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 HISTOIRE PRESQUE VRAIE !

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Brumes
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Lun 3 Aoû - 17:00

– Votre copain ? Il vous a accompagné de temps en temps ?

– Oui, deux fois. Il est venu me relancer, car il avait envie d’aller dans une rave party.

Alors le lendemain j’ai quitté Adeline pour le rejoindre et nous sommes allés à Berlin pour être avec les autres. C’est là que j’ai été informé du décès de ma tante. Le temps de faire surface et je suis venu aussitôt.

– Parlez-moi de votre copain. Comment s’appelle-t-il ? Où est-il en ce moment ?
– Tom Rustich, d’origine polonaise je crois. Il est resté là-bas. Je dois l’appeler dès que j’aurai terminé avec les formalités.
– Vous vous connaissez depuis longtemps ? Que faisait-il avant d’être dans la rue ?
– Je le connais depuis un an. Je sais qu’il a toujours galéré, c’est un bon joueur de guitare et à tous les deux on arrive à faire des petits concerts. Pourquoi vous intéresse-t-il ? J’ai besoin d’un alibi, pas vrai ? J’aimais vraiment ma tante, jamais je n’aurais pu lui faire du mal. L’appartement ne m’intéresse pas et les pièces que je ramasse dans la rue me suffisent pour manger.

Je viens –je venais- voir Adeline quand j’éprouvais le besoin d’un moment d’affection, une halte dans mes errances. Elle espérait toujours que je finirais par me lasser et me rapprocherais d’elle. « Ne crains rien, je te laisserai une liberté totale, mais c’est dommage de ne pas profiter de notre entente tant que je vais bien. On pourrait voyager, seule, ça ne me dit rien. Avec toi j’irais au bout du monde.
– Votre copain ne prenait-il pas un peu ombrage de cette présence, de cette affection ?
– Non, pas du tout. Au contraire il m’incitait à voir ma tante plus souvent. Il est vrai que je revenais avec des tartes, des plats cuisinés. Ça nous changeait des sandwichs.
– Bien, je vais vous libérer, je vous revois disons… dans 48 heures vers dix heures du matin ? Dès que votre copain arrive, dites-lui de venir me voir. Simple formalité.

Gilles espérait que ce Tom Rustich pourrait lui dire ce que pensait réellement Bruno de sa tante. Il avait du mal à croire à un total désintéressement quand on vit presque toujours dans la rue. Pourtant ce Bruno paraissait sincère il était assez sympa mais il savait qu’il ne fallait pas se fier aux apparences.

Tant qu’il n’aurait pas enlevé ce petit doute en lui, il tenait à explorer toutes les possibilités.

Quarante huit heures après, pas de Bruno. Cette absence n’était pas bon signe. Gilles contacta le notaire, monsieur Bruno Ventoux était venu chez lui l’avant-veille pour s’entendre confirmer qu’il héritait d’un petit appartement et d’une assurance-vie qui lui permettrait plus tard d’avoir un petit pécule. Le notaire lui avait conseillé de conserver cette assurance, mais le jeune homme avait envie de voyager et il était hésitant. D’ici qu’il puisse entrer en possession de son héritage il avait le temps de réfléchir.
Malgré ses affirmations, Bruno était intéressé par l’héritage ? S’il avait un mobile, il manquait le : comment avait-il procédé pour faire mourir sa tante sans la toucher ?

Ce fut en fin d’après midi que l’hôpital Pasteur téléphona. Un dénommé Bruno Ventoux avait été admis d’urgence et la carte du policier était dans une poche. Gilles se précipita. Il fut reçu par le médecin de service. Le patient avait reçu deux coups de couteau, perdu beaucoup de sang, mais ses jours n’étaient plus en danger, sauf complication.

Dans un sens il fut soulagé, son absence n’était pas volontaire. Cette agression donnait une tournure nouvelle à l’affaire. Il était impératif de voir ce Rustich, où c’était lui l’agresseur, où il pouvait savoir de qui il s’agissait. Dans ce monde de marginaux les bagarres devaient être fréquentes.
Admis auprès de Bruno, ce dernier fut toutefois incapable de parler. Alors Gilles employa une bonne vieille méthode : une feuille avec écris en gros AGRESSEUR Rustich ? Un léger mouvement de tête fit oui.

Immédiatement l’inspecteur lança une recherche et quelques heures plus tard l’individu fut interpellé. Comme témoin tout d’abord.

– Vous êtes un ami de Bruno Ventoux. Il a reçu deux coups de couteau, il est à l’hôpital dans un état grave. Vous avez des marques sur le visage, vous vous êtes bagarrés ?
– Oui. Un léger différend.
– Un léger différend ? A coups de couteau ? Pour quel motif. ?
– Rien d’important, on avait un peu bu. On s’entend bien en général.
– Ventoux n’avait pas un gramme d’alcool dans le sang. Je veux une explication, sinon je vous fais incarcérer pour coups et blessures avec l’intention de donner la mort.

Rustich baissait la tête sans prononcer un mot. Gilles sentait l’homme traqué, il ne résisterait pas longtemps à un interrogatoire serré. Marginal peut-être mais plus sournois que bagarreur.
– J’aimerais savoir ce que vous disait Ventoux au sujet de sa tante. Vous le connaissiez suffisamment, il devait vous faire des confidences.

– Il se servait d’elle. Il allait la taper quand nous étions à sec. Dès qu’il avait obtenu ce qu’il voulait, il revenait vite vers moi et nous partions jouer de ville en ville et dépenser le fric de la vieille.

Aussitôt Gilles sut qu’il mentait. Si Bruno était pour quelque chose dans le décès de sa tante, il aurait pris le pognon avant d’appeler la gardienne.

– Quand avez-vous vu madame Ventoux pour la dernière fois. ?
– Oh, il y a longtemps, une seule fois.
– Je croyais que vous étiez passé deux jours avant que votre copain vous rejoigne.
– Oui, c’est vrai, j’avais oublié. Je ne suis pas resté, c’était juste pour savoir si Bruno venait avec moi.

Gilles sentait de plus en plus que ce Rustich cachait quelque chose. Il posait des questions, mais l’autre répondait évasivement et il évitait son regard. Ayant reconnu avoir porté les coups de couteau au cours de la bagarre, il fut mis au frais pour un certain temps. L’inspecteur allait faire son enquête sur cet individu et chercher ce qu’il voulait cacher. Le temps pressait.

Le parcours de Rustich laissait des zones d’ombres, mais un évènement fit jaillir chez Gilles la certitude de connaître le COMMENT. Il restait le pourquoi !

