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 contes et légendes de Bretagne

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anémone
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MessageSujet: contes et légendes de Bretagne   Dim 4 Juil - 12:24

Les anciens Celtes ne craignent pas la mort puisque, pour eux, elle représente le commencement d'une vie meilleure. Les Bretons christianisés conçoivent la mort de la même façon, comme une chose simple, naturelle. Mais de l'Ankou, ils ont peur...


Les nombreux ossuaires, édifices, où s'entassent les ossements des défunts, témoignent de la familiarité des Bretons par rapport à la mort : les paroissiens méditent naturellement devant les crânes. Par ailleurs, les âmes trépassées "an Anaon" ne sont jamais loin.
Autrefois, lors des moments importants tels Noël ou surtout la Toussaint, il était courant de laisser à leur intention dans la maison, un bon feu, quelques crêpes.Cependant, la crainte des Bretons apparaît à l'évocation de l'Ankou, en breton "Anken", signifie chagrin, "Ankoun" oubli.
Maître de l'au-delà, l'Ankou est omnipotent. Il est dépeint comme un squelette, parfois drapé d'un linceul, tenant une faux emmanchée à l'envers. Des représentations anciennes le montrent armé d'une flèche ou d'une lance.
Mise en garde conte l'oubli
L'Ankou circule la nuit, debout sur un chariot dont les essieux grincent. Ce funèbre convoi est le "karrig an Ankou", char de l'Ankou (ou "Karriguel an Ankou" littéralement brouette de l'Ankou), remplacé par le "Bag nez", bateau de nuit dans les régions du littoral. Entendre grincer les roues du "Karrig an Ankou" ou croiser en chemin le sinistre attelage sont des signes annonciateurs de la mort d'un proche.
L'odeur de bougie, le chant du coq la nuit, les bruits de clochettes sont également interprétés comme des signes annonciateurs de mort.L'implacable Ankou nous met en garde contre l'oubli de notre fin dernière. Ces sentences sont gravées sur les murs d'ossuaires ou églises : « Je vous tue tous" (Brasparts et La Roche-Maurice), "Souviens-toi homme que tu es poussière" (La Roche-Maurice) ou encore, inscrit en breton, "La mort, le jugement, l'enfer froid : quand l'homme y pense, il doit trembler" (La Martyre).
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anémone
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MessageSujet: Fêtes religieuses bretonnes: les pardons   Mar 6 Juil - 8:16

Cérémonie paroissiale, le pardon servait, la religion, à rassembler ses fidèles à date fixe autour du symbole de la paroisse, le Saint Patron local.

Les origines de la Musique Bretonne
En Bretagne, les Saints avaient de nombreuses vertus, liées aux miracles qu’ils suscitaient, mais également en raison de la qualité de l’eau de leurs fontaines consacrées. La croyance du saint guérisseur était très présente dans cette région, même si de nos jours cette tendance disparaît progressivement.

Les pardons était donc le temps de réjouissance, et piété et de ferveur local, qui unissait un moment la cellule sociale locale. Outre les processions, derrière la statue du saint protecteur, outre les chants religieux, cantiques et messes, les pardons étaient également le lieu de réjouissance musicale.

Musique Sacrées & Classiques
Dans certaine paroisse, ou les sonneurs étaient mal venus, ces fêtes se déroulaient de nuit, loin, du curé, qui généralement pourchassait les contrevenants.

Les pardons restent des rassemblements importants en Bretagne comme en témoigne la Troménie de Locronan, le Pardon Islamo Chrétien du Vieux Marché, le pardon de Sainte-anne de la Palud…
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anémone
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MessageSujet: Re: contes et légendes de Bretagne   Mar 6 Juil - 8:26

Une visite à ne pas manquer en Finistère: LOCRONAN

Locronan est un petit bourg élevé au rang de ville en 1505 par Anne de Bretagne, venue en pèlerinage.
Dès le xve siècle, le chanvre fleurit à peu près partout dans la région de Locronan. De cette production naît une industrie de la toile à voile qui va faire prospérer la petite cité. La renommée des toiles issues de la manufacture de Locronan va vite traverser les frontières et même les océans. Elles équipent les navires de la Royale et de la Compagnie des Indes, mais les commandes proviennent aussi des marines étrangères. La toile à voile de Locronan aurait ainsi équipé l'Invincible Armada espagnole et Shakespeare la cite même dans Coriolan (acte II, scène I).
C’est à cette époque de prospérité qu'appartiennent la plupart des richesses architecturales que constituent les demeures en granite de la place de l'Église et des rues avoisinantes et, naturellement, l’église Saint-Ronan et la petite chapelle du Penity attenante à celle-ci et abritant le gisant du saint (respectivement des xve et xvie siècles).
La place, dotée en son centre d’un puits, prend toute sa dimension chaque deuxième dimanche de juillet lors des Troménies mais encore plus toutes les six années lors de la Grande Troménie (la dernière a eu lieu en 2007, la prochaine en 2013).
Bien que le rituel contemporain de la troménie soit éminemment catholique, son circuit aurait des racines celtiques, si l'on suit l'hypothèse du chercheur Donatien Laurent ; d’ailleurs la forêt de Nevet conserve la trace toponymique d'un nemeton, espace sacré dans lequel les druides officiaient.
La tradition hagiographique du haut Moyen Âge nous apprend que la région a été christianisée au ve siècle par saint Ronan, ermite irlandais. La tradition orale contemporaine veut que saint Ronan parcourait chaque jour en pénitence le circuit de la petite troménie, et chaque dimanche celui de la grande. La ville de Locronan conserve à jamais la trace de son passage puisque nous la nommons désormais Locronan, le locus (l'espace) de Ronan.
Des celtisants ont associé la procession estivale de la grande troménie à sa consœur irlandaise du Croagh Patrick, qui se déroule chaque premier août, c'est-à-dire à la fête celtique de Lugnasad ; saint Ronan pourrait être un avatar du dieu Lug.
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marie-josé
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MessageSujet: Re: contes et légendes de Bretagne   Mar 6 Juil - 10:29

