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 HISTOIRE PRESQUE VRAIE !

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Brumes
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Ven 29 Mai - 23:31

OK. Demain je mets la suite ...

Gros bisous à toi ma Rose. Je m'accorde une demi heure et je vais essayer de me coucher après un lait chaud avec un peu de rhum ! ça fait dormir... parait-il ! drunken Sleep Sleep
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Brumes
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Sam 30 Mai - 9:46

Le père regarda sa montre :
– Ils ne vont pas tarder, tenez-vous prêts
-- suite ... -

Effectivement un yacht se présenta à l’entrée et avança très doucement pour se ranger contre la petite jetée. Deux hommes à bord, le plus grand sauta de l’embarcation, salua brièvement Erwan et ses fils. Pas de temps à perdre, ceinturé par des câbles, le bateau fut soulevé de près d’un mètre par un système de levage sophistiqué. Ils détachèrent des parois sur le bas de la coque. Tous les cinq étaient rodés à cet exercice et la rapidité faisait partie de leur travail. Ils profitaient du délai très court de la mer étale pour charger ou décharger, il ne fallait pas manquer la marée descendante qui mettrait, petit à petit, la grotte à plus de trois mètres au dessus de l’eau, hors d’atteinte.

Des sacs plastiques renfermant une poudre blanche passa des cantines à la cavité prévue pour les recevoir. Tout était minuté, après s’être assuré de l’étanchéité des panneaux, celui qui paraissait le chef tendit une petite mallette à Erwan :
– Au revoir. On se reverra à la prochaine livraison.

Le bateau se remit en route, doucement, avec prudence car il fallait naviguer entre des rochers acérés pour retrouver la haute mer.

Depuis l’époque des naufrageurs –légende savamment entretenue par tous les contrebandiers mais contestée par les marins- des hommes s’étaient aguerris à pénétrer dans cette grotte naturelle et spacieuse en louvoyant, au centimètre près, dans l’unique passage existant.

Après le temps du pillage de bateaux, c’était aujourd’hui un trafic de drogue qui était lucratif.
Le yacht finit par sortir du dédale abrité mais dangereux pour faire face à la mer…,

Le conducteur stoppa immédiatement en voyant ce qui se présentait au large.

Quand ils étaient entrés, ils avaient aperçu deux vieux bateaux de pêche. Ce n’était pas un lieu poissonneux le grand courant passant plus au large, mais comme des filets étaient drainés, rien n’avait paru suspect. La grotte se présentait en biais au fond d’une crique, une fois engagés, les trafiquants étaient invisibles. La voie était impraticable pour tout étranger. La maîtrise de navigation ainsi que la parfaite connaissance des écueils, acquises depuis des siècles, étaient impératives. Les trafiquants se croyaient donc parfaitement tranquilles.
Cette fois-ci ils se trompaient !

Un peu plus loin sur la côte, cachés dans un petit golfe, de puissantes vedettes de la douane attendaient. Les faux vieux bâtiments de pêche avaient envoyé le signal dès le passage du bateau suspect. Débarrassés du camouflage, ils foncèrent et stoppèrent pour barrer la route au retour des malfaiteurs. Entre eux un gros filet en acier fut tendu. Les trois vedettes arrivèrent et se mirent en place formant ainsi un arc de cercle.

A bord du yacht les individus jaugèrent la situation. Malgré leur vigilance, personne n’avait soupçonné qu’ils étaient surveillés. Infiltration ? Traîtrise ? Le sujet serait évoqué plus tard.

Le chef, surnommé Eric le Rouge à cause de ses cheveux tirant sur le roux, fit le raisonnement suivant :
- Les douaniers ne pouvaient aller plus loin car il leur était impossible d’affronter les écueils.
- Ils ne pouvaient pas non plus tirer, la marchandise devant être récupérée.
Il donna l’ordre à Fred son second d’avancer de quelques mètres pour pouvoir tourner, revenir dans la grotte et trouver ainsi un abri provisoire.

Si les douaniers étaient là, ils devaient être aussi au château. La fuite par la grande porte était impossible. La demeure investie, ils ne tarderaient pas à trouver le quai et la marchandise.

Pas d’issue ? La drogue était perdue. Perdue pour perdue il décida de la sacrifier en mettant des explosifs. Ceux-ci ne devaient pas être trop forts pour éviter de faire sauter le château, suffisamment toutefois pour détruire l’embarcation et son contenu. Mise à feu dans vingt minutes, le temps de s’éloigner.

Eric monta rapidement l’escalier, mais au lieu d’aller jusqu’à la grande salle, il emprunta, à mi-chemin sur la droite, un couloir au plafond bas qui les obligea à se baisser.
Le parcours fut long, difficile. Le boyau étroit avait été creusé par les hommes au fil du temps. Un kilomètre environ pour arriver à l’air libre dans le chaos de la roche déchiquetée, loin du château.

Eric sortit avec prudence, vérifiant qu’aucun douanier n’était à l’horizon. Avec Fred, ils firent basculer un bloc, avec beaucoup d’efforts, pour obturer l’ouverture. De l’extérieur c’était invisible et de l’intérieur pratiquement impossible de déplacer l’énorme rocher, l’étroit boyau ne permettant le passage que d’un seul homme.

Ils se faufilèrent rapidement dans les ravines plus ou moins profondes. Lorsqu’ils furent proche de la route, Eric le Rouge téléphona pour qu’on puisse venir les chercher. Il regarda furtivement son compagnon, il serait sans doute exécuté car il ne devait pas connaître cette issue. Seuls les chefs avaient accès à ces informations. Il ne pouvait pas le faire sur place, son corps retrouvé, son identité connue, les douaniers et la police remonteraient vite la filière.

Néanmoins il plaiderait sa cause car c’était un pilote expert. Même si le château allait être abandonné pendant une longue période, ils auraient toujours besoin d’un bateau conduit par une main de maître !

Après une longue attente ils montèrent dans une voiture et s’effacèrent du paysage.

Pendant ce temps, la douane et la police avaient investi les lieux. Erwan et ses fils arrêtés. Encore faudrait-il prouver leur complicité… Ils finirent par repérer l’escalier et arriver sur le quai. Ils constatèrent la destruction du bateau, à peine trois sacs intacts. L’écume des vagues était blanche, la marée descendante entraînait au large le plus gros de la cargaison. Des hommes récupérèrent des traces de poudre sur les rochers, mais ils ne sauraient jamais la quantité réelle de drogue.