Dans un demi coma, Bruno était incapable d’apporter des éclaircissements. Etait-il l’instigateur de la disparition de madame Ventoux ? Gilles penchait pour le non, pourtant c’était lui le bénéficiaire, quel était l’intérêt de Rustich ?

Le policier faisait interrogatoire sur interrogatoire, il fallait harceler l’individu pour qu’il craque et dise enfin comment c’était déroulé « le meurtre » de la vieille dame. Il finit par dire :
– Je sais que vous avez travaillé pendant un mois dans un magasin près du Boulevard Saint Martin.

Au sursaut de Rustich il comprit qu’il avait tapé dans le mille. Il ne fallait pas qu’il reprenne ses esprits.

– Votre copain va mieux, je vais aller l’interroger cet après midi et je saurai la vérité. Si vous me la dites avant, on pourra en tenir compte.
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Brumes
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Lun 3 Aoû - 17:09

Alors Rustich craqua, et d’une voix un peu sourde se mit à parler :

– Bruno me bassinait avec sa tante et si je ne l’avais pas harcelé il serait allé de plus en plus souvent chez elle, au détriment de notre profonde camaraderie. Au début nous étions très proches, puis petit à petit il s’est éloigné, je sentais une certaine lassitude. Cette tante qui l’accaparait avait du pognon et il n’en profitait guère. Ce qu’il rapportait nous permettait de vivre mieux pendant un moment. Si la vieille disparaissait, je savais qu’il serait héritier et nous pourrions être tranquilles. J’ai toujours vécu dans la rue, je ne connais pas le confort et quand j’ai vu l’appartement cossu, je me suis imaginé dedans et voyager pour le plaisir. Le paradis quoi !

J’ai donc cherché le moyen pour que Bruno soit l’héritier en toute légalité. Je croyais que la crise cardiaque, sans aucune violence autour, permettrait de conclure à une mort naturelle. En fait, elle l’est d’une certaine façon.
Je vins le voir sous le prétexte de la rave party et du concert à Berlin d’un groupe que nous aimions. Nous serions absents plusieurs jours et tous les témoignages seraient en notre faveur. C’était du tout cuit. Je profitais d’aller dans la salle de bain pour déposer l’arme du crime dans le coin d’une penderie. Cette arme ne se mettrait en route que dans quarante huit heures environ… nous serions loin.
Ce sont vos questions qui ont alerté Bruno. Je lui avais parlé plusieurs fois de ce magasin où j’avais travaillé, faisant part de ma fascination pour ce que je vendais. Quand il a compris, puis connu, ma participation il s’est mis dans une grande colère, m’envoyant un coup de poing dans la gueule et décidé à venir vous voir. J’ai sorti mon couteau… Au fond je suis content qu’il soit en vie, car j’aime bien mon pote. Je croyais qu’il comprendrait mon geste et que, somme toute, la disparition de sa tante n’avait pas trop d’importance.

Chez la plupart des gens la vue des serpents est quelque chose d’horrible. Une peur irraisonnée s’empare d’eux. J’avais appris à les manipuler et c’est donc avec un python de trois mètres cinquante blotti dans mon sac à dos, que je débarquais chez Adeline Ventoux.
J’avais pris soin de donner à manger au reptile pour qu’il dorme pendant deux ou trois jours… le reste ne dépendait plus de moi. J’imagine la terreur de la tante quand elle a vu ce gros serpent onduler et s’approcher d’elle. Pour lui, simple curiosité, il côtoyait l’être humain à longueur de journée. Il a dû se dresser devant elle pour l’examiner et probablement passer sur le corps quand elle est tombée, étendue sur le sol. Même un cœur en assez bon état peut flancher. Je comptais sur ça et c’est arrivé.

J’ai drogué Bruno et ce fut une course contre la montre pour aller récupérer l’animal. Mon pote était réveillé quand je suis revenu mais il avait perdu la notion du temps et mon absence était normale. C’est plus tard qu’il fit le rapprochement, ma visite, le sac à dos assez volumineux et ma fascination pour ces bestioles.
Voilà, à présent vous savez tout.

Le dossier était clos, Gilles fut félicité pour la conclusion de cette affaire. Il avait eu du flair, c’était bon pour sa carrière. Ce succès ne fit que le confirmer dans son désir de poursuivre le crime. Adeline Ventoux aurait pu disparaître sans que son assassin soit découvert.

A présent il allait voir Bruno. Il aurait besoin de sympathie, il perdait à la fois une tante qu’il aimait énormément et un copain devenu assassin. Il aura du mal à s’en remettre.

Gilles aimait bien ce côté voyou au cœur tendre…

(Le condensé tronque un peu le récit. Nelly, je n'ai pu passer le texte en entier : trop long !!! D'autres aussi longs ont été acceptés Question Question Question
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Brumes
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Lun 3 Aoû - 20:24

Nicole me dit que c'est trop petit. Si c'est le cas chez vous je peux grossir les lettres !
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Nelly
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Mar 4 Aoû - 8:31

Brumes a écrit:
Nicole me dit que c'est trop petit. Si c'est le cas chez vous je peux grossir les lettres !
Je l'ai fait pour toi, Brumes. Il est effectivement plus facilement lisible ainsi. Quant à savoir pourquoi tu n'as pas pu intégrer la totalité du texte, j'imagine quand même qu'il y a une limite que tu aurais probablement dépassée, vu la longueur. Je ne me souviens pas que tu aies mis l'équivalent des trois messages de ton histoire en un, jusqu'ici.
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Nelly
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Jeu 6 Aoû - 8:23

J'aime bien prendre mon temps afin de lire paisiblement tes nouvelles, Brumes.

Cette fois encore, tu as su y mettre le suspens. Je n'avais pas deviné quelle pouvait être l'orgine du décès. Ne deviendrais-tu pas addicte à ces horribles bêtes ? Suspect lol! Merci et bravo. I love you
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Marie-jo 17
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Jeu 6 Aoû - 8:35

ah chère Brumes, ...encore une fois, tu nous aura menés au coupable ,jusqu'au dernier mot de ton texte!BRAVO et merci de nous régaler d'aussi belles histoires!
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Nelly
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MessageSujet: L'exode   Ven 28 Aoû - 9:38

Voici, en quelques mots, l'histoire relevée par la soeur d'un bébé né il y a 70 ans et dont nous fêterons l'anniversaire samedi. Je vous laisse réaliser l'état d'esprit de ces personnes ayant subi cela :

H. a vu le jour le 24 août 1939.

Derrière ce bonheur, se cachait une terrible réalité. Nous habitions à Freyming. L'atmosphère était tendue, la guerre menaçait, on ne passait plus les frontières. C'était la mobilisation, les hommes étaient appelés sous les drapeaux.