très intéressant, merci anémone Wink


Selon le contexte, les Bretons peuvent être les habitants celtes de l’île de Bretagne, la Grande-Bretagne actuelle, ou les habitants de l'Armorique. Dans l'Antiquité, avant l'arrivée des Anglo-Saxons, c'est la première acception qui est retenue. En effet, les Bretons d'Armorique sont les descendants de Bretons de Grande-Bretagne qui ont fui les Angles et les Saxons. Transplantés sur le continent, ils y importèrent leur langue celtique. D'ailleurs au Moyen Âge, les Bretons et les habitants de la Cornouailles et du Pays de Galles pouvaient aisément se comprendre. Ils étaient perçus comme formant un seul peuple, le peuple originel de la Grande-Bretagne.

Les Bretons armoricains pouvaient donc reprendre à leur compte l'héritage de Brutus que revendiquaient également les Ecossais et les Gallois par deux de ses fils supposés (voir plus bas). De fait, Jacques Pousset, professeur émérite de l'Université de Louvain, a démontré que la légende de l'origine troyenne des Bretons fut aussi utilisée dans le duché de Bretagne[4]. Il cite ainsi les quatre livres des Grandes croniques de Bretaigne qui furent écrits à la fin du quinzième et au début du seizième siècle, par Alain Bouchart, d'abord secrétaire du duc de Bretagne, puis, après la réunion à la France, secrétaire du roi de France. Ses Chroniques, inspirées des Grandes chroniques de France racontent en vieux français l'histoire du peuple breton dans son ensemble, c'est-à-dire de la Grande-Bretagne et de la la Bretagne armoricaine. Alain Bouchard utilise la légende troyenne pour valoriser la nation bretonne par rapport à la nation française qui se réclamait elle-aussi d'une ascendance troyenne. Ainsi, il affirme le « langage breton est le vray et ancien langage de Troye »[5].

Une légende centrée sur la vie de Brutus de Bretagne [modifier]
Brutus de Bretagne est le premier roi légendaire des Bretons. Sa vie est racontée dans l'œuvre de Geoffroy de Monmouth,
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Nelly
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MessageSujet: Re: contes et légendes de Bretagne   Mar 6 Juil - 13:58

anémone a écrit:
En Bretagne, les Saints avaient de nombreuses vertus, liées aux miracles qu’ils suscitaient, mais également en raison de la qualité de l’eau de leurs fontaines consacrées. La croyance du saint guérisseur était très présente dans cette région, même si de nos jours cette tendance disparaît progressivement.
C'est fou comme les légendes ont la vie dure ! Il faudrait parfois en connaître l'origine : tellement de choses sont déformées au fil du temps. La légende provient parfois d'un fait divers banal...

Dans mon village, nous avons une colline appelée Hérapel, où Ste-Hélène serait passée. Un chapelle lui est d'ailleurs dédiée. Devant cette chapelle, une source.

La légende voulait que cette source évitait la calvitie alors, bon nombre de personnes, surtout des hommes, venaient s'imbiber la tête de cette eau miraculeuse. L'un d'eux en a d'ailleurs fait commerce pendant un certain temps, paraît-il, jusqu'au jour où quelqu'un a vu que lui-même était chauve... scratch Comme si Ste-Hélène n'avait de problème plus sérieux à résoudre que la calvitie des hommes... Laughing
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marie-josé
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MessageSujet: Re: contes et légendes de Bretagne   Mar 6 Juil - 14:32

Nelly a dit:

Comme si Ste-Hélène n'avait de problème plus sérieux à résoudre que la calvitie des hommes...


la preuve: NAPOLEON Rolling Eyes Laughing siffleur
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Nelly
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MessageSujet: Re: contes et légendes de Bretagne   Mar 6 Juil - 15:11

marie-josé a écrit:
Nelly a dit:

Comme si Ste-Hélène n'avait de problème plus sérieux à résoudre que la calvitie des hommes...
la preuve: NAPOLEON Rolling Eyes Laughing siffleur
Pourquoi, il était chauve ? Laughing clown
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marie-josé
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MessageSujet: Re: contes et légendes de Bretagne   Mar 6 Juil - 15:24