Ils auraient dû attendre que le yacht soit plus engagé en mer pour couper la route à l’arrière. Ils avaient eu peur des moteurs très puissants qui auraient pu les entraîner en haute mer où le largage des sacs était plus facile. C’était un demi-succès.

Ils n’avaient pas prévu la destruction du bateau et la disparition des navigants. Après de longues recherches ils trouvèrent le passage et butèrent contre le rocher. Les moyens modernes mis à leur disposition les menèrent de l’autre côté à la sortie du tunnel. Mais les trafiquants étaient loin.
Si Erwan et ses fils étaient très impliqués, ils ne parleraient pas.

Le premier moment de découragement passé, douaniers et policiers recommençaient à penser à une nouvelle enquête. Ils trouveraient des empreintes, des traces… Les moindres recoins du château seraient explorés.

Les trafiquants aussi avaient reçu un choc. Probablement une importante quantité de drogue avait été détruite. C’était une très grosse perte. Le circuit était momentanément coupé., jusqu 'à quand ?

La lutte reprenait, inlassablement !


(ça aussi c'est presque vrai !)
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Nelly
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Sam 30 Mai - 13:18

Brumes a écrit:
(ça aussi c'est presque vrai !)
Aurais-tu accompagné nos amis en Bretagne pour nous raconter cette histoire ? Le noms, les prénoms, la marée...

Nous diras-tu comment il est possible que cette histoire soit presque vraie ? Tu n'aurais pas accompagné les trafiquants, par hasard, ni été la petite amie d'Eric ? Suspect Wink Laughing
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Brumes
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Sam 30 Mai - 14:01

-- J'aime l'océan en furie, au Maroc j'ai vécu au rythme des marées, j'aime les histoires des naufrageurs (Par Internet, j'ai appris que c'était probablement faux ou tout au moins exagéré !).

Les côtes déchiquetées de Bretagne faisaient un joli cadre. Les noms Bretons coulaient de source, je n'ai pas eu à faire un effort. Eric le Rouge, grand Viking, découvreur du Groenland (terre verte, pas aujourd'hui, il ne reconnaîtrait plus !) Avec un nom pareil, il est haut en couleur !

Les histoires de drogues, en bateaux, sont courantes... donc il y a du vrai ! (par contre, je n'ai pas suffisamment cherché pour les vedettes des douanes...)

Je suis continuellement en train de chercher des sujets -avec plus ou moins de bonheur !- Avec les faits divers il y a matière. (j'ai même un tueur en serie, mais c'est Christian qui s'en occupe ( lol! )J'essaie toujours de mettre un peu de suspense lol!

A la prochaine !
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renal
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Dim 31 Mai - 12:09



Aujourd’hui, vous savez tous que c’est la Pentecôte (fête pour les chrétiens, ou l’Esprit de Jésus descends sur les apôtres.)

Je vais partager avec vous un joli moment que j’ai vécu ce matin et qui continue encore cet après-midi.

Donc ce matin dans la communauté de Saint Ouen, à côté de chez moi, et dont je fais partie pour tout ce qui concerne la foi, il y a eu une messe, donc messe de la Pentecôte, que l’on appelle la Messe des Nations chez nous. A cette messe était représenté 20 pays de cette communauté chrétienne de Saint Ouen, Portugal, Brésil, Afrique, Antilles, Asie, Espagne, Pologne, et bien d’autres. Un représentant de chacun de ses pays est entré au début de la messe qu’on appelle procession (Pour ceux qui ne connaisse pas) avec le drapeau de leur pays, et habillé dans la tenue locale de leur pays. Les différentes lectures ont été lus, en portugais, en africain, en chinois, les chants aussi était aussi dans les diverses langues, et dans l’église, le mot Paix était écrit dans la langue des 20 pays représentés.

C’était un moment magique. Je voulais vous montre en partageant ce moment avec vous, comment, queques personnes de 20 pays arrivent à vivre ensemble, aujourd’hui ils étaient tous là en tant que chrétien, mais cela reste super que dans ces moments là, les différences, (coutumes, couleurs de peaux,) sont misent de côtés pour faire ensemble un moment agréable, et de faire de ces différences un apport riche sur beaucoup de points.

Certains diront, que oui c’est comme ça parce qu’ils sont tous chrétiens, oui justement, cela prouve aussi que les religions qui sont si souvent critiqués, montrent bien qu’elles sont capables, comme la religion catholique de rassembler autant de gens de pays différents, sans violence, sans haine, sans jugements.

Il existe bien sûr des rassemblements de ce genre avec des non croyants, qui ont aussi le respect de l’autre quelque soit leur différence. Hélas, des rassemblements comme celui que j’ai vécu, vous ne le verrez pas dans la presse, c’est trop fort, c’est trop bien, il n’y a pas de violence, de haine, de paroles qui choquent. C’est pour ça que j’ai voulu le partager avec vous tous, croyant, non croyants de ce forum.

Je vous raconte la fin, à la fin de la messe, toute cette communauté de ses 20 pays se sont retrouvés dans les salles de la paroisse pour partager un repas dans l’amitié, chacun apportant ses spécialités. A ce repas à été invité les représentants de la communauté Juive et Musulman, qui ont bu un verre ensemble, en toute simplicité et amitié.

Merci d’avoir bien voulu lire ce témoignage. Juste un petit mot pour ceux qui passent leur temps à critiquer la religion catholique, et bien là vous avez bien la preuve, qu’elle apporte des moments forts,.
Je termine en disant qu’on ne peut pas changer le monde, mais si certaines personnes arrivent à vivre et faire en sorte qu’il y est des moments comme celui-ci, eh bien je crois que les choses seront un peu moins dure parfois.
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anémone
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Dim 31 Mai - 12:23

Merci Nicole pour ce partage. Tu peux donc comprendre que certaines rencontres hors religion peuvent apporter une part de réconfort et d'amitié, comme dans la fête des voisins qui rassemblent, dans les quartiers, les cités et divers immeubles, des catégories de gens totalement différents par leurs coutumes et leur façon de vivre. Pourtant ce jour là, aucune différence de statut, de religion ou de nationalité. On partage les plats, très souvent confectionnés à la maison, on déguste des spécialités inconnues, la bonne humeur est de mise. En général c'est une fête qui commence à 19 h 30 et dure à peu près 2 heures...il y a deux ans à 23 h...j'ai dù un peu pousser le monde hors du hall...personne n'avait envie de se quitter...
Je sais que malheureusement c'est éphémère et que dès le lendemain, les gens se croisent sans se reconnaitre car la routine de la vie ne permet pas tj de garder des contacts.
Mais moi, ce soir là, qui avait organiser la fête, j'étais heureuse.... sunny
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Brumes
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Dim 31 Mai - 13:29

Heureusement qu'il y a des moments comme ça ou des hommes ont envie d'être ensemble.