Le premier septembre 1939, H. avait donc une semaine. Toute l'agglomération de Freyming devait être évacuée. Maman, seule avec ses deux enfants, H. âgé de huit jours et moi ayant 22 mois, fit appel à sa sœur Rosa, pour l'aider à rassembler les affaires indispensables et se rendre à la gare de Béning. C'était l'exode !
Tante Rosa était mariée depuis peu. Son mari, mobilisé à Lixing, avait déjà chargé ses valises sur son vélo pour partir. Elle a tout laissé pour aider maman et voici ce qu'elle a écrit :

"Me voilà partie avec Léonie qui avait à peine accouché de son fils H. J'ai mis le bébé dans un panier à linge et j'ai pris F. par la main. En voiture à cheval, nous nous sommes rendus à la gare de Béning pour monter dans des wagons à bestiaux. Malheureusement, on ne m'a plus laissée retourner chercher mon vélo et mes affaires. Je suis partie avec ce que j'avais sur le dos. Nous sommes allés jusqu'à Jezainville, près de Pont-à-Mousson, où une dame est venue chercher Léonie et le bébé pour quelques jours. Puis, nous sommes partis dans le Pas-de-Calais, à Sains-en-Gohelle, près de Béthune, pour rester six semaines chez un ingénieur anglais. Enfin, on nous a envoyés en Charente Maritime, à la Tremblade.
Après un séjour d'un an, nous avons été autorisés à retourner chez nous, à Freyming, où tout avait été volé !"
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Brumes
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MessageSujet: C'est par où la sortie ???   Mar 22 Sep - 12:58

C'EST PAR OU LA SORTIE ??



Depuis longtemps Lily voyait que son compagnon n'allait pas bien. Il n'arrivait plus à faire face aux situations. se repliant sur lui-même pour cacher ses problèmes et peut-être ses souffrances.

Il ne se rendait pas compte qu'en agissant ainsi, Lily se croyait incapable d'aller au-delà d'un seuil assez primaire. Il lui communiquait ses problèmes de santé et elle était triste de constater sa propre déchéance.

Bien sûr elle appela un spécialiste qui fut attentif. Pour un temps il redonnait goût à l'un et à l'autre de poursuivre ensemble cette aventure exaltante. Tant qu'il y avait un espoir le spécialiste voulait soigner, acharnement thérapeutique ?

Lily souhaita une chirurgie radicale et ce n'est que contraint et forcé, quand plus rien ne fut possible qu'il accepta de mettre fin aux souffrances du malade.

Elle était triste d'abandonner ainsi celui qui lui avait tellement apporté. Quand il partirait définitivement la peine serait immense.

Il lui faudra s'habituer à un nouveau compagnon, pour l'instant elle ne l'aime pas. C'est un inconnu. Un effort important à faire. Pour qu'ils s'acceptent il faudra du temps, des balbutiements, des énervements peut-être... des deux côtés. Le spécialiste sera là pour leur apprendre à s'entendre, à s'apprécier, à s'aimer !

Depuis qu'elle est entrée dans un long tunnel où toutes les issues entrouvertes se sont refermées sur elle, Lily a pris l'habitude de "louper les portes".Une fois de plus elle essaie d'en ouvrir une. Est-ce la bonne ?

C'est par où la sortie ???

Adieu à Lordin I - Bonjour à Lordin II

(Lily est un pseudo, la narratrice a voulu garder l'anonymat risquant d'être poursuivie pour "non assistance à Lordin en danger")
Aidez-moi !
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Marie-jo 17
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Mar 22 Sep - 16:06

t'es incroyable ma brumes!
merci pour cet émouvant récit,mes condoléance pour ta perte de Lordin Laughing
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Nelly
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Mer 23 Sep - 7:07

Brumes a écrit:
Depuis qu'elle est entrée dans un long tunnel où toutes les issues entrouvertes se sont refermées sur elle, Lily a pris l'habitude de "louper les portes".Une fois de plus elle essaie d'en ouvrir une. Est-ce la bonne ?
Laughing Laughing Il n'y a que toi pour nous faire un tel récit... Lordin est mort, vive Lordin ! OK

Heureusement que ta Lily loupe ses portes. Elle tombe toujours sur autre chose. Ton nouveau Lordin te fera rapidement oublier l'ancien, d'autant plus que son contenu (tes récits et autres documents) sont identiques. Ne t'en fais pas, tu t'y feras rapidement. Like a Star @ heaven
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Brumes
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Ven 2 Oct - 7:48

-- Je n'ai relu qu'une fois.

SAFARI


Isabeau de B. était follement heureuse. Enfin, elle allait partir pour un vrai safari en Nouvelle-Guinée, au pays des Papous. Quelle aventure !

Ces hommes sortant de la préhistoire, arborant des décorations magnifiques. Elle avait une photo devant elle,

Il était craquant ce beau guerrier. Un anneau dans le nez, de longues plumes d’oiseau qui passaient par les narines et formaient deux jolies volutes vers le haut et vers le bas. Une longue aiguille lui traversait les joues. Les arcades sourcilières, dépourvues de poils, arboraient des cercles de tailles différentes. De son front partait une sorte de chaîne qui se perdait dans les plumes et corps d’oiseaux, formant ainsi une coiffure haute en couleur.

Très bronzé, son corps d’athlète exhibait lui aussi des dessins en relief. Isabeau n’osait pas imaginer l’origine de ce relief. Entièrement nu, il avait seulement un genre de pagne qui semblait être de la fourrure, se confondant ainsi avec la couleur de sa peau. Un truc en osier dépassait, mais elle ne distinguait pas bien et n’en connaissait pas l’utilité, en tout cas c’était de la décoration. Ici et là des tatouages, il lui semblait voir des dragons stylisés et toujours ces reliefs disséminés partout accentuant les motifs dessinés.

Elle s’était documentée sur ce peuple. Très endurants, les hommes pouvaient courir pendant des heures. Ils lançaient avec force un genre de noix de coco que l’adversaire devait reprendre au vol et renvoyer. Isabeau vit dans les règles de ce jeu un ancêtre en somme du tennis. Sans raquette. Si l’un des joueurs recevait sur la tête l’objet envoyé, il risquait de perdre la vie. Mais c’était sans méchanceté. Quand ils voulaient faire la guerre c’était autre chose ! De la peinture était ajoutée pour paraître menaçants. L’œil déjà sombre, devenait presque une arme, tellement le regard était haineux.
Vus de dos, mon dieu comme ils étaient mignons. Une ficelle passait entre les fesses, au fond ils portaient des strings bien avant les Occidentaux. Ces derniers n’avaient rien inventé.