Nelly a écrit:
marie-josé a écrit:
Nelly a dit:

Comme si Ste-Hélène n'avait de problème plus sérieux à résoudre que la calvitie des hommes...
la preuve: NAPOLEON Rolling Eyes Laughing siffleur
Pourquoi, il était chauve ? Laughing clown
aussi siffleur
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MessageSujet: Re: contes et légendes de Bretagne   Mar 6 Juil - 15:27

marie-josé a écrit:
Nelly a écrit:
marie-josé a écrit:
Nelly a dit:

Comme si Ste-Hélène n'avait de problème plus sérieux à résoudre que la calvitie des hommes...
la preuve: NAPOLEON Rolling Eyes Laughing siffleur
Pourquoi, il était chauve ? Laughing clown
aussi siffleur
Mais non, il portait toujours le chapeau... il devait dormir avec ! king
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marie-josé
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MessageSujet: Re: contes et légendes de Bretagne   Mar 6 Juil - 16:06

Nelly a écrit:
marie-josé a écrit:
Nelly a écrit:
marie-josé a écrit:
Nelly a dit:

Comme si Ste-Hélène n'avait de problème plus sérieux à résoudre que la calvitie des hommes...
la preuve: NAPOLEON Rolling Eyes Laughing siffleur
Pourquoi, il était chauve ? Laughing clown
aussi siffleur
Mais non, il portait toujours le chapeau... il devait dormir avec ! king
ça s'appelle un bicorne ou parfois il mettait aussi un tricorne!
capish ça madâmmme
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anémone
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MessageSujet: Menhirs et Dolmens   Mar 6 Juil - 17:20

Un pays de pierres vivantes
Menhirs et dolmens se dressent sur le sol breton. Une tradition ancienne assure que les mégalithes poussaient autrefois comme des plantes dans les champs jusqu'au jour où les prières avaient arrêté net leur croissance. Ces pierres magiques font partie intégrante des récits et des chansons de geste celtes, comme la grande pierre que l'on peut voir au cœur de la forêt de Brocéliande et dans laquelle Merlin l'enchanteur est endormi depuis mille ans. Au fond de la fontaine de Margatte se trouverait une pierre blanche, la pierre du déluge, qui déclenchera l'inondation du pays entier si on la sort de l'eau. Quant à la pierre de la fin du monde, elle se trouve à Dol-de-Bretagne : il s'agit du menhir de granit rose du Champ-Dolent, qui disparaît progressivement dans la terre. Cinq mètres seraient déjà enfoncés sous terre et la tradition assure que la fin du monde interviendra lorsque la pierre sera totalement ensevelie.
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anémone
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MessageSujet: Re: contes et légendes de Bretagne   Mer 7 Juil - 11:10

L'association des petites cités de caractère de Bretagne vient d'accorder le label à Pont- Croix.Cette cité médiévale est avec Locronan et Roscoff , la troisième commune du Finistère ainsi labellisée.

Le site de Pont-Croix est comparable à celui de Quimper, car les deux villes se sont installées sur un plateau incliné dominant au nord un estuaire est-ouest qui fait ensuite un angle droit pour déboucher sur la côte plus à l'ouest et au midi. À l'embouchure se trouvent les ports d'Audierne et de Poulgoazec distants de 6 km. Les bateaux ont depuis toujours remonté l'estuaire du Goyen pour faire de Pont-Croix un port de mer exportant les denrées agricoles de la région et important du sel et du vin. La vallée du Goyen suit depuis sa source située à 20 km à Plonéis un fossé tectonique qui se prolonge au-delà du coude de la ria du Goyen jusqu'à la baie d'Audierne.
Histoire [modifier]