Mais comme le dit Nicole ça n'a pas fait la une des journaux ! Le contraire est plus rentable.

Qui doit-on blâmer : le journaliste qui expose tout ce qui est mal,

ou l'ensemble des concitoyens qui se complait dans le tragique ?

On flatte son côté sombre. L'engouement pour les magazines à scandales en est bien la preuve. Vrai ou faux, peu importe, plus c'est sordide mieux c'est !

Comme je l'ai déjà dit, je crains malheureusement que ce comportement l'emporte sur les bonnes intentions. L'enfer en est pavé paraît-l lol!
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Nelly
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Dim 31 Mai - 13:40

renal a écrit:
Merci d’avoir bien voulu lire ce témoignage. Juste un petit mot pour ceux qui passent leur temps à critiquer la religion catholique, et bien là vous avez bien la preuve, qu’elle apporte des moments forts.
Chhhhhtttt ! Ceux qui critiquent la religion catholique critiquent également les autres religions. Ils critiquent souvent tout ce qui ne leur ressemble pas... Or, comme tu viens tellement bient de nous le décrire, les différences de peau et de culture, ni même de religion n'ont aucune importance à partie du moment où l'on se respecte les uns les autres.

Merci pour cette belle histoire authentique.
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Dim 31 Mai - 13:45

anémone a écrit:
certaines rencontres hors religion peuvent apporter une part de réconfort et d'amitié, comme dans la fête des voisins qui rassemblent, dans les quartiers, les cités et divers immeubles, des catégories de gens totalement différents par leurs coutumes et leur façon de vivre. Pourtant ce jour là, aucune différence de statut, de religion ou de nationalité.
Ca n'a pas eu lieu tout récemment, cette fête des voisins ? Tu as de nouveau préparé ça ? Raconte-nous un peu quelques détails pour l'organisation, puis la mise en route de certains, un peu difficile à dérouiller...

anémone a écrit:
Je sais que malheureusement c'est éphémère et que dès le lendemain, les gens se croisent sans se reconnaitre car la routine de la vie ne permet pas tj de garder des contacts.
Je ne suis pas certaine que ceux qui se sont parlé ce jour-là ne s'en souviennent plus, par la suite. Certes, la routine reprend le dessus, mais je crois qu'un petit bonjour et un sourire doivent accompagner une rencontre dans les escaliers... Et c'est beaucoup.

anémone a écrit:
Mais moi, ce soir là, qui avait organiser la fête, j'étais heureuse.... sunny
C'est toujours une énorme satisfaction d'avoir réussi à rassembler du monde dans le bonheur du partage...
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Dim 31 Mai - 13:52

Brumes a écrit:
Qui doit-on blâmer : le journaliste qui expose tout ce qui est mal,

ou l'ensemble des concitoyens qui se complait dans le tragique ?
Les journalistes publient ce que les gens veulent lire. Il semblerait que le sordide ou le tragique soient demandés davantage. Ce n'est qu'une question d'argent, encore et toujours !

Brumes a écrit:
On flatte son côté sombre. L'engouement pour les magazines à scandales en est bien la preuve. Vrai ou faux, peu importe, plus c'est sordide mieux c'est !
Dans les magazines à scandales, on parle de stars ou, en tout cas, de personnages renommés. Beaucoup de gens s'en délectent tout simplement parce que ça doit les faire rêver : tout ce luxe, les voitures, le sexe. Quelque part, ils doivent s'identifier à eux... confused
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Dim 31 Mai - 13:57

Anémone a écrit : Tu peux donc comprendre que certaines rencontres hors religion peuvent apporter une part de réconfort et d'amitié, comme dans la fête des voisins qui rassemblent, dans les quartiers, les cités et divers immeubles, des catégories de gens totalement différents par leurs coutumes et leur façon de vivre.

Je comprends très bien nini, tu vois, dans mon quartier, moi je suis sur Saint-Denis, et Saint Ouen est à côté de chez moi, donc c'est là que je vais à la messe etc... dans ma cité, il n'y a jamais ce genre de dîner entre voisins, de temps en temps tu as un sourire, mais la pluspart du temps, c'est de l'ignorance, et ça par contre dans la communauté chrétiennne, ca se voit beaucoup moins, tout le monde fait un effort pour aller vers l'autre. C'est super qu'il y ait pu avoir quelque chose comme ça dans ta cité, mais ici je ne le retrouve pas, c'est pour ça que je me sens bien dans le milieu chrétien, où on apprend à respecter l'autre tels qu'il est, et à partarger nos différences
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Dim 31 Mai - 14:07

renal a écrit:
Je comprends très bien nini, tu vois, dans mon quartier, moi je suis sur Saint-Denis, et Saint Ouen est à côté de chez moi, donc c'est là que je vais à la messe etc... dans ma cité, il n'y a jamais ce genre de dîner entre voisins, de temps en temps tu as un sourire, mais la pluspart du temps, c'est de l'ignorance,
C'est parce que tu n'as pas la chance que quelqu'un comme notre Mimi l'organise ! Il faut du temps et du travail pour réussir une telle soirée.

renal a écrit:
et ça par contre dans la communauté chrétiennne, ca se voit beaucoup moins, tout le monde fait un effort pour aller vers l'autre. C'est super qu'il y ait pu avoir quelque chose comme ça dans ta cité, mais ici je ne le retrouve pas, c'est pour ça que je me sens bien dans le milieu chrétien, où on apprend à respecter l'autre tels qu'il est, et à partarger nos différences
Tu as de la chance de trouver ça dans la communauté chrétienne. C'est loin d'être le cas partout. On nous reproche souvent de ne pas être assez souriants et avenants envers les étrangers (à notre paroisse). D'ailleurs, dans nos églises presque vides, il est parfois difficile de trouver cette chaleur et cette complicité !
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Marie-jo 17
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Dim 31 Mai - 18:25

souvent, ce manque de chaleur, est du au dirigeants de l'église où les gens vont prier!
Je me souvient, qu'a l'enterrement de ma maman, un de nos amis a pu chanter l'Ave Maria, sans problème, et il était même accompagné a l'orgue par le sacristain!
plus de 10 ans plus tard, a l'enterrement de mon papa, le prêtre avait été transmuté ailleurs, et son remplaçant , était très pince sans rire!
il a refusé que je lise un texte pour les Amis de mon papa qui étaient venus de l'autre côté du pays et même de France?
il trouvait que cela ferrait désordre?
du coup, n'étant déjà plus très pratiquante, de ce jour, je n'ai plus mis les pieds dans cette
église!
pourtant, cette messe, il nous l'a fait payer très cher, ces 5 minutes que je lui demandais pour remercier les gens qui étaient venus de si loin saluer la dépouille de papa ????????
en plus, il me semble que dans différentes églises, aux enterrement, la famille (une personne ) peut lire un texte?
tous les chrétiens et catholiques ne sont pas comme cela je le sais, mais ce genre <de prètre , vous fait passer l'envie de pratiquer!
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renal
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Dim 31 Mai - 19:46