Isabeau de B. en frissonnait. Elle espérait approcher de plus près cet être fruste, ça la changerait de Jean-Edouard ou de Gonzague. D‘ailleurs ils n’avaient pas voulu se joindre à l’expédition. Tant mieux, elle pourrait ainsi profiter pleinement sans être continuellement rappelée à l’étiquette.

A présent elle vérifie si Lucia la camériste a bien préparé les affaires :

- Le vêtement spécial brousse, dans un ton noisette-vert, imperméable, aux poches multiples de chez Galliano.
- Le sac à dos et les divers accessoires assortis de chez Hermès.
- Les souliers de marche de chez Steiger bottier du Faubourg St Honoré sont en harmonie.
- Un chrono de chez Cartier plus quelques babioles simples : colliers etc.
- Pour les soirées autour d’un feu de camp, une longue robe en coton de chez Chanel.
- Ensembles pantalons/t-shirt, plus modestes de la boutique sport de Dior.
- Accessoires de toilette etc.
Tout y est ! Il est recommandé d’emporter peu de vêtements, elle a donc pris le minimum, Isabeau de B. peut partir.

Voyage en avion sans histoire, un peu long, mais la voilà arrivée dans cet endroit où elle va être en contact avec des (demi) sauvages. C’est palpitant. Elle emporte appareil de photos et caméra Leica. Elle remet le tout à un porteur et à la suite du guide elle s’enfonce dans la jungle.

Mon dieu comme l’atmosphère est moite, il y a des moustiques, il fait chaud, c’est un vêtement réfrigérant qu’elle aurait dû prendre. Les chemins sont difficiles, mais elle entend suivre l’aventure jusqu’au bout, en vrai baroudeuse.
Tout à coup, trois individus, emplumés, percés de toute part, font leur apparition. Comme ils ont l’air méchants ! Des lances à la main. Isabeau toutefois aime cette petite angoisse qui l’étreint. Cette forêt… n’a rien à voir avec la chasse en Sologne ou à Rambouillet qu’elle pratique. Ces hommes sont à l’opposé de ceux qu’elle fréquente. Véritables hommes des bois ! Le guide d’ailleurs est là pour la protéger ? Elle prend sa caméra et se met à filmer.
Isabeau de B. arbore son plus beau sourire et s’approche du plus grand d’entre eux, couleur d’ébène, corps musclé, beau comme un dieu noir, peu avenant mais qui semble intrigué par cette jeune et jolie Parisienne. Oh! sans doute ne sait-il pas qu’elle vient de la plus belle ville du monde et qu’elle fréquente davantage les hommes en smoking que des hommes arborant des bijoux et des plumes faisant partie intégrante de leur chair.
Les frissons se succèdent, ce doit être excitant d’être tout contre. Sentir sous ces mains ces reliefs de la peau, penser à ces souffrances qu’il a dû subir pour devenir plus beau. Malgré son nez épaté il est séduisant, le côté sauvage, primitif, l’attire de plus en plus. Elle s’encanaille, le danger, la petite peur, la montée d’adrénaline… tout contribue au rapprochement.

Le petit groupe suit les deux Papous et Isabeau de B. se retrouve seule devant son Apollon sorti de la nuit des temps. Tout à coup il la prend par la taille et la jette sur son épaule. Aïe, ça pique, elle sent des épines qui traversent sa peau, mais n’a pas le temps de réagir, elle a juste le temps de voir un genre d’abri fait de branches et se retrouve propulsée sans ménagement sur un lit de feuilles mortes. L’atterrissage est dur … Un ange passe…

Isabeau de B. rejoindra le groupe un peu plus tard et ne dira rien sur son absence. Personne d'ailleurs ne le demande. De retour dans le monde civilisé elle ne donnera pas non plus de détails sur son aventure personnelle. Elle n’est pas prés d’oublier, car elle porte encore les blessures infligées par toutes ces aiguilles, ces anneaux, qui se sont imprimés dans sa chair. Elle a voulu connaître « le sauvage », dans tous les sens du terme… c’est réussi. Il aurait quand même pu enlever ses bijoux !
A présent, même une boucle d’oreille lui fait horreur !

Quelques jours plus tôt, le safari terminé, le groupe se prépare à partir. Le guide s’est éloigné avec les trois Papous.
–Tenez, voilà votre argent. Les touristes ont eu leur part d’émotion, vous étiez effrayants à souhait. Quant à toi Strak tu t’es bien amusé avec l’aristocrate ? Tu peux enlever tes décorations et rejoindre tes femmes et tes enfants. A la prochaine. Je t’enverrai un mail dès que j’ai réuni quelques personnes.
– Dis-moi Oscar, si c’est possible, j’aimerais une blonde avec des cheveux très longs.

Ils se serrèrent la main en riant et chacun repartit à ses occupations.

Moralité : Toujours se méfier des inconnus décorés !




NB : Cette histoire est une pure fiction. Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé, serait une simple coïncidence.
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Brumes
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Dim 18 Oct - 8:20

UNE NUIT ETRANGE (condensé)

L’horizon s’assombrissait. En cette fin de journée régnait un silence inquiétant. Les oiseaux s’étaient tus. Pas un souffle d’air, aucune agitation dans les feuilles des arbres et pourtant on sentait la menace, ce calme n’allait pas durer.
Ce fut d’abord un frémissement dans les branches, puis les premières gouttes tombèrent. Une voiture roulait sur cette petite route de campagne qui traversait la forêt dense. La pluie se mit à cogner de plus en plus fort sur le toit. Les branches des arbres se tordaient dans tous les sens, certaines se cassaient, et, bientôt, rouler serait impossible. Des petits grêlons commençaient à marteler la carrosserie.

Edith regrettait de ne pas avoir attendu demain pour poursuivre son voyage. Toujours cette impatience. Jamais elle n’arriverait à destination avec un temps pareil. A présent le ciel était presque noir et les bourrasques allaient en s’amplifiant. Un rideau de pluie empêchait une bonne visibilité. Le va-et-vient des essuie-glace était énervant..
Le visage proche de la vitre, elle ne voyait presque plus le chemin. Aussi lorsqu’elle aperçut une pancarte « Hôtel … » elle s’engagea à droite dans l’allée, sans réfléchir. Elle finit par voir une grande bâtisse, mais aucune lumière visible. Elle devina une voiture garée sur la gauche et se rangea devant le perron d’entrée. Sans hésitation, elle prit son sac et bondit hors du véhicule pour enjamber rapidement les trois marches conduisant à la porte d’entrée.