La civilisation gallo-romaine a laissé une trace importante dans les vestiges de la villa de Kervénenec (découverte de mosaïques) à l'ouest. Une voie dite romaine a donné un tracé rectiligne à une route prenant en écharpe le plateau qui domine la ville sur un itinéraire qui joignait Quimper à la Pointe du Van. S'il n'y a pas trace de fortifications, la tradition a gardé le souvenir du quadrilatère de rues dénommé le « Tour du Chastel » indiquant l'emplacement au milieu de la ville moderne de l'ancien château du Moyen-Âge.
L'emplacement de Pont-Croix qui en fait un lieu stratégique à la jonction du Cap Sizun, dont elle est la capitale, et du Pays Bigouden, lui confère un rôle commercial et administratif majeur, car elle est à la fois le lieu de foires réputées et le siège d'une sénéchaussée. La famille de Rosmadec originaire de Telgruc-sur-Mer finit par y acquérir la prééminence avant d'être portée aux plus hautes charges ducales et épiscopales au début du xvie siècle.
Au XVIIe, elle devient le siège de la subdélégation de l'Intendance royale, mais voit Audierne qui est à l'embouchure du Goyen, commencer à la concurrencer commercialement.
Au siège du Présidial, dit ensuite la "Maison commune", furent rédigés, en 1789, les cahiers de doléances, "pardevant Louis Tréhot de Clermont, Sénéchal et Premier Juge Civil et Criminel de la Juridiction". Celui-ci siègera comme député suppléant du Tiers-État aux États-Généraux, puis à l'Assemblée constituante.
La ville devient chef-lieu de district de 1790 à 1795.
En 1823 est créé le petit séminaire dont l'emprise constitue un espace clos à l'ombre de la flèche élancée qui inspire l'architecte diocésain Joseph Bigot pour les flèches de la cathédrale Saint-Corentin de Quimper (1856).
Le petit séminaire accueillera aussi un collège-lycée privé placé sous le vocable de Saint-Vincent. Au {XIXe, le port est doté d'un quai en pierre, mais reste soumis à la marée, tandis que la ville devient un îlot républicain qui se donne au parti radical-socialiste. Le commerce de gros s'y installe, ainsi que se renforce la présence des artisans, des notaires et des commerçants. Des hôtels de tourisme sont construits à la fin du siècle et on inaugure le chemin de fer départemental à voie étroite qui fait se rejoindre les lignes de Douarnenez à Audierne (le train youtar) et de Pont-l'Abbé à Pont-Croix (le train carottes).
Le xxe siècle voit un affaiblissement de la position de la ville dont la population décline après 1950, mais se stabilise autour de 1 700 habitants à la fin du siècle.
Le développement relatif du tourisme ne compense pas la perte du rôle commercial aggravée par le lancement d'un pont entre Audierne et Plouhinec en 1933. En 1946, le vieux quartier outre-Goyen de Keridreuff est annexé par Pont-Croix aux dépens de Plouhinec, commune encore très rurale bien que beaucoup plus peuplée. La même année, la municipalité décide de faire démolir les anciennes halles couvertes en charpente pour cause de vétusté.
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anémone
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MessageSujet: Les rencontres....   Jeu 8 Juil - 6:47

Un pays propice aux rencontres magiques
Malheur à celui qui rencontre une biche blanche dans les forêts bretonnes : il est condamné à mourir le jour de ses noces. Les korrigans sont aussi des lutins familiers des forêts et des grèves. Ils jouent de mauvais tours, mais savent aussi offrir une poignée d'or à celui qui les rencontre. Du moins à l'innocent, car le cupide qui les cherche avec un sac ou un coffre repart les mains vides et copieusement battu ! C'est aussi en Bretagne qu'on peut rencontrer les fameuses lavandières de la nuit, celles qui viennent au lavoir laver les suaires ou les âmes des damnés entre le coucher et le lever du soleil. Elles interpellent les passants attardés et les supplient de les aider à essorer les linceuls. Malheur à celui qui tord le linge dans le mauvais sens : c'est alors son propre linceul qu'il vient de laver, pour une mort dans l'instant.
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Nelly
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MessageSujet: Re: contes et légendes de Bretagne   Jeu 8 Juil - 8:18

anémone a écrit:
Malheur à celui qui tord le linge dans le mauvais sens : c'est alors son propre linceul qu'il vient de laver, pour une mort dans l'instant.
Tu es certaine de vouloir rester dans une région où on est destiné à avoir autant de malheurs ? Laughing
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anémone
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MessageSujet: Re: contes et légendes de Bretagne   Jeu 8 Juil - 8:35

Nelly a écrit:
anémone a écrit:
Malheur à celui qui tord le linge dans le mauvais sens : c'est alors son propre linceul qu'il vient de laver, pour une mort dans l'instant.
Tu es certaine de vouloir rester dans une région où on est destiné à avoir autant de malheurs ? Laughing
Comme c'est le lave linge qui tord le linge...paix à son âme !!! Laughing
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anémone
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MessageSujet: Re: contes et légendes de Bretagne   Ven 9 Juil - 13:13

Ce site se situe à 10 kms de chez nous..

C’est un dolmen à couloir de type angevin composé d’une succession de portiques plutôt qu’une allée couverte1. Elle est composée d’une chambre principale et d’une antichambre. La chambre principale est elle-même divisée en quatre parties par trois pierres.
Selon les sources, la structure est composée de 40 à 50 pierres. Le schéma ci-contre représente les 41 pierres principales :
§ 9 pierres horizontales (table) dont une beaucoup plus petite que les autres,
§ 32 pierres verticales (orthostats) dont une inclinée et une plus importante pour le chevet.
Une pierre se trouve à part, entourée par les racines d’un arbre.
La table du portique d’entrée était apparemment instable jusqu’en 1955.
Les pierres plus lourdes pèsent 40 tonnes.
La structure se rapproche d‘un parallélépipède qui fait 19,5 m de long pour environ 4,70 m de large et au maximum 4,10 m de haut. L’antichambre est légèrement moins haute que la chambre principale.
Les pierres sont en schiste pourpré ordovicien affleurant (et non extrait). La forêt du Theil à environ 5 km est l’endroit le plus proche où on trouve ce type de roche2.
Bien qu’aucune fouille ne le prouve, la structure devait à l’origine être recouverte d‘un tumulus comme la plupart des monuments de ce type. De la même façon, du fait d’ossements trouvés dans des monuments semblables, on peut supposer que la Roche-aux-Fées avait un rôle funéraire.
Aujourd’hui, la structure est entourée d’arbres.
Plusieurs légendes et croyances ont pour sujet la Roche-aux-Fées
Une croyance veut que les jeunes mariés doivent faire le tour de ce dolmen chacun de son côté, en compter le nombre de pierres, et s'ils obtiennent le même nombre alors leur union sera durable.
Il est aussi dit que « celui qui détruira le dolmen d'Essé mourra dans l'année ».
Il existe aussi une croyance qui fait de la structure le tombeau d’un général romain. En 1904, Adolphe Orain en donne une description en introduction de son conte La Fée des Houx. Dans ce conte reprenant le thème de la boîte de Pandore, la Fée des Houx, un bucheron et sa femme enterrent un pot à l’intérieur de la Roche-aux-Fées.
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MessageSujet: Re: contes et légendes de Bretagne   Ven 9 Juil - 13:15