Je te comprends Rose, tu sais pour les enterrements (dans la paroisse où je travaille, avec des curés hyper sympas, je suis sûre que eux t'auront plus, ils sont obligés d'être près des gens, car nous sommes dans un milieu populaire, où les plus pauvres, les plus simples, les ouvriers viennent à la messe, viennent aussi à la paroisse pour discuter) le prête reçois la famille du défunt pour préparer la cérémonie, la famille peut choisir les chants, lire un texte etc.. mais parfois les familles ne demandent rien. La dernière fois c'etait l'enterrement d'une mamie de 80 ans, il y avait 5 personnes dans l'église, quand je vois ça j'ai envi de pleurer.

En tout cas je crois que si j'avais été dans la même situation que toi, j'aurais été choquée.
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Brumes
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Dim 31 Mai - 20:22

J’ai connu cette chaleur humaine aussi auprès de communautés Musulmanes et Juives.

Je n’ai pas assisté à des mariages Juifs, mais plusieurs fois chez des Musulmans. Aussi bien sous la tente caïdale dans la montagne que dans une maison en ville, ou plus.

En tant que femme j’ai eu le privilège d’avoir accès au logement des femmes… et en tant qu’occidentale j’ai pu manger à la table des hommes ! Ceux-ci étaient particulièrement courtois.

C’est à un mariage que j’ai mangé ma 1ère bastela (pastilla). Quel délice… miam !
Je ne parlerai pas de mon 1er hammam, vous le connaissez. A 20 ans c’est la découverte et dans ces pays, loin de nos habitudes, quel dépaysement. Souvenirs inoubliables, dans une autre vie.

Cette main tendue n’est pas propre à une religion, Elle concerne surtout l’individu. Le sourire est le meilleur des passeports.

C’est fou ce qui peut se passer lors d’une catastrophe. La solidarité n’est pas un vain mot et ce coin de bonté qui sommeille en chacun éclate souvent à cette occasion !

Restent les inconditionnels bornés redcard censuré
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Nelly
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Lun 1 Juin - 8:26

Marie-jo 17 a écrit:
souvent, ce manque de chaleur, est du au dirigeants de l'église où les gens vont prier!
Je ne suis pas totalement d'accord. Certes, le prêtre a une incidence pour donner le ton et la direction, mais il ne fait rien sans une participation active de la part des paroissiens, il ne peut rien faire.
Exemple : dans notre paroisse, au fil du temps, l'église est désertée. Elle est devenue grande pour le peu de monde qui la fréquente. Pour éviter la dispersion des participants, les prêtres successifs ont demandé aux paroissiens de bien vouloir se rapprocher de l'autel afin de former une vraie communauté. En vain. Les gens se vautrent au fond de l'église, comme s'ils avaient honte... avec toutes les excuses possibles et imaginables. Comment un office pourrait-il être agréable avec des participants dispersés tous azimuts ? Le prêtre n'y est pour rien.

Marie-jo 17 a écrit:
Je me souvient, qu'a l'enterrement de ma maman, un de nos amis a pu chanter l'Ave Maria, sans problème, et il était même accompagné a l'orgue par le sacristain!
plus de 10 ans plus tard, a l'enterrement de mon papa, le prêtre avait été transmuté ailleurs, et son remplaçant , était très pince sans rire!
il a refusé que je lise un texte pour les Amis de mon papa qui étaient venus de l'autre côté du pays et même de France?
il trouvait que cela ferrait désordre?
du coup, n'étant déjà plus très pratiquante, de ce jour, je n'ai plus mis les pieds dans cette église!
J'ai souvent participé à des enterrements où la famille lisait quelque chose sur le parent disparu et ce, dans des églises très différentes. Sans doute que le prêtre dont tu parles était très coincé. N'oublie pas que les prêtres ne sont que des êtres humains et qu'ils ont également leurs défauts, comme nous tous. Et celui-ci a été désagréable à un moment très douloureux et particulièrement sensible. Ce n'est certainement pas une raison pour les mettre tous dans le même sac, fort heureusement.

Marie-jo 17 a écrit:
en plus, il me semble que dans différentes églises, aux enterrement, la famille (une personne ) peut lire un texte?
tous les chrétiens et catholiques ne sont pas comme cela je le sais, mais ce genre <de prètre , vous fait passer l'envie de pratiquer!
Ne te laisse pas influencer par un prêtre. Il y en a tellement d'autres qui méritent d'être connus !
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Marie-jo 17
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Lun 1 Juin - 9:34

tu as raison Nelly, dans une période néfaste de ma vie, j'ai eu a faire a un prêtre fantastique, je ne pouvais même plus sortir de chez moi, tellement la dépression m'avait mise dans un tout petit coin, si petit, que je ne trouvais la force de me relever!
alors une de mes fille m'a envoyé un homme de foi,
il m'a écouter, ce que j'avais le plus besoin a l'époque ....et , écouté , et écouté!
puis, sans imposer sa foi, il m'a conseillé, lentement est parvenu a me remettre sur pied !
attention , ceci a duré plus de 6 mois, il venait le plus souvent possible, jusqu'au jour où il m'a demandé de venir le voir a la prieuré, soi disant que lui était malade!
comme je lui étais reconnaissante de son écoute, je me suis forcée pour sortir de chez moi , et lui rendre sa visite!
pour un prêtre, il venait de faire un gros mensonge, ...car il n'était pas malade, mais il s'était rendu compte que je lui rendrais ce service par reconnaissance, et c'était le moyen qu'il avait trouvé pour me sortir de mon isolement!
grâce a lui, j'ai pu reprendre ma vie normale!
alors oui, ils ne sont pas tous comme l'autre prêtre, mais tu vois Nelly , celui-ci était avant tout , un être HUMAIN, qui mettait en premier ,le bien être des gens , avant de vouloir a tout prix les convertir?
et c'est peut-être cela qui fait que bien souvent, ces prêtres rigides, font fuir ,plutôt que rassembler
;
et , hélas, je n'ai que trop souvent été confronté a d'autres(pédophiles) ..etc......
oh je sais cela se trouve dans toute sorte de société, pas seulement les prêtres,
mais eux, ils ont le devoir de mener les ouailles a bon port,
je ne crois pas que cela était la bonne manière, en tout les cas, le seul prêtre qui m'a vraiment comprise, n'a pas fait le poids devant tous ces autres!
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Lun 1 Juin - 13:16