Avant de chercher une sonnette quelconque, elle tourna la grosse poignée et la lourde porte s’ouvrit. Un éclair lui permit de voir qu’elle se trouvait dans un grand vestibule. Ses yeux s’habituant à l’obscurité elle essaya de trouver un commutateur et se rendit compte qu’il n’y avait pas d’électricité. Force était de constater que l’hôtel était vide Edith n’était pas peureuse, elle était au sec, elle espérait trouver une chambre avec un matelas, peut-être une couverture. Le reste pouvait attendre.

Puisqu’il y avait une voiture, il y avait sans doute quelqu’un et elle se mit à appeler, de plus en plus fort. Elle finit par apercevoir la lumière vacillante d’une bougie qui s’approchait. Une voix d’homme se fit entendre :
– L’établissement est fermé pour travaux, vous n’avez pas vu le panneau à l’entrée ?
– Non, excusez-moi. Il pleut tellement. J’ai vu « hôtel », je n’ai pas cherché plus avant. Pourrais-je quand même être abritée pour la nuit ? Je vous en serais très reconnaissante. Je paierai ce qu’il faudra. Je suppose qu’il n’y a rien à manger ?
— Il y a quelques boîtes de conserves, nous allons voir.
L’homme c’était approché, Edith pouvait à présent voir ses traits. Une taille légèrement au-dessus de la moyenne, châtain semblait-il, visage avenant. Il sourit et l’invita à le suivre jusqu’à une grande cuisine. Des reliefs de repas sur une grande table montraient qu’il avait déjà pris une ou plusieurs collations.
Il posa la bougie et en alluma une deuxième, donnant ainsi un peu plus de clarté, ils se dévisageaient. Elle ne devait pas être à son avantage car les cheveux mouillés pendaient lamentablement, elle était trempée de la tête aux pieds.
– Je vais chercher un peignoir de bain, vous ne pouvez rester ainsi. Il pleut trop fort pour aller prendre votre bagage. On verra plus tard, mais il est impératif de vous changer.

Restée seule, elle trouva que la situation était inédite, ce n’était pas pour lui déplaire. Passer la nuit dans un grand hôtel vide en compagnie d’un inconnu, l’aventure était totale. Entièrement libre, elle n’avait de compte à rendre à personne. L’homme ne lui déplaisait pas. C’était rassurant d’avoir quelqu’un à ses côtés alors que les éléments étaient déchaînés dehors et que l’intérieur, désert, pourrait être angoissant.

Il revint au bout de quelques minutes avec un peignoir en éponge et le lui tendit.
–Vous avez le cellier au bout de la pièce pour vous changer, prenez une bougie. Pendant ce temps, je vais faire du feu afin de sécher les vêtements, demain ils seront prêts. Pour dîner des petits pois vous conviennent ? Pas trop de choix, mais le principal est de manger.

Elle acquiesça et se dirigea vers le fond de la cuisine. Un vieux miroir lui permit de constater, que même avec les cheveux plats elle n’était pas mal et le bleu ciel du vêtement faisait ressortir celui de ses yeux. Elle devrait veiller à ce que le peignoir ne s’ouvre pas, elle n’avait gardé que sa petite culotte, tout le reste étant mouillé.
Drôle de situation quand même. Elle devait effacer sa gêne…et conserver son sang froid.
Il avait tendu une corde et suspendit lui-même le linge le plus près possible du feu. Des assiettes, des verres, des couverts étaient sur la table ainsi que des biscottes et un vin millésimé !
— Je m’appelle Gilles et vous ? On s’en tient aux prénoms ?
— Edith.
— Faisons contre mauvaise fortune bon cœur, comme vous je suis coincé, j’étais venu prendre des mesures pour les travaux envisagés et ce temps exécrable est peu propice à la circulation. Au milieu de la forêt les arbres peuvent s’abattre à tout moment. Je ne suis pas attendu. J’étais en trin de chercher pour dormir quand vous êtes arrivée. Il y a de nombreuses chambres on en trouvera bien une un peu plus confortable, avec au moins un matelas ! dit-il en riant d’une façon un peu saccadée.

– Tenez, buvez un peu ça va vous réchauffer. Il y a encore des bouteilles, c’est toujours ça. Et avec une pointe d’humour : Les petits pois sont natures mais ils sont extra-fins… l’un compense l’autre. Espérons que nous n’aurons pas beaucoup de repas à faire, sinon ce sera monotone.

Ils bavardèrent tout le long du repas, la tempête et l’isolement de l’endroit étaient au centre de la conversation, ils étaient heureux d’être en compagnie. Ils se regardaient souvent et la sympathie était réciproque. Tout à coup elle frissonna, il se leva et mit sa veste sur les épaules d’Edith.
– Ce n’est pas le moment d’attraper froid. Comme il y a très peu de bois, l’autre est à l’extérieur et probablement humide, nous irons nous coucher de bonne heure. Nous bavarderons bien au chaud.

Que voulait-il dire par-là ? Edith était un peu inquiète, mais après tout, c’était peut-être une aventure qui aurait son charme, elle aurait pu tomber plus mal. Malgré le vin -la bouteille était vide- elle frissonnait toujours. Nue sous un peignoir en éponge n’était pas l’idéal, aussi elle accepta de le suivre sans hésitation. Il passa son bras autour de la taille et lui frotta le dos avec énergie.

Au deuxième étage ils trouvèrent, au fond du couloir, une chambre avec un matelas et une vieille couverture légère. C’était mieux que rien.
– Il ne fait vraiment pas chaud. Venez contre moi, n’ayez pas peur. C’est une question de survie, dit-il avec ce rire un peu particulier mais drôle à entendre quand on s’y est habitué.
Il la serra contre lui en la frictionnant, Edith se réchauffait et trouvait le contact agréable, elle était troublée et sentit que c’était réciproque. Un souffle tiède contre sa joue…

Quand elle s’éveilla, le jour entrait à flot dans la chambre. Il était assis sur un fauteuil et la regardait intensément. Edith sourit, s’enveloppa rapidement dans le peignoir et s’approcha de lui pour l’embrasser. Il se détacha vite et lui montra les vêtements posés sur une chaise.
–Ils sont secs, vous pouvez les mettre, la tempête s’est calmée, il ne pleut plus, nous allons pouvoir partir. Je vous attends à la cuisine pour prendre un petit déjeuner.