La Roche Aux Fées...



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Brumes
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MessageSujet: Re: contes et légendes de Bretagne   Ven 9 Juil - 17:22

Très intéressant et instructif.

A suivre... ?
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stip
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MessageSujet: Re: contes et légendes de Bretagne   Sam 10 Juil - 8:24

La mythologie et la culture celte....l'imaginaire au pouvoir!

Merci anémone, on en redemande
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anémone
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MessageSujet: Re: contes et légendes de Bretagne   Sam 10 Juil - 17:44

Une curiosité à ne pas manquer par son architecture: le calvaire Breton


Parmi les symboles de la Bretagne, figure le calvaire. Chaque village a le sien, plus ou moins grand, plus ou moins "détaillé", mais cet élément religieux fait partie du patrimoine de tous les villages bretons. Héritage direct de la ferveur catholique et pratiquante bretonne des XVIe et XVIIe siècles, le calvaire est l’illustration de ce fort sentiment religieux, comme le sont encore aujourd’hui les enclos paroissiaux par exemple.
Les calvaires sont souvent la résultante de dons à la paroisse, et notamment des dons en nature, tels que des tissus ou des animaux revendus ensuite aux enchères, pour financer l’élévation d’un calvaire.
Calvaires et enclos paroissiaux sont ainsi à la fois signes extérieurs de richesse d’une paroisse, et glorification du Dieu des chrétiens.
L’édification de nombreux calvaires est aussi à mettre en parallèle avec les fléaux d’une époque. Ainsi la Bretagne construisit de nombreux calvaires en 1598 afin de conjurer une forte épidémie de peste, et d’autres constructions s’en suivirent afin de remercier Dieu d’avoir enrayé la maladie.
Le calvaire est un des éléments de l’enclos paroissial. Souvent fait de granit, le calvaire regroupe autour du Christ en croix des épisodes clés de la vie de Jésus et de sa mère, la vierge Marie. Pour certains, le calvaire est une simple extension du menhir christianisé et de la croix de chemin que l’on voit sur le bord des routes. Un livre "en granit" destiné à instruire les pauvres sur le contenu du catéchisme. En plus des récits de la Bible, les sculptures des calvaires racontent la vie des saints locaux.
Les historiens définissent trois types de calvaires en Bretagne : les calvaires monolithiques, croix nées d’un seul bloc de pierre ; ensuite les calvaires à croix unique avec ou sans base ; enfin les calvaires à croix multiples (le plus souvent composé du Christ en croix, encadré de part et d’autre des deux larrons crucifiés en même temps, comme le magnifique calvaire de Plougastel-Daoulas ).

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anémone
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MessageSujet: un peu d'histoire...   Mar 13 Juil - 8:48

1675. La révolte du papier timbré

D'avril à septembre 1675, la Bretagne connaît une importante révolte antifiscale qui touchera successivement les villes et les campagnes. Elle est connue sous plusieurs dénominations : révolte des Torreben (casse-tête), des Bonnets rouges ou du papier timbré.