Marie-jo 17 a écrit:
tu as raison Nelly, dans une période néfaste de ma vie, j'ai eu a faire a un prêtre fantastique, je ne pouvais même plus sortir de chez moi, tellement la dépression m'avait mise dans un tout petit coin, si petit, que je ne trouvais la force de me relever!
alors une de mes fille m'a envoyé un homme de foi,
il m'a écouter, ce que j'avais le plus besoin a l'époque ....et , écouté , et écouté!
puis, sans imposer sa foi, il m'a conseillé, lentement est parvenu a me remettre sur pied !
(...)
grâce a lui, j'ai pu reprendre ma vie normale!
alors oui, ils ne sont pas tous comme l'autre prêtre, mais tu vois Nelly, celui-ci était avant tout , un être HUMAIN, qui mettait en premier ,le bien être des gens , avant de vouloir a tout prix les convertir?
et c'est peut-être cela qui fait que bien souvent, ces prêtres rigides, font fuir ,plutôt que rassembler ;
Je crois que ces derniers sont de moins en moins nombreux. Il fut un temps où c'était un honneur pour les familles d'envoyer un de leurs enfants au couvent bien que l'enfant n'ait pas la vocation. Il en est résulté des êtres parfois aigris et pas faits pour cela. De nos jours, il y en a beaucoup moins, mais ceux qui y vont, le font avec leur coeur, en général. De plus, malgré le manque d'effectif, l'Eglise devient plus sélective !

Je suis contente que tu aies trouvé quelqu'un de bien, sur ta route, au moment où c'était nécessaire. Le prêtre doit être à l'écoute... et celui que tu as vu t'a écoutée et t'a entendue.

Marie-jo 17 a écrit:
et , hélas, je n'ai que trop souvent été confronté a d'autres(pédophiles) ..etc......
oh je sais cela se trouve dans toute sorte de société, pas seulement les prêtres, mais eux, ils ont le devoir de mener les ouailles a bon port,
Oui, certes, mais comme avec d'autres êtres humains, ils ne sont pas parfaits, loin s'en faut. Tous les éducateurs devraient être "clean" mais il y a quelques brebis galeuses qui empêchent de voir tout le travail que font les autres. Comme pour tout.

Marie-jo 17 a écrit:
je ne crois pas que cela était la bonne manière, en tout les cas, le seul prêtre qui m'a vraiment comprise, n'a pas fait le poids devant tous ces autres!
Tu ne l'as pas oublié, c'est déjà ça et tu devrais mettre le bon et le mauvais sur la balance ; tu serais étonnée. Wink
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Brumes
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Dim 14 Juin - 14:16

DIX SEPT ANS…..
(Condensé)

C’est un temps maussade aujourd’hui, Gwen se sent mélancolique. Par la fenêtre elle voit un brouillard épais qui cache les fleurs et même les arbres du jardin. Pas envie de sortir, Mitzi sa chienne ne comprend pas, elle gémit elle aurait envie de se promener mais sa maîtresse non.

Pour l’heure et pour tromper son ennui, Gwen décide de trier des photos. Depuis le temps qu’elle doit le faire, aujourd’hui serait peut-être le jour idéal.

Elle est seule dans cette grande demeure, elle est veuve depuis très longtemps, les enfants sont loin, sa fille mariée à un Italien habite Rome et son fils habite la Floride depuis plusieurs années, elle ne connaît ni sa belle-fille ni son petit fils… un jour sans doute. Il faudrait qu’elle se décide à acheter un petit appartement en ville, ici elle est vraiment trop isolée surtout quand il fait un temps pareil…

Gwen attrape sur une étagère la petite valise contenant des tas de photos. De six mois à quinze ans le tri est facile, mais en arrivant à seize ans elle se sent tout à coup plongée dans ce passé, pas si lointain que ça en somme, où elle était une belle adolescente -comme on l’est à cet âge- Elle revoit ses camarades de classe, ses vacances chez les oncles et tantes… une foule de souvenirs qui lui reviennent en mémoire L’éducation était stricte et les rêves n’étaient que dans la tête.

Elle déplia la page d’un magazine qu’elle avait gardée précieusement et regarda avec émotion la photo d’un bel homme souriant. C’était Richard Boisset jeune premier de l’époque, ah ! elle l’avait aimé comme on aime un acteur à dix-sept ans. Dès sa première apparition dans un second rôle elle avait été sous son charme, excellent comédien une belle carrière s’ouvrait devant lui. Il avait joué dans deux autres films, mais ceux-ci n’eurent pas de succès et les réalisateurs l’oublièrent, comme s’il était responsable, son talent n’était pas mis en cause !

Pendant près de trois ans ce fut son idole. Elle lui avait même écrit, c’était ridicule, elle avait un peu honte à présent, mais c’était si loin…N’empêche, il avait hanté ses rêves pendant de longues nuits. Disparu des écrans, elle finit par ranger sa photo et l’oublia. Qu’était-il devenu ? Est-il vivant ?


Si je cherchais sur l’ordinateur ? Aussitôt dit, aussitôt fait. Gwen eut la surprise de lire qu’il avait continué son métier d’acteur, et s’il n’avait pas vraiment percé au cinéma, le théâtre lui avait ouvert les bras. Du statut de jeune premier il était passé aux rôles de père, d’hommes mûrs et, actuellement, il était en tête d’affiche d’une pièce à succès où sa prestation était remarquée. Incroyable !