Ce vouvoiement après cette nuit intime et cette invitation à partir au plus vite étaient surprenants, elle ne comprenait pas. Il lui semblait pourtant qu’une aventure pouvait être envisagée. Toilette rapide avec une eau glacée, habillée en vitesse.
Le café soluble passe difficilement. Il est là, mais distant, c’est un autre homme qu’elle voit, ce n’est plus celui de cette nuit, prévenant, passionné. Son regard est sans expression et Edith sent le froid l’envahir.
Il va vers l’évier et commence à laver les bols, elle finit de débarrasser la table. Gilles jette un coup d’œil, rien ne traîne.
– Vous avez plié la couverture ? Nous devons laisser place nette.
– Oui. La chambre est en ordre.
Il ne fuyait pas son regard, mais paraissait ailleurs. Elle avait un poids sur la poitrine. Elle voudrait tellement le revoir. Surmontant sa réserve, elle sort de son sac une carte de visite avec ses coordonnées.
– Si vous souhaitez me contacter…
Gilles ne dit mot, mit la carte dans une poche, puis se dirigea vers la porte. Edith le retint un instant et leva la tête, ils n’allaient pas se séparer ainsi quand même. Bref baiser sur le coin des lèvres et il la poussa vers la sortie.
Il fit un signe avant de monter dans la voiture et partit sans attendre qu’elle en fasse autant.

Cette attitude était incompréhensible, seule explication : il était marié et regrettait cet écart de conduite ? Les circonstances étaient tellement particulières, pouvait-on les blâmer ? Pour elle c’était une douche froide.
Il avait pris à gauche, Edith au contraire devait aller vers la droite. Tout le long du trajet elle repensa à ces heures qu’elle venait de vivre. Elle avait bien fait de donner ses coordonnées, il allait bientôt l’appeler, Il y aurait une suite, c’était certain.

La route était encombrée de branches mais des hommes étaient déjà à l’œuvre pour déblayer et elle arriva chez elle, avec retard mais sans trop de difficultés. Après un bon bain elle s’allongea sur le lit, ferma les yeux, le visage de Gilles présent dans sa tête. Allait-il disparaître de sa vie aussi rapidement ?
Elle attendit en vain un appel. Les jours et les semaines passèrent. Il fallait se faire une raison, c’était fini avant d’avoir commencé. Elle avait espéré si longtemps un compagnon qui lui plaise, la déception était grande. Pour lui elle n’avait été que l’aventure d’une seule nuit ? Elle avait mal, très mal.

Environ trois mois passèrent, Edith commençait à oublier. Un soir en rentrant chez elle, elle vit une voiture rangée devant l’immeuble sans y prêter vraiment attention. Deux hommes en sortirent et s’approchèrent.

– Madame Edith Lanvin ?
– Oui, répondit-elle. Vous désirez ?
Ils sortirent une carte de police.
– Nous voudrions vous parler. Pouvons-nous entrer ?
– Je vous en prie.
Cette visite ne lui plaisait pas. Désemparée, sur ses gardes, était-ce bien des policiers ? Elle attendait la suite.
– Vous connaissez Gilbert Pelletier ?
– Ca ne me dit rien. Je n’ai personne de ce nom dans ma clientèle.
Un des deux hommes sortit une photo de son porte-documents :
– Et cet homme ?
– Ah ! Lui, oui, c’est Gilles, mais j’ignore son patronyme. Il lui est arrivé quelque chose ? demanda-t-elle.
– Pouvez-vous nous dire dans quelles circonstances vous l’avez rencontré ?
Edith hésita, elle se sentait rougir mais finit par raconter ce qui lui était arrivé, passant rapidement sur l’épisode de la nuit. Ils comprirent évidemment et restèrent un long moment silencieux.
– Que se passe-t-il ? Comment avez-vous eu mon adresse ? Vous m’inquiétez.
– Nous avons une mauvaise nouvelle à vous annoncer.
Le cœur d’Edith battait à tout rompre. Cet homme qui l’avait troublée, attendu pendant des mois… avait dû être accidenté pour que des policiers se déplacent?

Finalement, celui qui paraissait le supérieur, prit la parole :
– Gilbert Pelletier, que vous avez connu sous le prénom de Gilles, vient d’être arrêté. Il est soupçonné d’au moins quatre meurtres de femmes.
– Ce n’est pas vrai, c’est impossible… l’homme que j’ai connu était charmant, prévenant. Il aurait eu tout le loisir de me supprimer, nous étions seuls dans un grand hôtel vide. Quand je me suis éveillée il était levé depuis longtemps ! Il avait mis mes vêtements secs près du lit, il est descendu pour préparer le petit déjeuner, ensuite il a lavé les bols pendant que je rangeais la table. Ce n’est pas le comportement d’un suspect, encore moins d’un meurtrier.
Je dois reconnaître que le matin je l’ai trouvé distant, très différent des heures précédentes. Etait-il marié et souhaitait-il mettre de la distance entre nous ? C’est ce que j’ai supposé. Néanmoins je ne souhaitais pas que notre relation s’arrête si brusquement et je lui ai donné mes coordonnées, j’ai vainement attendu un coup de fil !

– Croyez-moi, c’est préférable. Vous avez été en état de grâce, une chance qui ne se serait peut-être pas reproduite. Nous avons trouvé votre carte dans ses affaires, c’est ainsi que nous vous avons trouvée.

C’était incroyable, pourtant ces policiers étaient affirmatifs, ils avaient des preuves ! Ils racontaient le parcours de ce Gilles. Edith était glacée, elle se mit à trembler au fur et à mesure qu’elle réalisait. Elle voulait douter encore, quand, brusquement, elle fut prise de nausées, ayant juste le temps d’arriver aux toilettes. Un policier lui emboîta le pas pour parer à toute éventualité.
Elle lava son visage et revint vers le salon. Elle était très pâle.
– Ça va ? Je comprends votre bouleversement. On le serait à moins.

Les jours qui suivirent furent difficiles pour Edith. Elle essayait de s’étourdir au travail, Elle dormait mal, faisait des cauchemars. Cette nuit troublante à côté d’un tueur en série… pourquoi était-elle encore en vie ? Question qui la poursuivrait désormais pour toujours.

Pourrait-elle encore aimer ?

(Inspiré par plusieurs faits divers)


Dernière édition par Brumes le Dim 18 Oct - 13:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Dim 18 Oct - 8:35

-- Relevé des erreurs, mais je n'ose pas rectifier de peur de tout perdre !!!
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Dim 18 Oct - 9:13

si tu veux rectifier tu fais éditer à ton envoi , tu transformes et tu envoies..Sure, tu ne perdras rien flower
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Dim 18 Oct - 9:42

Je sais, mais comme j'ai perdu des messages avec "prévisualisation", en ce moment j'évite de modifier, de longs messages tout au moins.