De 1664 à 1675, douze nouvelles taxes sont créées pour soutenir les grands travaux et les efforts de guerre menés par Louis XIV. À partir de 1671, la Bretagne connaît une récession économique. Face à la baisse des prix, les seigneurs exigent plus rigoureusement de leurs fermiers leurs droits en nature et en argent. Des conditions qui procurent un terreau à la révolte. En 1672, Louis XIV se lance dans une guerre contre la Hollande qui s'enlise. Le roi a besoin d'argent et décide de créer de nouveaux impôts. Sans avoir été entérinées par les États provinciaux, trois nouvelles taxes sont imposées, notamment une dite du « papier timbré ». Celui-ci est rendu obligatoire pour tous les actes susceptibles d'être utilisés en justice comme les testaments et les contrats de vente.
La révolte urbaine
Cet impôt s'avère très impopulaire. Il est synonyme d'augmentation des tarifs pour les particuliers et représente, pour les professionnels, un risque accru de voir leur nombre d'actes diminuer. Le roi impose aussi son monopole sur la vente de tabac. Un édit rendait obligatoire le paiement d'une marque sur tous les objets en étain, d'où de vives plaintes chez les paysans aisés dont une partie de la vaisselle était en étain. Un large front de mécontentement, des paysans aux officiers bretons, se créé contre la brutalité de l'État royal qui avait notamment instauré ces impôts sans tenir compte des privilèges de la province. Le 18 avril 1675, à Rennes, les bureaux pour la distribution du tabac, de la marque de l'étain, du papier timbré et du domaine sont pillés, la foule défile dans la rue en criant « Vive le Roi sans gabelle et sans édits ».
Un privilège violé
Le 3 mai, à Nantes, le marquis de Molac, gouverneur de la ville, décrit dans une lettre « l'émotion populaire » comme l'une « des plus grandes et des plus considérables qui se soient jamais faites dans la ville ». Le roi réagit et y envoie des troupes armées, violant l'un des privilèges de la ville qui l'exemptait du logement des gens de guerre. Une nouvelle flambée de colère éclate, marquée par le siège du manoir épiscopal où se trouvait alors le duc de Chaulnes, gouverneur de Bretagne. Lorsque les troupes se retirent, l'atmosphère s'apaise un peu. La révolte urbaine paraît moins dangereuse que l'insurrection qui embrase une partie des campagnes basses-bretonnes depuis le mois de juin. Dès le début, en Basse-Bretagne, la révolte s'est dirigée contre les exigences seigneuriales, notamment dans les régions de domaine congéable. Celui-ci est une originalité bretonne et plus exactement basse-bretonne : il fixe un rapport particulier entre le seigneur et l'exploitant. La terre appartient au seigneur. Le paysan est, lui, propriétaire de tout ce qui est construit : la maison, les bâtiments agricoles et les talus sans toutefois y inclure les arbres comme le chêne, l'orme et l'hêtre, qui appartiennent au seigneur. Depuis 1670, les seigneurs ont eu tendance à renforcer leurs droits provoquant l'exaspération des paysans bretons qui voient leurs sources de revenus diminuer.
La peur de la gabelle
Les troubles se sont produits un peu partout en Basse-Bretagne, mais surtout en Cornouaille, dans le pays de Carhaix et de Pontivy. En Cornouaille, l'annonce de l'arrivée du marquis de Lacoste, lieutenant du roi chargé d'instaurer la gabelle, fait l'effet d'une provocation. Ainsi, le matin du 9 juin 1675, le tocsin sonne à Châteaulin et dans plus de trente paroisses des environs. Une bande de paysans armés attaque le marquis de Lacoste et le blesse à l'épaule. Il promet de faire révoquer les édits qui imposent les nouveaux impôts, se réfugie à Brest et renie ses promesses. Les « bonnets rouges » répandent bientôt la terreur dans les campagnes. Des châteaux sont attaqués et dévastés. Dans la région de Pont-l'Abbé, le manoir de Cosquer, est investi par une bande de paysans qui pillent la demeure et blessent mortellement son propriétaire. Un peu partout, les bureaux du papier timbré sont pillés, des châteaux sont attaqués, des gentishommes maltraités et tués.
Répression violente
C'est dans la région de Carhaix que la violence des soulèvements a atteint son paroxysme en juillet-août 1675. L'insurrection dirigée par Sébastien Le Balp, ancien notaire de Carhaix, prendra fin le 3 septembre à la suite de son assassinat. Ayant reçu des renforts militaires, le duc de Chaulnes ordonne, lors de son passage dans les régions révoltées, la démolition de plusieurs clochers du pays bigouden. S'il n'est pas possible de chiffrer exactement l'ampleur de la répression, de nombreux témoignages attestent de la violence de la justice royale. À Rennes, aux exactions s'ajoutent des condamnations capitales, des peines de galères, des bannissements et le désarmement de la milice bourgeoise.
Le parlement en exil
Outre la réduction au silence des États et du Parlement, la reprise en main permet l'établissement d'une intendance de Bretagne. La Bretagne était jusqu'à présent la dernière province à ne pas connaître cette institution représentante du pouvoir central. Le parlement de Bretagne est exilé à Vannes pendant une vingtaine d'années, Louis XIV suspectant les parlementaires de ne pas avoir fait tout à fait assez pour empêcher le développement de la révolte.
Les codes paysans
C'est dans une lettre du 5 juillet 1675 que le duc de Chaulnes, gouverneur de Bretagne, faisait part à Colbert de l'existence d'un « code paysan » particulièrement revendicatif. Ce document, connu par une copie du XVIII e siècle, écrit en français, se présente sous la forme d'articles assez brefs, numérotés, et rédigés afin d'établir un nouveau règlement dans les campagnes bretonnes concernant les charges, les droits, l'organisation religieuse et judiciaire.
Un règlement audacieux
Ce code, sans auteur identifié, est proclamé au nom des habitants de quatorze paroisses qui auraient tenu une assemblée à la chapelle de Notre-Dame de Tréminou, sans doute en juin 1675. Dans l'article 1, particulièrement audacieux, les paysans désirent être représentés aux États provinciaux qui leur sont jusqu'alors fermés. Dans l'article 2, le code témoigne de la violence du mouvement en direction des seigneurs, les faisant fuir leur domaine. De nombreux articles concernent les causes immédiates de la révolte. Les paysans veulent limiter les droits sur le vin. Ils exigent de pouvoir moudre leur blé où l'on voudra et que la farine soit rendue au poids du blé, critique directe des abus des meuniers. Si le ton des codes est assez violent et les exigences considérables, ni le système de la propriété ni la légitimité de la noblesse n'y sont remis en question. À noter qu'aucune revendication paysanne ne fut suivie d'effet.
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Nelly
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MessageSujet: Re: contes et légendes de Bretagne   Mar 13 Juil - 15:10