Loin de la capitale (et Internet n’existant pas) elle avait ignoré son parcours. De toute façon après les dix-sept ans, l’adolescence terminée, ses pensées avaient quitté le domaine du rêve pour entrer dans la réalité. Mariée à 22 ans à Etienne, un gentil garçon sans beaucoup de reliefs, mais qui lui avait donné deux beaux enfants, sa vie avait été agréable sans évènements particuliers. Il était pépiniériste, c’était grâce à lui si elle avait pu conserver cette demeure datant du XVIII ème, héritée de sa famille,

Voilà qu’aujourd’hui ses dix-sept ans lui revenaient en pleine figure. Et si elle « montait » à Paris, si elle allait voir l’idole de son adolescence… il avait vieilli comme tout le monde, devait-elle tenter ce retour à une époque révolue, au risque de perdre l’image de « cet amour (!) de prime jeunesse » ? Il n’y avait aucune photo. Comment était-il aujourd’hui ? Quelle importance, ce serait juste une évasion de trois ou quatre jours. D’y penser lui faisait du bien, la mélancolie était passée.

Quinze jours plus tard elle déambulait rue Faubourg Saint Honoré, elle avait une folle envie de faire des achats et puisque ce soir elle allait au théâtre elle se laissa tenter par un ensemble noir et blanc sobre mais très élégant. Le coiffeur mit en valeur ses cheveux argentés, elle était très bien - pour son âge -

Elle réalisa que c’était dérisoire on n’efface pas quarante ans d’un coup de baguette magique. Qu’est-ce qui lui avait pris ? Elle est là maintenant, alors il faut y aller, profiter de la soirée et ne plus penser à « ses dix-sept printemps ».

Elle avait pu avoir une place au premier rang. Son cœur bat un peu quand la pièce commence. IL n’apparaît que quinze minutes plus tard, et, s’il a les cheveux presque blancs (lui aussi !) il a toujours ce sourire qui l’avait séduite. Bientôt elle est à nouveau sous le charme. Il a mis du temps à venir, mais il ne quitte plus la scène. Des applaudissements nourris montrent à Gwen qu’il est connu et apprécié des spectateurs. Elle est émue, plus qu’elle ne l’aurait cru.

Le spectacle, excellent, est fini, dommage. Ses voisins de droite disent : « allez, vite, on va voir Richard avant qu’il y ait trop de monde ». Elle suit le petit groupe qui se dirige vers les coulisses et se retrouve devant une loge, il est là devant la porte entrouverte, toujours avec son sourire magique. Il dit quelques mots, signe des autographes. Elle reste à l’écart, intimidée comme une gamine. Un instant il lève la tête et leurs regards se croisent, il s’avance vers elle, le stylo à la main, prend le programme qu’elle tient à la main,

– A quel nom ?

Elle lâche un : Gwendoline qu’elle regrette aussitôt, elle a toujours souffert de ce prénom que lui ont donné ses parents, prénom sorti du moyen âge.
Il la regarde, semble surpris, puis se retourne pour répondre à une autre demande. Elle reste un instant immobile puis faisant un effort se dirige vers la sortie.

– « Madame, Madame… »
Elle tourne la tête, c’est bien à elle qu’IL s’adresse. Il la rejoint,

– Gwendoline ! J’ai reçu autrefois une lettre signée de ce prénom insolite, est-ce vous par hasard ?
Désorientée, surprise, elle murmure dans un souffle « oui ». Il met la main sur son bras,

– Il faut que je vous rencontre, seriez-vous libre demain à seize heures ?
A nouveau un petit « oui » sort de sa bouche.
– Rendez-vous au café Cyrano à deux pas d’ici. A demain sans faute.

Gwen est bouleversée. Cette lettre idiote qu’elle a écrite refait surface ? Comment se fait-il ? Que veut-il lui dire ? Anxieuse, impatiente, déroutée. Elle essaie de ne pas analyser et le lendemain arrive au Cyrano avec un trac fou.

Il est déjà là. Se lève, s’incline devant sa main et l’invite à s’asseoir à ses
côtés. Il la regarde en la détaillant et ce regard la trouble, la gène.

– Gwendoline ! Enfin ! J’étais encore débutant, mais mon premier film m’avait fait connaître, je commençais à recevoir du courrier d’admiratrices et j’étais flatté bien sur. Parmi ces lettres ce prénom particulier attira mon attention, c’était une adolescente qui faisait part de son « adoration », c’est elle qui le disait pas moi. C’était maladroit et touchant. Il n’y avait que quelques lignes mais cette foi envers l’acteur débutant que j’étais me troubla.

– Je ne sais pourquoi j’ai conservé cette lettre et au cours de ma carrière, à plusieurs reprises, elle m’a soutenu quand parfois je me décourageais devant une notoriété qui ne venait pas. Elle avait trouvé des mots justes, essentiels, qui me redonnaient confiance.
Lorsque hier au soir vous m’avez donné votre prénom, si rare puisque je ne l’ai jamais entendu et que vous étiez « ma Gwendoline » je ne pouvais faire autrement que de vous rencontrer. J’éprouve une telle émotion. C’est un bond en arrière, le souvenir d’une présence à mes côtés tout au long de ces années.

Gwen était abasourdie. Elle était incapable de dire un mot et elle sentit des larmes arriver à ses yeux. Il lui prit la main et la porta à ses lèvres. :
Vous ne le saviez pas, mais vous m’avez beaucoup aidé. Parlez-moi de vous, depuis cette adolescente romantique et exaltée jusqu’à vous aujourd’hui.

La gorge un peu nouée, Gwen résuma en quelques phrases son parcours, ses rêves enfouis et sa vie sans grand éclat, mais heureuse quand même, jusqu’à ces « retrouvailles » inattendues en classant des photos ! Elle aussi avait conservé quelques souvenirs et SA photo découpée dans un magazine. Elle avait souvent regretté l’envoi de cette lettre qui lui avait semblé ridicule.

– Au contraire, vous pouvez remercier vos parents de vous avoir donné un tel prénom, si original, qui nous a permis de nous rencontrer, enfin, devrais-je dire.

Excusez-moi, je vais être obligé de vous quitter, il y a représentation ce soir, mais demain c’est relâche pourrions-nous dîner ensemble ?
Gwendoline -pour la première fois elle ‘pensait’ son prénom en entier- essaya de revenir sur terre. Ce qui lui arrivait était ahurissant, inimaginable. Elle ne voulait plus compter les années qui séparaient cette passion impossible de ses dix-sept ans et cette rencontre au crépuscule de sa vie.

Il vint la chercher à son hôtel et l’emmena dans un petit restaurant à Montmartre. Pour tous les deux ce retour en arrière était agréable et émouvant, ils revivaient les mêmes évènements, ils parlaient des mêmes chanteurs, ils retrouvaient cette ambiance de leur jeunesse si lointaine à présent. Ils avaient à nouveau vingt ans !

– Vous avez ma photo, mais vous, comment étiez-vous à cette époque ? J’aimerais connaître la Gwendoline d’antan, si présente depuis.