Je préfère attendre que tout aille bien sur le forum ! Personne ne' m'en voudra si j'ai fait quelques erreurs sorry

Je peux bien sûr faire un court message, mais je ne sais si ça en vaut la peine !
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Dim 18 Oct - 12:29

Brumes a écrit:
-- Relevé des erreurs, mais je n'ose pas rectifier de peur de tout perdre !!!
Tu ne risques rien, Brumes : ton message reste enregistré. S'il devait y avoir une coupure et que le nouveau avec les rectificatifs ne passait pas, l'ancien resterait. A partir du moment où le premier est enregistré, tout va bien. Ca m'est déjà arrivé et il n'y a pas eu de soucis.
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Dim 18 Oct - 13:38

-- De toute façon, les longs messages de ce genre, sont écrits sur Word et sauvegardés. Mais c'est ennuyeux si on est obligé de refaire le parcours !

Pour le forum je condense certaines histoires, ça demande une attention particulière supplémentaire. study sorry
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Jeu 12 Nov - 15:49

Une très petite toute fraîche :

SUAVES ODEURS

Et encore une porte… Une … (comme on dit dans la restauration !).

Comme d’habitude je sors, après un séjour dans mon immense salle-de-bain (1,20x1,25 env !), douce étuve, mi douche - mi sauna, crémée de partout, maquillée comme il se doit pour paraître « à mon avantage » (il y a de plus en plus de travail, mais l’artiste arrive à se défendre, je fignole). Dame nature reprend ce qu’elle avait donnée… faut faire avec.

Longue hésitation pour la toilette. Il fait un soleil magnifique mais nous sommes en novembre. Il faut trancher entre les couleurs d’automne et la légèreté de la tenue car il ne fait pas froid. J’opte pour des tons noisette relevés d’un peu d’orange. C’est à la fois de saison et gai. Vous ne voulez tout de même pas que je m’habille comme une personne âgée !

Une touche de parfum et me voilà prête pour arpenter les rue de la ville rose. A la recherche de … -pas encore fixée- je sors.

Au passage je prends un sac que je dois déposer dans le local à poubelles. C’est une corvée, mais c’est indispensable. Actuellement les vide-ordures sont clôturés.

L’ascenseur, légèrement plus petit que ma salle-de-bain me prend au sixième et m’amène au rez-de-chaussée.

C’est ici que l’affaire devient dramatique (Lol). Je pousse la porte du local, long couloir étroit qui bifurque à droite où sont rangés les containers. Comme tout endroit de ce genre, les odeurs sont fortes et même mon Calèche ne parvient à les masquer. Vivement la sortie.

J’attrape la poignée de la porte… elle reste entre mes mains…(la poignée) et impossible de la remettre à sa place. Le truc long est de l’autre côté et j’entends un « clinc » caractéristique qui me fait comprendre que le reste de la poignée est tombé dans le hall.

Zut et Zut (la décence m’interdit de rapporter les propos – évoqués en pensées-, car il m’est impossible de formuler certains termes à haute voix !).

Dans les films, on arrive à passer quelque chose sous la porte et on récupère la clè. Là, nenni, même pas la place d’une feuille à cigarettes ! Je maintiens la minuterie allumée en espérant qu’il n’y a pas un stop au bout de 2 ou 3 fois. En général dans ces cas-là, on respire un bon coup pour conserver son calme… ici impossible… je risquerais de tomber asphyxiée.

Heureusement j’ai mon portable VIVE CET ENGIN !!!!!!!

J’essaie d’appeler le syndic… jamais là quand on a besoin de lui. Et dans mon petit agenda de sac, j’ai oublié de marquer les numéros des occupants de l’immeuble. En définitive j’appelle mon fils, qui habite dans la grande banlieue, pour qu’à son tour il essaie de contacter quelqu’un. Heureusement la transmission passe !

– Mais pourquoi tu t’es enfermée dans le local à poubelles ?
C’te question, comme si je l’avais fait exprès ! Bon, je m’en occupe.
De ce côté là il y avait donc espoir.

J’ai tapé sur la porte tant que j’ai pu. En donnant de la voix. J’ai un peu arrêté car je me suis dit : On va croire que quelqu’un fait des travaux, plante un clou et je suis ici pour longtemps.

Enfin, tout à coup, j’entends une voix « céleste » car elle me semblait venir de partout et de nulle part : Y a quelqu’un qui tape ???

– OUI !!!!
– POURQUOI ???
–JE SUIS ENFERMEE etc.
– BOUGEZ P AS, J’ARRIVE !!!
Bougez pas, bougez pas… où voulait-elle (la voix) que j’aille…

Enfin, j’entends du monde de l’autre côté. Ḉa bataille dur pendant 10 minutes et finalement la porte s’ouvre. Il y a plusieurs personnes, dont deux qui avouent : depuis deux jours il y a des difficultés. Je ne fais pas de commentaires… je suis dehors c’est le principal. Environ 20/25 minutes dans cet antre. Pas d’affolement, mais rien d’agréable Si encore j’avais été au milieu d’une roseraie.

J’ai vraiment un problème avec les portes. Je vais commencer à les regarder d’un autre œil !

Un bon conseil : quand vous sortez de votre maison ayez toujours votre portable… et des numéros de proximité. Même s’il n’a pas servi, je me suis sentie rassurée quand j’ai pu avoir quelqu’un au bout du fil.

J’avais encore la possibilité d’appeler les pompiers. C’est quel numéro déjà ? Faut que je le note. Tout prévoir, même et surtout l’imprévisible.

Un peu d'eau SVP
help
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Jeu 12 Nov - 15:59

Oh Brumes... ! Laughing
Je parie que ça t'est réellement arrivé ! Heureusement que tu sais garder ton sang-froid.
Et pour en faire une histoire, il n'y a que toi. Désolée, mais je me suis tordue de rire en te lisant : normal qu'il t'arrive des trucs. Ca nous fait du bien de rire ! Wink Laughing

Quant aux portes, tu es spécialiste. Que le portable soit passé est étonnant : toujours de la veine. Même si ce n'est pas ce qui t'a sauvée, au moins ça t'a fait patienter et... espérer la venue du secours. ange
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Jeu 12 Nov - 16:24

AUTHENTIQUE Ce matin 10 h 30 !!!