anémone a écrit:
La peur de la gabelle
Les troubles se sont produits un peu partout en Basse-Bretagne, mais surtout en Cornouaille, dans le pays de Carhaix et de Pontivy. En Cornouaille, l'annonce de l'arrivée du marquis de Lacoste, lieutenant du roi chargé d'instaurer la gabelle, fait l'effet d'une provocation. Ainsi, le matin du 9 juin 1675, le tocsin sonne à Châteaulin et dans plus de trente paroisses des environs. Une bande de paysans armés attaque le marquis de Lacoste et le blesse à l'épaule.
Il s'avère donc qu'alors déjà, il y avait des manifestations violentes, comme on peut en connaître de nos jours.
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anémone
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MessageSujet: le chârteau de Combourg   Jeu 15 Juil - 8:30

Le château de Combourg est une forteresse située en Bretagne qui est située sur le territoire de la commune de Combourg, Pays de la Bretagne Romantique en Ille-et-Vilaine.
Le château est situé à mi-chemin de Rennes (39 km) et de Saint-Malo (36 km) dans le département d'Ille-et-Vilaine (35), en France.
Il fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques1 depuis août 1966.

Il a été construit entre le xie siècle et le xve siècle sur une butte, au bord du "Lac Tranquille".
L'évêque de Dol, Junken, fils du vicomte de Dinan, élève à Combourg un premier château dès 1016 pour proteger son fief de Comburnium.
A la fin du XIème siècle, les seigneurs de Combourg reçoivent le titre de "porte étendard de Saint-Samson", patron de la cathédrale de Dol.
En 1162, Combourg passe par alliance à Harsulfe de Soligné, époux d'Yseult de Dol. Puis le domaine échoit aux Du Guesclin, et vers le milieu du XIVème siècle à la maison de Châteaugiron-Malestroit.
En 1553, le château est acquis par le marquis de Coëtquen; au XVIIIème siècle son descendant, le dernier du nom, cède le château à sa fille, l'épouse de Emmanuel-Félicité de Durfort, duc de Duras.
Ce dernier le vend en 1761 à René-Auguste de Chateaubriand, un riche armateur de Saint-Malo, père du futur écrivain.
L'écrivain François-René de Chateaubriand, qui a immortalisé ce château dans ses mémoires, y passa une partie morose de sa jeunesse dans les années 1770.
En 1786, à la mort de leur père, c'est Jean-Baptiste de Châteaubriand, frère aîné de François-René et époux d'une petite-fille de Malesherbes, qui hérite du château.
Le domaine est pillé pendant la Révolution, Jean-Baptiste et son épouse sont guillotinés pendant la Terreur.
C'est le petit-neveu de Châteaubriand qui entreprendra, sur les conseil de Eugène Viollet-le-Duc, de restaurer l'édifice dans le style "néo-gothique" et en 1876 fait également redessiner le parc dans le goût anglais par Denis et Eugène Bühler.
Le château devenu hôpital militaire.
« Eté revoir la comtesse de Durfort, née Sybille de Chateaubriand, qui m'a longuement entretenu de ce qu'elle vient de faire à Combourg. Le château transformé en ambulance, le drapeau blanc flottant sur la plus haute tour. Le grand salon, la salle à manger où le père de Chateaubriand allait et venait, terrible, occupé par des lits de blessés à poux; la chapelle devenue une petite salle à manger pour les châtelains (...) elle a eu 34 blessés dans le château (...) le préfet a décidé d'envoyer 150 prisonniers allemands pour nettoyer l'étang, qui ne l'a pas été depuis 300 ans. Du coup, ô mon cher grand Chateaubriand, c'en est fait des derniers vestiges de la sylphide ! (...) Les blessés français, les prisonniers germaniques abolirent de concert tout ce qui pouvait subsister de cette époque lointaine. Déjà la restauration du château était une première atteinte à tant de souvenirs. » Abbé Arthur Mugnier, Journal, 13 février 1915 (Mercure de France, 1985, p. 282 et 283).
Un visiteur illustre le 6 août 1949.
« (...) Léon Noel transmet au Général une invitation à visiter le château de Combourg, de la part de la comtesse de Durfort, arrière-petite-nièce de l'écrivain : il accepta et il me parut que cette évocation de l'Enchanteur le passionnait. Il me cita aussitôt ce passage du discours prononcé par lui à la Chambre des Pairs, le 3 avril 1816 (...) cette visite eut lieu en juillet 1949, à l'occasion d'un voyage en pays malouin (...) le livre d'or du château en garde la mémoire sous forme d'une lettre de remerciement : " (...) Me voilà, grâce à vous, plus profondément marqué par Chateaubriand dont l'oeuvre et la mémoire me hantaient déjà, depuis quarante-huit ans