Réservée d’habitude, Gwen se lança :
–Accepteriez-vous de venir dans ma campagne ? L’endroit est agréable, reposant et je vous montrerai l’adolescente que j’étais.

........
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Brumes
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Dim 14 Juin - 14:23

...................


A peine dit, Gwen se mordit les lèvres, elle est folle, un acteur comme lui se déplacer ? Il s’était amusé de cette coïncidence mais c’était tout. Elle n’avait pas vraiment changé depuis ses dix-sept ans, toujours impulsive.

–J’accepte avec grand plaisir. Fuir la capitale et les relations pendant un court séjour me séduit beaucoup. A condition que je ne vous dérange pas.

Gwendoline n’avait plus les pieds sur terre, elle allait se réveiller. Elle se voyait déjà à ses côtés se promenant dans la forêt, dans le parc, elle l’aurait pour elle seule ?? Son rêve de jeune fille allait se matérialiser… quarante ans plus tard … !

Elle était venue à Paris pour trois jours elle resta une semaine.

Il l’accompagna à la gare et au moment des adieux la serra contre lui en l’embrassant sur les deux joues.

– A très bientôt Gwendoline.

-- II –

Jour J, IL arrivait en voiture. Gwen avait envie de pleurer, c’est idiot, elle devrait être heureuse… prendre les choses comme elles venaient, profiter des instants présents sans se soucier du lendemain… justement, ce lendemain elle ne pouvait l’écarter de son esprit, trop âgée pour avoir un avenir, trop âgée pour troubler encore quelqu’un, trop âgée pour tout.

Le voilà ! Gwen va à sa rencontre, son cœur bat comme une midinette : ne penser qu’au temps présent, ne penser qu’au temps présent. Il sort de la voiture avec ce sourire inimitable, l’entoure de ses bras et l’embrasse sur les joues avec beaucoup de tendresse.

Ce sont de vieux amis qui se retrouvent, ils ont besoin d’être seuls. Ils ont tellement de choses à se raconter. Dire qu’elle était à ses côtés pendant tout ce temps, c’était ahurissant ! Elle devait bien admettre qu’il n’en n’avait pas été de même pour elle…

Pourtant aujourd’hui il lui semblait que Richard Boisset refaisait surface comme s’il n’avait jamais totalement disparu. Illusion, illusion.

Sur une table basse, devant le canapé où ils sont assis, elle a mis quelques photos et la page dépliée du magazine. A quoi pense-t-il ? Les deux photos sont là, côte à côte… Il lève enfin la tête, il paraît ému. ELLE SAIT, se retrouver à plus de quarante ans en arrière c’est toujours un choc.

– Vous étiez si jeune, nous étions si jeune ! J’aurais aimé vous connaître à ce moment là, mais aurions-nous su en profiter ? Je ne crois pas. Vous aviez vos rêves, j’avais les miens qui étaient de devenir un grand acteur célèbre, dans le monde entier si possible, je ne doutais de rien ! Il y aurait eu des déceptions… Il ne faut pas regretter. Nous aurions pu nous rencontrer il y a quelques années c’est vrai, le hasard a voulu que ce soit maintenant, c’est tard, mais il n’est jamais trop tard.

Vous m’avez toujours accompagné, vous mon inconnue. Gwendoline, voulez-vous que nous fassions un peu de chemin ensemble ? Depuis que je vous ai vue je pense à vous, nous ne pouvons remonter le temps ni changer notre destin, je crois toutefois qu’il est possible, sinon de ralentir, au moins de profiter de cette affection naissante que vous percevez comme moi, n’est-ce pas ?

Gwen sentit les larmes qui coulaient sur ses joues, elle était incapable de parler. C’était trop. Elle posa sa tête sur son épaule.

Il essuya ses yeux :

– Il faut être heureux maintenant, nous avons du retard à combler ! De la tendresse à offrir et à recevoir. Par quoi commençons-nous ?

Il avait pris ses mains dans les siennes. S’ils n’avaient pas quarante ans de moins, ils en avaient au moins quinze ! Et ils pouvaient faire des projets au gré de leur fantaisie. Oui, ils pouvaient encore être heureux, il n’y a pas d’âge pour le bonheur.

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-- N'a pas été accepté en une fois !

-- Pas une phrase, pas une image coquine !!! Quelqu'un m'a déjà dit : ça manque de piquant... Faudrait savoir

sorry
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Brumes
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Dim 14 Juin - 14:25

Et je vois que la police n'est pas identique !

Difficile à comprendre ! Aussi je n'essaie pas.Sleep
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Marie-jo 17
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Dim 14 Juin - 17:15

brumes dit

-- N'a pas été accepté en une fois !

-- Pas une phrase, pas une image coquine !!! Quelqu'un m'a déjà dit : ça manque de piquant... Faudrait savoir



peut-être, mais c'est une si belle histoire,qu'elle mérite qu'on la lise.
Elle nous donne confiance en l'avenir ,malgré notre âge!
merci ma Brumes de nous faire rêver!
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Marie-jo 17
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Lun 15 Juin - 10:43

je conseille de lire l'histoire ci-dessus , de Brumes, c'est magnifique!
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Nelly
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Lun 15 Juin - 13:44

Brumes a écrit:

-- N'a pas été accepté en une fois !
Tu veux dire que tu n'as pas réussi à insérer l'intégralité du texte sur un message ?

Brumes a écrit:
-- Pas une phrase, pas une image coquine !!! Quelqu'un m'a déjà dit : ça manque de piquant... Faudrait savoir

sorry
Celui qui t'a fait ce genre de réflexion manque de romantisme. Moi, j'ai aimé.
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Lun 3 Aoû - 16:55

APPARTEMENT 3 B (Condensé)


Ce fut le jeune inspecteur de police Gilles Gray qui fut chargé d’accompagner les pompiers afin d’ouvrir la porte de l’appartement n°3 du bâtiment B. rue Groison à Tours. Le Commissaire n’avait pas envie de se déplacer pour rien. Si on avait besoin de lui, Gray l’appellerait.