On raconte ce qu'on peut avec ça qu'on a affraid
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Sam 27 Fév - 7:12

Authentique

Déjà raconté, mais comme c’est très ancien je rappelle quelques anecdotes du grand nord


« Les solfatares » en Islande il y a environ 25 ans.
J’ai connu les pistes de lave noire réduite en poudre. Reportons nous à cette époque. Après notre visite sur le sol, au milieu des solfatares et des geysers, la vingtaine de passagers monte dans un car pour poursuivre notre excursion. Nous longeons sur une centaine de mètres cette fameuse purée grise qui mijote à gros bouillons.

La piste est étroite. Encore une trentaine de mètres et nous croisons un véhicule. Le chauffeur se déporte sur la droite et le car … s’enfonce doucement sur le côté. Pas d’affolement ( !) Nous suivons les instructions du chauffeur et du guide. Ceux de gauche se redressent tout doucement et s’arc-boutent dos contre la vitre, son voisin s’appuie sur lui. Puis ceux de droite, un par un, se dirigent vers l’avant. Nous passons par le fauteuil du chauffeur, posons délicatement un pied sur la roue, et, au signal, nous sautons (avec le plus de légèreté possible !!) pour atteindre le sol, réceptionnés par le chauffeur.

Ainsi petit à petit tout le car sera vidé. Tout se passe au ralenti, aucun mouvement brusque. Il n’y a pas eu de panique, nous avons suivi à la lettre les directives qui nous étaient données.

Ce n’est qu’une fois au sol que nous avons réalisé. La gîte était importante, les roues de gauche étaient à environ 1 m du sol. La moindre précipitation pouvait faire basculer le car. Cette lave en poudre qui s’était enfoncée sur le bord avait également calé les roues droites. Rétrospectivement nous avons eu peur…..
Surtout lorsque nous avons réalisé que 30 m avant ….. il y avait les solfatares qui nous attendaient. Le revêtement plus dur à cet endroit n’aurait pas permis au car de rester sagement sur place avec un air en penche !

J’étais sur le côté droit, contre la vitre, j’avais vu ce basculement lent et je n’ai pas eu besoin de beaucoup d’imagination pour me voir dans la purée bouillante. J’aurais été cuite à point et ne serais pas là pour le raconter. Sur le moment, j’aurais bien aimé avoir un bon whisky.

Il n’y avait pas de portable, il a fallu attendre un autre véhicule pour faire la commission. Puis les secours, environ 3 h dans un cadre à vous donner la chair poule. Lave noire de la piste, terre d’une teinte bizarre, allant du gris au beige orangé, des rocs noirs déchiquetés, genre gros dolmen, pas âme qui vive. Le jour s’achève mais il n’y a pas de nuit. Les ombres s’allongent, c’est dantesque. (Je vais demander à Nicole de mettre une photo).

Le bateau a attendu notre retour. Les autres passagers nous applaudissent (pourquoi ? on se serait bien passé de cette aventure, mais rien de sensationnel quand même) Il est vrai que sans nouvelles de nous les commentaires ont dû aller bon train. Vive le portable !



Voyage au Groenland en 2006 : (avion et bateau)

En croisière, les conférences sur le bateau sont toujours passionnantes. Voici une histoire pour le moins surprenante :

« L’ours des Glaces » : C’est une amibe à voir presque au microscope, qui se colle aux rochers (comme du lichen) et qui effectivement, grossie X fois, a la tête d’un ours ! Mais le plus surprenant n’est pas là !

Des recherches ont été faites et, aussi incroyable que cela puisse paraître, RIEN NE PEUT LA TUER. Des températures très basses ou très élevées (centaines de degrés), l’acide, le formol ….. Des essais extrêmes effectués n’ont entamé ni sa résistance ni sa reproduction ! Seul un animal qui viendrait lécher le rocher –et par conséquent l’avaler- pourrait détruire cette amibe. Comme les animaux sont très rares, « l’ours des glaces » a de l’avenir devant lui.

Le mystère n’est pas éclairci, mais on suppose qu’elles ont voyagé sur des météorites, comètes… hors du système solaire, elles vivent donc dans des endroits où l’environnement est inconnu de notre terre, subissant des écarts de températures inimaginables pour nous.


Autre anecdote :
Certaines maisons sont sur pilotis, les pieds dans l’eau, les Inuits garent leurs petits bateaux (les gros sont ailleurs) devant chez eux. Or, à Sisimiut, entre deux barques, il y avait un « glaçon » de 2 m à 3 m de haut environ. Il s’était parqué là, il y avait justement une place libre ! quelle chance. Photo extra. (Je vais essayer de la retrouver).

Durant cette première quinzaine d’août 2006, nous aurons fait
4700 km (2500 milles, c’est écrit) et rien que pour vous faire travailler la prononciation, voici quelques noms de « villes » : (ça dépayse)

Reykjavik - Isafjord - Akureyri - Grundafjord -
Qaqortoq (je crois qu’on dit krakrortoq c’est plus facile à dire)
Narssarssuaq - Sisimiut - Ilulisat - Kangerlussuaq

Dans cette dernière localité, nous avons repris notre Boeing 747 pour Paris. Il y a 3 maisons mais un immense aéroport. (restaurant hôtel) L’explication est simple. Pendant la dernière guerre les Américains ont construit une base pour les B 52 etc. Les Groenlandais en ont hérité, ils peuvent ainsi accueillir beaucoup de touristes et de gros porteurs. L’aéroport était bondé.
Il y a 20 / 30 ans cette destination ne figurait nulle part, aujourd’hui c’est recherché, demain ???
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Sam 27 Fév - 9:24

Brumes a écrit:
Seul un animal qui viendrait lécher le rocher –et par conséquent l’avaler- pourrait détruire cette amibe.

Bizarre, pourquoi le fait d'être ingérée la tuerait dans ce cas Question
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Sam 27 Fév - 10:29

Information du conférencier !

Le fait d'être avalé et digéré ? Mais peut-être que le cycle continue ensuite ? Comme les oiseaux qui "sèment" avec leurs déjections ?

Personne n'a posé la question lol!
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Sam 27 Fév - 11:06

Brumes a écrit:
Information du conférencier !

Le fait d'être avalé et digéré ? Mais peut-être que le cycle continue ensuite ? Comme les oiseaux qui "sèment" avec leurs déjections ?

Personne n'a posé la question lol!

Dans le ventre d'un animal, pas très chaud, pas très froid, c'est acide mais si elle peut résister à ça... Bizarre, pas carré, rappelle-le ton conférencier Exclamation Laughing
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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   Sam 27 Fév - 12:39

les solfatares en Islande

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MessageSujet: Re: HISTOIRE PRESQUE VRAIE !   

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