Fantômes et légendes
L'écrivain François-René de Chateaubriand parlait dans ses mémoires des fantômes qui hanteraient le château de Combourg 2.
Selon lui, les habitants du lieu laissaient entendre « qu'un certain comte de Combourg à jambe de bois mort depuis trois siècles revenait à certaines époques »3 La pièce qui serait l'épicentre de ce phénomène paranormal est la "chambre rouge" (qui était la chambre à coucher où dormait René-Auguste de Chateaubriand, le père de l'écrivain).
On raconte que l'un des seigneurs de Combourg, Malo-Auguste de Coëtquen (1679-1727) y serait mort dans son lit. Celui-ci aurait porté une jambe de bois après avoir perdu sa jambe droite à la bataille de Malplaquet (1709). Il hanterait depuis les escaliers du château et serait parfois accompagné d'un chat noir dont on peut entendre le miaulement près de la "Tour du Chat" (où Chateaubriand avait sa propre chambre).
Et justement, pendant la restauration du château en 1876, les ouvriers découvrirent emmuré dans une pièce une momie de chat...(une tradition au môyen-âge consistait souvent à emmurer des chats vivants dans les fondations de toutes nouvelles constructions, afin de conjurer le mauvais sort).
Outre un court passage dans ses Mémoires d'outre-tombe, Chateaubriand a également publié une œuvre plus complète sur les revenants du château, mais l'ouvrage est désormais introuvable.
De plus, certains reportages télévisés traitant du sujet ont eu lieu au château, notamment dans Les 30 histoires les plus mystérieuses ou La soirée de l'étrange (TF1)


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anémone
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MessageSujet: culture bretonne   Mar 20 Juil - 12:30

[b]Emblèmes et symboles bretons

- L'hermine : l'hermine est devenue emblème de la Bretagne au début du XIIe s grâce au mariage d'Alix, héritière du duché de Bretagne, et de Pierre de Dreux, dit Mauclerc, un duc capétien. En plus de ses armes, Mauclerc portait en brisure une hermine pour se distinguer des membres de sa famille. Alix adopta les armes de son mari (et son hermine). On retrouve le symbole de l'hermine sur le drapeau breton.
- Le drapeau breton : le fameux gwenn ha du (« blanc et noir »). Créé en 1923 par Morvan Marchal, fondateur et militant du mouvement nationaliste Breizh Atao, il fut déclaré drapeau national breton en 1927. Ses cinq bandes noires représentent les évêchés de haute Bretagne et ses quatre bandes blanches les évêchés de basse Bretagne. Le quart gauche est occupé par onze mouchetures d'hermines. Différentes interprétations accompagnent ce nombre onze : il rappellerait les onze ducs ou duchesses qui furent à la tête de la Bretagne ou au nombre de lettres du « slogan » Breizh Dieub (« Bretagne Libre »). En réalité, le nombre de mouchetures d'hermine n'aurait pas de signification. La tradition veut que l'on porte ce drapeau droit au-dessus de la tête.
- La triskèle ou le triskell : outre le drapeau, il est avec l'hermine le symbole le plus répandu en Bretagne. C’est une sorte de croix formée de trois spirales ou ailes. Ces spirales représentent les trois éléments, l'eau, l'air et le feu. D'abord utilisé comme motif décoratif par les Celtes, la triskèle fut reprise à partir de la fin du Moyen Âge dans l'art religieux et dans l'ornement du mobilier rustique.
- La croix celtique : symbole essentiel du christianisme, la croix est, en pays celte, inscrite dans un cercle. On peut assimiler ce dernier au « cercle druidique » (où se tiennent les rites), mais également au symbolisme de la roue, très présent dans la tradition celtique. La roue illustre notamment la notion de temps (pour les Bretons, le temps tourne mais ne passe pas, et beaucoup d’expressions évoquent cette idée).

Langues régionales

Il y a le breton à l'ouest, le gallo à l'est. Aux origines de la Bretagne, on trouve des colonies d'émigrants bretons, venus de Grande-Bretagne au Ve siècle. Comme le gallois et le cornique, le breton est issu du brittonique, lui-même rameau historique du celtique. C'est du Ve au IXe siècle, époque du vieux breton, que datent la toponymie et les patronymes d'aujourd'hui.
On pouvait aussi s'exprimer en gallo (gallec : l'étranger = le Français en breton) qui, comme le francien, le picard ou le normand, est une langue romane dérivant du latin populaire, un riche rameau de l'ancien parler d'oïl. Le breton serait ainsi une langue d'importation par rapport au gallo.
Depuis la IIIe République, les instituteurs imposant le français partout, le breton et le gallo reculent simultanément en effectif et en aires d’influence. Il existe maintenant un breton standard utilisé dans l'enseignement de la maternelle à l'universiité sur l'ensemble de la Bretagne.
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Brumes
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MessageSujet: Re: contes et légendes de Bretagne   Mar 20 Juil - 14:40

Anémone, tu sembles bien t'intégrer.

Quand tu rencontreras Merlin n'oublie pas de parler de nous
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