La propriétaire des lieux était Ventoux Adeline, 65 ans environ. Elle vivait seule et recevait de temps en temps la visite de son neveu Bruno. Gentil garçon mais un peu marginal. Il grattait de la guitare aux quatre coins du pays, vivotait tant bien que mal. Il ne voulait subir aucune contrainte et préférait cette bohême à une vie rémunérée et bien rangée.
Quand il avait envie d’un moment de tranquillité, il allait chez sa tante manger des tartes dont elle avait le secret. Il faisait de petites réparations, se vautrait sur le canapé devant la télé… puis au bout de cinq ou six jours, des bises à tantine et nouveau départ dans la nature. C’est après avoir essayé vainement de la joindre au téléphone qu’il avait contacté la gardienne.
Personne ne s’était inquiété. Une semaine sans se voir était chose courante dans l’immeuble. Bonjour, bonsoir ! Ils savaient qu’ils pouvaient compter les uns sur les autres en cas de besoin, mais pas de fréquentation assidue.

La sonnette résonnait dans le vide, le serrurier s’activa et bientôt le policier et les pompiers entraient dans l’appartement. Ils finirent par trouver madame Ventoux allongée sur le tapis de la chambre. Ce qui frappa l’assemblée se fut le visage crispé de la vieille dame. Vieille pour ces hommes dont la moyenne d’âge était de trente ans.

Le médecin diagnostiqua un arrêt cardiaque. Malgré la rapidité d’un infarctus l’individu sent qu’il est sur le point de mourir. On parle toujours d’une douleur « en coup de poignard »L’espèce de frayeur qui se lisait sur son visage était due à ces instants qui précèdent. Le toubib était pressé, il signa un acte de décès, sans violence apparente. Madame Ventoux ferait un bref passage dans la salle d’autopsie si les autorités voulaient se conformer à la procédure. Pour lui, elle était inutile.
Le policier fit le tour de l’appartement. C’était une personne méticuleuse et tout semblait en ordre. En dehors de la cuisine, toutes les fenêtres étaient fermées. Au 7ème étage on ne risque pas grand chose. Il avait déjà vu plusieurs cadavres de mort dite naturelle, pourquoi n’arrivait-il pas à adhérer à celle-ci ? Il manquait encore un peu d’expérience, malgré tout il n’arrivait pas à quitter les lieux. Les brancardiers attendaient son signal.
Il était penché sur le corps, détaillant chaque parcelle. Adeline avait fortement transpiré, ces traces sous les bras, sur le col de la robe, en étaient la preuve. Il avait appelé le patron. Celui-ci trouva le constat judicieux et il chargea son jeune adjoint d’approfondir. Il savait que les intuitions sont souvent justifiées. Gilles devait aller jusqu’au bout de ses doutes.

L’autopsie est une épreuve très difficile à surmonter, il fit pourtant l’effort de se présenter. Le médecin légiste était de la même région, ce qui faisait un petit lien entre eux malgré la différence d’âge. Le Docteur Georges Blanc était un vieux de la vieille. Ses autopsies étaient toujours une merveille de précision.

– Les traits crispés de la victime montrent qu’elle a souffert à cause de l’infarctus, c’est certain. Mais le cœur ne me parait pas malade au point de s’arrêter ainsi. Tout au plus un peu fragile. Je parierai pour une grande frayeur qui a occasionné cet infarctus. Ses yeux révulsés dépassent la douleur. Comme tu l’as constaté, elle a transpiré anormalement et je constate que sur ses jambes il y a des traînées d’urine, ce qui arrive lors d’une grande émotion.
Tu m’as dit avoir vu les vêtements dans son armoire et qu’aucun ne portaient des traces de transpiration excessive. Elle ne porte aucune trace de violence, le corps est en bon état, cette femme s’entretenait, ongles manucurés, coiffure en désordre vu les circonstances, mais teinture récente. Sous-vêtements de qualité et assez modernes pour une personne de cet âge, vivant seule.

– L’appartement est confortable, meubles anciens mais l’ensemble reflète un certain luxe. Armoires, placards, bien rangés. Dans la cuisine pas une seule petite cuillère qui traîne. Un téléphone dans l’entrée et un autre dans la chambre. Un portable dans son sac posé sur un fauteuil. Trois cents euros en coupures, deux cartes de crédit. Rien n’a été touché. Le vol ne semble pas être le mobile. Qu’est-ce qui aurait bien pu l’effrayer jusqu’à en mourir ?

Le neveu héritait d’une partie des biens, le reste allant à des œuvres ainsi que l’appartement puisque Bruno ne pouvait vivre dans un logement plus de huit jours ! Pour lui, elle avait acheté un petit deux pièces dans un quartier populaire. Il aurait un toit si l’envie lui prenait.

Gilles décida de creuser de ce côté-là. Un neveu qui hérite est toujours suspect ! Il était chez elle trois jours avant sa mort. Un voisin était témoin, madame Ventoux l’avait accompagné et embrassé sur le devant de la porte de l’immeuble. Elle avait même fait une réflexion :

– Quel dommage qu’il soit un éternel vagabond. Nous n’avons pourtant pas des nomades dans la famille !

Bruno paraissait vraiment affligé de la mort de sa tante.
– Comme je regrette de ne pas avoir été plus souvent auprès d’elle. Elle seule ne m’a pas jugé et j’ai toujours trouvé un accueil chaleureux. Pendant mes courts séjours elle me choyait, espérant sans doute m’inciter à rester. Je me rends compte maintenant de l’importance qu’elle avait dans ma vie et du vide terrible que je vais avoir.

– Vous étiez avec elle juste avant sa mort ?
– Oui, je suis resté presque une semaine.
– Vous a-t-elle parue différente ? Avez-vous remarqué si sa santé s’était altérée ?
Avait-elle une crainte quelconque ? Réfléchissez, tous les détails peuvent être importants.
– Votre interrogatoire m’inquiète. Elle est morte d’une crise cardiaque ? J’ignorais que son cœur avait des problèmes, elle n’en a jamais parlé. Elle prenait un cachet le matin pour un peu de tension, quelques vitamines prescrites par son médecin. Toujours gaie. Je n’ai rien vu d’anormal.
– Réfléchissez encore. C’est justement parce que sa santé paraissait bonne que cet incident cardiaque est bizarre. Avant de clore le dossier, je veux m’assurer que tout est normal.
– Vous allez habiter l’appartement ?
– Non. D’ailleurs il revient à des œuvres. Je ne puis supporter vivre enfermé. Adeline a tenu à acheter quelque chose, pour qu’un jour je sois à l’abri comme elle disait. Dans ce quartier huppé je ne suis pas à l’aise. J’espère qu’on me laissera prendre un petit souvenir. Je me rends compte maintenant combien j’étais attaché à ma tante. Mon copain Tom comprend mal que je ne veuille pas profiter davantage de ses largesses. Il est vagabond par nécessité, pas par goût comme moi.
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