exceptionnellement, il était admis.

Sandrine était allongée, le visage exsangue, perfusions, drains de toutes sortes. Il s’approcha et prit doucement sa main dans la sienne. Près de l’oreille il lui murmura tous les mots d’amour qui lui venaient à l’esprit.
– Accroche-toi, pense que je t’aime plus que tout. Un jour, je ne sais quand, nous serons heureux…

Le dos voûté, le cœur en lambeau, les larmes coulant sur ses joues, il s’approcha des policiers. Ils furent frappés par ce regard douloureux et attendirent qu’il soit en état de parler.
D’un ton monocorde, hésitant, John raconta. La haine était partie et il commençait à revenir sur terre. Il avait tué Olga et Sandrine allait peut-être mourir par sa faute. Tout le reste était sans importance.

Un policier téléphona de suite pour qu’un hélicoptère survole la zone où le canot avait été largué. Il connaissait le type de ce petit bateau de sauvetage, il avait une assez grande résistance, même par gros temps il pouvait flotter plusieurs jours.
Après s’être consultés, ils permirent à John de rester à la clinique. Ils ne pouvaient l’approuver, mais ils comprenaient sa réaction. Ils espéraient tous deux retrouver Olga vivante, le bateau n’était à la dérive que depuis cinq heures. Ils allaient commencer leur enquête mais les propos du jeune homme paraissaient sincères et plausibles, ils en avaient connu de ces personnages fous harcelant leur victime jusqu’au drame.

Un bon avocat devrait obtenir un minimum de sanction. John pouvait encore croire au bonheur. Pour Olga ce serait assurément l’asile psychiatrique…

(Totalement faux bien sûr, un peu à l'eau de rose comme on dit mais le drame prévu n'aurait pas plu à mes adorables et indulgentes lectrices lol! )
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Mar 28 Avr - 16:41

Brumes a écrit:
FOLIE MEURTRIERE

(Totalement faux bien sûr, un peu à l'eau de rose comme on dit mais le drame prévu n'aurait pas plu à mes adorables et indulgentes lectrices lol! )
Est-ce ce que tu nous as mijoté pendant ton repos forcé d'internet ? Laughing
C'est toujours avec le même plaisir que je lis le fruit de tes élucubrations.
OK pour un peu d'eau de rose, ça fait un bien fou par les temps qui courent... Wink
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Dim 3 Mai - 14:23

En attendant les retours, je viens 3 minutes pour alimenter un peu !!!


LE ROI EIDER

L’Eider à duvet est apprécié pour sa douceur, son moelleux, il règne sur les palmipèdes et il est fier des sensations qu’il procure.

Autrefois matelas et édredons il procurait aux amants la plus belle des couches. Personne aujourd’hui ne peut s’imaginer combien ce devait était agréable. Avoir l’impression de se vautrer dans un beau cumulus, enveloppé dans ce nuage impalpable au gré de toutes les fantaisies.

Rien à voir avec les matelas durs qui donnent l’impression d’être à même le sol. Aïe… là, trois minutes suffisent largement ! La réalité est plus dure que le rêve.

Mais voilà, n’est pas Eider qui veut. Bien que plus gros, il a un concurrent sérieux dans le Colvert, aux couleurs chatoyantes, mais au duvet réduit au minimum. C’est un régal pour les yeux mais pour les ébats (humains) ça laisse à désirer. Alors il y a un antagonisme entre eux.

Le Colvert est un sauvage, un bagarreur, un rebelle et souvent les femelles aiment bien ça. C’est un séducteur et une Eider peut tomber sous son charme, ce qui semble être le cas puisque le nôtre a disparu sans laisser un mot. Tu veux rester discret ? On le comprend parce qu’elle a sans doute un amoureux de sa race.

Etes-vous les Roméo et Juliette des palmipèdes ? Es-tu le Don Juan vil enjôleur des canettes ?

Coucou, Stip, on veut des détails, comment est-elle ? Nous voulons savoir ! Je la vois d’ici faisant un peu la mijaurée, elle hésite à succomber… mais contre toi le Casanova des volatiles, elle n’a aucune chance. Je t’imagine coincoinant et stipant pour faire part de ton triomphe. Sois modeste, tu connais la fin de Don Juan ! Le Commandeur ne l’a pas manqué, et, pour toi, finir à l’orange ou laqué… ce serait bon mais fort dommage.

On veut te garder comme tu es, allongé sur ton transat, un tantinet provoquant et moqueur !
Reviens-nous vite « mon canard » ! En attendant donne de tes nouvelles.study


Dernière édition par Brumes le Ven 14 Aoû - 18:36, édité 1 fois
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